Réforme des universités. Université d'Evry.Expression de militants du Snesup-FSU et de leurs amis sur la situation de l'université d'Evry et des universités. recherche, formations:licence,master. Syndicat. Recherche; universutés sous tutelle
Communiqué de la FSE Paris 1 du 24 janvier 2008 : Mobilisons nous pour empêcher
Lundi 21 janvier, les élus du SNESUP-FSU (officiellement pour « l'abrogation de la LRU ») et du SGEN-CFDT ont apporté leurs voix à l'application de la LRU : par
34 voix sur 60, la nouvelle composition du CA a été adoptée.
Nous sommes écœurés par l'attitude de ces élus syndicaux qui prétendent s'opposer à la loi et qui ensuite votent son application dans les conseils !
C'est une trahison pure et simple. Sans leur trahison, la présidence de Paris I
n'a pas de majorité pour appliquer cette loi scélérate !
Extrait d'un communiqué de la FSE Paris 1(Fédération regroupant des jeunes issus de l'ancienne UNEF)
La direction nationale du Snesup porte une lourde responsabilité dans cette coupure avec certains jeunes étudiants par les illusions sans fondement qu'elle a fait naître.
Depuis des mois la direction nationale du Snesup s'aligne sur des positions gauchisantes inspirées par la tendance école émancipée (qui définit la ligne de la LCR) et d'une direction du PCF lobotomisée. incapable d'analyser le rapport de force pourtant sensible à la difficulté de mobiliser les collègues, à la très faible audience de la pétition lancée par le syndicat moins de 8000 signatures et même aux difficultés de celle de SLR (20 000) alors que cette organisation a un écho plus large. En s'alignant sur le mot d'ordre de retrait, en spéculant avec Sud sur un mouvement social à partir de la grève des cheminots alors que la CGT préparait manifestement son recentrage syndical, puis en faisant de même avec l'UNEF qui s'est montrée beaucoup plus maligne, Julliard s'en sortant par le haut dans un accord gagnant gagnant avec Pecresse, la direction du SNSEsup a :
-entamé le crédit syndical et affaiblit la position des personnels face à Pecresse et au ministère. Engagée sur un mot d'ordre maximaliste de retrait elle a permis à la ministre de mettre le Snesup et les syndicats revendicatifs hors jeu.
- semé le désarroi entre les collègues et au sein du syndicat en exagérant certains dangers subjectifs et en ne concentrant pas ses efforts sur la bataille pour négocier des aménagements, des contreparties alors que le pouvoir éprouvait des difficultés mais n'était nullement prêt à céder, bénéficiant sur ce sujet d'un soutien assez large de l'opinion et du spectre politique (UMP, PS, Modem). A force de crier au loup alors qu'il n'est pas là, il n'y a plus personne quand le vrai danger se présente.
-porté une lourde responsabilité (avec Sud, la LCR, et le PCF) vis à vis de jeunes lancés dans un combat sans issue style cavalerie polonaise contre les blindés de Guderian! Elle a contribué à une coupure et une incompréhension entre l'immense majorité des collègues et une partie du monde étudiant en entretenant avec ses alliés gauchistes l'illusion que tout était possible!
Heureusement les collègues du Snesup dans les universités sont le plus souvent restés sur des positions syndicales et ont analysé la situation, le rapport de force et agit dans le sens des intérêts des collègues, des l'institutions avec une responsabilité sociale vis à vis des usagers et des citoyens. Sans être dupes des orientations et des objectifs de Sarkozy auquel le "camarade "Attalli sert de poisson pilote pour une nouvelle étape, ils se sont mobilisés en interne pour ne pas laisser les conseils des universités dominés par des majorités réactionnaires ou médiocres à la botte du pouvoir.
Nous sommes face à de redoutables problèmes au niveau des universités comme au plan des carrières des différentes catégories que nous syndiquons ou représentons et un mouvement syndical fort, responsable, pugnace et réaliste est indispensable.