Réforme des universités. Université d'Evry.Expression de militants du Snesup-FSU et de leurs amis sur la situation de l'université d'Evry et des universités. recherche, formations:licence,master. Syndicat. Recherche; universutés sous tutelle
En 2005/ 2006 le président de l’époque refuse un accord sur avec Paris 6 sur la bio-informatique.
Extrait d’une audition de Béréziat par l’Assemblée Nationale en 2006
http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3160.asp
M. Michel Bouvard, Rapporteur : C’est la logique de la LOLF.
M. Gilbert Béréziat : Nous avons beaucoup résisté aux interventions ministérielles
lors de la réforme LMD. Nous avons reçu une avalanche de critiques de la part de la mission
scientifique, technique et pédagogique, la MSTP, et des « reçus-collés » de la recherche,
mais notre politique était simple : un minimum de co-accréditations. Nous ne saurons que
dans trois ans si nous avions raison, en mesurant la variation du nombre d’étudiants et celle
du niveau. C’est aussi ce fait que l’État doit accepter.
Notre pays, au nom de l’égalitarisme, dénie aux universités un droit qu’il accorde
aux écoles : les écoles sont classées tandis que les universités n’en ont pas le droit. C’est
stupéfiant et grave car il faut accepter qu’un jeune brillant en mathématiques ou en physique
soit accueilli dans un établissement susceptible de l’amener au plus haut niveau. Toutes les
universités, réparties sur le territoire national, n’ont pas la même fonction sociale mais il faut
permettre à chaque jeune de parvenir à son niveau d’excellence grâce à des coopérations
entre établissements. Nous professionnalisons les licences autant que nous le pouvons mais
je vois mal des industries pétrochimiques s’installer au bord de la Seine ; des jeunes ayant
commencé leurs études dans notre université gagneraient beaucoup à entreprendre un master
ailleurs. J’ai refusé de créer un master de bioinformatique à Paris-VI car je pensais que nous
n’en avions pas les moyens et j’ai proposé un pacte au président de l’université d’Évry mais
il a malheureusement refusé. Voilà ce qu’il faut encourager et je ne pense pas que les PRES
constituent une réponse adaptée.
M. Michel Bouvard, Rapporteur : Et l’évaluation ?
M. Gilbert Béréziat : Nous sommes surveillés, et non évalués. La Cour des
comptes, venue effectuer un contrôle de gestion, nous a fait perdre des heures en examinant
parallèlement notre gouvernance.
M. Michel Bouvard, Rapporteur : Elle contrôle la légalité mais joue aussi un rôle
de conseil.
M. Gilbert Béréziat : Soit les magistrats viennent contrôler nos comptes, soit ils
viennent discuter de notre politique. Ne mélangeons pas les genres.
M. Michel Bouvard, Rapporteur : Aux termes de l’article L. 135-1 du code des
juridictions financières, « Les observations, les suggestions d’amélioration ou de réforme
portant sur la gestion des services, organismes et entreprises [administratifs] font l’objet de
communications de la Cour des comptes aux ministres et aux autorités administratives
compétentes » selon la procédure contradictoire.
M. Gilbert Béréziat : Étant la plus grande université,
On ne peut que féliciter le "triumvirat" (selon le CNE) qui occupait le pouvoir à cette époque !
Avions renifleurs (suite) la fine équipe préparerait un « colloque », on connaissait déjà celui des animaux…