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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 17:43
Présentée jeudi prochain, la réforme des lycées propose de rendre optionnelle l’histoire-géo en terminale S. Universitaires, personnalités artistiques et politiques s’insurgent contre cette proposition. "La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle. A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant. Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens."

 Signataires: Jean-Pierre Azéma (historien), Antony Beevor (historien, université de Londres), Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien, Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Alain Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney (historien, Sciences-Po), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff (historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever (historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michelle Perrot (historienne), Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien, universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po).
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:47

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:07
MASTERISATION : LES PRESIDENTS D'UNIVERSITE CONTRE LE PROJET PECRESSE/CHATEL
Libération du 27 novembre
 
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/11/mast%C3%A9risation-les-pr%C3%A9sidents-duniversit%C3%A9-contre-le-projet-p%C3%A9cressechatel.html  

Alors que de premiers signes de mobilisation se font sentir, la Conférence des Présidents d'Université (CPU) vient de publier un communiqué dans lequel elle exprime «son désaccord avec les propositions formulées par les ministres» Valérie Pécresse et Luc Chatel. Déjà, le thème de la réforme de la formation et du recrutement (mastérisation) des enseignants avait fait partie des raisons de la journée de mobilisation du 24 novembre. Le sujet était au coeur d'une A-G à Lille. Les deux ministres ont «choisi la pire des solutions», avais-je écrit sur ce blog. Un avis largement partagé par un front syndical. Les présidents d'université étaient au pied du mur, ils viennent de manifester clairement que si cette réforme est imposée par le gouvernement cela sera contre l'avis d'une très large majorité de la communauté scientifique, universitaire et éducative. Sauvons l'Université a d'ailleurs publié un «Appel à ne pas appliquer la réforme». Voici le communiqué de la CPU (les mots en gras le sont dans le texte d'origine) : «Lors de sa réunion plénière du 19 novembre, la CPU, à l'unanimité de ses membres, a exprimé son désaccord avec les propositions formulées par les deux ministres, considérant qu'elles ne permettraient pas d'atteindre les objectifs visés : améliorer la formation des futurs enseignants et leur niveau de recrutement, au service d'une école de qualité et de la réussite des élèves. Les propositions formulées par les deux ministres mettent en évidence un malentendu profond sur ce que sont des masters : à savoir des parcours universitaires de spécialisation de quatre semestres, adossés à la recherche, avec des modes de fonctionnement et des calendriers adaptés aux enjeux professionnels de formation et aux standards européens. De même, ces propositions traduisent une méconnaissance de la réalité des parcours étudiants, des difficultés de réorientation en cours de cursus et du risque d'accroissement de la durée des études induit par ces propositions. Enfin la CPU ne comprend pas que cette réforme ne soit pas l'occasion de définir un modèle de formation des maîtres scientifiquement et pédagogiquement amélioré et novateur, s'inspirant des modèles les plus avancés au niveau européen. Car in fine, les enjeux de la formation des enseignants sont d'abord ceux des élèves des écoles, des collèges et des lycées qu'il faut faire réussir en plus grand nombre et à qui il faut donner ou redonner le plaisir et le goût d'apprendre et de réussir. C'est pourquoi, engagées dans la formation des enseignants depuis de longues années, les universités et leurs composantes entendent assumer pleinement leur responsabilité majeure pour mettre en place des cursus universitaires de qualité et cohérent. En conséquence, la CPU attend des évolutions sur ce dossier et revendique d'être consultée et associée à la définition du cadrage national des masters et aux maquettes des concours.»
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:20

 Université d’Evry                                                    Contact :

snesup.evry@dbmail.com

 

SPECIAL REGLEMENT INTERIEUR

 

Un règlement intérieur pour l’ensemble des composantes de l’Université d’Evry est à l’ordre du jour pour adoption lors de la prochaine réunion du CA du 23 juin 2009.

 

La section SNESUP d’Evry regrette que ce projet de Règlement Intérieur n’ait pas ésuffisamment diffusé à l’avance à l’ensemble du personnel de l’Université, et notamment à l’IUT. En effet, la vie démocratique de notre université implique que l’ensemble du personnel (enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants et usagers) soient informés d’un projet de Règlement Intérieur qui va s’appliquer à l’ensemble de la communauté universitaire suite aux dernières mutations imposées par la loi LRU.

 

Depuis que la section locale du SNESUP a eu connaissance de ce projet de Règlement Intérieur, elle a, en collaboration avec d’autres collègues sympathisants du SNESUP de notre Université, proposé des modifications sur certains articles et passages de ce texte.

 

Or, lors de la réunion du Comité Technique Paritaire (CTP) qui a eu lieu le 8 juin 2009 en présence de l’Administration et des Délégués Syndicaux, ce projet de Règlement Intérieur était à l’ordre du jour avec d’autres points. Après examen lors du CTP, un vote a eu lieu et le SNESUP a été le seul syndicat parmi les syndicats présents à émettre des réserves sur ce Règlement Intérieur et il s’est abstenu lors du vote.

 

Suite à ce vote, il a été demandé au SNESUP de proposer un Préambule du règlement précisant les Missions de notre Université et de faire d’autres propositions éventuelles. L’examen et le vote de nos propositions concernant le Règlement Intérieur sont repoussés au mois d’octobre. En effet, le délai était trop court pour modifier l’ordre du jour et communiquer les documents nécessaires aux membres du CA pour le vote du 23 juin. Nous resterons donc vigilants pour que ces propositions soient examinées au CA du mois d’octobre 2009.

 

La section locale du SNESUP, entre autres, a proposé les modifications suivantes :

-          Mise en exergue de la « Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant sur les droits et obligations des fonctionnaires (Loi Le Pors) ».

-          Ajout de l’Article 12.1 stipulant le « Droit à l’information pour l’ensemble du personnel ».

-          Précisions concernant le fonctionnement de la « Commission PRAG-PRCE » qui n’existait pas dans le projet initial.

-          Concernant l’Article 13 sur la « Discrétion professionnelle et l’obligation de réserve » nous avons proposé la modification du texte afin que soient respectés la vie démocratique à l’université et l’exercice des droits élémentaires tels que la transmission de l’information.

-          Nous avons proposé des ajouts et modifications des textes concernant l’Article 14 et l’Article 55 sur les « Droits Syndicaux ».

 

Pour connaître le détail de l’ensemble des modifications proposées par la section locale SNESUP d’Evry, vous pouvez les demander à l’adresse électronique suivante :  snesup.evry@dbmail.com

 

Pour adhérer à la section veuillez écrire également à cette même adresse électronique.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:14
Point de vue
Sept présidents d'université en appellent au chef de l'Etat
LE MONDE | 13.05.09 | 14h07  •  Mis à jour le 13.05.09 | 14h36

onsieur le président de la République,

 

Si nous nous permettons de nous adresser à vous maintenant, c'est que la situation dans les universités est grave.

Quelle que soit la façon dont on vous présente les choses, aussi bien officiellement que dans les médias, la confusion règne : on vous dit à la fois qu'il ne se passe rien de considérable et que tout rentre dans l'ordre, et en même temps que l'année risque d'être perdue dans des troubles et des désordres intolérables. C'est là un tableau pour le moins contradictoire.

La réalité est certes contrastée. Mais, dans certains établissements et dans certaines filières, il n'est pas sûr que les examens puissent se tenir dans des conditions correctes ni même simplement se tenir. Et la solution du décalage au début de l'été pas davantage le basculement en septembre ne constituent la moindre solution à ce type de problème. Il y a risque réel de non-validation du semestre, donc de l'année, ce qui est aussi catastrophique pour les étudiants qu'ingérable pour nos administrations - sauf à laisser les universités éventuellement concernées inventer, dans le cadre de leur autonomie, des modes de règlement du problème indépendants des contrôles strictement bureaucratiques des tutelles : à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Quel est l'état d'esprit des acteurs de la communauté universitaire ? On peut le présenter sous deux aspects. L'un d'eux, que vous avez sans doute perçu dès le début de la crise, c'est l'opposition et la colère de la quasi-unanimité des parties prenantes (sociétés savantes, organes décisionnels professionnels de l'enseignement supérieur, structures académiques, syndicats de tous bords...) vis-à-vis des deux grands chantiers que vos ministères ont ouverts : la réforme des statuts des enseignants-chercheurs et l'ensemble du dispositif de la formation et du recrutement des professeurs des écoles et des lycées et collèges. Une telle union n'avait jamais été vue.

Le second aspect est davantage et durablement porteur de tensions. Comme le traitement du premier point reste ambigu, subsiste une impression diffuse et tenace d'une volonté ministérielle de passer systématiquement outre les avis de la communauté universitaire. Pour parler clair, beaucoup n'ont plus confiance.

Pourtant, toutes les raisons ont été largement, clairement et publiquement expliquées qui entraînent à voir dans les mesures prises un ensemble de réformes sans grand impact positif, voire aggravantes, menées dans la précipitation et sans réelle consultation d'une communauté universitaire habituée à la collégialité dans la prise de décisions et encouragée depuis des années dans l'idée et la pratique qu'elle doit s'investir dans le gouvernement de l'enseignement supérieur et de la recherche.

La sagesse consiste évidemment à décider un moratoire, de manière à favoriser une réflexion réelle, et collective, sur cette question qui déborde amplement le milieu universitaire, et qui touche, justement parce que nous sommes une démocratie, tous les enfants de toutes les familles du pays.

Or que constatons-nous ? Il n'y a ni suspension ni moratoire - mais une série de mesures, d'indications, de commissions, de projets, d'annonces, qui conduisent à faire entériner des dispositifs confus, peu lisibles et globalement nocifs. D'où un sentiment général d'amertume, de colère, de rancoeur, voire de désespoir, qui aboutit à un mélange de consternation et de radicalisation avec le risque de comportements de plus en plus incontrôlables. C'est miracle que l'on en ait jusqu'à maintenant limité la propagation.

Qu'en sera-t-il quand on sera conduit à envisager que, par suite de l'obstination ministérielle ou d'une démarche excessivement tatillonne de l'administration des tutelles, des milliers d'étudiants puissent perdre leur année ? La démarche actuelle génère, dans le milieu de la culture, de la recherche et de l'enseignement, très attaqué et moqué ces temps-ci, un malaise profond, durable, et aux effets lointains, très peu susceptible de donner de l'attractivité à notre enseignement supérieur et à notre recherche.

Il faut donc, vite, des gestes d'apaisement vigoureux, radicaux et clairs, que vous seul, Monsieur le président de la République, pouvez accomplir avec éclat et avec sagesse. C'est la confiance qu'exprime de la sorte notre profond respect.


Par Pascal Binczak, président de l'université Vincennes-Saint-Denis (Paris-VIII),

Lise Dumasy, présidente de l'université Stendhal (Grenoble-III),

Anne Fraïsse, présidente de l'université Paul-Valéry (Montpellier-III),

Bernadette Madeuf, présidente de l'université Paris-Ouest (Paris-X),

Georges Molinié, président de l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV),

et Philippe Rollet, président de l'université Lille-I, sciences et technologies.

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 14:03
DECLARATION DE LA LISTE « ENSEMBLE POUR RELEVER LE DEFI DE L’AUTONOMIE » Liste soutenue par le SNESUP La liste Ensemble pour relever le défi de l’autonomie, réunie le mardi 6 mai 2009 a souhaité rendre publique son analyse de la situation actuelle dans l’université. Le mouvement s’est initié, il y a trois mois, à partir de revendications des enseignants-chercheurs, essentiellement le projet de décret portant sur leur statut, et celui sur la formation et le recrutement des professeurs (mastérisation). Il a très vite été rejoint par les étudiants. On a pu noter au cours de ces trois mois un certain nombre de reculs du gouvernement. Le décret statutaire des enseignants-chercheurs publié le 25 avril* a été modifié sur la question des promotions, des CRCT. Des améliorations de début de carrière des MCF et des carrières des professeurs, ainsi qu’une augmentation du nombre des promotions ont été confirmées. Concernant la question de la modulation des services, la circulaire d’accompagnement de ce décret publiée le 30 avril* reconnaît explicitement la charge de service d’un enseignant-chercheur : 128 heures de cours magistraux ou 192 heures de TD ou TP ou toute combinaison équivalente. Notons au passage que la vieille revendication d’aligner l’heure de TP sur l’heure de TD a été satisfaite. La discussion sur le projet de mastérisation a été reportée à une date ultérieure. Bien sûr, on peut toujours conclure que le compromis ainsi arraché n’est pas satisfaisant et décider de poursuivre l’action. D’autres revendications sont encore à satisfaire telle par exemple la refonte du mode de calcul SYMPA d’allocations des moyens. La liste Ensemble pour relever le défi de l’autonomie tient à attirer l’attention des collègues enseignants, sur la responsabilité qui est la nôtre et sur les effets pervers à long terme d’une situation conflictuelle qui s’éterniserait. L’Université française et l’Université d’Evry en particulier sont l’objet d’attaques diverses qui altèrent leur image de marque et tendent à faire croire à l’incapacité du service public, où les droits d’inscription sont fort peu élevés en comparaison d’autres pays. Il nous revient de défendre que nous y assurons un enseignement de qualité et y développons une recherche digne de notre pays. Ceci implique que nous respections l’idée que nous nous faisons du contenu pédagogique de nos enseignements. Un long débat lors des récentes réformes du système éducatif a conduit un grand nombre d’entre nous à réfléchir sur les programmes et les temps nécessaires à l’enseignement de leurs contenus aux étudiants, sur l’articulation des savoirs d’année en année. Ce débat continue d’ailleurs de façon permanente, des licences aux masters. Cette responsabilité est à la base du contrat moral passé avec nos étudiants, qui viennent chercher à Evry des outils pour leur insertion professionnelle – et le milieu socio-professionnel dont sont issus beaucoup d’entre eux rend cette insertion particulièrement cruciale. Il est clair pour tous, semble-t-il, qu’il n’est pas question de “brader” l’année et que nous aurons la conscience de respecter le fond (les contenus) et la forme (les RCC) – peut-être avec des nuances, mais pas plus qu’avec des nuances. Il convient alors aujourd’hui que les enseignants de l’UEVE s’attachent à mettre en œuvre le rattrapage des enseignements du semestre – les formes peuvent en être variées – de convaincre les étudiants que leur intérêt est à l’évidence de faire l’effort nécessaire pour valider leur année. * les documents sont disponibles sur le blog de la liste Ensemble : http://listensemble.wordpress.com/
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 08:30

 

Ci-dessous quelques analyses et réactions à la dernière mouture du projet de décret enseignants-chercheurs.

=========ANALYSE SUR L’ENSEMBLE DU DECRET==========

La modulation est maintenue, ainsi que les dispositions instituant des décisions locales (président au lieu de ministre, ou CS au lieu de CNU).
Le projet a été modifié sur quelques points :
* Article 2:
- Ajout de la phrase “Les enseignants-chercheurs ont une double mission d’enseignement et de recherche.”
- (Déplacement de la phrase “Les enseignants-chercheurs ne peuvent être mutés que sur leur demande.” qui auparavant figurait ailleurs.)
*Article 4:
- (Une phrase déplacée)
- Ajout de: “Tout enseignant-chercheur doit avoir la possibilité de rejoindre une équipe de recherche, le cas échéant, dans un établissement autre que son établissement d’affectation.”
*Article 5:
- L’amendement : “Lorsqu’ils accomplissent des enseignements COMPLEMENTAIRES au-delà des 128 heures de cours ou 192
heures de travaux dirigés ou pratiques ou toute combinaison équivalente, les enseignants-chercheurs perçoivent une rémunération complémentaire dans les conditions prévues par le décret n° 83-1175 du 23 décembre 1983 relatif aux indemnités pour enseignements complémentaires institués dans les établissements publics à caractère scientifique et culturel et les autres établissements d’enseignement supérieur relevant du ministère relevant du ministère de l’éducation nationale.”
- Le directeur de composante donne son avis sur le service “après consultation du conseil de la composante, réuni en
formation restreinte aux enseignants.”
ATTENTION à: “Le président ou le directeur de l’établissement arrête les décisions individuelles d’attribution de services des enseignants-chercheurs dans l’intérêt du service, après avis motivé, du directeur de la composante et du directeur de l’unité de recherche de rattachement.”
Lorsque le directeur de la composante ne possède pas le statut d’enseignant-chercheur il n’est pas habilité à émettre un avis ayant une influence sur le service d’un universitaire.
- Ajout : “Les enseignants-chercheurs qui exercent les fonctions de membre du conseil national des universités peuvent demander à convertir les indemnités de fonction dont ils bénéficient en décharge de service d’enseignement selon des modalités déterminées par décret.”
*Article 14:
- Ajout de “Un congé pour recherches ou conversions thématiques, d’une durée de six mois peut être accordé après un congé maternité ou un congé parental, à la demande de l’enseignant-chercheur.”
- En plus des CRCT accordés par l’établissement: “Des congés pour recherches ou conversions thématiques sont également accordés par les sections du Conseil national des universités ou dans les disciplines pharmaceutiques par les sections compétentes du Conseil national des universités pour les disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques, dans le cadre d’un contingent annuel fixé par arrêté. Ce contingent représente 40 % du nombre de congés accordé par les établissements l’année précédente.”
- Les CRCT attribuables après 4 ans de tâches d’intérêt général le sont aussi à ceux qui “se sont notamment fortement investis
dans le développement d’enseignements nouveaux ou de pédagogie innovante”
*Articles 22 et 34
- Promotions “pour moitié” par le CNU, “pour moitié” par le CA.
- “Les promotions prononcées sont rendues publiques.”
*Article 25:
- cet article ôte au CA une prérogative qui est donnée au président.

Laurence VALETTE
http://statutec.site.voila.fr/

=========AUTRE ANALYSE SUR L’ENSEMBLE DU DECRET========

1- pour le CNU, ils ont trouvé la solution  au problème de l’engorgement non pas en augmentant les membres mais en autorisant les rapporteurs extérieurs (sans aucun contrôle) comme pour l’AERES et l’ANR sauf que cette décision aura un impact double sur les promotions mais surtout sur la possible modulation à la hausse du service d’enseignement de l’intéressé (selon l’art 7 I 2° (pour moitié par une activité de R reconnue comme tel par une évaluation du CNU)
mais les membres dans le décret EC peuvent demander que les indemnités soient transformées en décharge (+ mais - : aucune quantification de décharge en heures d’enseignement n’est donné contrairement aux autres décharges (art 7 IV)
2- pour le décret statut EC

·                                 art 3: toujours toutes ces fonctions notamment l’orientation des étudiants et la possibilité d’être chargé des questions documentaires (à la demande ou la décision de qui?)

·                                 art 7 I  : le temps de travail de l’EC est constitué

1/2 enseignement (128h CM) et l’enseignement est évalué par la CNU
1/2 recherche reconnue comme telle par une évaluation du CNU
avec ajout de la rémunération complémentaire avec la discussion de savoir quant elle joue : au dessus des 128 h CM ou au dessus de la modulation fixée par le Président ? Reste une question où sont passées alors toutes les autres fonctions, ou les case-t-on ?

·                                 art7 II le tableau des référentiel des équivalences horaires toujours renvoyées à un arrêté non encore préparé

·                                 art 7-III la procédure de modulation : fixation en fonction de l’intérêt du service, par le Président (ce qui laisse ouvert la possibilité à la hausse) (inchangé) l’accord de l’intéressé cette fois-ci écrit ce qui ne change pas grand chose ,  (il aurait fallu “à l’initiative de l’intéressé) (changé mais n’apporte aucune garantie) et les décisions doivent prendre en considération (aucune obligation) les évaluations sur l’enseignement et la recherche du CNU (tellement fluctué que je ne sais plus si c’est mieux ou moins bien que la dernière version) avec une possibilité de recours pour l’intéressé seulement en cas refus de modulation (donc ici lorsque la demande est à son initiative donc on peut imaginer que la modulation demandée était à la baisse!) conclusion  donc : plus de recours quand modulation à la hausse et à la demande de l’administration ( (-) version qui est complètement contraire aux droits de l’intéressé) et toujours inchangé l’alinéa scélérat qui balaye tout le reste: les décisions individuelles ne peuvent compromettre les engagements de formation du contrat quadriennal et donc vont permettre la hausse des heures d’enseignement que l’on soit bien évalué ou non en cas de besoin de l’université.

=========AUTRE ANALYSE CONCERNANT LES CRCT============

La ministre et les syndicats ayant participé à la fin du CTPU du 24 mars nous ont vendu comme une avancée l’obtention d’une part de 40% de CRCT (congés pour recherche ou conversion thématique) répartis par le CNU… dans les faits, par un artifice de
rédaction particulièrement mesquin, ces 40 % se réduisent en réalité 28,5 % !!!
Explication:
1/ l’amendement proposé indique: “Ce contingent [accordé par les sections du CNU] représente 40 % du nombre de congés accordé par les établissements l’année précédente.”
2/ en faisant une simple simulation avec un nombre total de CRCT constant d’année en année et en partant d’un ratio de 40% de CRCT réparti par le CNU à l’année N, on obtient:
- 24% de CRCT réparti par le CNU à l’année N+1
- 30,4% de CRCT réparti par le CNU à l’année N+2
- 27,8% de CRCT réparti par le CNU à l’année N+3
- 28,9% de CRCT réparti par le CNU à l’année N+4
- 28,5% de CRCT réparti par le CNU à l’année N+5
- puis la suite converge autour de 28,5%
3/ Toute augmentation du nombre total de CRCT une année donnée conduit à réduire de manière importante le % de CRCT répartis par le CNU cette  même année. Réciproquement, la seule façon d’augmenter le % CNU est de  réduire le nombre total de CRCT !!!

=======AUTRE ANALYSE SUR L’EVALUATION DE LA RECHERCHE==============

En outre,  il ne faudrait pas oublier un point qui pourrait soulever de graves problèmes à l’avenir: en ce qui concerne l’évaluation de la recherche, l’utilisation de l’expression “une recherche reconnue comme telle” est vide: on y met ce que l’on veut: des critères valables, comme les plus fantaisistes… permettant éventuellement dans un contexte budgétaire difficile pour l’Université de servir + aisément d’appui pour supprimer primes et promotions (n’oublions pas que des Présidents et des CA bien disposés peuvent se trouver face à des contraintes budgétaires, lesquelles dictent leur loi en dépit de la bonne volonté des personnes. Donc: on (le ministère) fixe au CNU des critères insensés pour évaluer: quasiment personne ne peut correspondre à ces critères: mauvaises évaluations en cascade: économies budgétaires + modulation = économies + économies). Vision noire des choses, puisque possibilité de conséquences négatives sans même une action a priori défavorable des membres du CNU, du Président d’Université et des membres du CA . Donc attention tant que nous ne savons pas de quelle manière la recherche sera évaluée (sans compter que nous ne connaissons pas non plus les critères d’évaluation de l’enseignement).
Enfin, la question des tâches d’intérêt général pose un sérieux problème, comme cela a été souligné par 2 syndicats.

===========AUTRE ANALYSE : ACCORD DE L’INTERESSE OU RECOURS===========

Vice de forme : moitié enseignement, moitié recherche => pas de tâches administratives ??
Orientation, insertion, responsabilités diverses etc. : on ne les fera PAS si pas de décharges de service significatives.
Notamment : « Ils assurent la direction, le conseil, le tutorat et l’orientation des étudiants et contribuent à leur insertion professionnelle ». Si cela fait partie de la rubrique enseignement, on ne comptera plus 192HETD = 192 heures de cours effectifs. Ces tâches devront être quantifiées en heures/année.
Assez de responsabilités considérables sans contrepartie, ou avec des contreparies dérisoires (genre : direction d’un Master : 12 HETD par an, au mieux ; direction d’un département ; idem ou rien ; etc.).
Contradiction entre « accord de l’intéressé » et « recours » prévu. C’est donc bien que « l’accord de l’intéressé » pourra être enjambé.

 

On anticipe déjà !

Certains n’ont pas attendu la publication ou le passage à l’autonomie pour se croire tout permis : quelques extraits d’une lettre recommandée expédiée par le directeur d’un département d’une université de banlieue parisienne à un contractuel par ailleurs docteur 24° et publiant (lui !), il est d’ailleurs le seul enseignant en poste docteur de la spécialité  dans des diplômes relevant d’un ex IUP d’aménagement  ! Lettre expédiée la semaine dernière, c’est dire combien cet » enseignant chercheur » de sociologie est attentif au mouvement des universités et à son sens !

 

 

Déjà cela promet bien du plaisir, organiser un cours ou une conférence sur la ville nouvelle nécessite une autorisation écrite! Même les petits adjudants de collège n’ont pas le droit d’exiger cela d’un prof de collège !

Renseignements pris, les personnes dangereuses contre lequelles il faut protèger les étudiants sont:
  

  • Le fils de Paul Delouvrier,  cadre, spécialiste des questions urbaine
    Un membre de l'association Paul Delouvrier
    L'ancienne première adjointe du Maire de la Ville Nouvelle au moment de son édification, retraitée et par ailleurs ancienne collègue de l'IUT et épouse d'un l'ancien président.....
    Un MCF d'Art, chargé de mission à la présidence de l'université
    Un autre collègue MCF 24, lui aussi interdit de séjour?????
    Mais le clou est dans la conclusion de cet étonnant « directeur » de département :

    C’est signé X directeur du département de …..

    Heureusement que cette université n’est pas passée à l’autonomie…on peut souhaiter bien du plaisir à ceux qui seraient amenés à être sous la coupe d’un pareil individu  et dont les services, la promotion pourraient dépendre !
      

    Nous reviendrons plus longuement sur les questions légales et de principe posées par ce genre de courrier et de comportement d’un « responsable »(sic) de structure subalterne d’une composante.

    En effet soit il agit par délégation du Président (ce que ne prévoit pas la loi, du moins sur ces points et cette forme) soit il s’agit d’intimidation, l’auteur de la lettre croyant déjà que la LRU et  le décret permettent un comportement de patron de combat à n’importe quel chefaillon !

    Le Snesup national est saisi, on attend la réaction !

    Ces comportements sont regrettables, ils n'honorent ni l'université, ni le corps des enseignants chercheurs  alors que la majorité d'entre eux n'ont rien à voir avec ce type d'individus. C'est ce genre de comportement qui nuit à l'action de ceux qui sont engagés dans une lutte décisive pour la liberté de recherche et d'enseigner, la lutte contre la précarité, bref: une certaine idée de l'université et de la personne humaine!
    Ils sont aussi fort dommageables pour les étudiants du secteur où sévissent ce type d'individus, le discrédit de ces pseudo- enseignants chercheurs rejaillit sur la valeur des  diplômes....mais aussi sur l'ensemble des collègues de la composante et de SHS!

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 09:27

8 juillet 2006

Promotions, évaluation et démocratie

Communiqué du Snesup Evry

 

Evaluation et démocratie.

 

Une évaluation sérieuse dans tous les domaines est une garantie pour tous les collègues, le personnel IATOS, les étudiants et partenaires, enfin c’est une nécessité pour l’institution et son image.

 

Deux propositions de promotion à la classe exceptionnelle et  à la hors classe, l’une du CS restreint, l’autre du CA restreint posent de graves questions et lèsent des collègues PR et MCF dont l’activité de recherche, mais aussi l’implication dans le développement de l’université et le respect de ses règles et des lois ne souffrent aucune contestation. Ces décisions qui émeuvent au-delà des collègues concernés par une promotion, s’inscrivent aussi dans une tentative d’empêcher à tout prix une évaluation, par une campagne qui se cristallise contre notre camarade Waksman qui soutient clairement le président dans cette dimension du programme de la liste Ensemble. Il est regrettable que certaines personnes  fassent passer leurs rancœurs nées de l’échec de leurs ambitions avant l’intérêt général de l’université et de l’IUT d’Evry.

Les promotions : il s’agissait de promouvoir à la classe exceptionnelle de professeur un PR et un MCF à la hors classe, l’université se voyant attribuer deux possibilités après les promotions effectuées par le CNU :

La procédure habituelle dans les universités et au CNU est la suivante : les dossiers des candidats sont tout d'abord examinés par le CNU, puis pour les candidats non retenus à ce niveau renvoyés à l'université d'origine pour examen local. Il est communément admis qu'au niveau national, ce sont principalement les critères scientifiques qui sont pris en considération, tandis qu'au niveau local les services rendus à l'institution sont aussi pris en compte.

Les choix du CS et du CA n’ont été en aucune manière étayés par un examen basé sur une évaluation claire, basée sur des critères publics qui prennent en compte l’ensemble des activités des collègues promouvables. Aucun élément n’a été fourni par le 2° VP du CA en charge des questions de personnel jusqu’à présent, qui puissent permettre une appréciation fondée des membres du CS et du CA restreints.

Cette question des promotions s’ajoute à de nombreuses irrégularités constatées dans le secteur de la gestion du personnel  et à un  fonctionnement totalement déficient du CA restreint (pas de documents préparatoires, pas de comptes rendus).

Il y a de trop graves dysfonctionnements dans la gestion des problèmes de personnels, sur ce point et en général, pour que cette charge reste entre les mains de l’actuel 2° VP du CA.

 
La section du Snesup Evry soutiendra toute initiative, y compris devant le TA ou autres juridictions si nécessaire, pour que ces propositions du Ca et du CS, soient corrigées et pour que les collègues puissent reprendre confiance dans les organes de l’université et s’investir au service de l’intérêt collectif.

 Nous soutenons résolument le président Richard Messina dans son travail de réorganisation de l’université, de rétablissement des règles légales de fonctionnement et sa volonté de promouvoir une évaluation transparente condition de la démocratie et de l’efficacité.

par SNESUP EVRY publié dans : Défense des collègues
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 08:57

Bonjour

Certains resteront sans doute incrédules devant l'énoncé de l'amendement de V Pécresse, que cite Jean-Luc. Je garantis pourtant que c'est bien la phrase exacte.

Nous avons passé 3/4 heure à essayer de tirer d'elle autre-chose que la répétition mécanique de cette phrase. Vous savez la suite: son passage à une brutalité méprisante, notre sortie de la pièce.

Il est hallucinant que la ministre s'abaisse et nous abaisse par le recours à un "astuce" d'un niveau aussi désolant. Je suis curieux de voir si le Conseil d'Etat laissera mettre dans un texte réglementaire un gag pareil.

Certes l'Autonome est ridiculisée, mais je pense que l'affront, à travers leurs élus, va à tous les enseignants-chercheurs et mérite qu'on exige des explications de la part de la ministre.

Amitiés
Noël

 Jean-Luc G a écrit :
 Bonsoir

L'Autonome paraît se réjouir dans son communiqué de l'adjonction d'un  amendement sur le paiement des HC au delà de 192h. Je m'étonne que  Charlet, éminent latiniste, soit aussi naïf et surtout méconnaisse autant les ruses de la grammaire. Il y a en effet une arnaque dans
 l'utilisation de l'adjectif "complémentaires" à l'intérieur de cet  amendement sorti du chapeau de Pécresse.

 Ecrire :

« Lorsqu’ils accomplissent des enseignements complémentaires au delà de 128h de cours ou de 192h de travaux dirigés ou pratiques ou toute combinaison équivalente en formation initiale, continue ou à distance,  les enseignants-chercheurs perçoivent une rémunération complémentaire  dans les conditions prévues par le décret 83-1175 du 23 décembre 1983 ».

N'est pas pareil qu'écrire :

« Lorsqu’ils accomplissent des enseignements au delà de 128h de cours ou de 192h de travaux dirigés ou pratiques ou toute combinaison  équivalente en formation initiale, continue ou à distance, les  enseignants-chercheurs perçoivent une rémunération complémentaire dans  les conditions prévues par le décret 83-1175 du 23 décembre 1983 ».

Cela signifie que l'on se retrouve dans la même situation que celle  produite par la première version du décret :

 a) Si le service d'un collègue est modulé à 120h, et que le collègue  fait 124h, il ne peut être payé de ses 4h complémentaires car il faut  en avoir fait 192h pour avoir ce droit...

 b) Si le service d'un collègue est modulé à 220h, et que le collègue
 fait 224h, il ne fait que 4h "complémentaires", et non 220-192=28h.

Bref, Pécresse est une arnaqueuse. On le savait. Et l'Autonome vient > de se ridiculiser...

 JLG

On peut ajouter avec la caution nos bons socialistes du SGEN et de l’UNSA qui se sont courageusement abstenus……..

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 00:34

Tonnerre de Brest ! La Conférence des Présidents d’Université (CPU) tient depuis le mercredi 25 mars son colloque annuel, à Brest. Pendant ce temps, nos ministres de tutelle maintiennent le cap des réformes que la communauté universitaire, après huit semaines de mobilisation, continue massivement à rejeter. Pendant que les présidents réunis à Brest appellent clairement les universitaires à rentrer dans le rang au prétexte que leurs principales revendications auraient été satisfaites, nos universités voient dans les faits le mouvement en cours se poursuivre, voire s’amplifier, avec une détermination et une inventivité étonnantes. Nous, présidents d’université responsables, avions hésité à participer à ce colloque brestois de la CPU que nous jugions pour le moins inopportun… et qui ressemble ces jours-ci  à une fuite à Versailles !

Le dernier communiqué de la CPU, ainsi que les conditions dans lesquelles se tient son colloque, justifient amplement nos préventions. En capitaines de navires qui traversent une tempête comme l’université n’en a pas connue depuis 1968, nous considérons que notre devoir est de rester sur le pont, solidaires de nos collègues enseignants-chercheurs et personnels administratifs, solidaires de nos étudiants.

Cet « Appel de Brest » lancé mercredi par la CPU invitant unanimement à la reprise des cours et de l’organisation des examens, sonne comme une réponse à «l’Appel de la Sorbonne» que nous avions lancé le 9 février, par lequel nous appelions les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à «retirer tous les projets de réformes controversés» et à organiser une véritable concertation pour construire sur de meilleures bases l’avenir de nos institutions universitaires. Ce communiqué n’a donc été voté qu’à l’unanimité des présidents présents à Brest et n’exprime donc nullement une position unanime de l’ensemble des présidents d’université.

Notre sens de la responsabilité nous conduit également à regarder les circonstances avec les yeux de l’honnêteté, à dénoncer le fait que nos ministres n’ont toujours pas pris la mesure de la situation, à regretter l’étrange surdité de certains collègues qui depuis le phare de Brest croient observer que le «champ de la concertation» a réellement été ouvert et qu’il convient donc que les universités reprennent leur activité normale… Fermez le ban !

Pour ce qui nous concerne, nous constatons que la réforme dite de la «mastérisation» reste confuse dans l’organisation qu’elle propose pour les concours de recrutement et que ce projet est maintenu dans des termes et des principes que nous continuons à rejeter comme nocifs tant à la qualité qu’à la cohérence de la formation des enseignants des premier et second degrés. Les dernières propositions du ministère génèrent une confusion pointée par tous les acteurs de la formation des enseignants en prétendant échanger un recul dans la mise en place des nouveaux concours contre une mise en place immédiate des nouvelles formations. C’est là une manœuvre pour faire entériner à l’avance tout le processus combattu par la majorité de la communauté universitaire. La seule solution simple et claire est de proroger le dispositif actuel dans sa totalité, pour un an (y compris l’année de formation en alternance). Nous constatons aussi que l’augmentation des moyens promise par les pouvoirs publics ne s’est jusqu’à présent traduite que par le travestissement des dotations budgétaires de l’Etat (qui font en réalité apparaître une baisse sensible de nos moyens) et que les suppressions de postes pour l’année 2009 sont toujours maintenues.

Nous constatons encore que la réforme du statut des enseignants-chercheurs, loin de satisfaire les attentes des personnels concernés, continue d’aggraver les contradictions de la loi LRU. Inscrite dans la dernière version du projet de décret, la possibilité pour les enseignants-chercheurs de choisir librement l’établissement dans lequel ils souhaitent effectuer leurs activités de recherche empêchera les acteurs de l’université de conduire efficacement la politique scientifique de leurs établissements, telle que la loi LRU pourtant les invite à la construire de manière autonome. Et c’est encore la concurrence entre universités qui sera ainsi exacerbée. Cette nouvelle version d’un décret que la ministre ne finit pas de réécrire, est proprement irréaliste en ce qu’il hypothèquerait tout recrutement sur les bases d’un profil de recherche correspondant à la politique scientifique de l’établissement.

Notre sens des responsabilités nous appelle, enfin, à garantir la qualité des diplômes de l’année 2009. Nos universités ont acquis depuis longtemps une expérience en matière d’aménagement des modalités de validation des cursus en période de grève, et nous n’avons pas besoin d’injonctions pour prendre les mesures qui conviennent à la situation. La fébrilité manifeste de certains, qui les conduit, face aux revendications des étudiants, à préférer à l'échange d'arguments, celui de gestes violents, dans des altercations confuses, ne les qualifie pas pour donner des leçons de responsabilité. Il est plus que temps de négocier sérieusement en acceptant de traiter globalement une crise qui est globale, ce qui suppose d’abord de retirer, comme nous le demandons depuis plusieurs semaines, les projets de réforme controversés. Cette crise aurait pu être évitée et réglée en quinze jours au mois de janvier : poursuivons tous la mobilisation pour que cette crise ne pourrisse pas davantage l’année universitaire.

Pascal BINCZAK, Président de l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis Bernadette MADEUF, Présidente de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense Georges MOLINIE, Président de l’université Paris IV La Sorbonne Philippe ROLLET, Président de l’université Lille I

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Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

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