Réforme des universités. Université d'Evry.Expression de militants du Snesup-FSU et de leurs amis sur la situation de l'université d'Evry et des universités. recherche, formations:licence,master. Syndicat. Recherche; universutés sous tutelle
La gestion des CSE, l’exemple de la CSE de gestion d’Evry.
La CSE de Gestion d’Evry a fait beaucoup parler d’elle, elle est un de ces cas extrêmes, qui a permis à leurs adversaires de leur porter l’estocade à travers la récente loi. La multiplicité des dysfonctionnements et des recours en justice qui n’épargnent pas une petite université comme Evry, ont condamné cette disposition, il reste qu’elles sont encore en place pour un an et qu’il faut veiller à leur fonctionnement démocratique et dans un cadre légal.
Il nous semble très positif que le conseil scientifique restreint convoqué pour avis cette semaine, puis le CA restreint, puissent contribuer à la mise en ordre nécessaire dans la CSE de gestion.
Cette mise en ordre est d’autant plus urgente que les risques de dérive que nous avions dénoncés, existent toujours, ils se sont aggravés.
Nous étions déjà intervenus sur la question des PAST, non sans succès puisque des collègues, auxquels aucun reproche de services rendus à la gestion ne pouvait être fait, ont été renouvelés, que les jeunes MCF de gestion ont été rassurées sur leur devenir, que des recrutements indispensables au fonctionnement des formations ont été réalisés.
Il reste que décisions regrettables ont été prises comme le non-renouvellement de notre collègue Peirano, dont le tort a semble-t-il été de se présenter aux élections sur la liste Ensemble et surtout sur la liste Ensemble au sein de l’UFR SSG. On peut ajouter à ses erreurs, celle de participer au sauvetage, il est vrai très acrobatique des étudiants de l’ancienne filière AES AGE, en enseignant dans l’option gestion installée dans le master sociologie (SPO)- c’est compliqué et fort peu universitaire, mais, lecteur n’oublie pas que c’est en SSG à Evry-. Il n’est nullement responsable de ce montage ubuesque inventé par le directeur de l’UFR et le VP du CEVU, qui hérisse à juste titre les enseignants de gestion.
La situation risque d’être bientôt encore plus complexe au regard de la légalité si rien n’est fait.
Deux membres titulaires un PR et un MCF reçu à l’agrégation ne sont plus membre de la CSE, qui n’est donc pas constituée or son président semble ne pas avoir pris en compte cette dimension. Prenant prétexte d’un besoin de nomination de PAST à l’IUT, il a convoqué la CSE et le quorum n’étant pas réuni puisqu’il est impossible à réaliser, il s’apprête à tenir un concours de recrutement en toute illégalité en convoquant la CSE pour les jours à venir.
L’intervention des conseils et de la Présidence sont donc plus qu’urgent, pour que la légalité soit respectée.
Les conseils, le CS en premier dans l’ordre des réunions, ont une lourde responsabilité compte tenu de l’état actuel de la gestion: nombre de postes vacants, situation de la filière où les formations ferment les une après les autres, départ systématique des PR agrégés après leurs deux ans (un an pour le dernier), désarroi des IATOS et désespérance des MCF (sauf un bienheureux…), aucun projet crédible pour le secteur ! Il reste des étudiants mais pour combien de temps ?
Nos collègues de sciences dures, souvent issus des organismes de recherche, qui sont majoritaires au CS comprennent mal le fonctionnement de certains secteurs des sciences molles, nous avions pu le constater à propos des promotions. C’est encore plus vrai quand il s’agit de secteurs comme la 6° en général, et la 19° chez nous, dont les règles sont plus proches des territoires de la frontière que de celles des états constitués (par référence au régime juridique très "particulier"de la marge pionnière lors de la conquête de l’Ouest !).
Nous souhaitons donc leur rappeler :
Mesdames et Messieurs à vous…mais sous le regard de l’université et de ses partenaires, c’est aussi un test pour demain.