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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 08:21
Bonsoir a tous

AG de mercredi 10 décembre à la Sorbonne à 12 h amphi Milnes Edward

Nous étions au forum de l'innovation en Europe voici quelques scoops qui nous concernent directement et de source plus que très informée.

Nous avons eu un échange avec Claude Alègre sur "la précarité des jeunes chercheurs"  et quelques informations de :

Luc Chatel sur "l'inovation", Valérie Pécresse sur la "liberté de circulation des chercheurs en Europe" et N. S sur l'avenir du CNRS, de l'ISERM, EPST, de la recherche fondamentale sur "les chercheurs qui avaient pour habitude de s'auto-évaluer"

Les députés PS sur place ont (bien entendus) applaudis...

Pour plus de détail
AG du jour ou les futurs Cr de PAPERA

--
Avrel & Antonin
PAPERA



--
Avrel
PAPERA

http://www.collectif-papera.org
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 15:40

Le budgets arrivent le compte n’y est pas. ORSAY au pain sec, protestation de présidents !

D’après Libération

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/12/universits-les.html

Valérie Pécresse l'avait promis : "un effort budgétaire sans précédent pour l'enseignement supérieur." Les notifications des budgets 2009 sont arrivées aux courriers des présidents d'Universités vendredi dernier. Et là, c'est la déconvenue.

Voici les premières réactions des Présidents de  Paris-Sud Orsay et de Montpellier-3, sous la forme de lettres d'alarmes appelant les personnels à la mobilisation. Manifestement, le décalage entre l'annonce et les moyens réels est important.

L'Université Paris-Sud Orsay pouvait pourtant espérer un traitement de faveur. C'est l'une de nos principales universités scientifiques, on y trouve du Nobel (Albert Fert), de la médaille Fields (Wendelin Werner) et elle devrait constituer la pierre angulaire du futur "cluster" scientifique voulu par Nicolas Sarkozy au sud de Paris. Résultat, annonce sa présidence, c'est ceinture et pertes d'emplois : "la dotation est en augmentation de 2,4% par rapport à 2008,  en deçà du taux d'inflation annuelle de 2008, et surtout très en deçà du taux moyen annoncé (15% pour l'ensemble des universités). Plus inquiétante encore la prévision donnée sur l'évolution des crédits de fonctionnement pour 2010 et 2011: -0,2% pour 2010 et +0,0% pour 2011 ! (...) Sur 2009, l'université va perdre 11 emplois de titulaires, 3 IATOSS au titre des réductions nationales des emplois dans les universités, et 8 Enseignants-chercheurs au titre de redéploiements entre les universités."

Voici la lettre du président de Paris-Sud Orsay :
Chers Collègues,
Nous avons reçu vendredi soir la notification des moyens de fonctionnement
2009 pour notre université.
Sur le plan budgétaire la dotation est en augmentation de 2,4% par rapport à 2008,  en deçà du taux d'inflation annuelle de 2008, et surtout très en deçà du taux moyen annoncé (15% pour l'ensemble des universités).
Il est très difficile de faire une analyse comparative précise de la réalité de cette augmentation sur le fonctionnement de l'université, dans la mesure
où la globalisation des crédits conduit maintenant le ministère à prendre en compte un périmètre élargie comprenant: le contrat, le plan licence, le plan carrière, l'enveloppe des primes .... , avec la Dotation Générale de Fonctionnement, qui elle même est  calculée cette année sur la base de nouveaux critères qui ne sont pas renseignés pour notre université.
Plus inquiétante encore la prévision donnée sur l'évolution des crédits de fonctionnement pour 2010 et 2011: -0,2% pour 2010 et +0,0% pour 2011 ! Ces sommes n'intègrent pas encore la masse salariale, mais le courrier notifie également l'évolution de notre dotation d'emplois :
Sur 2009, l'université va perdre 11 emplois de titulaires, 3 IATOSS au titre des réductions nationales des emplois dans les universités, et 8 Enseignants-chercheurs au titre de redéploiements entre les universités. Là aussi cette notification est accompagnée de prévisions sur 2010 et 2011:
l'université perdrait ainsi à nouv eau 8 emplois en 2010 et 8 emplois en
2011 !
Ce sont de très mauvaises nouvelles pour l'université, qui, par ailleurs, n'ont pas fait l'objet de concertation: qu'il s'agisse des concertations annuelles que nous avions chaque année avant la notification de la DGF ou de concertations à l'occasion de la campagne des emplois.
Qui plus est, nous voyons que ce qui aurait normalement dû être fixé à l'occasion de la négociation du contrat quadriennal est déjà fortement préempté.
J'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre le sort fait à notre université, dans la logique d'une politique affichée cherchant à renforcer les capacités de nos établissements pour progresser dans la compétition internationale au plus haut niveau. Veut-on nous punir d'avoir eu des Prix Nobel et Médaille Fields ? On peut se le demander.
Bien cordialement
la présidence de l'Université Paris-Sud 11

Fichiers joints :

http://adonis.u-psud.fr/depot/1467/allocation_moyens_2009_P11.pdf

  

 

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 15:26

Les IUT sourece étudiante
Un blog pour suivre la mobilisation des IUT: IUT en danger :  IUT en danger
http://www.iut-en-danger.blogspot.com/ 

Les IUT dans l'action source enseignante snesup Lille
http://www.univ-lille1.fr/snesup59-62/mobilisation/ 

"Nous craignons la disparition programmée des IUT"

INTERVIEW

Jean-François Mazoin préside l'association des directeurs des instituts de technologie. Il craint que la loi sur l'autonomie des universités ne réduise le budget de cette formation professionnalisante.



cliquez sur le lien

http://www.liberation.fr/societe/0101304197-nous-craignons-la-disparition-programmee-des-iut

Les IUT inquiets pour leur autonomie "Le Monde"
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/08/les-iut-inquiets-pour-leur-autonomie_1127458_3224.html
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:09

Appel pour la défense des SES

Apses

 Pour obtenir l'appel et signer la pétition cliquez sur le lien.

 

http://www.apses.org/petitions/index.php?petition=3

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 15:19

 

 

Le décret sur les services des enseignants chercheurs se précise. La modulation des services aussi et c’est à mettre en lien avec les nouvelles modalités de financement des universités.

 

 

Lettre de Pecresse aux présidents

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/dercret-service/Lettre-aux-pr-sidentes-et-pr-sidents-d--tablissements.pdf

 

Nouvelle mouture du projet de décret

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/dercret-service/D-cret-statutEC-apr-s-CTPU-24.11.08.pdf

 

Note explicative

 

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/dercret-service/Note-explicative-d-cret-84---01-12-08.pdf
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 07:17
Le 20 novembre, nous étions nombreux, personnels et étudiants de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, à défiler avec l'ensemble des personnels de l'Education Nationale pour dire notre opposition aux attaques visant le système public éducatif. Jeudi prochain 27 novembre, nous devrons être plus nombreux encore pour faire échec aux mesures spécifiques qui, en ce moment même, organisent le démantèlement du système de Recherche et d'Enseignement Supérieur. Cette journée nationale d'action et de grève, à l'appel de SLR et de très nombreux associations et syndicats, se déroulera à Paris et en province (infos actualisées et plus complètes : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2221 ). Vous pouvez voir une video expliquant les raisons de la mobilisation ici : http://www.dailymotion.com/gaspi75/video/x7i39c_reforme-de-la-recherche_news et un appel destiné aux non-titulaires : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2240

A Paris :

1 - Le matin à 8h, rassemblement au siège du CNRS pour empêcher la tenue d'un CA décisif, qui pourrait signer la mort du premier organisme public de recherche (voir par exemple, concernant la biologie : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2220 )
2 - A 11h, rassemblement devant le ministère, pour y clamer notre rejet des politiques menées par le présent gouvernement.
3 - Déménagement symbolique du ministère en direction de l'ANR. Cet objectif a été choisi comme symbole de la politique de précarisation de notre secteur. Nous, personnels titulaires et non titulaires, réclamerons le rétablissement des postes aux concours 2009, la mise en place d'un plan pluriannuel en lieu et place des milliers de contrats de courte durée produits par cette agence (voir appel aux non titulaires...). Nous déposerons les 3 000 signatures du moratoire des expertises de l'ANR et de l'AERES (il est toujours temps de le signer : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2147 )

En province :
- Bordeaux - à 9h : Rassemblement devant la Délégation Régionale du CNRS en soutien au blocage du Conseil d'Administration du CNRS
- Caen - à 10h Occupation de la Délégation Régionale Normandie du CNRS, UNICITÉ 14 rue Alfred Kastler, CAEN
- Grenoble - Au polygone : blocage filtrant sur l'avenue des martyrs puis départ vers la préfecture à 11h - Au campus : de 9h à 11h : assemblée des personnels puis départ vers la préfecture - Rencontre des deux cortèges devant la préfecture à 12h
- Lille : rassemblement de 12h à 13H30 Place du Général de Gaulle (Grand Place)
- Lyon : rassemblement place des Terreaux à partir de 11h45 en blouse blanche avec des pancartes, des casseroles etc..
- Marseille : rassemblement devant le bâtiment de la délégation régionale CNRS au campus Joseph Aiguier à partir de 7 h. L'entrée en sera bloquée pour la matinée. En fin de matinée, une AG des personnels aura lieu sur le site.
- Rennes : rassemblement devant la Délégation Régionale du CNRS, 74 rue de Paris, à 10h30.
- Strasbourg :  à 10 h rassemblement devant Lebel à l'Esplanade. Manifestation à 10 h 30: vers la direction régionale de la Recherche et de la Technologie et la Préfecture.
- Toulouse : - Rassemblement Campus Rangueil 9 h devant la délégation du CNRS - Rassemblement Campus Mirail 9h devant la maison de la recherche. A 11h  Manifestation du Métro Jean Jaurès à la préfecture

La situation a atteint un niveau de gravité sans précédent. Nous n'arrêterons pas cette politique sans une mobilisation exceptionnelle et de longue haleine dont le 27 novembre sera une étape essentielle. Ne manquons pas ce rendez-vous. Plus tard, ce sera vraiment trop tard.

PS : à l'approche de Noël, SLR vous offre un simulateur budgétaire : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?rubrique146 . Prenez les manettes du budget ministériel et nous vous dirons quel type de ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur vous êtes !


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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:36

Journée de mobilisation mardi dans les IUT inquiets de leur avenir


Les responsables des 116 instituts universitaires de technologies (IUT) appellent à une journée nationale d'action, sans cours, mardi pour exprimer leur inquiétude sur leur avenir dans le cadre de la loi sur l'autonomie des universités, a annoncé l'Unpiut (présidents d'IUT).

Lors de la journée, à laquelle appellent les présidents et les directeurs d'IUT, les établissements "cesseront leurs cours au moins une demi-journée, pour tenir des réunions d'information des personnels, étudiants, partenaires porfessionnels et élus locaux", a dit à l'AFP Jean-Paul Vidal, président de l'Union nationale des présidents d'IUT (Unpiut).

Jusqu'à présent, les 116 IUT de France, qui accueillent quelque 145.000 étudiants recevaient leur dotation (moyens humains et financiers) directement de l'Etat.

Dans le cadre de la loi sur l'autonomie des universités, votée à l'été 2007, les présidents d'université attribueront dorénavant les fonds.

"On craint que désormais les fonds ne soient pas attribués en fonction des nécessités de l'IUT, mais qu'ils soient répartis globalement sur l'ensemble des éléments de l'université (l'iut parmi toute les Unités de formation et de recherche de l'établissement)", a déclaré Jean-Paul Vidal.

Et ce "parfois au détriment de l'IUT s'il y a besoin de compenser une UFR qui n'aurait pas assez d'argent", a-t-il ajouté.

M. Vidal a précisé qu'il s'agissait d'un "dommage collatéral de la loi", à laquelle il est pourtant favorable.

Dans ce cadre, le qualité de la formation ne sera pas forcément la même partout, remettant en cause la référence au diplôme national, ajoute l'Unpiut.

"Par conséquent, c'est la fin, pour de nombreux jeunes issus de milieux défavorisés, de l'accès à un enseignement universitaire gage d'insertion professionnelle", écrit l'Unpiut dans un communiqué.

Celle-ci précise que la journée est aussi motivée par le "refus du ministère (de l'Enseignement supérieur) d'apporter des réponses satisfaisantes à cette question, malgré de longs mois de négociation".

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 02:29

LE MONDE | 17.11.08 | 13h26

Le gouvernement clame haut et fort que la recherche et l'enseignement supérieur constituent ses "premières priorités". Il impose, par une série de réformes, un véritable bouleversement de ces activités, au mépris de toutes les mises en garde des étudiants et des personnels qu'il accuse d'"immobilisme". Et il communique à l'envi sur les moyens qu'il allouerait à ces secteurs. Nous ne demanderions qu'à le croire. Mais nombreux sont les éléments qui dessinent un paysage bien plus sombre, notamment pour les universités.

Pour que ces dernières puissent accueillir correctement les étudiants, il faudrait accroître leurs moyens, aussi bien matériels qu'humains. Trop de locaux universitaires sont encore dans un état lamentable. Et si de nombreux étudiants tentent de contourner l'université, en s'inscrivant dans d'autres filières, c'est notamment pour bénéficier d'un meilleur encadrement et de meilleures conditions d'études.

Les dépenses par étudiant le prouvent : moins de 8 000 euros par an à l'université, contre 14 000 en classes préparatoires. Cela a inéluctablement des conséquences sur la réussite des étudiants. Le budget 2009 nous permettra-t-il de progresser ? Il n'en est rien. En effet, nous avons appris cet été que 900 postes vont être supprimés dans l'enseignement supérieur et la recherche.

Les besoins humains seraient partiellement satisfaits à coups d'emplois de courte durée, sans avenir. Comment, face à une telle précarisation et avec de telles annonces, s'étonner que les jeunes se détournent des métiers de la recherche et de l'enseignement, que les masters recherche se vident peu à peu, que bien des laboratoires, y compris les plus prestigieux, rencontrent des difficultés pour attirer des doctorants ? Le gouvernement organise de fait la "fuite des cerveaux" qui a pourtant été l'un de ses arguments pour imposer, au nom du "déclin" de la recherche française, ses réformes.

Le gouvernement entend réduire l'échec que connaissent beaucoup de jeunes à l'université. Nous partageons cette ambition. Mais pour lutter contre l'échec, il faut améliorer l'encadrement des étudiants et remplacer, notamment en première année, les cours en amphis de plusieurs centaines d'étudiants par des enseignements en petits groupes. Ce type d'évolution pédagogique a déjà été mis en place avec succès dans certaines universités ou filières. Pour les généraliser, il faut des moyens humains et matériels.

Qui, à part la ministre, peut croire que les recours aux heures supplémentaires, déjà surutilisées et qui diminuent le temps consacré aux activités de recherche, ou à des tuteurs sans qualifications permettront d'augmenter le nombre d'heures de cours ou de dédoubler les amphis ? Le tutorat peut être nécessaire pour soutenir certains étudiants, mais il ne s'agit pas de cours en tant que tel. Le gouvernement doit donc se rendre à l'évidence et abandonner ses postulats idéologiques sur le prétendu excès de fonctionnaires : nos universités ne pourront relever le défi de la démocratisation sans création de postes.

Ce dont nous avons besoin en matière d'encadrement a été chiffré depuis longtemps et représente moins de 10 % des sommes dites supplémentaires annoncées au budget 2009. Ce sont, d'abord, 1 000 créations d'emplois d'enseignants-chercheurs pour améliorer l'encadrement en premier cycle universitaire. Mais il faut aussi donner le temps aux enseignants-chercheurs de développer leur activité de recherche en réduisant leur service d'enseignement pour se rapprocher des standards internationaux. Enfin, les établissements ont besoin d'emplois techniques et administratifs qui contribuent, notamment, à un meilleur accueil des étudiants dans des universités parfois trop "anonymes".

Qu'en est-il par ailleurs de la "priorité" budgétaire accordée à l'enseignement supérieur et incarnée par ce fameux 1,8 milliard d'euros supplémentaires mis en avant ? Nous sommes ici face à un pur effet d'annonce : la croissance des crédits budgétaires se réduit en fait à 740 millions, ce qui, avec une inflation de 3 % en 2009, correspond à une croissance réelle nulle dans une enveloppe globale de 24 milliards !

Nous sommes bien loin des discours optimistes de Mme Pécresse. Elle assure avoir amélioré les conditions de vie des étudiants alors que 9 étudiants sur 10 subissent une baisse de pouvoir d'achat du fait de décisions qui lui sont imputables (hausse des droits d'inscription, réforme des bourses). La seule réponse annoncée en cette rentrée est la possibilité pour les étudiants de s'endetter. La crise bancaire actuelle démontre, s'il en était besoin, l'inadaptation d'un tel dispositif.

Concernant la recherche, nous avons besoin de redonner de l'oxygène aux laboratoires, de permettre aux chercheurs de faire de la recherche plutôt que de passer du temps à chercher de l'argent. Les budgets de base des laboratoires vont à nouveau baisser cette année. L'augmentation du budget de la recherche est essentiellement préemptée par le crédit d'impôt recherche (CIR), dont le montant explose, mais qui n'est plus sous contrôle ni du gouvernement ni des universités. Depuis 2002, ces aides de l'Etat aux entreprises se sont accrues de 1,6 milliard d'euros, sans effet d'entraînement réel sur les dépenses de recherche privées : l'efficacité du CIR reste à démontrer.

Nicolas Sarkozy aime à parler de rupture. Assurément, la suppression de 1 000 emplois, pour la première fois depuis quinze ans, dans un secteur prétendument prioritaire en est une ! Il y en a d'autres : la marginalisation de 71 % des universités, écartées du plan campus et qui risquent d'être de plus en plus coupées de la recherche, alors que nous avons proposé une mise en synergie des universités au niveau territorial pour tirer le système vers le haut.

Dans un contexte économique fragilisé par la crise financière, où le gouvernement démontre qu'il peut en une nuit débloquer plusieurs milliards d'euros pour sauver un système bancaire en faillite, il refuse de donner aux étudiants et aux personnels les moyens de leurs ambitions. Alors même que les dépenses d'avenir sont dans l'éducation, l'université et la recherche.

L'avenir de la France est-il servi par ces mesures ? Assurément pas. Pourtant, la communauté universitaire aspire à des transformations, fondées sur le dialogue avec ceux qui font la recherche et l'enseignement supérieur, ceux qui en connaissent la complexité et, chaque jour, en défendent les valeurs. Ce ne sont pas que des mots : au printemps 2007, avec d'autres organisations, nous avons formulé des propositions dans le prolongement des états généraux de la recherche de 2004. Le gouvernement les a contournées, a imposé des réformes qui aggravent les difficultés.

Il est urgent et indispensable de donner une tout autre ambition à l'enseignement supérieur et à la recherche, pour passer à une nouvelle étape de la démocratisation. Comment atteindre autrement l'objectif européen de 50 % d'une classe d'âge diplômée de licence ? Au-delà de la nécessaire augmentation des moyens, il est grand temps d'engager les transformations profondes dont notre système d'enseignement supérieur et de recherche a besoin. Cela suppose de rapprocher universités et grandes écoles (où les inégalités sociales jouent à plein) ; d'ouvrir un débat national et transparent sur la carte universitaire et la carte des formations, tant les regroupements actuels d'universités sont anarchiques et autoritaires ; de revaloriser la recherche publique et ses métiers en garantissant son indépendance ; d'engager une réforme profonde du système d'aide sociale aux étudiants pour lutter contre la dégradation de leurs conditions de vie ; de lancer un véritable plan Marshall en faveur des premiers cycles universitaires. Toute autre politique préparerait une explosion des inégalités.


Jean Fabbri est secrétaire général du SNESUP-FSU ;

Bertrand Monthubert est président de Sauvons la recherche ;

Jean-Baptiste Prévost est président de l'UNEF.

Article paru dans l'édition du 18.11.08.

 

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 14:04

"Avant tout, nous étions requis, une fois de plus, par la tâche quotidienne. Il ne nous reste, pour la plupart, que le droit de dire que nous fûmes de bons ouvriers. Avons-nous toujours été d’assez bons citoyens ?"

Marc Bloch, L’Étrange défaite, 1946 [1940 pour la rédaction]

 

 

Faire circuler !

 

La réunion du 8 novembre aux Olympiades, à Paris, a réuni un public varié : représentants d’associations professionnelles et de sociétés savantes, de conseils d’universités, enseignants-chercheurs, chercheurs, enseignants, parents d’élèves sont venus de toute la France. Ils ont collectivement rédigé un texte d’appel, l’"appel du 8 novembre" :

"L’ÉDUCATION NATIONALE EN DANGER".

Dans un premier temps, et pour saisir les deux ministères concernés par la réforme, ainsi que la CPU, ce texte doit être signé par des COLLECTIFS, ASSOCIATIONS, CONSEILS UNIVERSITAIRES et PERSONNALITÉS REPRÉSENTATIVES (académiciens, membres de l’Institut, professeurs du Collège de France, présidents d’universités, de sections CNU, de jurys de concours, etc.) à l’adresse suivante appeldu8novembre@orange.fr.

Cette adresse NE DOIT PAS être utilisée pour les signatures individuelles : vous pourrez les saisir d’ici quelques jours directement en ligne.

MERCI D’ADRESSER POUR SIGNATURE CE TEXTE AUX ASSOCIATIONS, COLLECTIFS, CONSEILS AUXQUELS VOUS APPARTENEZ OU QUE VOUS REPRÉSENTEZ.

 

Appel du 8 novembre

L'Education Nationale en danger !
Pour une vraie formation des enseignants


Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d'élèves, les membres
du personnel de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur ou de la recherche et les
étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l'Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en oeuvre précipitée d'une réforme radicale de la formation des enseignants. Cette réforme est porteuse à terme d'un véritable bouleversement dans la nature des formations et dans le statut des savoirs au sein de l'enseignement primaire, secondaire et universitaire. Elle met gravement en danger la qualité de la  formation des élèves à tous les niveaux de l'Éducation nationale. Elle complète et renforce la destruction du système national d'éducation et de recherche et contribue à mettre en position de concurrence établissements, formations et acteurs de l'enseignement.

Cette transformation radicale de la formation des enseignants et des concours de recrutement a été engagée sans demander l'avis de celles et ceux qui assurent cette formation ou en bénéficient. Ce mépris manifeste pour les principaux intéressés (enseignants et étudiants) va de pair avec l'imposition d'un rythme effréné qui dissimule mal la volonté de faire taire toute réflexion critique. Récemment,  plusieurs présidents d'universités parisiennes ont pu parler de véritable « farce » à propos de ce  processus. Le manque de précision quant au contenu des futurs concours et le calendrier absurde  proposé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche nécessitent donc une  réponse ferme et claire.
Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l'urgence d'une question
aussi importante socialement et scientifiquement, nous demandons l'abandon de tout
calendrier pour la remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet
ministériel sous sa forme actuelle.

À ce titre, le « moratoire » demandé est la condition indispensable pour le lancement d'un
débat national impliquant tous ceux qui sont concernés par la formation des enseignants et devant  déboucher sur des négociations avec les ministères concernés. En conséquence, ce moratoire ne saurait se limiter à un répit de quelques mois.

Les signataires de cet appel font leurs les cinq principales critiques qui se sont exprimées
durant les dernières semaines :

a) La destruction d'une véritable formation professionnelle et disciplinaire, initiale et continue,  des enseignants. D'un côté, les épreuves des concours sont vidées en grande partie de leur contenu disciplinaire, et, de l'autre, la suppression de l'année de stage qui suit la réussite au concours - au nom de purs calculs budgétaires – remet en cause toute formation professionnelle sérieuse, la « didactique » n'ayant pas de sens en l'absence d'une réelle pratique de classe en responsabilité.

b) La fragilisation de nombreuses formations à l'Université. De fait, dans toutes les disciplines
dont le principal « débouché professionnel » immédiat est l'enseignement, cette réforme aura des effets néfastes sur la qualité – et le nombre - des travaux de recherches en Masters et en Doctorat mais aussi sur la nature même de la formation en Licence. En ce qui concerne l'agrégation, si elle semble épargnée du point de vue disciplinaire, la confusion entre le master et la préparation au concours rend son avenir incertain.

c) L'extension de la contractualisation et de la précarisation dans l'enseignement primaire et
secondaire. Le recrutement de vacataires sera en effet mécaniquement facilité par l'existence d'un nombre important d'étudiants détenteurs d'une qualification reconnue par un diplôme mais non reçus aux concours nationaux.

d) Une atteinte grave à l'articulation entre enseignement et recherche ainsi qu'à la nature des
connaissances et des savoirs produits et transmis dans l'université comme dans l'enseignement
primaire et secondaire. Sur ce point, le lien est manifeste entre cette réforme de la formation et la réforme des enseignements en cours dans l'ensemble de l'Éducation Nationale (au lycée, la distinction entre matières obligatoires et matières optionnelles, la semestrialisation, la possibilité évoquée d'un recrutement direct des contractuels par les chefs d'établissement ; dans les écoles primaires et maternelles, la réduction unilatérale du temps scolaire, la suppression des RASED, la remise en cause des petites et moyennes sections des écoles maternelles).

e) L'injustice et la perte de la diversité sociales du futur corps enseignant (auxquelles
s'ajouteront les incertitudes sur les débouchés professionnels) : le prétendu prolongement
d'études ne sera en effet qu'un prolongement des études non rémunérées.

C'est pourquoi nous appelons à l'issue d'un large débat national à des négociations sans préalable afin de garantir et promouvoir

 1. le respect du caractère national de tous les concours de recrutement pour l'enseignement
secondaire avec maintien d'un concours et d'un jury national (composé de personnes spécialistes des matières concernées), assorti d'un lien explicite entre la réussite aux concours et l'accès (après un stage de titularisation) à un poste et un statut de fonctionnaire d'État

2. une préparation aux concours de recrutement tant pour les professeurs des écoles que pour les enseignants du secondaire, qui en amont reste ancrée dans des licences disciplinaires, et qui, en aval, préserve une année de formation professionnelle rémunérée postérieure à la réussite au concours

3. le respect de la base disciplinaire dans les masters comme dans les concours de recrutement pour les enseignants du secondaire, selon les caractéristiques propres à chaque discipline

4. le maintien d'une formation pratique initiale, postérieure à la réussite au concours, rémunérée et liée à une charge d'enseignement réduite, ainsi que le développement d'une formation continue disciplinaire au sein des universités.

5. La place centrale de la recherche dans les enseignements à l'université et son rôle essentiel dans la formation des futurs enseignants.
Un des enjeux fondamentaux du débat national proposé sera l'articulation entre masters et
concours, afin de préserver un enseignement et une recherche de qualité pour tous les étudiants mais aussi une vraie formation disciplinaire et professionnelle pour les futurs enseignants.

Les signataires de cet appel se retrouveront le samedi 22 novembre à 10 h pour analyser les

réactions et réponses suscitées et pour lancer toute action qu'ils jugeront utile contre cette réforme néfaste
.


http://www.sauvonsluniversite.com/
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 10:22

Un décret malin !

Comme pour la question des salaires et de l’ensemble de la rémunération le gouvernement procède à la manière des Horaces fractionner et classer les EC de façon à éviter un front commun des « Mercedes et de Trabants ».

Le ton est donné dès l’article 1, puisque si les lois de 83 et 84 sont rappelées, il est clairement mentionné que la LRU et le présent décret donnent la ligne !

La loi de 1984 est tranquillement vidée de son contenu sans être abrogée et l’égalité de traitement supprimée, exit l’égalitarisme et son cortège de dérives, les corps d’EC paient leur incapacité à faire le ménage et à utiliser la totale liberté dont ils jouissaient.

Article 2

C’est au CA comme prévu par la LRU qu’il appartient de fixer les services et les présidents ne peuvent plus reculer ou ils appliquent et fini le « Cher collègue » ou ils démissionnent…il y aura quelqu’un pour les remplacer confer les avantages offerts ![1]

 

Article 3

Les missions d’orientation professionnelle et d’insertion des étudiants sont intégrée dans les missions des EC….

 

Article 4

C’est un petit chef d’œuvre, après avoir rappelé les données de base de 84 les 192 h et le recherche la deuxième partie contrebalance la première partie de l’article…

 

II - Dans le respect des dispositions de l’article L. 952-4 du code de l’éducation et compte tenu des priorités scientifiques et pédagogiques, le conseil d’administration ou l’organe en tenant lieu, définit les principes généraux de répartition des services entre les différentes fonctions des enseignants-chercheurs. Il fixe également les équivalences horaires applicables à chacune de ces activités ainsi que leurs modalités pratiques de décompte.

Le président ou le directeur de l’établissement arrête les décisions individuelles d’attribution de services des enseignants-chercheurs dans l’intérêt du service, après consultation, du directeur de la composante et du directeur de l’unité de recherche concernés. Le tableau de service de chaque enseignant-chercheur lui est transmis en début d’année universitaire et est adapté pour chaque semestre d’enseignement. Il peut comporter un nombre d’heures d’enseignement inférieur ou supérieur au nombre d’heures de référence mentionné au I en fonction de la qualité des activités de recherche et de leur évaluation par le conseil national des universités ou le conseil national des universités pour les disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques.

Les principes généraux de répartition des obligations de service et les décisions individuelles d’attribution de services ne peuvent conduire à dégrader le potentiel global d’enseignement, tel qu’il est prévu dans le contrat entre l’Etat et l’établissement.

Dans le cas où il apparaît impossible d’attribuer le service de référence à ces personnels, le président ou le directeur de l’établissement leur demande de compléter leur service dans un autre établissement public d’enseignement supérieur de la même académie sans paiement d’heures complémentaires. La région d’Ile-de-France est, pour l’application des dispositions du présent alinéa, considérée comme une seule et même académie.

 

 

 

 

Il y a un système de prise en tenaille qui oblige les différents acteurs à passer par le chat de l’aiguille, la contrainte budgétaire et les systèmes croisés d’évaluation.

Le CA est obligé de tenir compte de l’évaluation du CNU pour les services comme pour les promotions…mais ce dernier n’est pas libre !

Le CNU voit son rôle renforcé mais aussi instrumentalisé comme rouage de « gouvernance «  pour parler novlangue sociale-libérale ou libérale-sociale…

Comme l’AERES donne de son côté une évaluation à travers l’évaluation des laboratoires et des établissements, le CNU[2] est lui aussi dans un système de dépendance et de contrôle.

Bref c’est le retour de l’état.

Pour obtenir le texte du projet cliquez sur le lien.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/LRU/decret08-statut-ec-.pdf



[1] Voir les mesures sur les primes….

[2] En attendant les textes le refondant dans son organisation, le mode de désignation de ses membres et sans doute les sections…

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Published by SNESUP EVRY - dans Snesup Evry 2008
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