Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 00:50

Un de nos amis propose ce texte d'Annie Ernaux et nous le complétons par quelques documents!

 

1er-Mai, alerte à l'imposture !

Article du Monde 28/04/2012

 http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/28/1er-mai-alerte-a-l-imposture_1692705_3232.html

Stupeur, colère - il ose faire ça ! -, ma première réaction à la proclamation de Nicolas Sarkozy de fêter " le vrai travail" le 1er mai sur la place de la Concorde. Puis la sensation d'une blessure. Celle infligée à la mémoire des luttes de plus d'un siècle, partout dans le monde, pour l'obtention de droits sociaux, d'un temps de travail défini et limité, huit heures par jour, quarante-huit heures par semaine, contre un patronat sûr de la légitimité de sa domination, qui ne voulait aucune règle. Des luttes qui, répétées, tenaces, aboutiront en France au Front populaire, changeant la vie de la majorité des gens. Mais aussi des luttes dans lesquelles des ouvriers ont été blessés, sont morts : le 1ermai 1891, à Fourmies, dans le Nord, un homme, quatre garçons et quatre filles entre 14 et 20 ans ; le 1er mai 1906 - l'année de naissance de ma mère qui travaillera dans une usine dès l'âge de 12 ans -, deux morts à Paris.

Même si sa signification s'est affadie, même s'il est surtout accueilli comme la chance d'un jour férié, si les défilés et rassemblements sont plus ou moins nombreux, le 1er-Mai est un "lieu de mémoire ", tel que l'a défini l'historien Pierre Nora, c'est-à-dire de fête, d'emblème, de monument, etc., où s'incarne la mémoire nationale. Autant qu'un symbole de la lutte internationale des travailleurs, il est un lieu de la mémoire sociale des Français et il n'est, je crois, personne qui ne le ressente comme associé à l'idéal républicain de liberté, d'égalité, de fraternité. A preuve, le 1er mai 2002, qui a vu un million et demi de citoyens descendre dans les rues pour manifester leur attachement à ces valeurs.

Le propre de ce gouvernement a été d'oser tout. De nous surprendre en osant tout. D'avoir toujours un temps d'avance sur ce qu'on pouvait imaginer. En ces derniers jours de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy aux abois s'empare sans vergogne de la fête du 1er-Mai, la confisque à son profit pour faire coup double : occuper le terrain dans tous les sens du terme à la place des syndicats et de la gauche, passer sur ces corps intermédiaires dont il souhaite la suppression, qu'il méprise ouvertement - "quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit", s'est-il vanté naguère - faire l'événement du jour et se rallier les électeurs de Marine Le Pen, voire d'autres, que ce slogan du " vrai travail" séduirait, comme il y a cinq ans celui de "remettre la France au travail".

72petain-1mai

En 1941, Pétain avait fait main basse sur le 1er-Mai pour le vider de son sens de lutte internationale, remplaçant la Fête des travailleurs par la "Fête du travail et de la Concorde sociale". Les contextes historiques diffèrent mais on peut assimiler la captation du 1er-Mai par Nicolas Sarkozy à celle de Pétain. Pour les tristes raisons que l'on sait, le chef de Vichy faisait appel à "l'union nationale", Nicolas Sarkozy, lui, est clairement dans une stratégie de division nationale, la même qu'il applique avec constance depuis qu'il a été élu. C'est uniquement là qu'il n'a pas varié et que, malheureusement, il a obtenu ses meilleurs résultats, peut-être, hélas aussi, les plus durables.

Gouverner, c'est diviser, tel est le système Sarkozy. Mais diviser en stigmatisant, en dressant une partie de la population contre l'autre. Depuis 2007, il n'a eu de cesse de créer, d'inventer, par son discours, deux catégories de citoyens, dont l'une est désignée comme responsable des problèmes de l'autre, qu'elle menace sourdement. Ces catégories sont mouvantes, mais toujours tranchées, Français/immigrés, travailleurs/assistés, gens honnêtes/délinquants, victimes...

Le discours sarkozien les a si bien installées dans nos habitudes de pensée, ces catégories, qu'il n'est plus besoin qu'elles soient expressément désignées, l'allusion suffit, instantanément décodée par tout le monde, avec les connotations négatives qui leur sont associées. Ce qui est bien sûr le cas ici avec l'expression "vrai travail", qui sous-entend non l'existence absurde d'un faux travail ni même de faux travailleurs (sauf peut-être sans-papiers, clandestins) mais celle de "faux chômeurs", qui ne cherchent aucun travail, des "assistés ", terme en vogue depuis cinq ans, donc une catégorie de profiteurs paresseux, naguère soupçonnés de faire la grasse matinée, quand d'autres "se lèvent tôt".

Dans ce système binaire qui violente la réalité complexe du pays, sa diversité sociale et culturelle, qui attise les haines, il y a, d'un côté, une France méritante, courageuse, respectueuse des lois, la "vraie" France, légitime sur son sol ancestral, et de l'autre, une population indigne qui n'a pas vocation à incarner cette vraie France, constituée qu'elle est de "communautés" - terme d'exclusiondans le répertoire du chef de l'Etat, repris par les médias sans discussion - d'origine étrangère, d'individus parasites. Un ensemble flou, menaçant, auquel, selon les moments et les circonstances, sont adjoints les grévistes, les profs, voire les juges, censés relâcher tous les délinquants, et "les élites ". La vraie France a droit à des flots de compassion, parce qu'elle "souffre", leitmotiv de la campagne de Sarkozy, l'autre, souvent la plus pauvre et la plus fragile, est vilipendée, livrée en pâture à la première comme source de ses malheurs.

On se souvient peut-être d'une séquence télévisuelle de 1987 qui montrait le candidat Sarkozy en campagne, évoluant dans un wagon du RER au milieu des voyageurs tranquilles. Il se penche vers une dame assise, l'interpelle avec une incroyable, étrange excitation : "Vous avez peur, hein, madame, vous avez peur ?" La voyageuse le regarde avec étonnement, presque de l'ahurissement, sans répondre. Véritable scène révélatrice et annonciatrice de la gouvernance qu'il a mise en oeuvre depuis cinq ans : susciter la peur, des fantasmes de peur, pour apparaître comme le protecteur.

C'est là toute l'imposture de ce qu'on ne saurait pas même appeler une idéologie, mais un plan cynique pour occulter une politiquequi favorise les banques, les patrons du CAC 40, les actionnaires, les bailleurs de multiples appartements, les hauts revenus et les exilés fiscaux. L'imposture, elle est là encore, évidente, révoltante, dans cette communion prévue le 1er mai autour d'une valeur travail déconnectée de l'emploi et du salaire, de la hausse des loyers, des étiquettes de prix au supermarché et du coût des soins dentaires.

Quel travail, où le travail, quand des usines licencient, ferment du jour au lendemain, que les files d'attente s'allongent à Pôle emploi ? Pour qui le travail, à la couleur de la peau, à l'âge ou au diplôme ? Comment le travail, dans une atmosphère de harcèlement, dans les déplacements quotidiens au bout du RER ou les trajets de 50 km à l'aube ? Combien le travail, 1 000, 1 500 euros dont il faut déduire le loyer de 500 euros ? Rien de tout cela n'importe à un candidat qui, depuis cinq ans, n'a cherché qu'à déréglementer le travail, à l'imposer le dimanche, à détruire le service public d'éducation et de santé, à "rassurer les investisseurs".

Le 1er-Mai de Sarkozy et de l'UMP, c'est en réalité la fête du libéralisme dur, "décomplexé", dont l'ambition est de néantiser la représentation syndicale et d'étouffer les luttes sociales. Place de la Concorde, derrière les majestueuses fenêtres de l'Hôtel Plazza et des appartements de 300 m2, les gens pourront regarder le spectacle avec amusement.

C'est tout à l'honneur de François Hollande de rompre avec cette vision d'une France en guerre contre l'autre, par exemple en refusant, ces jours-ci, de revenir sur son projet de vote des étrangers aux élections locales, vote qui rapprocherait les habitants, oeuvrerait à ce vivre-ensemble qui se réalise peu à peu et sans drame dans des villes de la grande banlieue, comme celle où je réside. Ou en s'opposant au principe d'une "présomption de légitime défense" pour les policiers, issue du programme de l'extrême droite, porte ouverte à tous les droits en matière de répression, pierre angulaire d'un système policier.

Il faut casser cet imaginaire de suspicion et de haine qui empoisonne le pays, mais cela ne se fera qu'en engageant la lutte pour un partage des richesses, l'égalité dans l'éducation, l'accès aux soins, à la culture, des conditions de vie meilleures pour tous. Pour une République sociale.


 

Née en 1940, Annie Ernaux est agrégée de lettres modernes et a enseigné au lycée avant de devenir écrivain dans les années 1970. Auteur de nombreux romans en partie autobiographiques, elle a obtenu plusieurs prix, dont le prix Renaudot en 1984. Elle revendique dans son oeuvre littéraire une démarche empruntée aux sciences humaines, inspirée par la sociologie de Pierre Bourdieu. Son dernier ouvrage est "L'Atelier noir" (Editions des Busclats, 2011)

Annie Ernaux

pétain sarkozypour séduire l'électorat du Front national.

 

Qui a dit (ou pas dit) "Le vrai travail" ?

Aux dernières nouvelles, Sarko a dit qu'il n'avait jamais dit "le vrai travail" :
http://fr.news.yahoo.com/nicolas-sarkozy…

Or, dans le reportage de BFM, on l'entend bien parler du "vrai travail" pour le rassemblement du 1er mai.
http://www.youtube.com/watch?v=atFoaDH2o…

 

Pendant cinq ans j'ai pu mesurer la puissance des corps intermédiaires qui s'interposent entre le peuple et le sommet de l'Etat, ces corps intermédiaires qui prétendent souvent parler au nom des Français et qui, en vérité, souvent, confisquent la parole des Français.

Nicolas Sarkozy, 19 février 2012

Jamais, dans l'histoire de la France, l'Etat n'a été plus asservi qu'au cours des vingt dernières années par des coalitions d'intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales, prétendant fallacieusement représenter la classe ouvrière.

Philippe Pétain, 11 octobre 1940

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 11:40

Premières remarques sur le vote présidentiel 2012 de premier tour

Roger Martelli

(23-04-2012)

1. L’abstention :

Globalement (19 %), elle est dans ses basses eaux, supérieure au taux exceptionnel de 2007 (16,2 %), nettement inférieure à celui de 2002 (28,4 %), au niveau des abstentions des années 1980. La hiérarchie territoriale est sans surprise : à l’exception de la Corse, les plus forts taux correspondent à la vieille France industrielle et urbaine ; les régions de moindre urbanité et de dynamisme démographique et économique enregistrent au contraire des taux plus faibles. En fait, l’abstention est particulièrement concentrée : dix départements seulement sont au-dessus de la moyenne nationale, dont six dans la région parisienne.

 

 

l'aricle complet en cliquant sur le lien ci-dessous!

 

 

http://ddata.over-blog.com/0/02/34/72/presidentielle-2012/2012_04_23-analyse_premier_tour_par_Roger_Martelli.pdf

 

 

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 22:07
Mai : se mobiliser pour une autre politique
Le premier tour de l’élection présidentielle indique un net rejet de la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Les politiques d’austérité ont creusé les inégalités, augmenté la pauvreté et appauvrit les capacités des services publics à intervenir. Les discours et mesures n’ont cessé d’opposer les citoyens entre eux contribuant ainsi au repli et au rejet de « l’autre ». Cette politique a contribué à alimenter un vote d’extrême droite particulièrement préoccupant. Si le Front National exploite aujourd’hui la situation de crise et l’inquiétude légitime des français face à l’avenir, ses propositions constituent une grave menace pour les acquis sociaux et la démocratie.
La réélection de Nicolas Sarkozy ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens et renforcerait les attaques subies au long de son mandat.
Cette perspective n’est pas envisageable. La FSU considère qu’une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité et que la construction d’alternatives en France comme en Europe est indispensable. Elle appelle à se mobiliser en ce sens.
Dans un monde en profondes mutations, alors que les évolutions de la société supposent des besoins nouveaux, il faut apporter des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de l’environnement notamment par le partage des richesses et le développement et l’amélioration des services publics.
Dans ce contexte, le 1er mai, journée de solidarité internationale, prend une dimension particulière et la FSU se félicite de l’appel intersyndical unitaire. Elle veillera à ce que cette journée ne soit pas détournée de son sens par ceux qui mènent des politiques contraires aux intérêts des salariés, chômeurs et retraités.
La FSU appelle à faire de ce 1er mai une journée massive de mobilisation unitaire pour porter les revendications sociales, l’exigence de progrès social et de démocratie. Pour combattre la xénophobie et le racisme, pour préserver et développer les acquis sociaux, pour que la démocratie l’emporte, plus que jamais l’unité des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités est la meilleure réponse.
Faisons ensemble du 1er mai une journée de lutte et d’espoir pour plus de solidarité, d’égalité et de justice sociale.


Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 08:52

La FSU et sa Section Fédérale des Retraités prennent acte de la décision d’ajustement de 2,1% des pensions et retraites au 1er avril 2012.

Elles constatent que cette mesure s’appuie sur une prévision d’inflation une fois encore sous estimée de 1,8% pour 2012.

Les dépenses contraintes ont augmenté de plus de 4% en 2011 ; elles touchent particulièrement les 4 millions de retraités qui perçoivent moins de 1000 € par mois qui subiront une nouvelle dégradation de leur pouvoir d’achat et niveau de vie. Une fois encore, ils devront faire des choix inacceptables entre logement, alimentation et santé.

La FSU interpelle chaque candidat républicain à la présidentielle à s’engager à mener une autre politique en direction des retraités et personnes âgées pour lutter contre la grande pauvreté, les inégalités, les pertes accumulées depuis des années.

Elle appelle l’ensemble des organisations syndicales de retraités à se rencontrer pour envisager des mobilisations unitaires.

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 11:30

Ratifier sans consulter le peuple ? Les candidats doivent s'expliquer

Quatre candidats de gauche ont répondu à Attac sur la ratification du nouveau traité européen, le « Pacte budgétaire » qui veut engager l'Europe dans l'austérité pour des décennies. Alors que Nicolas Sarkozy prétend que ce traité serait « trop compliqué » pour faire l'objet d'un référendum, François Hollande a refusé de nous répondre. Exigeons de ces candidats qu'ils acceptent et organisent le débat ! Nous invitons tous les citoyens à leur faire cette demande par courriel en vous rendant sur cette page.


Comment inverser la dérive antidémocratique des institutions politiques, en France et en Europe ? Comment redonner le pouvoir aux peuples pour qu'ils puissent reprendre en main leur destin commun ? Après son questionnement sur la finance et les banques, Attac a interpellé les candidats à l'élection présidentielle pour connaître leurs propositions sur la démocratie. Nous leur demandions en particulier s'ils comptaient engager un vaste débat démocratique sur l'avenir de l'Europe en décidant de soumettre à référendum la ratification du Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance de la zone euro (dit « Pacte budgétaire »).

Quatre candidats nous ont répondu, et nous les en remercions. Nathalie Arthaud ne se prononce pas concernant un référendum sur le Pacte budgétaire. Eva Joly s'y déclare « à titre personnel » défavorable pour ne pas « renforcer les anti-européens ». Mais n'est-ce pas plutôt une ratification de ce Pacte désastreux par le Parlement sans débat avec la société qui renforcerait les « anti-européens » ? Jean-Luc Mélenchon « s’engage s’il est élu à soumettre à référendum la ratification de ce Pacte et à faire campagne pour son refus ». Philippe Poutou affirme que « le précédent de Lionel Jospin en 1997 qui, malgré ses déclarations pré-électorales, n’a pas voulu imposer une renégociation du Pacte de stabilité, montre qu’il faudra une campagne massive pour imposer ce référendum ».

Les candidats de droite ne nous ont pas répondu: c'est regrettable pour la qualité du débat démocratique de cette élection présidentielle mais cela ne nous surprend pas. Nicolas Sarkozy en particulier développe dans cette campagne une conception autoritaire et démagogique de la démocratie plébiscitaire, qui consiste à utiliser le mécanisme référendaire contre le peuple. Il s’est dit disposé à organiser des référendums contre les droits des chômeurs et des étrangers, mais pas sur le Pacte budgétaire, un sujet selon lui « trop compliqué » !

En revanche le refus de François Hollande de répondre à nos questions est incompréhensible. Certes il a déjà annoncé au Guardian qu'il ne voulait pas d'un référendum sur le Pacte budgétaire. Mais s'il refuse le débat avant l'élection et qu'il veut l'évacuer après, le « changement » qu'il annonce risque d'être très limité.

Le Pacte budgétaire, signé pour la France par Nicolas Sarkozy le 2 mars dernier, doit être ratifié avant la fin 2012. Il obligera les États signataires à réduire à marche forcée leurs déficits, imposant des sanctions automatiques aux contrevenants. François Hollande l'a critiqué à juste titre pour son caractère purement disciplinaire et punitif. Il s'est engagé à le renégocier.

Nous ne pensons pas qu'on puisse amender sérieusement ce traité, dont la logique fondamentale est d'imposer l'austérité pour rassurer les marchés. Les autres chefs d' État et de gouvernements européens, à commencer par Angela Merkel, ont déjà fait savoir qu'il n'y avait pour eux plus rien à négocier. En cas d'élection de François Hollande, les marchés financiers exigeront de sa part une ratification rapide, en provoquant sans doute même une hausse des taux d'intérêt sur les emprunts émis par la France.

Dans tous les cas ce n'est qu'en menant un vaste débat démocratique sur la construction européenne, et en s'appuyant sur une mobilisation des citoyens en France et en Europe, qu'on pourra faire reculer le rouleau compresseur de l'austérité et remettre l'Europe sur de bons rails.

Nous demandons donc à Nicolas Sarkozy et François Hollande de s'engager à organiser un débat démocratique conclu par un référendum pour ou contre la ratification du Pacte budgétaire, renégocié ou non. Nous invitons tous les citoyens à leur faire cette demande par courriel en vous rendant sur cette page.

En tout état de cause, si le président élu en mai prochain refusait d'engager le débat démocratique nécessaire sur la ratification de ce nouveau traité, nous proposerions l'organisation par la société civile elle-même d'un référendum d'initiative citoyenne contre le Pacte budgétaire et pour un nouveau traité de refondation européenne. Pour que des millions de citoyens aient l'occasion de s'emparer du débat, dont nous n'accepterons pas qu’il soit esquivé.

Attac France,
28 mars 2012

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 23:51

Rencontre Cgt - Fsu

Forts et larges points de vue communs

mardi 27 mars 2012

Deux délégations de la FSU et de la CGT se sont retrouvées ce jour.

Les deux organisations constatent qu’elles partagent, une nouvelle fois, de forts et larges points communs dans leurs analyses sur la situation sociale, politique et économique. Elles s’en félicitent.

Face aux politiques de régression sociale, aux attaques à l’encontre des salariés, aux choix de faire payer la crise à celles et ceux qui n’en sont en rien responsables, la CGT et la FSU entendent, par leurs propositions et initiatives, peser sur les orientations qui seront prises et contribuer à la construction d’alternatives.

Nos organisations ont été actrices de nombreuses actions que ce soit dans les différents secteurs comme au niveau interprofessionnel ces derniers mois. Elles agissent notamment pour cela dans le cadre de l’intersyndicale. Ces mobilisations sont indispensables et ont permis, en dépit de leurs limites, de placer l’intervention des salariés au cœur de l’actualité et de peser sur les débats. Dans un contexte de crise qui atteint chacun dans son quotidien, elles estiment nécessaire de rassembler largement et de manière unitaire le mouvement social pour construire une riposte à la hauteur des attaques subies. La FSU et la CGT réaffirment leur volonté –et leur disponibilité- pour mettre en œuvre ces mobilisations syndicales unitaires.

Elles confirment également leur détermination à contribuer au développement des luttes solidaires en Europe. La CGT a informé la FSU de son intention de soutenir sa demande d’adhésion à la confédération européenne des syndicats.

A la veille de l’important scrutin présidentiel des 22 avril et 6 mai, les deux organisations sont déterminées à faire entendre les exigences et revendications des salariés en toute indépendance.

Confirmant leurs revendications pour le développement de l’emploi, le pouvoir d’achat et la protection sociale, elles réaffirment qu’une nouvelle répartition des richesses est indispensable et possible. Il s’agit de favoriser les revenus du travail par l’augmentation des salaires, une véritable politique industrielle, la relance de la consommation dans le respect du développement durable, le développement des services publics, une protection sociale solidaire et de haut niveau….la CGT et la FSU estiment que le bilan du Président de la République et son programme pour les cinq années à venir vont à l’encontre des exigences de progrès social.

En outre, nos deux organisations redisent ensemble avec force et détermination leur opposition et leur combat commun contre les thèses de l’extrême droite, porteuses de démagogie, de discrimination et de racisme. Ces thèses sont incompatibles avec les valeurs du syndicalisme que nous portons et dangereuses pour les salariés et les citoyens.

En tout état de cause, l’intervention des salariés avec leurs organisations syndicales est une condition essentielle de la transformation sociale. En ce sens, la FSU et la CGT appellent à l’organisation de manifestations unitaires sur les revendications sociales le 1er mai.

Depuis maintenant trois ans, la FSU et la CGT ont fait le choix d’approfondir leurs relations et d’inscrire leurs échanges dans la durée pour conforter l’unité syndicale.

Des initiatives communes ont eu lieu –sur la formation professionnelle, la petite enfance, les jeunes et le syndicalisme- qui, de manière positive, ont concrétisé la volonté partagée de travailler à un syndicalisme plus efficace, pour rassembler les salariés.

Ces journées nationales centralisées ou décentralisées sont complémentaires avec les autres démarches communes qui existent tant dans les territoires que dans les secteurs professionnels.

À partir de ces premières étapes, nos deux organisations entendent poursuivre et approfondir ce processus de manière régulière, en le portant au plus près des syndiqués et des salariés pour que le plus grand nombre s’en empare.

Elles le feront à partir d’un travail commun sur de grandes questions qui préoccupent les citoyens, comme l’emploi et la communauté éducative par exemple.

Elles le feront en s’appuyant sur la nouvelle donne en matière de démocratie sociale et de représentativité syndicale, en pesant ensemble pour obtenir des avancées pour les personnels.

Elles continueront à produire du matériel revendicatif commun afin de diffuser largement les initiatives qui pourront être prises.

Sans exclusive, nos deux organisations inscrivent cette démarche dans la construction d’un syndicalisme rénové, renforcé notamment en nombre d’adhérents, qui doit créer les conditions de son rassemblement.

Nos deux organisations affirment leur volonté d’œuvrer conjointement en ce sens à tous les niveaux.

Dans ce cadre, elles arrêtent d’ores et déjà le principe d’une nouvelle rencontre dès le mois de mai 2012.

Pour la CGT : Bernard THIBAULT – Jean-Marc CANON – Patrick DESIRE – Michel DONEDDU – Philippe LATTAUD – Agnès NATON – Catherine PERRET

Pour la FSU : Bernadette GROISON – Didier BOURGOIN – Noël DAUCE – Arlette LEMAIRE – Frédérique ROLET –Isabelle SARGENI-CHETAUD – Sébastien SIHR.

Montreuil, le 27 mars 2012

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:54

Gaspillage, mépris de la connaissance, lepenisation rampante...un condensé de la pensée UMP/Sarkozy!

 

http://idata.over-blog.com/0/02/34/72/non-a-la-maison-identite096.jpg

non à la maison identité096

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 09:59
CONTRE LES ATTAQUES DE LA CENTRALE SYNDICALE
L’UNION GÉNÉRALE TUNISIENNE DU TRAVAIL


L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) subit depuis quelques jours des attaques des milices intégristes et des salafistes ayant eu pour cibles les locaux de la centrale syndicale à travers le pays dont le siège national à Tunis.

L’UGTT considère que l’objectif poursuivi par ces «agressions orchestrées et systématisées contre l’intégrité de la plus ancienne des organisations de la société civile tunisienne » est de nuire à la centrale syndicale, de ternir son image aux yeux de l’opinion publique de jeter le discrédit en l’accusant de bloquer l’économie du pays par son soutien aux mouvements sociaux.

Les attaques contre la centrale syndicale ont commencé à la suite de la grève générale des agents municipaux, par des dépôts d'immondices devant les locaux syndicaux puis par des tentatives d'incendie, de mise à sac et de dégradations des sièges des ses sections locales et régionale de Fériana, Le Kef, Kairouan, Monastir et Menzel Bouzelfa. L’UGTT est pleinement dans son rôle, celui de défendre les droits des travailleurs et travailleuses tunisien(ne)s dans leur lutte pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Le lui reprocher relève d’une volonté d’étouffer l’action syndicale dont elle est le garant.

L'U.G.T.T. a dénoncé ces dérives et a «averti contre les dangers de monter l'opinion publique contre l’U.G.T.T. par certaines parties au pouvoir qui visent à instaurer une nouvelle dictature dans le pays et à tous les niveaux ». Ces attaques constituent une mise en cause du droit de grève, droit constitutionnel, et de la lutte des travailleur(se)s pour l’amélioration de leur condition et en vue de la satisfaction de leurs revendications légitimes.

Ces attaques contre l’UGTT font partie d’un processus et ont été précédées par des campagnes médiatiques de déstabilisation subies par la centrale syndicale depuis le 14/01/2011 et des agressions répétées des journalistes, des médias, d’universitaires, des intellectuels, des organisations démocratiques et de mise en cause du droit de manifestation. Cela montre la volonté délibérée des forces de la contre révolution de saboter le processus démocratique issue de la Révolution tunisienne et de mettre en cause les acquis du peuple tunisien.

Il n’y a plus de doute, ces agressions systématiques des forces du progrès et de la démocratie ont pour seul objectif la mise au pas du peuple tunisien et de la société civile démocratique et en particulier l’UGTT,.

Nous, signataires :
 Dénonçons le silence assourdissant du gouvernement et certains de ses composantes qui se rendent complices et comptables de la dégradation du climat social et politique dans le pays.
 Exigeons l’arrêt des agressions contre l’UGTT et demandons le respect de toutes les formes d’expression démocratique en Tunisie.
 Nous exigeons aussi le respect des libertés fondamentales et particulièrement la liberté syndicale dont le droit de grève fait partie intégrante et la liberté d’expression.
 Demandons aux pouvoirs publics d’assumer leurs responsabilités et de protéger les syndicalistes de l’UGTT des attaques de ces milices aux ordres de la contre révolution qui veut la saborder.

    

Associations :

 

ADTB/Belgique – ADTF –– AIDDA – Association Ali Bashhamba – Association culturelle tunisienne à Stockholm – Association Suédo-tunisienne de Stockholm – Association JISR – ATF – ATNF/Lille – Collectif 3C – Collectif des femmes tunisiennes – Collectif Tunisie 80 – Comitato Immigrati Tunisini in Italia – CRLDHT – Dynamique Citoyenne des Tunisiens à L'Etranger (DCTE) –FTCR – IDEAL 92 – Intercollectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe – Manifeste du 20 mars – MCTF –– Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC) – Uni(e)-vers-elles – UTAC – Union des Tunisiens de l'Est – UTIT-IdF – WD 15

 

Organisations et Partis politiques :

 

Ettajdid/France – Ettajdid/IdF – Ettakatol/France – MOPAD/France – Parti Tunisien du Travail(7ème congrès) – PCOT/France – PDP/France – PTPD/France – PTT/France

 

Avec le soutien de :

 

Syndicats de France:

 

CFDT – CGT – FSU – UNSA – Union Syndicale Solidaires

 

Syndicats du Maghreb:

 

SNAPAP/Algérie – UMT/Maroc

 

Associations :

 

ACORT –AMF – ASDHOM – ATAC – ATMF – CEDETIM/IPAM –FIDH – Forum Citoyenneté Monde Arabe – LDH – Le Manifeste des Libertés – Mouvement marocain du 20 février/Paris-IDF –MRAP – Sortir du Colonialisme.

 

Organisations et partis politiques :

 

Les Alternatifs – EELV – FASE – NPA – PADS/Maroc – PCF – PCOF – PG – PSU/Maroc – Rouge Vif – La Voix Démocratique/Europe

MEETING DE SOUTIEN A l’UGTT
Jeudi 1er mars 2012 à 18h
À la bourse de travail de Paris 3, rue Château d’eau salle Jean Jaurès
métro République
En présence d'un dirigeant de l'U.G.T.T

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:57

   

Grèce : les banksters à la manœuvre

Pour mémoire, durant la décennie 2000-2009, la Grèce a emprunté la somme globale de 486 milliards

d’euros. Pour la même période, elle a payé, au titre du remboursement de la dette publique, la somme de 450 milliards. Le 4 octobre 2009, Georges PAPANDREOU ramenait le PASOK  (parti Socialiste)au pouvoir après avoir mené campagne sur les slogans suivant : « de l’argent il y en a », « nous sommes prêts pour la croissance verte, les nouvelles technologies et l’écologie », « finissons-en avec la  dictature des marchés », « prenons des mesures pour réconforter les citoyens les plus fragiles, surtout ceux qui ont emprunté de l’argent et doivent faire face à la crise »,

« faisons de la Grèce, le Danemark du Sud ».

Le 22 octobre 2009, l’agence de notation FITCH dégrade la note de la Grèce de A à A -.

 

Petite histoire d’un putsch

Dans le documentaire Un an avec DSK – Au coeur du FMI (Canal + en mars 2011), l’honorable directeur général du FMI en personne avouait que le premier ministre grec fraîchement élu avait

discrètement - contacté le FMI fin 2009 : « Les Grecs eux souhaitaient une

intervention du FMI même si PAPANDRÉOU pour des raisons politiques n’affirmait pas ça »

Fin janvier 2010, au Forum économique de DAVOS, Georges PAPANDRÉOU est

invité à prendre des mesures d’austérité.

La Grèce “accepte” le mécanisme dit officiellement “de soutien économique”, institué par le Fond monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne, mécanisme alors

connu depuis, sous le nom de “TROÏKA”.

Ses contrôleurs sont en route pour Athènes fin avril 2010 ; ce qui n’empêchera pas l’agence de notation STANDARD & POOR’S de dégrader la note de la Grèce de 3 B+ à 2 B+.

La Troïka et le gouvernement grec ont alors signé trois documents liés, le Traité du Nouveau Prêt, l’accord avec le FMI et un Mémorandum, une feuille de route obligatoire sur les mesures à prendre.

Jamais le gouvernement grec n’a osé faire valider ce traité devant le Parlement.

Seul, le Mémorandum a été approuvé au Vouli, le Parlement grec, le 6 mai 2010, au mépris de la Constitution.

Les contrôles mensuels des émissaires de la Troïka ont conduit à de nombreuses mesures d’austérité complémentaires sans donner entière satisfaction aux marchés financiers.

La phase suivante du putschfut la mise en place de la gouvernance directe par le banquier PAPADEMOS, début novembre 2011, suite au refus du projet de référendum par les pays les plus puissants des “libéraux”.

Composé du PS grec, de la droite et de l’extrême droite, ce gouvernement avait comme seule mission de parapher le Mémorandum II, autrement dit le nouvel accord avec la Troïka et préparer les

élections législatives prévues pour février 2012 puis retardées au mois d’avril.

Merkozy : « Les Grecs doivent faire des efforts »

Les Grecs ont déjà subi en 2010 :

  • une baisse de 25% des salaires dans la fonction publique
  • une baisse de 10% des retraites, l
  • la hausse des taxes,
  • la création d’un nouvel impôt prélevé par la compagnie de distribution de l’électricité,
  • la suppression d’organismes publics.

Les règles concernant les retraites ne cessent de changer depuis 2010.

 

Le plan approuvé dimanche porte sur 3,2 milliards d’euros pour 2012.

Le texte du Mémorandum est rédigé comme un traité de capitulation avec mise en place d’un gouvernorat de la Troïka.

Ses principales mesures :

• Diminution du SMIC de 22%, à savoir 480 € par mois net ;

• Pour les jeunes de 18-25 ans, la réduction s’élève à -32% soit environ 430 € ;

• Le minimum-retraite chute de 503 à 392 € ;

• L’allocation de chômage est ramenée à 359 € de 461€ actuellement, et pour une seule année ;

• Ces réductions seront rétroactives au 1er de janvier 2012 ;

• Abolition des conventions collectives, remplacées par des conventions individuelles au niveau de l’entreprise

;

• Suppression de 150 000 postes de fonctionnaires lors de 2012-2015.

 

Selon ce mémorandum de 49 pages, dit “Mémorandum II”, la Grèce doit réaliser notamment des réductions de dépenses d’un milliard d’euros dans le secteur de la santé et de 300 millions d’euros pour la défense, tandis qu’une baisse des dépenses du gouvernement et des frais liés aux

élections devrait permettre d’économiser 270 millions. Le document précise que le gouvernement doit aussi réduire de 400 millions d’euros le budget alloué aux investissements publics. En outre, la Grèce doit trouver pour 325 millions d’euros d’économies supplémentaires pour remplir ses objectifs de désendettement.

L’État grec doit également vendre les parts qu’il détient dans des entreprises publiques à l’exception des “infrastructures de réseau essentielles”.

L’Union européenne exige un engagement écrit des principaux partis grecs à mettre en oeuvre les réformes et l’austérité demandées par la troïka quel que soit le résultat des prochaines élections

législatives. C’est le traité MES (Mécanisme européen de stabilité) avant la lettre,

un putsch contre la démocratie pour inventer un nouvel ordre social, économique

et politique en Europe. Les Grecs se souviennent avec amertume que Solon, considéré comme le père de la démocratie athénienne prit pour première mesure l’annulation des dettes des paysans

pauvres. Ils se battent, nous leur devons notre soutien.

Gilles Boitte (Cerises 17 Février 2012) Cerises est le journal de l’association des communistes unitaires

 

 http://www.placeaupeuple2012.fr/grece-la-liste-des-mesures-du-nouveau-memorandum/

 

 

Sur le blog de Panagiotis Grigoriou :

http://greekcrisisnow.blogspot.com/

 

 

« Grèce : Les plans de rigueur empilés n’ont plus aucun sens »

Sous ce titre, la banque NATIXIS publiait dans le numéro 130 de Recherche économique (14 février 2012) un constat sans appel :

« Les Européens, le FMI, la BCE demandent sans cesse à la Grèce de prendre des mesures de politique budgétaire restrictive, avec la fiction que la Grèce peut rétablir sa solvabilité ; de réduire le coût du travail (le salaire minimum).

Mais nous pensons que la Grèce se situe maintenant “dans la partie droite de la courbe de Laffer”, ce qui signifie qu’une politique budgétaire plus restrictive accroît le déficit public, les effets négatifs d’offre l’emportant ; que le problème n’est pas un problème de coût du travail (qui est bas même en

tenant compte de la productivité) mais d’effondrement de l’économie avec l’effondrement de la demande.

La seule solution raisonnable et coopérative serait d’annuler l’essentiel de la dette publique, ce qui rétablirait presque la solvabilité budgétaire et extérieure de la Grèce ; d’aider la Grèce à reconstruire

son économie, à attirer des entreprises et des emplois « 

 

* Les impôts en Grèce

En Grèce, la répartition des impôts entre taxes indirectes et impôts directs est l’inverse du reste de l’Europe. Tout comme les taxes indirectes dont le poids relatif est toujours défavorable aux classes populaires, le poids de l’impôt sur le revenu repose sur les épaules des salariés et des retraités.

 

France

Allemagne

Italie

Grèce

I.D

I.Ind

I.D

I.Ind

I.D

I.Ind

I.D

I.Ind

55,3

44,7

53,7

46,3

54,8

45,2

44

56

 

Données OCDE, 2008 sur impôts 2006

 

Selon un bulletin de la Banque de Grèce publié en 2011, pour l’année 2009 :

• la contribution des salariés et retraités s’est établie à 53% du montant total des impôts directs (personnes physiques et morales réunies) ;

• les commerçants, industriels et fabricants ont vu leur contribution s’élever à 7% ;

• les personnes morales n’ont participé qu’à hauteur de 31%.

 

 

 

* Et si on parlait de la dette allemande envers la Grèce ?

L’armée nazie occupe la Grèce en 1941. Hitler oblige le pays à participer à “l’effort de guerre” et emprunte de force à la banque centrale grecque la somme de 476 millions de Reichsmarks.

Cela correspond environ à 10 milliards d’euros. Avec un taux d’intérêt de 3% sur 71 ans, le montant de la dette allemande pourrait aujourd’hui s’élever à plus de 80 milliards d’euros...

 

* Un bon client pour les industries de guerre

Avec une population de 11,3 millions d’habitants, l’armée grecque compte 178 000 hommes. Un rapport de l’OTAN montre qu’entre 2005 et 2009, la Grèce a vu ses dépenses d’armement grimper d’un tiers. Elle a d’ailleurs longtemps occupé la 4ème place des importateurs d’armes dans le monde.

En 2009, les dépenses d’armement représentaient environ 6 milliards d’euros. De quoi acheter : des avions de combat américains, des Mirages 2000, six sous-marins allemands, plus de 200 chars Léopard...

*La préparation des élections d’avril 2012

La situation est inédite avec l’effondrement du PASOK (Parti socialiste) qui est crédité de 8% des intentions de votes (-36%!).

Et un score possible de plus de 40 % pour les forces de gauche :

• Coalition de la gauche radicale, SIRYZA,

• Parti communiste grec, KKE,

• et DIMAR (Gauche démocrate), constituée d’anciens membres de SYNASPISMOS et qui, aux municipales ont oscillé entre le PASOK, les Verts et SYRIZA.

 

http://www.jolpress.com/article/grece-euro-crise-revolte-faut-il-redouter-le-pire-456134.html

 

 

 

 

 

 

KKE

SIRYZA

DIMAR

Verts

PASOK

DISY

N.D

LAOS

XA

Indécis

12,5

12

18

3,5

8

2

31

5

3

5

 

 

!

 

 

 

Nom grec

traduction

site

Equivalent français

KKE

parti communiste grec

http://fr.kke.gr/

http://www.kke.gr/

http://fr.kke.gr/news/news2012/2012-02-11-48ori-2mera

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_communiste_de_Gr%C3%A8ce

L’ensemble des organisations constituées par des dissidents du PCF ayant refusé sa « mutation »

Voir ce site :

http://cercles.communistes.free.fr/rcc/liens.php

 

 

 

PCF sectaire  pour partie l’autre étant F. d. G

SIRYZA

Coalition de la Gauche radicale  

www.syriza.gr/  

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coalition_de_la_gauche_radicale  

Mélenchon (Front de Gauche)  +La Fédération + partie NPA

http://www.placeaupeuple2012.fr/

http://lafederation.org/

DIMAR

La Gauche démocrate

http://www.dimokratikiaristera.gr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_d%C3%A9mocrate_(Gr%C3%A8ce)

Droite du PCF ex en Bretagne , droite du PG et gauche du PS Montebourg, Filoche…d’autres quand ils étaient jeunes ! Un zeste de Bayrou

 Verts ou OP

Les écologistes verts

 

Verts et Europe écologie + Lalonde et Lepage

PASOK

Parti socialiste

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_socialiste_panhell%C3%A9nique

PS François Hollande, Strauss Kahn, Valls, Guerini,  etc.

DISY

Alliance démocrate

http://www.info-grece.com/modules.php?name=Web_Links&l_op=viewlinkdetails&lid=151

Le Nouveau centre de Morin, l’ancienne DL de Madelin…

Un zeste de Bayrou

ADLE

ND

Nouvelle Démocratie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_D%C3%A9mocratie_(Gr%C3%A8ce)

UMP et sa tendance FN la droite populaire

LAOS

Laikos Orthodoxos Synagermos (LAOS)
Alarme populaire orthodoxe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alerte_populaire_orthodoxe

http://www.neolaialaos.gr/

Le FN de Le Pen

XA

Aube dorée

ΧΡΥΣΗ ΑΥΓΗ xryshaygh.wordpress.com/En cache - Pages similaires - Traduire cette page   

Extrème droite identitaires, nazillons , vlams blok

 

 

 

 

http://www.europe-politique.eu/partis-politiques-grece.htm

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 17:45

faillite de la grèce

Faillite de la Grèce en 1932

 

 

 

   

L'AFP tient la banque et le pékin informés toutes les heures des exploits de la troïka et de ses comparses grecs...  

Pour avoir un autre point de vue, toujours Panagiotis Grigoriou sur son blog.

http://greekcrisisnow.blogspot.com/

Il lie le quotidien et la situation globale. Sa description des amis des MM Hollande et Sarkozy et de Madame Le Pen qui gouvernent ensemble en Grèce (directive de leurs" amis européens") et le rappel de l'enchaînement de la crise des années 30 fait un peu froid dans le dos...

Bon courage et ouvrez les yeux même si vous êtes "universitaires"!

 

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article

Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

http://www.univ-lille1.fr:80/snesup59-62/mobilisation/

Recherche

Archives