Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 19:53

De : Henri Audier

À : debats@sauvonslarecherche.fr
Envoyé le : Lundi 16 Janvier 2012 17h19
Objet : [Débats SLR]Au Président de la région Languedoc-Roussillon

Au Président de la région Languedoc-Roussillon
Monsieur le Président,
Je dois dire que c’est avec consternation que j’ai lu la lettre (1) que vous avez adressée aux responsables d’établissements de votre région. Ce courrier a fait plusieurs fois le tour de la France puisque je l’ai moi-même reçu neuf fois. Je peux comprendre votre déception quand vous avez appris que l’Idex de Montpellier n’avait pas été sélectionnée au Grand Loto des Idex. Je la comprends d’autant que, face aux assèchements des financements ministériels de d’enseignement supérieur et de recherche, les régions ont fait ce qu’elles ont pu pour aider les établissements, et la vôtre peut-être plus que d’autres.
Mais comment ce désir de bien faire, cette volonté de défendre votre région ont-ils pu vous aveugler au point de ne pas mesurer combien le « Grand emprunt » en général et, plus encore, les « Idex » s’apparentent à de l’escroquerie. Peut-être avez-vous oublié que le Président de la République a annoncé lui-même que les intérêts versés au titre de l’emprunt seraient compensés par la baisse des crédits de base : c’est donc très officiellement un jeu à somme nulle, où les perdants payent pour les gagnants. A l’évidence, vous n’avez pas non plus pris en compte le fait que les procédures liées à l’emprunt visent systématiquement à dessaisir de tout rôle les instances où siègent des élus et à démolir un peu plus notre système. Comment ne pas voir que c’est d’un crétinisme grandiose que de mettre en compétition Montpellier et Marseille, Lyon et Grenoble, Bordeaux et Toulouse, Paris 2-4-6 et Paris 3-5-7 ? Que dans ces tournois, des territoires entiers, à l’Ouest, au Nord ou au Centre n’avaient pas la moindre chance vu leur faible potentiel, en dépit de leurs efforts.
Comme le dit un parti que vous connaissez peut-être : « La compétition est un des moteurs de la recherche. Mais l’exacerber, comme le fait le gouvernement, est contre-productif. En lieu et place de la mise en concurrence systématique et permanente actuelle qui est imposée (…), l’accent sera mis sur la coopération ».
Aujourd’hui, je suis convaincu que ce que les personnels de vos établissements attendent de vous, c’est d’abord une aide pour survivre, mais surtout un soutien politique pour reconstruire sur d’autres bases le système d’enseignement supérieur et de recherche, au lieu d’entrer dans le jeu de ses fossoyeurs.
Veuillez agréer, Monsieur de Président, etc …
Henri Audier

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 22:32

Si Valls est emblématique de l'équipe Hollande, ce dernier est mal parti!

 


http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120108trib000676334/ce-qu-ecrivait-manuel-valls-sur-la-tva-sociale-en-septembre-2011.html
et encore Royal est muette et Allègre déjà, lui passé officiellement en
face, il ne compte plus dans le concours aux perles de campagne du PS !

et... pour alimenter les réactions de quelques contributeurs de cette liste
qui me ravissent par leur zèle à traquer le démon stalinien.

 
Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 00:30

"l'autonomie des universités, ça me va"

 

 

 

P. Moscovici, France Culture, porte parole de F. Hollande, 18h ce soir [1]:

Question: "L'autonomie des universités, ça me va, comme avait dit F. Hollande ?" (*)
Réponse de PM: "oui, ça va" (en substance, si on ne laisse pas des universités à la traîne (!!))

Quelle analyse !
Quelle prospective !
Ils iront loin

 

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 01:18

 

Trouvé sur le site de Marianne, à déguster sans modération.

 

Euro et Grèce : « Ni Jean ni Monnet, seulement... monnaie »

Panagiotis Grigoriou - Tribune - 05/01/2012 - 7 Commentaires

http://greekcrisisnow.blogspot.com/

 

 

et pour le film du Monde Diplomatique http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 00:11

 

La Maif, dirigée et contrôlée (comme la MGEN) par les anciens dirigeants de la FEN et du SNI, est en général du côté du manche. Ce petit monde, administratifs complaisants, chefs d'établissements plus que complaisants et autres relais des "gens en place" est en général plus que prudent et s'en tient aux questions qui ne fâchent pas, aux critiques sur les points de détails, aux généralités sans conséquences. Il se dit parfois qu'ils sont de gauche… ils ont parfois leur carte au PS, fréquentent quelques loges mais les Valls et autres super droitiers de la social démocratie apparaissent comme de redoutables gauchistes par rapport à eux. Il faut une situation sévèrement dégradée pour que ces gens qui font chattemite au quotidien risquent un pareil titre et ce type d’article.

 

Il faut une situation sacrément dégradée pour que ces Enseignants

- Prévention à l'école

 

La désillusion des enseignants

Ouvrez n'importe quel journal: le ras-le-bol enseignant y est présent. "Burn out", "stress", "surmenage", "grogne"... anglicisme, titres chocs... finalement, l'impression donnée est que l'on se cache derrière des mots afin de fuir une certaine réalité du terrain. Pratiquer "le plus beau métier du monde" -comme on en parlait dans une vie qui semble antérieure- est devenu un cauchemar pour beaucoup.


Loin des tambours battant du sensationnalisme ambiant, nous avons recueilli le témoignage d’un ancien professeur. Un seul, parmi tant d’autres, de façon à bien comprendre comment la mécanique peut s’enrayer. Il nous raconte, comment et pourquoi il a, petit à petit, tourné le dos à ce qui était jadis une véritable vocation
pour lui.

Lionel Coutancier est un enfant de la balle. " Prof, c’est une maladie qui se transmet souvent par les parents " dit-il en s’amusant. A la fin du lycée, marqué par certains professeurs, il veut à son tour renvoyer l’ascenseur. Il le répètera plusieurs fois pendant l’interview : " J’y croyais ". Ainsi débute sa quête du partage du savoir. S’ensuit alors le parcours " classique " : DUT, IUFM et un CAPES de construction mécanique, jusqu’aux premières classes.

Bons débuts

La carrière du novice démarre tout à fait convenablement. Prof dans un lycée technique à Montargis, il enseigne les sciences de l’ingénieur (S-SI), auprès de 120-130 élèves par an.
Les jeunes n’y sont pas enragés, mais ils ne sont pas dociles non plus. Lionel enseigne la matière principale, à savoir la construction mécanique. " Je bénéficiais donc d’une plus grande écoute que dans d’autres matières au coefficient moins important ". Le débutant se rend compte de cette chance lorsqu’il retrouve certains de ses collègues, au bout du rouleau, en pleurs dans la salle
de repos.

Premières distorsions

Si le rapport avec les jeunes reste au beau fixe durant la dizaine d’année pendant laquelle Lionel enseigne, les liens avec le système éducatif dans son ensemble, eux, s’étiolent petit à petit. Et les premiers signes de ras-le-bol ne vont pas tarder à se faire sentir. Très vite, le jeune homme ressent un décalage entre ce que l’on exige des élèves et ce qui se trouve dans les programmes.
Il éprouve une sorte de distorsion qui lui fait peu à peu perdre ses repères. Le jeune enseignant prépare ses cours de façon intense, en vain, puisque des directives souvent absurdes, ruinent son boulot. " Avec mes collègues, on en arrivait à se demander pourquoi est-ce que l’on travaillait autant nos cours, tant les impératifs de notre direction nous en éloignaient ".

Marre

Quelques années après ses premières classes, Lionel fait partie du comité de correction des épreuves du bac S-SI. Le procédé est simple : il ne corrige qu’une question par copie. Toujours la même, puis il tend la feuille à un confrère qui en corrige une autre et ainsi de suite. Ce jour là, l’inspecteur fait irruption dans la pièce et explique aux correcteurs qu’il faut x % de réussite. Ce qui donne très vite au jeune homme la désagréable impression d’attribuer des notes avant même d’ouvrir les feuilles d’examen. " C’est à deux vitesses, conclut Lionel, on formate les élèves par rapport aux épreuves et après on reçoit des consignes de l’inspection comme quoi il faut mettre des bonnes notes pour valoriser les élèves. Mais nous, est-ce que ça nous valorise ? ".

Année après année, la lassitude le gagne. Une véritable gangrène pour un passionné. " Ce que j’enseignais n’avait plus de sens ". Pire encore, le professeur n’arrive même plus à envisager l’avenir de ses élèves. Au fil des cours, il a l’impression de leur transmettre des connaissances anecdotiques. " Je mesurais l’équilibre entre ce que je comptais enseigner en début d’année et les informations transmises en fin d’année. Et le bilan n’était pas probant. De moins en moins ".

Troc tableau contre écran

Jadis sportif de haut niveau, Lionel n’est pas du genre à baisser les bras. Las de sa déconvenue, si la grande aventure humaine qu’il croyait vivre bat de l’aile, il demeure persuadé de pouvoir encore tirer un intérêt de son métier et d’entraîner les élèves avec lui. Il se jette alors tête la première, dans la gestion du parc informatique de son lycée, soit 400 ordinateurs en réseaux. Son objectif : rendre viable et robuste ce matériel et former scolaires et professeurs aux nouveaux logiciels. Il s’y consacre à fond, à tel point qu’il reçoit même une petite rémunération supplémentaire. " Pas de quoi construire une maison " ironise t-il. Malheureusement, le projet s’enlise. C’est la fois de trop, cette expérience lui permet de comprendre que l’informatique a pris le pas sur l’enseignement. " Une chance, reconnaît-il, je ne sais pas ce qu’il me serait arrivé si je n’avais
pas eu cette bouée de sauvetage ".

Il est donc prêt à tout pour quitter l’Éducation nationale. Seulement, les procédures de départ n’existent pas. Il demande donc une disponibilité qu’il n’obtient pas. Sa seule escapade possible passe alors par un nouvel emploi. " Allez donc convaincre un employeur du privé que vous pouvez faire autre chose qu’être enseignant après 10 ans de classes ! ". 300 CV plus tard, Lionel décroche un poste. Il donne donc sa démission. Ironie du sort, son nouveau contrat débute un
1er août. " Fini les 2 mois de vacances d’été, mais au moins, je n’ai pas abandonné mes élèves en cours d’année ".

Un nouveau départ

Aujourd’hui Lionel est ingénieur chez Bull, une boîte de développement informatique. Il manage une équipe chargée des développements mécaniques et thermiques. Il revient sur son passé ni avec regret, ni avec dégout. Il reste encore très proche de certains de ces anciens collègues. Il est surtout très concerné par la situation des enseignants. " Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il faut vraiment y croire, au delà tout. Et aujourd’hui, j’ai le sentiment que c’est inapplicable ". Il reste persuadé que pour faire fonctionner ce métier il faut une authentique prise de conscience, à l’échelle nationale. " Il existe une énorme différence entre le système scolaire dont on rêve et celui que l’on peut se payer. Avec -15 % sur le budget, je pense que le calcul sur l’investissement national est mauvais ! Une inconnue m’échappe dans l’équation ".

Lorsqu’il croise de jeunes gens qui se destinent à intégrer l’Education Nationale, Lionel ne les décourage pas, mais il les met en garde. " Il faut vraiment se demander s’il on est fait pour cette carrière. Aujourd’hui, on attend d’un prof qu’il soit talentueux. Ce n’était pas mon cas. Je pense que j’étais bon, mais je n’avais pas cette flamme que certains possèdent. J’entends souvent des étudiants évoquer les fameuses vacances du monde enseignant en guise d’argument. Attention, ce n’est pas quelque chose qui compte à côté des frustrations que cette profession peut engendrer ".

S’en sortir ensemble

Lionel Coutancier n’est évidemment pas un cas isolé. Selon le Livre vert sur l'évolution du métier d'enseignant, de Marcel Pochard, 46 % des enseignants du premier degré et 39 % de ceux du second degré songent à quitter leur métier... Peu d’autonomie, pas assez de reconnaissance, conflits, responsabilités ambiguës, sentiment d’injustice, recherche d’un sens… Les psychologues, sociologues et professionnels de l’école interrogés envisagent une des solutions à la morosité ambiante par une approche collective du problème. " Les enseignants doivent se mettre autour d’une table, chercher des solutions ensemble, avec le soutien de la direction ". La difficulté à créer des rapports de proximité entre la hiérarchie et les professeurs, revient régulièrement dans les témoignages. " Chaque corps ne va pas l’un vers l’autre. C’est dommage, car quand les enseignants ont un sentiment d’efficacité collective, ils mettent en œuvre des stratégies de résolution des problèmes : cela a un effet positif ", observe Nicole Rascle, vice-présidente de l’université Victor Segalen-Bordeaux 2 et Professeur de Psychologie.

Pour Lionel, une refonte de la formation des enseignants s’impose, notamment sur le développement des compétences humaines. " La façon de recruter est singulière. On met de côté nos aptitudes de passeurs de savoir et à la place on nous fait faire des dissert’ ". Nicole Rascle abonde. Selon elle, l’enseignant ne doit pas trouver seul la bonne distance, entre vie privée et vie professionnelle, avec les élèves, avec sa hiérarchie. " Comme la formation psychosociale est très faible, les professeurs risquent de développer des stratégies de défense et de survie. On remarque d’ailleurs chez les débutants, dans le premier degré, le développement d’une pratique traditionnelle de l’enseignement comme la punition, les avertissements, les cris. Ce qui est une stratégie de survie, pas de travail ".

Ainsi, il ne suffit plus d’un cours bien préparé, pour réussir à le transmettre et obtenir un retour valorisant. " Un programme bien ficelé fonctionne moins bien qu’un projet collectif, aujourd’hui indispensable à l’épanouissement et au bon fonctionnement, mais cela nécessite une autonomie " observe Lionel, pourtant aujourd’hui bien loin des tracas de la cause enseignante. Puis, après un bref silence, il conclut par la question suivante, peut-être la clé d’un épineux problème, si elle trouvait si ce n’est une réponse, au moins un écho : " Les enseignants ont-ils suffisamment d’autonomie et de marge de manœuvre ? ".


En savoir plus :

Face aux responsabilités qui pèsent sur les enseignants, une protection qui couvre les risques du métier est indispensable. C’est ce que propose la MAIF avec le contrat OME (Offre Métiers de l’Education).


D’autre part, la MAIF propose des conférences liées au monde de l’éducation, dans le cadre de ses Actions mutualistes. Les prochains rendez-vous :
- " Quelle école pour demain ? " : à Mulhouse le 2 février,
- " Relations enfant/adulte, terrains d’entente ou terrains minés ? " : au Havre le 19 janvier.

Laurence Janot-Bergugnat et Nicole Rascle, Le stress des enseignants, Paris, éd. Armand Colin, 2009, 224 pages.

Marcel Pochard, Livre vert sur l'évolution du métier d'enseignant, Paris, éd. La Documentation française, 2008, 230 pages.

Dossier réalisé par la MAIF, janvier 2012

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:36

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_G%C3%A9n%C3%A9reuxhttp://jacquesgenereux.fr/news/pourquoi-je-quitte-le-ps   http://www.comite-richelieu.org
 
http://www.comite-richelieu.org/adherentshttp://reseau.journaldunet.com/membre/3517182/3856692280/patrice_noailles/  

Jeudi 12 janvier 2012 15h - 18h

Université d’Evry-Val-d’Essonne

2 rue du Facteur Cheval, 91000 Evry

 

Jacques Généreux, économiste, Parti de Gauche

 

 

Patrice Noailles, économiste, Comité Richelieu

 

 

 

Rencontre animée par Daniel Bachet et Philippe Naszalyi

Introduction : Philippe Houdy, Président de l’Université

 

Les enjeux économiques de lélection présidentielle

 Sortir de la crise, sans cure d’austérité.

 

Sortir de l’eurolibéralisme, sans sortir de l’euro.

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 11:19

Le pouvoir sarkoziste critique les régimes de d'Assad et Poutine, les danseuses sociale-démocrates versent des larmes de crocodiles sur la Syrie et la Russie mais "on" tait soigneusement ce que l'on fait sur le territoire national.....

 

Au début de l'année 2009, l'île de la Guadeloupe aux Antilles fut secouée par un fort et long mouvement social mettant en exergue de vieux réflexes coloniaux non seulement des Békés (blancs descendants de coloniaux) mais également des autorités locales, et dénonçant des injustices d'ordre économique, social et politique de tout ordre.

Après des allers et retours en jet privé du ministre de l'Outre-Mer entre Paris et ce confetti de l'ex-empire colonial français, un accord fut trouvé au mois de mars suivant.........qui n'a pas été respecté par le gouvernement français. Pire, le LKP ou Liyannaj Kont Pwofitasyon n'est pas officiellement reconnu comme un syndicat.
Depuis deux ans, ses membres ainsi que ceux/celles de l'UGTG sont condamné-e-s à des lourdes amendes et à des peines d'emprisonnement comme des délinquant-e-s de droit commun.
Plus grave encore dans cette répression syndicale est la mise en examen des deux avocats défendant le LKP alors que ces derniers ont été victimes d'écoutes téléphoniques dans le cadre de leurs activités professionnelles par des policiers.
Très peu de médias métropolitains et antillais dénoncent que les droits syndical, de la défense et de l'être humain sont bafoués par le biais d'un système judiciaire local aux pratiques coloniales d'une autre époque car ils sont trop occupés par la course à l'audimat ; DSK faisant plus vendre que le LKP.
C'est pourquoi, il est urgent de les faire connaître au plus grand nombre de votre entourage; syndicalistes, politiques, journalistes ou simple citoyen-nes en faisant suivre par exemple le mel ci-dessous à votre réseau par
internet.

Il est possible également d'obtenir plus d'informations à ce sujet en entrant via un moteur informatique de recherche les mots "LKP ou répression syndicale en Guadeloupe".
Vous pouvez enfin apporter votre soutien moral - et peut-être plus - aux syndicalistes incriminé-e-s en adressant un mel à l'UGTG ou Union Générale des Travailleurs en Guadeloupe via ugtg@wanadoo.fr.
AP

Antilles/France: justice coloniale contre une syndicaliste!

04/03/2011 à 00h53 - mis à jour le 04/03/2011 à 17h57 | 721 vues |  

Kimafoutiésa !


Les Africain-e-s et descendant-e-s d'Africains vivants en France, en Afrique ou dans les colonies françaises
dites Dom -Tom doivent savoir avec qu'ils travaillent, militent et agissent plus généralement dans leur vie.

Armada n'a pas cessé depuis plusieurs années d'alerter sur le danger que représentait l'existence de certaines "associations croupions du système colonial et de la perpétuation de la négrophobie systémique de
la société française et occidentale."
Le collectif Dom ainsi que "ses associations soeurs" au sein de ce que l'on a appelé la nébuleuse du "Cabinet Noir du sarkozysme" a fait beaucoup de mal à "la cause des damné-e-s de la terre"
avant ce dernier acte du 2 mars 2011 au tribunal de Fort-de-France qui nous l'espérons va ouvrir grand les yeux à tous les gens sincères des deux côtés de l'Atlantique.

Dès à présent, nous appelons tous nos frères et soeurs, tous nos amis militants de toutes les couleurs à diffuser largement ce message et surtout la déclaration du LKP qui y est jointe, en faisant un effort plus important à l'intérieur ainsi qu'à l'extérieur de leur environnement habituel.
Nous leur demandons également avec insistance de se tenir prêts à répondre massivement à toutes les initiatives que nous allons conduire des deux côtés de l'Atlantique et cela dès ce mois de mars.

Armada le 3 mars 2011

Déclaration du LKP - Condamnation de Joachim Arnaud

Communiqué

Suite à la condamnation de GHIS­LAINE JOA­CHIM ARNAUD

par la justice coloniale française

 

C’est à l’issue d’un simulacre de procès que Ghis­laine Joa­chim Arnaud, secrétaire générale de la CGTM, a été condamnée à plus de 5000 euros d’amendes par la justice coloniale française suite à la plainte de Jean Fran­çois Hayot de l’association « respect dom » et du « collectif dom » de Patrick Karam. Il est reproché à Joachim Arnaud d’avoir repris le slogan lancé par des dizaines de milliers de manifestants lors de la grève générale de février-mars 2009 : « Mati­nik sé ta nou, mati­nik sé pa ta yo, on bann bétjé, pwo­fitè,volè : nou ké fouté yo déwò ».

En vérité, Il s’agit de criminaliser l’action syndicale, de diaboliser les militants et de terroriser toutes celles et tous ceux qui osent dénoncer, qui osent se rebeller contre le mépris, contre l’injustice, contre le racisme et l’exploitation. "L’Etat colonial français" et les pwofitan veulent en définitive, prendre leur revanche contre les travailleurs et le peuple de Martinique après la formidable révolte de février-mars 2009.
Cette décision relève purement et simplement de l’application de l’article 38 du code noir : « L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lys une épaule; s'il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une fleur de lys sur l'autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort ».

Aussi, le LKP ;

- condamne avec la plus grande fermeté ce jugement qui témoigne de la répression d’un Etat colonial raciste et fasciste à l’encontre d’une militante de la liberté,

- apporte son soutien sans faille à Ghislaine Joachim Arnaud ainsi qu’aux travailleurs et au peuple Martiniquais,

- exhorte les travailleurs et les peuples martiniquais et guadeloupéens à poursuivre la lutte pour la pleine et entière application des accords du K5F, du 26 février (Accord BINO) et du 04 mars 2009 (LKP).

ANSANM ANSANM NOU KE DECHOUKE TOUT PWOFITASYON

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON Elie Domota Lapwent, 02 maws 2011

JÉDi 24 novanm 2011, en Guadeloupe, l’UGTG protestera contre la répression qui frappe ses militants

administrateur | 16 novembre 2011

Le 24 Novembre 2011, c’est au tour de Charly LENDO, Secrétaire général adjoint de l’UGTG et Secrétaire général de l’UTHTR d’être convoqué devant un juge d’instruction.

Sa convocation porte à 21 le nombre de travailleurs et militants de l’UGTG qui ont comparu devant

un juge d’instruction durant le mois de novembre.

18 d’entre eux sont mis en examen pour homicide involontaire indirect », c’est ainsi que commence la lettre de l’UGTG annonçant sa manifestation du 24 nov. 2011…qui entend protester contre la « répression contre le mouvement social et singulièrement contre les militants syndicalistes. »

L’UGTG condamne également : « les récentes déclarations du congrès des élus, de la presse aux ordres et autres experts, rendant LKP responsables de la violence en Guadeloupe en stigmatisant au passage les Guadeloupéens d’origine africaine… »

JÉDi 24 novanm 2011RÉPRÉSYON AWA!SENDIKALIS PA KRIMINÈL – RESPÉ POU TRAVAYÈ !

Parmi les 18 mis en examen pour homicide involontaire indirect, se trouvent Yanise Fontaine, Edmonde Polypheme, Mercédès Platon, Blaise Yengadessin, Alix et Julio Lendo, Teddy Coupin, Béatrice Charles, Anastase Rimbon, Elie Douared, Florent Latchoumaya.

La justice coloniale veut les rendre responsables de la mort accidentelle d’un jeune motard à Saint-François en février 2009. Depuis le mouvement LKP, l’Etat Français mène une véritable vendetta contre

les travailleurs et le peuple de Guadeloupe.

Les convocations devant la gendarmerie, devant la police, devant les tribunaux pleuvent.

Les militants UGTG sont particulièrement visés par ces procédures.

Visiblement, ils ne disposent pas des mêmes appuis que Sylvie Hayot qui a même reçu le soutien du substitut du procureur après ses agressions et propos racistes contre les pompiers et gendarmes le 1er octobre dernier.

18 novanm a 2zÈ: Annou pÒtÉfÒs pou Hilaire COSPOLITE

Ces derniers mois,

- Raymond Gauthierot a été condamné à 3 mois de prison ferme,

- Gaby Clavier, Mirlin Davile, Régine Delphin, Michel Madassamy, Christian Tabar, Denis Dorvilius, Jocelyn Leborgne, Charly Lendo, Teddy Coupin, Patrice Burat, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à de lourdes amendes.

- José Naejus a été condamné à de lourdes amendes, tout comme Charly Lendo, pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

- Ginette Lerus, Alexis Lunion, Jules Calvaire ont été mis en examen pour intimidation et séquestration suite à la plainte d’une responsable des ressources humaines du CHU dans un conflit qui remonte à 2006.

- C’est aussi Gabriel Bourguignon qui aura passé 1 mois en prison et versé 15 OOO euros de caution avant d’être relaxé 10 ans après dans l’affaire Sara-Texaco tout comme Fred Louise qui aura été sauvagement tabassé par les gendarmes.

- C’est aussi Hilaire Cospolite, militant du commerce qui est convoqué le 18 novembre à 14 heures devant le tribunal de Pointe-à-Pitre.
Annou pòté fòs é solidarité pou kanmarad la jou la sa !

Dans le dossier Sara-Texaco, la mobilisation des travailleurs de Guadeloupe et la solidarité ouvrière internationale auront fait reculer la justice coloniale confirmant ainsi qu’il s’agissait bien d’une affaire montée de toutes pièces pour tenter de diaboliser l’UGTG et de criminaliser l’action syndicale.

Mais cette justice ne peut s’avouer vaincue et poursuit sans relâche sa croisade contre les hommes et les femmes de ce pays qui osent se soulever contre l’injustice, le mépris et l’arbitraire.

Les récentes déclarations du congrès des élus, de la presse aux ordres et autres experts au service du pouvoir colonial rendant LKP responsables de la violence en Guadeloupe en stigmatisant au passage les Guadeloupéen-ne-s d’origine africaine, ont pour objectif de légitimer la répression contre le mouvement social et singulièrement contre les militants syndicalistes.

Il s’agit aussi de faire avaler aux masses laborieuses, les mesures dites d’austérité ayant pour but de sauver le système capitaliste en attaquant sans répit les acquis sociaux des travailleurs.

La diabolisation et la criminalisation de l’action syndicale ont également pour objectif d’éradiquer toutes velléités de contestation sociale.

Il s’agit de diviser, de faire peur aux travailleurs et au peuple en instaurant un régime de terreur en appelant quasiment au lynchage des militants syndicalistes.

NON, NOU PÉKÉ FÈ DÈYÈ !

Pour la défense des libertés syndicales,

Pour la défense des travailleurs et militants syndicalistes,

Pour la reconnaissance de l’UGTG dans toutes les instances,

Pour la défense des libertés fondamentales,

Pour le droit de revendiquer et de se battre pour ses revendications,

Pour le droit de se syndiquer dans le syndicat de son choix,

Pour l’arrêt des poursuites et condamnations à l’encontre des syndicalistes,

Pour l’arrêt des prélèvements ADN sur les syndicalistes,

Pour dire Non à la criminalisation de l’action syndicale,

Pour défendre l’UGTG, syndicat de lutte de classe et de ligne de masse au service des travailleurs
et du peuple de Guadeloupe,

Pour dire Non à la répression
– SENDIKALIS PA KRIMINÈL !

SOLIDARITÉ Épi tout TravayÈkont rÉprÉsyon MOBILIZASYON DOUVAN TRIBINAL LAPWENT JÉDI 24 NOVANM 2011 A 8 : 30 NOU PÉKÉ FÈ DÈYÈ, NOU SÉ PITIT A KONBATAN!!

Sé lyannaj a Travayè é Pèp,Ansanm Ansanm, Doubout an lari-la, an balan, an konsyans,ké déchouké tout pwofitasyon é konstwi on dòt Gwadloup. RÉPRÉSYON AWA – SENDIKALIS PA KRIMINÈL !UGTG, Lapwent, 08 Novanm 2011

Category: Actualité

Si vous avez aimé cet article, abonnez-vous pour en recevoir d'autres

Subscribe via RSS Feed

Commentaires terminés

Cette semaine

 

Commentaires récents

Cie Téat'Lari - Théatre des cultures créoles dans A 62 ans, Georges Bernard Mauvois nous a quittés

·     Louis-Georges Tin, 37 ans, devient le nouveau président du CRAN : LE CRAN dans LOUIS GEORGE TIN, 37 ANS, DEVIENT LE NOUVEAU PRESIDENT DU CRAN

·     LITAMPHA dans POLITIQUE: Louis BOUTRIN dénonce « le triple décalage » dont est victime le Pays Martinique

·     Les riches journées du Parc EthnoBotanique du Marin « ETHNOBOTANIQUE dans Les riches journées du Parc EthnoBotanique du Marin, du 22 au 26 nov.

·     Hommage des poètes et du Diamant à Edouard GLISSANT, 30 ... | Littérature caribéenne | Scoop.it dans Victor Anicet offre à Edouard Glissant disparu récemment, une magnifique céramique tombale, qui sera inaugurée le 30 OCTOBRE, au Diamant…

Articles récents

·     POLEMIQUE autour de propos prêtés au Recteur de la Martinique

·     LAMENTIN-MARTINIQUE: Rendez-vous aux cyberbases et les 8, 10 et 16 déc.…

·     A 62 ans, Georges Bernard Mauvois nous a quittés

·     La FSU Martinique, en GREVE, le 15 décembre…

·     DANIEL BOUKMAN: Pawol Fonmi-Fol…LE 16 déc. à la Bibliothèque Schœlcher…

Téléchargements

·     Antilla N°1457 (1,7 MiB, 421 hits)

·     Antilla N°1450 (2,0 MiB, 370 hits)

·     Antilla N°1459 (1,9 MiB, 307 hits)

·     Antilla N°1452 (2,5 MiB, 262 hits)

·     Antilla N°1455 (1,9 MiB, 259 hits)

·     Antilla N°1454 (2,0 MiB, 231 hits)

·     Antilla N°1456 (1,5 MiB, 219 hits)

·     Antilla N°1453 (2,2 MiB, 217 hits)

·     Antilla N°1451 (2,0 MiB, 216 hits)

·     H1449 (3,0 MiB, 175 hits)

Liens

·     Le BTP aux Antilles

·     Rejoignez-nous sur Facebook

Archives

·     décembre 2011

·     novembre 2011

·     octobre 2011

·     septembre 2011

·     août 2011

·     juillet 2011

·     juin 2011

·     mai 2011

·     avril 2011

·     mars 2011

Guadeloupe, la justice coloniale en action...

Pour bien comprendre les enjeux, lisez cet article. DEUX AVOCATS SE REBELLENT
« Nous n’irons pas à Paris » Cette phrase, qui en d’autres circonstances serait tout à fait anodine, constitue dans le cas présent, un véritable défi à un pouvoir qui semble utiliser

la justice pour régler quelques comptes avec le LKP depuis la fin de la grève générale

(voir la fin de l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/parallele-historique.html).
> La jeune femme qui la prononce lors d’une conférence de presse, n’est autre que la jeune avocate du LKP, Sarah Aristide, dont l’engagement au côté de l’UGTG ou des sans-papiers haïtiens ne date pas d’hier. Elle et son confrère, Patrice Tacita, une des figures du LKP, représentant du groupe Akiyo, ont été convoqués à Paris, respectivement les 16 et 17 juin afin d’être mis en examen.

1° « Deux avocats en mal de notoriété »
L’affaire a débuté après que les deux avocats ont déposé plainte, dénonçant le fait que leurs lignes téléphoniques avaient fait l’objet d’interception lors de conversations avec leurs clients en 2005 et 2006. Les 23 et 24 octobre 2008, ils se sont interrogés sur RFO sur le fait que personne ne semblait s’émouvoir de cette affaire à laquelle aucune suite sérieuse n’était donnée. Ils ont donc réitéré leurs accusations.
Quant aux policiers mis en cause, ils avaient par la voix de leur supérieur, fait savoir qu’ils ne diraient rien sur cette affaire au parquet qui devait les auditionner. Loin de condamner cette attitude, c’est la sortie médiatique des deux avocats qui a déclenché les foudres du procureur, Jean-Michel Prêtre.
Il les a publiquement traités de menteurs, d’affabulateurs. Il n’a pas hésité à réduire leur exigence de respect des principes fondamentaux de la justice à un coup de pub orquestré par « deux avocats en mal de notoriété »… C’est dans ce contexte qu’une juge, madame Charloux, a, à son tour, porté plainte, cette fois contre nos deux avocats, estimant que sa probité de magistrat avait été mise en cause par leurs allégations dans cette affaire.

2° Dès le 22 février
Jean-Michel Prêtre a ouvert une information à une date qui n’a probablement rien de fortuite ; il s’agit du 22 février 2009, 2 jours à peine après le commencement de la grève générale initiée par le LKP. Déjà, les deux jeunes avocats avaient fait savoir qu’ils défendraient ce mouvement. Difficile d’y voir une coïncidence. Notons que par la suite, Sarah Aristide va devenir l’avocate de Jimmy Lautric, dans une affaire embarrassante pour le pouvoir comme Chien Créole l’a déjà dénoncé et peut-être liée au meurtre du syndicaliste Jacques Bino (voir l’article suivanthttp://chien-creole.blogspot.com/2009/04/contre-enquete.html). Autant dire que ces deux avocats dérangent.

3° Convoqués à Paris

Une première convocation leur a été délivrée, leur demandant de se présenter à Pointe-à-Pitre le 19 mai. Sans explication, cette convocation a été annulée. C’est quand ils ont reçu la seconde convocation, cette fois pour Paris, qu’ils ont compris. Le motif invoqué pour expliquer ce changement subit de décision est que l’affaire serait de nature « à troubler l’ordre public local ». La requête déposée pour être entendus en visio-conférence a été rejetée.
>
> 4° Ordre public colonial et avocats indigènes
>
> Plusieurs avocats, et pas des moindres, solidaires de leurs jeunes confrères, ont décidé de se constituer en comité de soutien. Ce dernier donne, ce vendredi en fin d’après-midi, une conférence de presse. Dans l’auditoire, en solidarité, plusieurs membres du LKP sont présents et écoutent attentivement, parmi lesquels, Elie Domota et Jean-Marie Nomertin, pour ne citer qu’eux. En revanche, RFO brille curieusement par son absence… Maître Rodes, doyen du barreau de la Guadeloupe, se présente comme un infatigable pélerin de la lutte anti-coloniale. Grande figure de l’indépendantisme guadeloupéen, il a fait partie des accusés au procès des
> 18 patriotes (à ce sujet, lire l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/parallele-historique.html), ce qui fait de lui un symbole vivant de cette cause. Citant Dessaline, héros de l’indépendance haïtienne qui signait ses missives comme général indigène, il se qualifie lui-même d’avocat indigène.
>
> Le plus ancien avocat de la Caraïbe commence par rappeler que la justice est le dernier rempart de l’ordre colonial : « sans justice coloniale, il n’y a pas de colonie ». Puis, il se livre à un vaste balayage historique allant du code noir écrit sous Louis XIV, en passant par la magistrature coloniale, à l’époque où celle-ci n’avait pas honte de s’appeler ainsi, s’égarant ensuite assez longuement sur ses souvenirs de la seconde guerre mondiale, avant de revenir à l’affaire qui nous préoccupe.

Il revient sur le concept d’ "ordre public local" qu’il traduit par « ordre public colonial » et
> qui semble s’opposer au fait qu’un magistrat de Paris vienne sur place mettre en examen deux avocats « indigènes ». « L’ordre public colonial s’oppose à ce que la justice se passe normalement. C’est effrayant ! »

Il annonce ensuite son attention de faire appel contre la décision de la juge parisienne car celle-ci induit que la Guadeloupe est en marge de la République Française puisqu’on distingue cette dernière du fameux ordre public local.
>
> 5° Un aveu de faiblesse
>

> Maître Evita Chevry rappelle que c’est la troisième fois en peu de temps que le parquet s’en prend à la parole des avocats. Il y a d’abord eu les poursuites contre maître Harry Durimel, par ailleurs dirigeant des Verts Guadeloupe. Ensuite est venue l’affaire des écoutes, « des faits que la profession considère comme exceptionnellement graves » ; et enfin voici les mises en examen pour diffamation. L’avocate dénonce le dépaysement de l’affaire.

Selon elle, à travers cette manœuvre, le procureur n’a d’autre objectif que de « jouer à domicile, sur son terrain ». Ce n’est ni plus ni moins qu’un aveu de faiblesse ; « l’aveu qu’ici, il ne maîtrise ni le terrain, ni les hommes ».

Elle pointe du doigt au passage les irrégularités dans la procédure quant à la façon dont ils ont été convoqués. Patrice Tacita, le visage grave, dénonce le manque de considération dont ils font l’objet dans cette affaire et rappelle sentencieusement que « le totalitarisme n’est pas loin lorsqu’on tente de substituer un ordre répressif au droit commun ».
>
> 6° « Dans mon pays »
>

> Lorsque Sarah Aristide prend enfin la parole, elle expose sereinement son point de vue, dans un discours teinté de nationalisme où chaque mot est pesé. Elle dénonce un procès politique et le fait qu’en dépaysant l’affaire il s’agit ni plus, ni moins que de les couper de leur soutien populaire, de leur force qui réside dans le LKP. Elle réaffirme ne pas vouloir se dérober à la justice, elle a d’ailleurs des choses à dire, mais continue-t’elle « puisqu’on me reproche quelque chose dans mon pays, je dois être entendue dans mon pays ».

Elle précise que dans le cadre de leur convocation à Paris, le billet d’avion, les nuits d’hôtel, et les frais courants sont entièrement à leur charge.

Il leur a déjà fallu, à eux deux, débourser 6000 euros à consigner, pour que leur plainte pour écoutes illicites soit reçue, puisque le procureur refusait d’y donner suite.

Mais conclut-elle, « tout ça n’est qu’accessoire, car vous l’avez compris, il s’agit en fait d’une question de principes. On nous a refusé la visioconférence, nous n’allons nulle part.
> Nous n’irons pas à Paris. »

7° Esprit insoumis
Une sorte de stupéfaction s’empare de la salle. Evoquant la suite probable des événements, à savoir le mandat d’amener, l’arrestation menottée et la déportation en métropole, elle affirme calmement mais avec détermination : « je suis prête à assumer ces bracelets car ils représentent ce que j’ai de plus sacré, ma liberté ».
Cette allusion fait bien sûr écho au passé esclavagiste de l’archipel et parle à tout Guadeloupéen. Cependant, au-delà de cette symbolique très forte, dans l’histoire de la lutte contre le pouvoir colonial, on retrouve en Guadeloupe cette constante qui consiste à détourner la répression coloniale pour la retourner contre ce même pouvoir.

On l’a vu récemment avec les commémorations du massacre de mai 1967, un événement qui devient constitutif de l’identité guadeloupéenne, qui soude les Guadeloupéens autour de la mémoire (voir : http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/tout-en-image.html)

On a vu aussi, comment le procès des 18 patriotes en 1968, accusés d’avoir portés atteintes à la sûreté de l’Etat Français, est devenu le procès des pratiques colonialistes de la France en Guadeloupe.

Dans cet oxymore des menottes symboles de liberté, c’est toute cette tradition qu’on retrouve.

La froide violence répressive n’a pas de prise sur l’esprit insoumis qui fait montre de son indéniable supériorité en transcendant ce qui devrait lui couper les ailes.

Comme au Judo, on se sert du poids de l’adversaire pour le faire chuter.

8° Désobéissance civile
La décision courageuse de cette jeune femme et de son confrère, qui empruntent le sentier périlleux de la désobéissance civile, pourrait bien faire plier l’Etat français, soit en le poussant àfaire preuve de plus d’intelligence et de modération, soit en amenant le peuple à se soulever si on devait leur faire subir le traitement dégradant évoqué plus haut, alors qu’ils

n’ont fait que défendre des principes de justice.

Le ton nationaliste emprunté aujourd’hui par chacun des intervenants n’est pas innocent.

Ils savent pouvoir rassembler bien au-delà des clivages politiques si le masque tombe et que l’opinion publique perçoit les relents colonialistes qui se cachent derrière cette affaire. Interrogé par Chien Créole en marge de cette conférence, Elie Domota a bien fait comprendre que le LKP, directement visé dans cette affaire, ne resterait pas les bras croisés si cela devait arriver : « s’ils les veulent, qu’ils viennent donc les chercher… » Il va falloir suivre cette affaire avec la plus grande attention car elle est de nature à remettre le feu au poudre en Guadeloupe, dans un climat de plus en plus délétère…
Le LKP devrait très bientôt appeler à une mobilisation massive le 22 juin, en soutien à ses deux avocats.
A LIRE AUSSI:
RÉPRESSION - APPEL DE L’UGTG AU MOUVEMENT OUVRIER INTERNATIONAL

vu 649 fois |

Rubrique Justice / Injustice

 

Le LKP condamne la mise en examen de Maîtres Tacita et Aristide, avocats militants du LKP

Par la rédaction | le 08 août : 23:20 dans Culture et société |

mises en examen de Patrice TACITA et Sarah ARISTIDE, avocats militants du LKP. Pour ceux qui en doutent encore, ces mises en examen sont l’un des aspects de « l’Etat policier » qui réprime toutes celles et tous ceux qui osent s’opposer au mépris, à la négation, à l’exploitation et à la discrimination, a tout pwofitasyon dont nous sommes, nous Guadeloupéens, victimes. Ces mises en examen reflètent la volonté manifeste de l’Etat colonial Français de faire taire toute contestation en Guadeloupe en s’en prenant directement aux Avocats du LKP.

Oui, nous sommes bien dans "une colonie" car les magistrats « français » ayant trempé dans cette grave affaire d’écoutes téléphoniques illicites dénoncée par Tacita et Aristide n’ont jamais été inquiétés par leur justice.
> Sé ta yo !

Oui, en France métropolitaine, ces pratiques auraient été dénoncées par la Chancellerie et les coupables lourdement sanctionnés..

Men NOU AN GWADLOUP,
Terre de pwofitasyon où la pratique des écoutes téléphoniques illégales, la violation de la confiden-tialité des correspondances entre un avocat et son client, les prix et marges exorbitants, la répression anti-syndicale, la discrimination raciale à l’embauche à l’encontre des Guadeloupéen-ne-s sont tolérées voire légalisées et institutionnalisés par le système colonial Français lui même.
Lire la suite...»

 

SUGGESTION ARTICLES

·     Dans les Antilles, le ton monte...

·     Etats-généraux de l'Outre-Mer : le LKP met en cause la sincérité de l'Etat

·     Répression du syndicat calédonien USTKE : le sénat coutumier condamne la violence

·     Délit de solidarité : Besson est un menteur !

·     Guadeloupe : Nicolas Sarkozy ne souhaite pas rencontrer le LKP



Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 16:26

L'Europe des libéraux et de l'IS, en France l'Eirope des oui-ouistes de 2005....

 

europe unie

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 05:16

Histoire Evry 2. Eléments pour comprendre

 

 Le cas des marchés universitaires corrompus

Il arrive que des marchés universitaires fonctionnent eux aussi sur la valeur de l’incompétence.

Les règles en sont :

• la fidélité à un mandarin est plus importante que le mérite (recherche ou enseignement)

• le « crédit » est la dimension essentielle du fonctionnement du marché. Quand une commission se

réunit pour des nominations, les mandarins font passer les poulains de leurs collègues sachant

que ceux-ci leur rendront la pareille dans une situation similaire future. S’ils ne le font pas, ils

savent qu’ils seront l’objet de rétorsion. Le système peut durer des années, voire des dizaines

d’années, ce qui est l’horizon temporel de la réalisation des échanges, de la matérialisation des

certificats de crédit.

• Un mandarin qui approche de la retraite n’est brusquement plus rien. Tout le monde sait qu’il

ne sera plus à même de rendre dans le futur un crédit effectué dans le présent. Donc, il n’a plus

aucun pouvoir.

Dans un tel marché, les universitaires qui ont les postes ne sont pas juste mauvais, ils sont

pires que la moyenne. Ils forment une kakistocratie, le pouvoir des mauvais. Pourquoi ? Estce

simplement du fait d’un arbitrage : les meilleurs en recherche n’ont pas le temps de se

consacrer aux jeux de pouvoir, et ceux qui se consacrent aux jeux de pouvoir ne peuvent plus

faire de recherche ? Il y a de cela, bien évidemment. Mais ce n’est pas la seule, ni même l’explication

centrale. L’incompétence est un signal envoyé aux collègues : ils voient que sans le

système, vous n’avez aucune chance de faire carrière, donc que vous serez loyal. Quand on

récompense un bon, il estime que ce n’est qu’une reconnaissance naturelle de ses talents et il

n’est pas autant enclin à la loyauté – Machiavel a théorisé cela. Au pire le candidat, au plus

haut le pouvoir de celui qui a réussi à le faire nommer. L’incompétence est une façon de se lier

les mains dans certains domaines, de montrer que l’on devra tout au système, donc de l’assurer

de sa loyauté future. Un de ses professeurs avait dit à Diego Gambetta : « quand vous êtes

bon dans ce que vous faites, il faut toujours vous excuser. » Un collègue économiste avait la

vision dynamique suivante : de génération en génération, on choisit de pire en pire, jusqu’à ce

qu’on en soit à un niveau d’incompétence tel que le système n’est plus capable de distinguer

entre un incompétent et un bon, donc de donner le poste au premier. A ce moment-là, un renversement

est possible.

Questions et réponses

Questions - Si le système est vrai, alors le moyen de progresser est de feindre l’incompétence ;

mais si je feins moi-même l’incompétence, alors je me doute que d’autres font pareil – chacun

soupçonne l’intelligence cachée des autres, et le système ne peut plus fonctionner. Pensezvous

que les mafieux sont conscients de cette dimension de l’incompétence et qu’ils en

jouent ? Mais s’ils en jouent, encore une fois, le système ne peut pas fonctionner comme vous

l’analysez.

Réponses de Diego Gambetta – il y a là une série de très bonnes questions. Les mafieux sont-ils

conscients de la manière dont le système fonctionne et feignent-ils l’incompétence ? Ils ont

une intelligence pratique du système (je n’ai jamais dit qu’ils étaient totalement incompétents

sur tous les plans, il s’agit d’une incompétence sélective ; sur le plan de la supervision et

de leur rôle d’arbitre, ils sont compétents) : ils savent visiblement (même s’ils n’en jouent pas

consciemment), qu’ils ont intérêt à se positionner d’une certaine manière dans le jeu, ce positionnement

étant celui de l’incompétence. Ils savent, encore une fois d’une intelligence pratique,

qu’on ne leur reprochera pas leur incompétence, que celle-ci ne menace pas le respect

qui leur est dû, qu’elle le favorise plutôt. Par ailleurs, il y a un phénomène de spécialisation :

certains se spécialisent dans la compétence, d’autres dans l’incompétence, il y a là une forme

de spécificité des actifs (« asset specificity »). Le passage (« switch ») de l’un à l’autre devient

de plus en plus coûteux au fil du temps. Enfin, le cas universitaire illustre un autre point

important. Dans un système corrompu, la pire corruption vient du fait que plus personne ne

sait où il se situe dans l’échelle de l’incompétence. Les incompétents se retrouvent entre eux

et il n’y a plus de point de repère. On peut se croire un compétent jouant le jeu de l’incompétence

alors que l’on est réellement devenu incompétent. Le seul moyen de savoir est de sortir

du système en essayant de publier dans des revues à relecteurs anonymes ou des presses universitaires

prestigieuses (mais la corruption du système ne peut-elle pas à aller jusqu’à créer

des revues entre incompétents fonctionnant sur le mode du système corrompu ?)

Question – votre analyse fait peu de place aux institutions.

Réponse – Pour faire de la bonne théorie, il faut s’éloigner du sens commun, des réponses évidentes.

Les institutions forment une réponse trop évidente lorsque l’on s’interroge sur les

phénomènes de confiance, de loyauté réciproque. Par leur évidence, elles masquent les phénomènes

plus subtils et plus intéressants. C’est aussi pourquoi je m’intéresse à un cas aussi

extrême que la mafia : on est face aux individus les plus « bruts » qui soient et qui ont peu

d’institutions. Du coup, leur fonctionnement fait apparaître des mécanismes originaux et

plus fondamentaux que les institutions.

 

 

Source :

Dumez Hervé, 2006, "La valeur de l’incompétence : le cas de la Mafia et celui de la corruption universitaire, une approche

méthodologique", notes du séminaire de Diego Gambetta, 9 décembre 2005, Le Libellio d'Aegis, n° 2, février, pp. 21-24

 

http://crg.polytechnique.fr/fichiers/crg/publications/pdf/2006-03-13-992.pdf

 

Le CRG est le centre de recherche en gestion de l'Ecole Polytechnique, et la composante gestion de l'UMR PREG du CNRS

http://www.crg.polytechnique.fr/

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 05:03

Comparaisons européennes !

 

L’Allemagne est revenu à la mode, il est loin le temps où un certain président (sic) de la République semblait préférer passer ses vacances à Londres qu’à Berlin.

Dans ce concert qu’en est-il de la situation des personnels dans les universités allemandes ?

 

Un intéressant témoignage : Le texte ci-dessous, signé Edoardo Costaduraa été écrit en réaction aux informations propagées par Le Monde du 20 février 2009 (p. 11) en marge d'un entretien mené par Philippe Jacqué avec Christine Musselin.

 

http://www.fabula.org/actualites/comparer-en-connaissance-de-cause_29219.php

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article

Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

http://www.univ-lille1.fr:80/snesup59-62/mobilisation/

Recherche

Archives