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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 00:14
Sent: Wednesday, June 27, 2007 12:29 AM
Subject: [SLR] Loi sur l'autonomie ; assises de l'enseignement supérieur

> Bonsoir,
>
> Alors que l'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités a été
> rendu public il y a quelques jours, de nombreuses prises de position ont
> eu lieu. En premier lieu, la rapidité avec laquelle se déroule ce
> processus est absurde. Nos universités ont de graves difficultés, elles
> ont besoin de réformes, il serait aberrant de défendre le statu quo. Ces
> réformes devraient faire l'objet d'une élaboration collective,
> permettant de prendre en compte la diversité des missions des
> universités, et la complexité des situations.
>
> Vous trouverez sur notre site une analyse du cadre politique dans lequel
> la réforme des universités s'inscrit, ainsi qu'une première analyse de
> certains des aspects les plus préoccupants de cette loi :
> http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1602
> http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1605
>
> Vous trouverez également quelques contributions, comme celle de la
> Commission Permanente du Conseil National des Universités.
> http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1602
> ou celle de l'association française de sociologie et l'association des
> sociologues enseignants du supérieur :
> http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1606
>
> Les quelques avancées présentes dans cette loi ne doivent pas masquer
> les dangers importants que son application induirait pour l'enseignement
> supérieur et la recherche françaises, en aggravant une situation et des
> pratiques déjà préoccupantes. Les universités ont besoin de réformes,
> mais pas n'importe lesquelles. Il est d'autant plus nécessaire que les
> assises de l'enseignement supérieur puissent proposer des voies de
> réformes élaborées collectivement, qui remédient réellement à nos
> difficultés.
>
> La première journée nationale de ces assises, qui en constituera le
> lancement, aura lieu lundi 2 juillet dans le grand amphi de la Sorbonne.
> Vous trouverez les informations sur le site des assises : http://www.assises-esr.fr
> et vous pourrez vous y inscrire. Il ne s'agit que du lancement, les
> assises se dérouleront tout au long de l'automne, et de larges débats,
> associant l'ensemble des personnes concernées, seront organisés sur les
> sites universitaires et les campus de recherche.
>
> Mais la participation à ces assises est complémentaire des actions relatives à la loi sur l'autonomie. Nous vous tiendrons régulièrement informés des initiatives que nous prendrons, ou que nous relaierons, au sujet de cette loi.
>
> Cordialement,
> --Bertrand Monthubert.
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 23:30

Vous trouverez ci joint le texte avec les modifications aimablement transmis par un collègue du SGEN.

Nous reviendrons dans un prochain article sur les enjeux pour l'université d'Evry compte tenu de sa situation actuelle et des difficultés qu'elle connait.

Bonne lecture

Les analyse du Snesup national sont consultable sur le site du SNESup http://www.snesup.fr/

Le nouveau texte avec comparaison

URL : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/projetnouvelleuniversite-comparaison-27-06-07.pdf

 

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 23:23
Histoire de s'amuser sans relation avec des situations connues...
 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, June 27, 2007 6:15 PM
Subject: Variance #3 : Projet de Loi sur les Universités

Cher(e) Collègue,

Afin de vous éclairer sur le débat actuel relatif à l'autonomie des Universités, Variance a mis en ligne sur son site (www.variance-cnu06.org) la nouvelle version du projet de Loi du Gouvernement sur l'autonomie des Universités (de ce jeudi 27 juin).

Deux points de vue sur le recrutement des enseignants chercheurs dans Le Monde :

- Recrutement, autonomie et clientélisme, par Olivier Godechot
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-927985,0.html

- Université : la foire à l'embauche, par François Clément :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-927983,0.html

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 23:10
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 11:16

Cette tribune n'engage ni la section syndicale d'Evry, ni le syndicat. Elle est l'expression de deux syndiqués ayant exercé des responsabilités à la direction de l'université et dont l'avis est fondé sur la connaissance des mécanismes internes de fonctionnement des universités.

Universités : une autonomie sans rivage est aussi dangereuse que le démocratisme  bureaucratique actuel

 

 

Le gouvernement annonce pour le mois de juillet le vote d’une loi réformant le fonctionnement des universités, leur donnant ainsi l’autonomie qu’elles réclament depuis longtemps mais de manière contradictoire dans l’opinion et une partie de la communauté universitaire. La situation d’un certain nombre d’universités et de leurs composantes est telle aujourd’hui qu’une autonomie « sans rivage », comme le rêvent certains beaux esprits qui ne connaissent pas les universités de l’intérieur, serait une catastrophe. Toute mesure gardée, elle s’apparenterait, compte tenu de la dégradation actuelle,  par ses formes et ses dérives au passage brutal à l’économie de marché dans l’ex URSS au temps de Eltsine ! D’abord, cette réforme, si elle ne s’accompagne de moyens, et si elle ne s’accompagne de profonds changements structurels sera vouée à un échec et de nouveau l’argent public sera gaspillé ; ce que chacun refuse et le président de la république (il l’a clamé à maintes reprises) a été élu pour y mettre fin.

 

 

Injecter de l’argent dans les universités est aujourd’hui plus que nécessaire. Les universités, dans leur grande majorité, n’offrent pas aux étudiants des conditions d’accueil décentes (immobilier non rénové depuis des années, amphithéâtres vétustes, salles de travaux pratiques avec du matériel souvent obsolète, etc.). Tout cela doit et peut se faire vite, mais seul l’afflux massif d’argent, une conduite volontariste de la rénovation, permettront de mettre à niveau nos universités par rapport à nos pays voisins (Allemagne, GB).

 

 

Si l’accueil et la formation des étudiants est une mission des universités – et ce n’est pas la moindre – ce n’est pas la seule. La recherche fait aussi partie de ses missions. Il faudra injecter de l’argent massivement dans la rénovation des laboratoires, ne serait ce pour que les enseignants chercheurs puissent travailler dans des conditions d’hygiène et de sécurité correctes et puissent bénéficier d’équipements scientifiques performants.

 

 

Rénover nos universités, comme cela vient d’être décrit ci-dessus, se fera dans le consensus de la communauté universitaire qui attend depuis de nombreuses années ces changements.

 

 

Mais si on aborde la question de l’évaluation de la recherche, de l’évaluation des formations, de la politique de recrutement des personnels, la question de l’orientation, la question de la nouvelle gouvernance des universités, alors la communauté universitaire se déchirera et veillera à bien garder ses privilèges.

 

 

Aujourd’hui, les universités sont présidées et dirigées par les professeurs d’université (les maîtres de conférences peuvent aussi exercer cette fonction). Concernant toutes les questions évoquées, quel ne sera pas le président prêt à acheter la paix sociale dans son université et accorder des postes aux collègues qui ont beaucoup d’étudiants à former (AES, sociologie, psychologie…) alors que les formations aujourd’hui ne sont pas réellement évaluées, alors qu’on doit en même temps poser la question de la reconnaissance au niveau international de la recherche dans ces domaines. Car, rappelons que la majorité des enseignants (auxquels ont affaire les étudiants) dans les universités sont, selon la loi Savary, des enseignants chercheurs. Ces derniers doivent non seulement enseigner et aussi faire de la recherche.

 

 

L’évaluation des formations doit prendre en considération, non pas la réussite à un diplôme, mais la poursuite d’études de qualité dans un diplôme supérieur ou l’insertion des jeunes diplômés dans l’emploi qu’il soit public ou privé. De plus, le niveau de l’emploi auxquels accèdent les jeunes doit correspondre à leur niveau de formation. Pour que de telles évaluations puissent se faire, les universités doivent disposer des moyens nécessaires, mais aussi  avoir l’obligation de rendre des comptes à la nation et aux citoyens.

 

 

L’orientation des jeunes doit faire l’objet d’une large réflexion afin d’orienter en plus grand nombre les jeunes vers les diplômes scientifiques, cette idée fait consensus mais rien n’est dit sur les pré-requis nécessaires à la poursuite d’études universitaires, en particulier dans les filières de disciplines fondamentales. Notre pays manque cruellement d’ingénieurs, de scientifiques. Un afflux de jeunes vers les sciences est la seule façon d’hisser la recherche fondamentale, appliquée et l’innovation au plus haut niveau afin de permettre à notre pays de retrouver une croissance basée sur la connaissance et ses applications.

 

 

Cette réforme ne peut réussir sans le recrutement d‘enseignants chercheurs et des enseignants reconnus au niveau national, voire international par la qualité de leurs travaux. Non seulement les règles doivent être appliquées dans toutes les disciplines, mais sans une réelle rupture on continuera sous prétexte de pseudo égalité à perpétuer un système qui équivaut à traiter de la même manière une Trabant et une Mercédès. L’évaluation est urgente, celle de la recherche doit être individuelle et collective. Les modes d’évaluation mis en place par les gouvernements Raffarin de De Villepin sont inacceptables. Ils sont à l’opposé de ce que demandaient les états généraux de la recherche. Nos gouvernants actuels doivent revenir sur ces dispositifs et faire confiance à une communauté, qui est dans une très large majorité responsable et consciente de ses responsabilités quant à l’avenir de notre pays, mais pour cela les obstacles bureaucratiques doivent être cassés.

 

 

Donner  la gouvernance à des universités dans leur état actuel, c’est la voie ouverte à tous les abus. La nouvelle loi devra donner obligations aux universités d’évaluer les formations, la recherche selon des critères qui devraient  être définis nationalement, et notamment sans concession par rapport au niveau international de la recherche . C’est le seul moyen pour que les politiques de recrutement des enseignants chercheurs soient responsables et ne fassent pas l’objet de compromission.

 

 

Réformer les universités est aujourd’hui nécessaire mais le faire sans tenir compte de la faiblesse structurelle d’un certain nombre d’universités, c’est vouer une réforme à l’échec. Outre injecter de l’argent dans les universités, il faut  accompagner les petites universités dans le mouvement d’autonomie vers les regroupements et la répartition fonctionnelle des enseignements et des recherches indispensables. Les structures de PRES deviendront rapidement un alourdissement inutile, même si elles jouent un rôle pédagogique et scientifique incontestable, il faut aller vers des fusions pour obtenir des universités offrant la palette des formations et des recherches de niveau universitaire. Si les grandes villes des régions avancent positivement dans ce mouvement, le retard et l’incapacité politique des universités d’Ile de France où se concentre une grande partie de la recherche et des étudiants sont alarmantes.

 

 

Enfin dernière rupture qui nous apparaît indispensable, c’est celle de la fin de la confusion entre formations dites professionnelles et les filières de disciplines fondamentales pour lesquelles l’adaptation à l’emploi ne se pose qu’après un parcours d’acquisitions solides de connaissances fondamentales à bac plus cinq. Les discours sur la fusion des masters de recherche et les master pro tout comme le discours sur la difficile intégration des docteurs manquent totalement de sérieux et de fondement. Les bons docteurs dans les disciplines scientifiques s’intègrent ! Le problème est ailleurs, dans l’inflation de certaines disciplines de poursuite d’études aux débouchés réels restreints et d’une fausse monnaie diplômante qui ne résolvent ni le problème des individus dans leur insertion professionnelle, ni celle de l’économie. Le LMD a fait disparaître, de fait, l’un des outils les plus originaux de l’enseignement supérieur et de la professionnalisation : les IUP. Il est vrai que, mal positionnés au départ, mal articulés avec les disciplines fondamentales d’une part, les IUT (qui attirent souvent de meilleurs étudiants après le bac) d’autre part ils n’ont souvent pas trouvé leur place dans les universités .Nous avons pu constater comme responsables d’une université qui en comptait beaucoup (12), en avoir créés et dirigés, y compris dans des secteurs comme la biologie tout l’intérêt de ces structures pour les étudiants et les entreprises. Nous pensons que des structures de « type école », associant universitaires et professionnels, articulés avec les laboratoires de recherche fondamentale et possédant leurs recherches appliquées doivent être prévus dans la loi et la politique proposées sinon le risque dans la nouvelle autonomie sera de voire disparaître ou transformer en pseudo formations professionnelles ces avancées, comme cela a été le cas avec la mise en place du LMD.

 

 

 

 

Gilles Waksman

 

 

Professeur des Universités

 

 

Yves Sabourdy

 

 

Professeur agrégé d’histoire

 

 

Anciens vice-présidents d’université

 

 

 

 

 

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Published by Waksman et Sabourdy - dans snesup-evry 2007
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 22:46

 Nous publions ci dessous la position du Président de l'université. Nous publierons des positions d'autres collègues du Snesup ou de sympathisants s'ils le désirent et s'ils nous y autorisent.

 

Nous publions ci dessous la position du Président de l'université. Nous publierons des positions d'autres collègues du Snesup ou de sympathisants s'ils le désirent et s'ils nous y autorisent.

 

 Je comprends les questionnements et les inquiétudes des contractuels et des
vacataires enseignants au regard de leur statut. Je comprends moins en
revanche que l'on mette en cause la  "direction" de l'université à ce sujet.

Je ne prétends pas que notre université "fonctionne" idéalement ; je pense en
revanche que la "direction" met tout en oeuvre pour répondre aux missions de
service public de l'enseignement et de la recherche qui lui incombe et - dans
ce cadre - aux conditions de travail de ses agents.

Pour autant je reste toujours à l'écoute de leurs attentes et suis prêt bien
évidement à y apporter les réponses appropriées dans le cadre de mes fonctions
et des règles qui régissent le fonctionnement des universités.

Voici quelques éléments de réflexions au mouvement qui s'instaure à
ce sujet afin que chacun mesure le contexte dans lequel évolue actuellement
notre université et que chacun soit au même niveau d'appréciation.

1. Les conditions de recrutement des agents de l'université sont régies par une
législation très stricte depuis 2005 qui LIMITE de façon très contrôlée le
RECOURS A DES EMPLOIS CONTRACTUELS payés sur budget propre de l'université, à
des cas très particuliers (compétences spécifiques ou temps partiel maximum de
70%) afin de privilégier le recrutement des emplois de fonctionnaires diplômés,
payés directement sur le budget de l'Etat.

2. Au risque d'enfoncer une porte ouverte, MA POLITIQUE EST DE FAVORISER LES
EMPLOIS DE FONCTIONNAIRES à Evry.  Ce nombre est très largement insuffisamment
et je me bats (avec d'autres) pour qu'il soit à la hauteur de nos besoins. Au
moment où les universités réclament que l'Etat leur alloue des moyens à la
hauteur de leurs missions, la première des batailles que je mène c'est celle de
l'emploi stable FINANCEE PAR L'ETAT ET NON APS FINANCEE PAR LES ETUDIANTS (via
les frais d'inscription qui alimentent principalement les ressources propres de
l'établissement) .

Ceci n'enlève en rien la valeur des agents contractuels en poste à
l'université. C'est un positionnement de principe qui guide ma politique que je
veux rappeler ici.

3. Les conditions de recrutement des emplois contractuels (techniques et
administratifs) payés sur budget propre de l'université (1 million d'euros
soit 25 % de la dotation de l'Etat à Evry !) font l'objet d'un contrôle de
légalité de la part des services du Rectorat. Eu égard aux fortes contraintes
dont font l'objet les contractuels (notamment ceux dont le statut ne peut être
qu'à "temps partiel" compte tenu de la législation, fixé au maximum autorisé
soit 70%) je suis intervenu auprès du Recteur (via une motion adoptée à
l'unanimité par le Conseil d'administration de l'université). Le Recteur dans
sa lettre de réponse  m'a renvoyé à l'application STRICTE de la législation.

C'est donc dans ce cadre que je mène la politique de l'emploi des
contractuels.
 
4. Est-ce à dire que l'on ne peut rien faire ? Non. J'ai pris un certain nombre
de dispositions afin de limiter au maximum prévue par la loi les conditions de
travail des agents contractuels. L'université d'Evry est particulièrement
novatrice (trop ?) en ce domaine !

A. J'ai tout d'abord développé une POLITIQUE DE FORMATION qui permette à tous
les agents contractuels de passer les concours de la fonction publique (2/3 des
agents contractuels)

B. A l'inverse de l'équipe présidentielle précédente, j'ai demandé que l'on
applique à TOUS les agents contractuels, les conditions de recrutement qui
leur permettent au terme prévu par la loi (6 ans) de pouvoir bénéficier
bénéficier d'un emploi en CDI. Préalablement, les contrats qu'ils signaient, ne
leur permettait pas cette possibilité !

C. Quand la possibilité m'en a été donnée par le Recteur (corrélation entre
compétence de l'agent et la fonction qu'il occupe), tout en favorisant l'emploi
dans le cadre de la fonction publique, j'ai INDEXE LES SALAIRES  des agents
contractuels à une échelle indiciaire de la fonction publique. J'ai stabilisé,
lorsque les possibilités m'en ont été accordées par le Rectorat, le temps de
travail des agents contractuels à temps plein et proposé des contrats en CDD de
3 ans et même des CDI .
Il est à noter, que s'agissant des supports d'Etat non occupé par un agent de la
fonction publique (postes qui se sont libérés et qui n'ont pas été mis au
concours), le Rectorat a maintenu les contrats CDD sans possibilité à terme de
CDI. J'ai demandé à ce que ces supports d'Etat ne soient pas durablement
occupés par des contractuels et mis au concours dans les meilleurs délais afin
de favoriser l'emploi stable DANS LE CADRE DE LA FOCNTION PUBLIQUE.
 
Peut-on faire plus ? Si c'est possible, je le ferai, mais toujours dans le cadre
de la législation et des missions de formation et de recherche impartie à
l'université.
 
5. Quant aux vacataires enseignants, je rappelle à ceux qui ne le savent pas,
qu'il s'agit là d'un emploi secondaire puisque seules les personnes AYANTS DEJA
UNE ACTIVITE PROFESSIONNELLE peuvent bénéficier de tels contrats. Le terme de
précarité d'emploi en ce domaine est donc à nuancer, s'agissant de la
responsabilité de l'université.
Ma politique dans ce domaine est de me battre pour avoir (là aussi) un NOMBRE
SUFFISANT D'Enseignants chercheurs  (ce qui est
loin d'être le cas) pour assurer nos missions. Si dans les SCIENCES DURES
(biologie, physique, chimie, mathématiques, informatique..) Le nombre
d'enseignants chercheurs (car un enseignement supérieur  de qualité s'articule
nécessairement avec des activités de recherche) permet quasiment de couvrir les
enseignements correspondants, ce nombre est très insuffisant en SCIENCES
HUMAINES ET SOCIALES (SHS) et nous devons faire appel à de nombreux vacataires
(seulement 30% des enseignements sont assurés par des enseignants chercheurs
!).

Ces vacataires assurent donc un appuie indispensable à la mission de formation
de l'université, MAIS ELLE NE SAURAIT CONSTITUER UNE POLITIQUE QU VISERAIT A
STABILISER CES EMPLOIS... sauf à renoncer à la mission de RECHERCHE de
l'université et déconnecter la formation de la recherche, qui est la première
mission de l'université.
 
Pour moi, le recours à des vacataires ne doit donc être qu'exceptionnel. Un
enseignant chercheur est recruté dans le cadre d'un concours après avoir passé une thèse
(bac+8 à Bc+10), fait un stage post doc de 2 ans. Il est intégré dans une
équipe de recherche et sa mission n'est pas seulement d'enseigner, elle est
GLOBALE : enseigner, faire de la recherche, piloter des formations, les faire
évoluer en fonction des activités de recherche, des attentes du milieu
professionnel...  Un PRAG/PRCE passe un concours et est recruté lui aussi par une commission de spécialistes selon des critères très strictes et participe de façon étroite à un ensemble  de missions pédagogique et de pilotage de  l'établissement. Un vacataire ne saurait donc les remplacer... durablement. A
L'ETAT DE DONNER LES MOYENS AUX UNIVERSITES D'ASSURER LEURS MISSIONS !

Si le nombre de vacataires est important à Evry  en SHS  c'est que l'Etat ne
nous alloue pas en effet suffisamment d'enseignants chercheurs titulaires ce
qui nous pénalisent fortement  en terme de qualité d'enseignement, en terme
financier  aussi (3 millions d'Euros par an sur les 5 millions alloués par
l'Etat !) et en terme organisationnel.

Mais bien sur, il  est NORMAL de payer les vacataires que l'on recrute (40
euros net de l'heure, soit environ 60 euros charges comprises).
 
Quelques éléments d'informations sur ces modalités de paiement  :

A.  Le  paiement des heures de vacations obéit à un contrôle de gestion rigoureux
que la cour des comptes dans son dernier rapport nous demande d'appliquer de
façon stricte eu égard à quelques dérapages qui ont eu lieu entre les années
2001-2005 à Evry. Ce n'est donc pas un problème d'argent (les sommes sont
disponibles sur le budget de l'université) mais de CONTROLE DES FONDS PUBLICS.

B. Le paiement de ces heures s'effectue après validation de l'état définitif
des services éffectués dans chaque UFR (150 formations sont délivrées à Evry) à
l'issue du premier semestre (soit fin février/début mars environ).

C. Cet état des services fait l'objet d'une évaluation à la rentrée
universitaire et d'un contrôle définitif à la fin du premier semestre par le
Directeur d'UFR qui valide que le cadre de la répartition des moyens votés par
son conseil a bien été respecté. Le directeur de l'UFR transmet alors cet état
définitif au service de contrôle financier (les fonds ne sont débloqués que si
l'agent comptable le valide ; ce n'est pas le Président de l'université qui
fait un chèque !) qui assure in fine le recouvrement des heures d'enseignement
des vacataires (avril/mai).

D. Le paiement des heures supplémentaires (heures en plus que les heures
statutaires qu'ils doivent effectuer) des enseignants chercheurs titulaires en
poste à EVRY ne s'effectue pour sa part qu'à l'issue du second semestre (soit
au mois de  juillet au mieux et le plus souvent en septembre) c'est-à-dire
lorsque le processus d'évaluation des enseignements a été effectué. A ce titre,
il ne me semble pas que les vacataires qui perçoivent déjà un salaire soient
moins bien traités que les enseignants en poste.
 
En revanche, il conviendrait sans doute d'accélérer le contrôle de gestion
dans chaque UFR afin que le paiement se fasse le plus tôt possible après la fin
du premier semestre.

Le Président de l'université
Richard MESSINA

 

 

 

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 11:52

Positions de Sarkosy voir SLR

http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1567

 

 

1. Le Pacte et les structures

 

Le devenir du "Pacte" de 2006

 

Sarkozy  : "La loi de programme du 18 avril 2006 a constitué un premier sursaut, en introduisant deux éléments indispensables à un renouveau de notre système de recherche : une évaluation indépendante (par le biais de l’AERES) et un financement selon une logique de projet (grâce à l’ANR). J’entends poursuivre cet effort et même aller plus loin durant les prochaines années avec la généralisation du financement par projet" [VRS].

 

 

 

Les organismes

 

 

 

Sarkozy prône "la transformation, au moins partielle, de nos grands organismes de recherche en agences de moyens, chargées de financer des projets sur des bases pluriannuelles en fonction de priorités nationales"[Mutu]. "Je veux aller plus loin [que le Pacte] en transformant les organismes de recherche en Agences de moyens chargés de financer les projets et équipes de recherche sur une base pluriannuelle [SLR]. "L’’ANR ne concerne que 6% des crédits publics de la recherche. Je transformerai donc nos grands organismes de recherche en agences de moyens, chargées de sélectionner et financer des équipes de recherche pour des projets à durée déterminée" [VRS]

 

Les opérateurs de recherche (organismes et/ou universités)

 

Sarkozy  : "L’Etat doit continuer à fixer les grandes orientations stratégiques. Il doit le faire en finançant la recherche publique sur la base d’appels à projets et non sur la base de structures. Devenues les principaux opérateurs (…) les universités doivent être plus autonomes pour définir leur politique et avoir la pleine maîtrise des unités mixtes de recherche qu’elles accueillent aujourd’hui"[SLR]. " J’ai créé les pôles de compétitivité pour intensifier les liens entre recherche et économie par le biais de la proximité régionale. Pour aller plus loin il nous rapprocher la recherche des organismes de celle de l’université, qui est un milieu plus ouvert. Il faut aussi formaliser le rôle d’expertise du chercheur public pour qu’il puisse l’exercer librement sans contraintes statutaires" [ANDES].

 

L’ANR

 

Sarkozy  : "L’ANR ne dispose que de 6% du budget civil de la recherche publique et n’a pas de marges de manœuvre sur l’affectation des personnels" [MC].

 

L’AERES

 

Sarkozy  : "L’AERES, créée par la loi du 18 avril 2006, complètera le dispositif en tant qu’organisme d’évaluation indépendant [SLR].

 

2. Programmation et emploi

 

Programmation budgétaire

 

Sarkozy  : C’est très difficile de s’y retrouver car les déclarations varient sensiblement, mais autour du socle suivant : "J’augmenterai de 40 % les dépenses publiques consacrées à l’enseignement supérieur et d’un quart celles consacrées à la recherche. (…) je ferai donc de l’augmentation des dépenses consacrées à l’enseignement supérieur (5 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2012) (…) une priorité" [VRS] ; "Cela représente un effort supplémentaire (…) de 4 milliards pour la recherche publique" [SLR entre autres]. Ces chiffres sont en euros courants, incluent les agences mais probablement pas le crédit d’impôt, mais ne sont pas clairement tous d’origine budgétaire.

 

Pour les universités, c’est clair puisque les deux premiers programmes de la LOLF (Formation et recherche universitaire, Vie étudiante) représentent 12,5 milliards et que 40 % de 12,5 font bien les 5 milliards d’augmentation annoncés. Par contre, pour la recherche, les 8 programmes restants de la LOLF font 8,8 milliards ; + 25 % de 8,8 font 2,2 milliards et non 4. Sarkozy compte sans doute deux fois la recherche universitaire (dans "recherche" et dans "universités". Au total, Sarkozy propose 6 % de croissance annuelle, 7 milliards (et non les 9 annoncés) de plus d’ici 2012 et1,25 milliard de plus la première année.

 

Créations d’emploi

 

Sarkozy : "Pour renforcer l’attractivité de la recherche, je proposerai aux jeunes docteurs des contrats de cinq ans" [SLR].

 

 

 

Doctorants et recrutements

 

Je souhaite d’abord donner un message politique aux entreprises, sur l’importance du recrutement des docteurs. La formation par la recherche est une école de rigueur, de créativité, de conduite de projet. Elle donne des qualifications remarquables pour travailler en entreprise. Surtout, la clé de la compétitivité est plus que jamais la recherche développement et l’innovation. Nul ne peut mieux initier cette démarche dans l’entreprise qu’un docteur qui s’est formé par la recherche. J’ajouterai que l’excellent dispositif CIFRE doit être développé et amplifié" (…) "Je pense en outre que nous pourrions explorer davantage la voie contractuelle pour favoriser l’accès des docteurs à des responsabilités d’encadrement supérieur dans les administrations et les cabinets ministériels" [ANDES].

 

 

 

Carrières

 

Sarkozy  : " j’entends notamment revaloriser les carrières des enseignants et des chercheurs, grâce à des rémunérations plus élevées et davantage modulées selon le mérite, des responsabilités supplémentaires pour les chercheurs, même jeunes, qui ont fait leurs preuves (sic), et des moyens plus importants pour travailler (laboratoires bien équipés) [VRS].

 

3. L’enseignement supérieur

 

Autonomie des universités

 

Sarkozy  : "Les universités ne sont libres ni de recruter leurs enseignants, ni de valoriser les plus méritants, ni de procéder à des choix pédagogiques, ni de disposer de leur patrimoine, ni de diversifier leurs recettes. Enfin, la gouvernance des universités est complexe et donc inefficace (…) Les CA sont pléthoriques, ils ont des missions trop diverses, les principaux financeurs n’ont droit qu’à un strapontin, les personnalités extérieures sont rapidement dissuadées d’y participer. (…) Les universités seront libres de créer ou de supprimer des postes  ; elles pourront choisir leurs enseignants et leurs chercheurs permanents, parmi des candidats qualifiés à l’échelon national ; elles pourront les rémunérer comme elles le souhaitent et répartir plus souplement la charge d’enseignement entre les enseignants-chercheurs ; elles pourront gérer leur patrimoine immobilier pour augmenter leurs recettes ; elles pourront faire des choix pédagogiques, en lien avec leur environnement économique ; elles pourront se doter d’une politique de recherche en gérant seules les unités de recherche actuellement partagées avec le CNRS ou les autres organismes nationaux " [Mutu]. "Je ferai voter une loi (…) qui réformera la gouvernance des université et créera un statut d’autonomie réelle pour les universités volontaires (…). Les universités qui le souhaiteront pourront ainsi bénéficier d’une plus grande liberté d’action pour recruter leurs personnels et les payer comme elles le souhaitent (…))" [SLR]. L’attrait des entreprises pour les docteurs augmentera significativement si l’on rapproche enfin nos universités de l’excellence mondiale et nos entreprises de l’université. Cela passe par une réforme profonde, pour associer directement l’entreprise à la gouvernance et au financement des universités, et pour donner aux universités l’autonomie et les moyens dont elles ont besoin. (…) je souhaite sans tarder (…) dynamiser notre potentiel d’innovation sur le moyen et le long terme. Je pense en particulier à la constitution de campus universitaires et de recherche, puissants et autonomes, capables de rivaliser avec les meilleurs [ANDES]. "Je veux faire du plateau de Saclay, un campus d’envergure mondiale et doter chaque région d’un campus d’envergure européenne" [SLR].

 

Universités / Ecoles,

 

Sarkozy  : " Il faut ensuite permettre à nos universités de se battre à armes égales avec les grandes écoles et dans la compétition internationale, en donnant à celles qui le souhaitent la possibilité de se doter d’une stratégie d’établissement. C’est une mesure juste pour les universités, qui méritent d’être aidées et encouragées à produire le meilleur" [Mutu]. Je garantirai le droit aux 5 % des meilleurs élèves de chaque lycée d’accéder aux classes préparatoires aux grandes écoles. " (…) "quant au rapprochement entre universités et grandes écoles, l’autonomie des universités est le meilleurs gage de réussite [SLR].

 

Vie étudiante

 

 

 

Sarkozy  : "Ce n’est rendre service ni aux élèves, ni à la société que d’envoyer à l’université des étudiants qui n’ont pas les bases requises pour y suivre avec profit une formation supérieure (…) Notre pays ne peut pas s’offrir le luxe de rémunérer ses étudiants. Il doit à tout le moins s’engager dans un effort massif d’amélioration de la vie étudiante. 30 % des étudiants bénéficient d’une bourse. Il faut rendre leurs mécanismes d’attribution plus rapides, plus simples (....).

 

Pour répondre à la demande d’autonomie des jeunes des classes moyennes, il faut créer des bourses au mérite à mesure que les études s’allongent. Il faut valoriser et encourager le travail étudiant qui est une conquête respectable d’autonomie en créant des emplois universitaires, par exemple dans les bibliothèques ou pour le tutorat des plus jeunes, en défiscalisant les revenus du travail étudiant et en ne tenant pas compte des revenus ainsi perçus dans le calcul des plafonds de ressources pour l’attribution des bourses et des aides au logement.

 

Il faut investir dans le logement étudiant, en créant des résidences dans les grandes villes et en incitant les bailleurs à louer leurs biens à des étudiants. Sur le long terme, il faut surtout que nous nous dotions de campus universitaires avec des logements pour les étudiants et leurs familles, les enseignants, les chercheurs, des installations sportives, des bibliothèques ouvertes au moins six jours sur sept, comme c’est le cas dans tous les grands pays du monde" [Mutu].

 

4. La recherche industrielle

 

Sarkozy  : "Le secteur privé ne représente que la moitié des dépenses nationales de recherche. Mon objectif est qu’il en atteigne les deux tiers d’ici 2012. J’encouragerai notamment l’innovation dans les PME, dont l’effort de recherche est proportionnellement le plus faible, en renforçant le crédit impôt-recherche, en leur réservant une partie des crédits publics de recherche et en ratifiant le protocole de Londres sur le brevet européen. Dans la continuité de la politique des pôles de compétitivité, favoriserai les liens entre le secteur privé et les autres acteurs de l’innovation afin d’accroître la circulation du savoir et de multiplier les créations d’entreprises issues du monde de la recherche (en considérant par exemple comme zone franche fiscale les incubateurs d’entreprise dans les universités) [VRS]. "Il faut avant tout une évolution des mentalités vers la prise de risque dans notre pays, et un accroissement des fonds privés orientés vers ces projets. C’est pour cela que je propose de permettre aux contribuables imposés à l’ISF de déduire jusqu’à 50 000 € de cet impôt s’ils l’investissent dans une PME innovante. C’est pour cela que je veux créer une charte du « business angel » qui ouvrira des avantages fiscaux aux investisseurs qui financent de jeunes entrepreneurs mais surtout les suivent et les aident dans leur projet. Je crois aussi que nous devons réfléchir à orienter davantage les financements de l’AII vers les projets de création d’entreprises à très fort potentiel de croissance" [ANDES]. "Le Crédit d’impôt recherche (…) est très efficace" [SLR].

 

5. Régions et Europe

 

Sarkozy  : "Je propose que nous réfléchissions à l’idée de donner aux régions la compétence de droit commun en matière d’amélioration de la condition étudiante" [Mutu]. "Le Conseil européen de la recherche qui sélectionne et finance les meilleurs projets de recherche fondamentale doit être soutenu. Nous devons surtout œuvrer à une plus grande mutualisation des moyens de recherche afin d’investir dans les domaines d’avenir que sont l’énergie, la santé, les nanotechnologies, les logiciels, le développement durable" [SLR]

 

6. Science et société

 

Le progrès des connaissances

 

Sarkozy  : "Dans un environnement économique où l’essentiel de la rente est captée par celui qui trouve le premier, il n’y a pas de recherche privée, et moins encore d’innovations, s’il n’y a pas en amont une recherche fondamentale de haut niveau" [Mutu].

 

Les retombées de la recherche

 

Sarkozy  : " L’évolution de notre société exige plus de transparence, plus de participation et plus de responsabilité dans la définition et la conduite des politiques publiques, y compris celles relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche. Je veux renforcer le rôle du Parlement, notamment pour le contrôle de la mise en œuvre des politiques gouvernementales. J’entends consulter avant toute réforme importante, les citoyens et les personnes intéressées par la réforme. Cela vaudra notamment pour la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche. Je souhaite la création d’un comité environnemental d’éthique, ayant la même crédibilité, la même notoriété, la même indépendance, que le Comité national d’éthique afin que les citoyens puissent être éclairés sur les grandes questions posées par la recherche scientifique en matière environnementale. C’est ainsi que nous pourrons concilier le principe de précaution et l’idéal de progrès [VRS].

 

 

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 09:13

 Défense des collègues MCF stagiaires de gestion

 

 

Deux jeunes collègues ont été recrutées l’an dernier en gestion et le fait mérite d’être noté,   avec des CV tout à fait normaux.

Depuis dans la débandade de la gestion côté PR en particulier et avec les bizarreries de la commission de spécialiste rien n’a été fait pour réunir la dite commission pour l’examen de leur titularisation. Pour leur entrée dans la carrière, non seulement on les laisse se débrouiller seules, dans l’espace sinistré qu’est devenue la gestion, avec des formations , mais rien n’est préparé pour la procédure de titularisation.

Voilà deux jeunes collègues que l’on fait venir à Evry (alors qu’elles étaient élues ailleurs) sur la promesse d’un développement de la gestion et du lancement de la recherche et qui se retrouvent dans une UFR à problèmes (c’est un euphémisme !), avec un département de gestion qui bat de l’aile et où le prof qui les a fait venir s’empresse de demander son exeat !  

Le moins que l’on puisse faire c’est d’exiger une réunion de la CSE, préparée sérieusement par le service du personnel, où l’on s’assure du quorum (bref pas comme d’habitude) pour que nos jeunes collègues soit traitées normalement, comme il se doit dans une vraie université même si c’est en SSG.

Pour que la déontologie de l’enseignement supérieur soit respectée nous demandons au président de prendre cette affaire en main, de la convocation de la CSE qui est de sa responsabilité à la réunion de cette réunion en passant par un suivi de sa convocation et de l’obtention du quorum.

 

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 09:53

 

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Accueil & Actualité > A la Une > Des généticiens réagissent aux propos de Sarkozy

 

 

 

 

Des généticiens réagissent aux propos de Sarkozy

 

Le 1er mai 2007

 

Les propos de Nicolas Sarkozy [« J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile… » ou « Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense." ] ont appelé des commentaires de généticiens, comme Axel Kahn, sur les ondes de quelques radios ou dans les pages de quelques journaux, et, en attendant la réaction des sociétés savantes (il y en a huit, dont la Société Française de Génétique et la Société Française de Génétique Humaine) sur un sujet qui devraient les rappeler à de douloureux souvenirs, il semble utile aux signataires de ce texte de s’adresser à l’opinion.

 

Il faut rappeler que cette question de l’hérédité, comme déterminant possible de faits sociaux, est une vieille histoire dans laquelle la génétique balbutiante des années 20-30 s’est fâcheusement compromise. Mais le développement de cette discipline a permis, avec le temps, de prendre conscience et de mesurer l’ampleur des simplifications abusives et des aberrations auxquelles certains de ses disciples s’étaient laissés aller durant cette période.

 

1- Un peu d’Histoire :

 

Depuis 1869 et la publication par Francis Galton de l’ouvrage sur « l’hérédité du talent », tout un courant faisant indûment appel au Darwinisme, sous la forme dite du « Darwinisme social », prétend que les maux dont souffre la société, le paupérisme, l’alcoolisme, les déviances sexuelles, les pathologies psychiatriques, seraient d’origine naturelle, donc de naissance car déterminées par l’hérédité qui a pris ensuite le nom de génétique (le développement de la génétique moderne ne datant que des années 1910-1920).

 

A partir de ce point de vue, Galton en 1883 et bien d’autres (Weismann et Haeckel en Allemagne, Gobineau, l’un des initiateurs du concept de race aryenne, et Vacher de Lapouge en France), ont développé un Eugénisme qui consistait à dire que, si toutes ces tares étaient d’origine génétique, il convenait d’en tarir la source : les américains, les suédois et les allemands entreprirent des stérilisations forcées, parfois massives ; les nazis allèrent plus loin en 1934 avec l’éradication par euthanasie. Les anglais, au nom de l’Habeas Corpus, ne firent rien.

 

En France, ce type d’opinion a toujours été minoritaire et le fait de cercles d’extrême droite : notre prix Nobel de médecine, Charles Richet, soutenu par un autre prix Nobel, Alexis Carrel, proposa en 1919 « la suppression des anormaux » et leur collègue, le Dr Binet-Sanglé leur en suggéra le moyen par « l’utilisation du gaz ». Mais sous Vichy, les seules mesures prises seront de type nataliste et non eugénique.

 

Toujours est-il qu’il convient, devoir de mémoire et conscience citoyenne obligent, de connaître son Histoire.

 

2- Un peu de génétique :

 

Les généticiens passent leur temps à démontrer au laboratoire, et à enseigner à leurs étudiants, que si « rien de biologique n’existe sans les gènes », il est absurde d’imaginer que « tout est dans les gènes », cela vaut pour l’intelligence, le génie ou la sexualité et ses déviances.

 

De la même manière, il est absurde de considérer que tout le Requiem de Mozart est dans sa partition, puisque ce qu’on entend dépend aussi des interprètes, de leurs instruments et du chef d’orchestre.

 

Les gènes (la partition) ne suffisent donc pas à déterminer un caractère complexe comme un comportement, cognitif ou sexuel, car le vécu (l’orchestre et les instruments), en l’occurrence, l’éducation, l’apprentissage ou le manque d’apprentissage, viennent superposer leurs effets, de la même façon que les couches répétées de neige viennent enrober les reliefs rocheux au point de pouvoir en « effacer » les formes.

 

On sait qu’il existe des facteurs génétiques de risque pour le diabète ou l’obésité, mais même ici, le généticien ne dira pas que c’est de naissance, puisque la maladie suppose, pour se développer, l’adjonction de nombreux facteurs de risque du milieu.

 

Si des facteurs de risque peuvent éventuellement exister, encore qu’on n’en a pas le moindre début de preuve, pour le suicide ou la pédophilie, il serait de toute façon absurde de dire que « c’est de naissance ». Dire cela revient à simplifier outrageusement le problème en réduisant sa causalité à un déterminisme génétique supposé et non démontré, alors qu’il existe un déterminisme social ou sociétal évident, massif et accessible à la connaissance : on ne peut disculper la société de sa responsabilité dans le suicide ou la pédophilie en faisant appel à d’hypothétiques facteurs génétiques de risque. Pour prendre un exemple tragiquement récent, la société américaine ne saurait éviter d’analyser ses propres responsabilités dans la tuerie du campus de Virginia Tech au motif que le tueur était dépressif et violent et qu’il pourrait peut être y avoir des facteurs génétiques de risque. Est-il besoin aussi de rappeler qu’il est possible d’agir sur les facteurs du milieu par l’action sociale ou éducative alors qu’il serait difficile d’agir sur des facteurs génétiques, à moins de retomber dans les errements du passé rappelé ci-dessus ?

 

3- Que penser de ces propos ?

 

Soit il s’agit de propos délibérés, soit il s’agit de propos maladroits. La première hypothèse serait grave car elle signifierait qu’ils sont destinés à un frange très extrême de l’électorat et, au demeurant, « maladroits car bien à droite » et pouvant indisposer une fraction beaucoup plus majoritaire de cet électorat (il suffit de considérer la réaction immédiate de l’église catholique, traditionnellement opposée à toute forme d’eugénisme). La seconde, la maladresse, est plus vraisemblable, mais n’en est pas moins inquiétante si on considère que cette réaction spontanée traduirait alors le fond de la pensée de Nicolas Sarkozy sur le déterminisme de certains des maux tragiques de notre société. Ceci semble bien confirmé par les propos additifs des jours suivants ; ce type de pensée à l’Elysée constituerait là aussi une rupture avec la tradition française.

 

Signataires :

 

Jean-Louis Serre, professeur de génétique à l’université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines, membre du conseil d’administration de la SFGH (Société française de génétique humaine). Bernadette Limbourg-Bouchon, professeur de génétique à l’université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines, secrétaire générale de la SFG (Société française de génétique). Jean-Michel Rossignol, professeur de génétique à la faculté de Paris Sud (Orsay). Catherine Bonaïti-Pellié, directrice de recherche INSERM (unité de génétique épidémiologique et structure des populations humaines), secrétaire générale adjointe de la SFGH (Société française de génétique humaine). Simone Gilgenkrantz, professeur émerite de génétique humaine, CHU de Nancy. Bernard Prum, Laboratoire Statistique et Génome, CNRS-INRA-Université d’Evry Laurent Becquemont, professeur, Service de génétique moléculaire et pharmacogénétique, Faculté de médecine Paris Sud (Orsay). Jean François Bureau, chef de Laboratoire à l’Institut Pasteur Bertrand Fontaine, professeur à Paris VI, chercheur en génétique humaine et directeur de laboratoire INSERM Avner Bar-Hen, professeur de biostatistiques, Universite Paris 13 Françoise Clerget, directrice de l’Unité INSERM de génétique épidémiologique et structure des populations humaines. David Tregouet, chercheur en génétique statistique, unité INSERM 525. Mehdi Alizadeh, Assistant scientifique, Laboratoire HLA, EFS (Etablissement français du sang) de Rennes Jean-Luc Vayssière. Professeur de Biologie à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines Brigitte Simon-Bouy, docteur en médecine génétique humaine, docteur es science, directeur adjoint du laboratoire de diagnostic génétique SESEP. Etienne Mornet, PhD, PAST à l’Université de Versailles, directeur adjoint du laboratoire de diagnostic génétique SESEP. Catherine Brenner-Jan, CR-HDR, CNRS UMR 8159, université de Versailles. Claudie Isnard, professeur de génétique à Paris VII, Institut Jacques Monod, Paris. Christine Mutti, médecin généticien, présidente du réseau GIFO (Génétique Ile de France Ouest). Dr Pascale Kleinfinger, cytogénéticienne, Insitut Pasteur-CERBA. Nicolas Janin. Docteur en Médecine, Docteur es Sciences, Génétique Humaine CHU de Liège, Belgique (citoyen français) Dr. Nathalie Leporrier, MCUPH Génétique, Département Génétique et Reproduction, CHU Caen Dr Marie-France Portnoï, Laboratoire de Cytogénétique, Hôpital Saint-Antoine Sylvie Girard-Orgeolet, MCU-PH de Génétique, Université René Descartes/ Groupe hospitalier Cochin Saint-Vincent-de-Paul Jean Pierre Siffroi, Professeur à la Faculté de Médecine de l’Université Pierre et Marie Curie, Chef du Service de Génétique et d’Embryologie médicales à l’hôpital Armand Trousseau. Florence Richard, MCF, cytogénomique et évolution, Universite Versailles Saint Quentin Evelyne Heyer - Professeur de génétique des populations humaines - Muséum National d’Histoire Naturelle. Dr Clarisse Baumann, PH, génétique clinique, Hôpital Robert Debré, Paris Edith Heard, PhD, Mammalian Developmental Epigenetics Group, UMR 218 - Nuclear Dynamics and Genome Plasticity, Curie Institute. Vincent Colot, DR Unité de Recherche en Génomique Végétale (URGV), UMR INRA 1165 - CNRS 8114 – Université d’Evry. Guillaume Stahl, MCF, Université Paul Sabatier, CNRS - LBME, Toulouse. Franck Viguié, Laboratoire de Cytogénétique - Service d’Hématologie Biologique, Hôpital Hôtel-Dieu, Paris. Sylvie Odent, médecin, Professeur de Génétique médicale, CHU de Rennes Laurent Pasquier, PH Unité de Génétique - Hôpital SUD, Rennes.

 

 

Post-Scriptum :

 

Source : Betapolitique.fr

 

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 07:17

Spectaculaire expérience menée par notre collègue V.Billat

Il se passe parfois quelque chose à Evry!

Alerte Google Actualités : université evry

Première scientifique au Mont-Blanc
Le Point - Paris,France
... d’étude de la physiologie de l’exercice (LEPHE – Université Evry) a emmené des volontaires, bardés de high-tech, accomplir

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Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

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