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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 14:42

 

La section du Snesup Evry  dénonce la loi comme instrument de marchandisation de l’enseignement supérieur qui ne correspond pas à notre conception d’un service public d’enseignement et de recherche dégagé des contraintes du marché.

 

Texte du mémorandum remis le 6 décembre  au gouvernement à l’issue de la manifestation parisienne.

Ces 10 points solidaires entre eux s’inscrivent dans l’engagement des organisations signataires des appels à manifester le 6/12 nombreuses engagées depuis le début de l’été contre la logique de la loi LRU, et toutes dans une visée de transformation démocratique de l’enseignement supérieur et recherche. Ils s’appuient sur les mobilisations des personnels et des étudiants.

  1. Organiser la convergence de l’ensemble des formations post-baccalauréat aujourd’hui dispersées entre universités, CPGE, Ecoles d’ingénieurs, formations paramédicales, etc.
  2. Renforcer à la fois les universités et les organismes de recherche. Développer les coopérations universités-organismes de recherche, articulées sur des UMR aux personnels de statuts variés (chercheurs et enseignants-chercheurs, ...) dans le cadre de la fonction publique d’Etat.
  3. Renforcer la collégialité (au contraire de la logique managériale) comme principe d’organisation au sein du service public d’enseignement supérieur et de recherche avec des conseils élus, largement représentatifs, et dans les instances d’évaluation et de recrutement.
  4. Doubler en 3 ans les moyens d’encadrement en personnels enseignants statutaires dans le cycle L. Transformer le LMD, améliorer sa lisibilité et assurer pour tous les diplômes les droits effectifs à poursuite d’études.
  5. Organiser les synergies et la complémentarité des universités sur une base territoriale excluant leur mise en concurrence et l’organisation d’un système d’enseignement supérieur à plusieurs vitesses. Amplifier l’activité des écoles doctorales nécessaires dans toutes les universités qui doivent permettre d’aller vers 15000 thèses soutenues par an, à l’horizon 2012.
  6. Donner les moyens financiers, technologiques ; recruter et former les personnels pour un renouvellement des pédagogies dans l’enseignement supérieur, diversifiées selon les champs disciplinaires.
  7. Lancer un plan pluriannuel de recrutements d’enseignants-chercheurs et de personnels BIATOS pour les universités et les organismes (à hauteur de 5000 emplois/an), et fonder les recrutements d’enseignants-chercheurs sur des instances élues paritaires organisées sur la base des sections du CNU. Combattre le précarité.
  8. Augmenter le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche sur budget de l’Etat ramenant l’ANR à un rôle d’appoint, harmoniser sa répartition entre les établissements sous le contrôle d’instances élues, telles le CNESER et le CSRT.
  9. Réhabiliter les bâtiments universitaires vétustes, construire des équipements adaptés permettant l’amélioration de la vie étudiante, le travail scientifique et pédagogique des personnels et l’insertion des universités au cœur de la cité.
  10. Faire adopter au parlement un moratoire sur la loi LRU préalable à un « Grenelle de l’enseignement supérieur et de la recherche », permettant d’associer le dynamisme de toute la communauté universitaire à une nouvelle « loi-programme » et à sa mise en oeuvre.Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNETAP, SNEP), UNSA (Sup’recherche, SNPTES), SNTRS-CGT, Solidaire (Sud-Education, Sud-Recherche), SLR, SLU

 

 La loi organise la possibilité pour l'Etat de se retirer du financement des universités. On sait bien que ce changement de statut ouvre la possibilité d’un désengagement de l'Etat en matière de financement. Le statut d'autonomie, même s'il n'accuse pas un désengagement financier dans l'immédiat, est destiné à le permettre plus tard. Aujourd'hui, l'Etat ne peut pas laisser les universités se débrouiller seules, car cela entraînerait des inégalités territoriales. On prétend mettre 85 universités en concurrence libre, or structurellement, elles ne sont pas à égalité. Paris VI s'en sortira, alors que d'autres ne joueront pas avec les mêmes armes.  La loi  implique des changements brutaux dans les modes de fonctionnement. Par exemple, la réforme prévoit que le président de l'université a la main haute sur le recrutement, alors que la norme internationale recommande un recrutement par des pairs compétents.
Dans le même temps, le gouvernement veut démanteler l'organisation de la Recherche. Le CNRS assurait une recherche de qualité, avec une structuration nationale. Cette institution était forte au sens politique, les chercheurs pouvaient s'exprimer, et formaient un contre pouvoir. Le CNRS pouvait notamment intervenir sur les universités grâce au système de double tutelle qui fait dépendre les laboratoires tant des universités que du CNRS. Le gouvernement veut supprimer progressivement cette double tutelle, de sorte que le président d'université deviendra le seul décisionnaire. Or celui-ci est dans une logique de chef d'entreprise et privilégiera les disciplines qui rapportent de l'argent, ce qui est dramatique pour l'avenir de la recherche.
  
-Nous rejetons la logique interne de cette loi .Il est primordial de maintenir le système de la recherche, qui s'appuie tant sur les universités que sur les organismes de recherche. Ce partenariat doit être renforcé et gagner en autonomie.


Il faut mettre les universités au niveau des normes internationales et des classes préparatoires et BTS. Cela suppose de doubler les dépenses par étudiant, et surtout d'augmenter le nombre de postes d'enseignants. Le milliard annoncé par le gouvernement nous convient, mais il faut y ajouter des créations de postes. On ne fera pas avancer les universités avec un milliard de plus et aucun personnel.
Nous disons oui à un partenariat public-privé, mais dans le respect des règles de fonctionnement de la recherche académique de niveau international. C'est la seule garantie de la qualité du savoir produit.

 Il faut combattre les effets nocifs de la loi sur tous les terrains y compris celui de la gestion à l’intérieur de l’université d’Evry et de l’IUT.

 

La section réunie le 27 novembre et le 6 décembre après avoir débattu de la loi, de la situation à l’université et du programme confirme l’engagement au sein de la liste Ensemble et appelle à voter pour ses candidats aux trois conseils.

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 09:38

 

 

Site de Libres SNESUP EVRY http://snesup-evry.over-blog.com/

 

 

Pour toutes informations sur le Snesup

SNESup-FSU Section EVRY Université et IUT

Contact :   dominique.bruguera@orange.fr

Adhésion au SNESup. Contactez Dominique Bruguera

Décembre 2007/2008

 Nous ne donnons pas d’informations nationales. Elles sont consultables sur le site du SNESup national, toutes les informations et liens sur les questions personnelles et l’enseignement supérieur http://www.snesup.fr  et plus pour des questions de recherche  http://www.sncs.cnrs-bellevue.fr ou http://recherche-en-danger.apinc.org/ sur la loi http://www.universite-democratique.org/

 

 

 

Elections à l’université. Eléments pour le débat.

 

Liste Ensemble

Programme de la liste Ensemble en 2007.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/Projet-d---tablissement.doc

Résumé du programme

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/Projet-d---tablissement-3-pages.doc

 Listes des candidats « Ensemble »

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/Candidats-CA-CEVU-CS.doc

 Blog de la liste Ensemble

Un blog a été créé : http://listensemble.wordpress.com où vous retrouverez les informations concernant le collectif.

 

Positions du Snesup Evry

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12142789.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12142850.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12855229.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-11970861.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13704716.html

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/SNESup-bulletin-octobre2.rtf

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/SNESup-rentr--e-2007.rtf

Positions du Snesup National

Nous ne donnons pas d’informations nationales. Elles sont consultables sur le site du SNESup national, toutes les informations et liens sur les questions personnelles et l’enseignement supérieur http://www.snesup.fr  et plus pour des questions de recherche  http://www.sncs.cnrs-bellevue.fr ou http://recherche-en-danger.apinc.org/ sur la loi http://www.universite-democratique.org/

 

 

Où en est l’Université française ?

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13905659.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12910296.html

 http://snesup-evry.over-blog.com/article-11901162.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-11970282.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12203158.html

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/le-monde-21-nov.doc

http://www.journaldumauss.net/spip.php?article210

 

 

 

La loi LRU éléments d’information

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13617850.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13500204.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13374882.html

http://regulation.revues.org/document1783.html 

http://www.boivigny.com/Dix-questions-sur-l-autonomie-des-universites_a401.html?PHPSESSID=86b1f9bf3e2df18bf54ab6fa30e5eb7b

La loi

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ESRX0757893L

Le dossier législatif

http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/Liberte_universites.asp

http://www.senat.fr/seances/s200708/s20070801/s20070801001.html#section17

http://www.senat.fr/senint/crisom_pjl06-367_4.html

Les explications du ministère

http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/les-clefs-de-la-reforme-des-universites.html

http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/ce-qu-apporte-la-reforme-aux-personnels-des-universites.html

Les sites contre la loi, les analyses, les commentaires, les appels, les pétitions, les actions

http://www.universite-democratique.org/

http://www.mouvements.info/

 http://www.humanite.fr/2007-07-28_Tribunelibre_Le-capitalisme-francais-et-la-question-universitaire 

 http://pagespersoorange.fr/ivan.lavallee/Cyber/LaQuestionUniversitaire.htm

http://www.universite-democratique.org/spip.php?article51

http://www.universite-recherche-democratie.fr/phpPetitions/?petition=2

http://solidarite-greves.over-blog.com/article-13860626.html

http://storage.canalblog.com/97/66/383613/19326610.pdf

http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=54

Les commentaires

http://www.snesup.fr/navigation/general/page.php?rubrique=loi_universités_2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-981042@45-1,0.html

http://www.journaldumauss.net/spip.php?article131

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-981345,0.html

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/-COORD-U--ANALYSE-DE-LA-LOI-LRU.eml

L’intersyndicale du supérieur

http://www.snesup.fr/navigation/general/page.php?ndoc=3057

Article sur le chantier jeunes chercheurs

http://www.snesup.fr/navigation/general/page.php?rubrique=loi_universités_2007

 

A l’étranger

http://www.senat.fr/noticerap/2006/r06-239-notice.html

http://wb.attac.be/Vers-l-universite-de-marche-Essai.html?artsuite=0

http://usinfo.state.gov/journals/itsv/1105/ijsf/wagner.htm

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13617736.html

 

l’AERES

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12715357.html

Prises de position

 

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13270500.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13239971.html 

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13175987.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12056828.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-11893864.html

Budget

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13834097.html

https://www.igf.minefi.gouv.fr/

http://snesup-evry.over-blog.com/article-14085979.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13500204.html

Situation de l’université d’Evry

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13617763.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13034221.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12258234.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-6889478.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-6833736.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13239971.html

 

Le PRES

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12043702.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-6909496.html

Pecresse et les IUT

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13586967.html

 

Etudiants

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13989641.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13929177.html

 

 

Gilles Waksman in memoriam

http://snesup-evry.over-blog.com/article-12576024.html

 

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 15:56
LA MANIFESTATION DES CHERCHEURS

 

Quels dangers la loi LRU représente-elle pour l'avenir de la recherche en France ?

-Plusieurs aspects de la loi LRU [Loi libertés et responsabilités des universités, ndlr] sont à nos yeux problématiques:

> Elle implique des changements brutaux dans les modes de fonctionnement. Par exemple, la réforme prévoit que le président de l'université a la main haute sur le recrutement, alors que la norme internationale recommande un recrutement par des pairs compétents.
> La loi organise la possibilité pour l'Etat de se retirer du financement des universités. On sait bien que ce changement de statut précède en réalité un désengagement de l'Etat en matière de financement. Le statut d'autonomie, même s'il n'accuse pas un désengagement financier dans l'immédiat, est destiné à le permettre plus tard. Aujourd'hui, l'Etat ne peut pas laisser les universités se débrouiller seules, car cela entraînerait des inégalités territoriales. On prétend mettre 85 universités en concurrence libre, or structurellement, elles ne sont pas à égalité. Paris VI s'en sortira, alors que d'autres ne joueront pas avec les mêmes armes. Elles seront amenées à être des universités de seconde zone, et se concentreront sur les formations courtes et professionnelles.

Dans le même temps, le gouvernement veut démanteler l'organisation de la Recherche. Le CNRS assurait une recherche de qualité, avec une structuration nationale. Cette institution était forte au sens politique, les chercheurs pouvaient s'exprimer, et formaient un contre pouvoir. Le CNRS pouvait notamment intervenir sur les universités grâce au système de double tutelle qui fait dépendre les laboratoires tant des universités que du CNRS. Le gouvernement veut supprimer progressivement cette double tutelle, de sorte que le président d'université deviendra le seul décisionnaire. Or celui-ci est dans une logique de chef d'entreprise et privilégiera les disciplines qui rapportent de l'argent, ce qui est dramatique pour l'avenir de la recherche.
Le mouvement étudiant s'est opposé à loi LRU, et c'est une chance pour la France. Il est regrettable que les universitaires et les chercheurs ne se soient pas plus impliqués. Je soutiens pleinement les étudiants. Le mouvement a été traité avec mépris et violence par les médias et les directions d'universités. C'est scandaleux. Il est faux de dire que les étudiants se réunissent pour des raisons stupides, ce sont des gens qui réfléchissent et pensent intelligemment.

Que proposez-vous pour garantir le dynamisme et la qualité de la recherche ? Rejetez-vous la loi dans sa totalité ?

-Nous rejetons la logique interne de cette loi. En 2004, nous avons fait des propositions au gouvernement et détaillé beaucoup de choses, mais nous n'avons pas été écoutés.
Il est primordial de maintenir le système de la recherche, qui s'appuie tant sur les universités que sur les organismes de recherche. Ce partenariat doit être renforcé et gagner en autonomie.
Il faut mettre les universités au niveau des normes internationales et des classes préparatoires et BTS. Cela suppose de doubler les dépenses par étudiant, et surtout d'augmenter le nombre de postes d'enseignants. Le milliard annoncé par le gouvernement nous convient, mais il faut y ajouter des créations de postes. On ne fera pas avancer les universités avec un milliard de plus et aucun personnel.
Nous disons oui à un partenariat public-privé, mais dans le respect des règles de fonctionnement de la recherche académique de niveau international. C'est la seule garantie de la qualité du savoir produit.

Quel est l'état de la recherche, publique et privée, en France aujourd'hui ?

-La recherche publique vit sur des acquis d'il y a une dizaine d'années. Les résultats sont plutôt bons, mais sont le fruit d'un travail mené dans les années quatre-vingt. Albert Fret, qui a reçu cette année le prix Nobel de physique, a d'ailleurs déclaré qu'il n'aurait pas pu mener les mêmes recherches avec l'agence de financement mise en place par le gouvernement.
La désertion étudiante des filières générales, scientifiques et longues aura des conséquences catastrophiques. Les étudiants doivent savoir que leur filière comporte des perspectives professionnelles raisonnables pour s'engager dans de telles voies.
Dans le privé, la situation est pire encore, alors que celui-ci engouffre des sommes considérables. Son investissement pour la recherche stagne, alors que les laboratoires privés sont sans arrêt en restructuration. La logique du profit, qui est celle de l'industrie, nuit à la recherche. Il faut que les puissances publiques interviennent pour obliger les industriels à financer leur propre recherche. Il faut que la recherche privée rende des comptes, qu'il y ait un véritable engagement. L'Etat doit aussi montrer l'exemple. Dans la recherche industrielle, il est aussi opérateur, pourtant on constate une baisse d'investissement en faveur de la recherche.


Interview de Georges Debrégeas par Philippine Clermont
(le jeudi 6 décembre 2007
)
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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 11:31

Positions de la  CDUS (Conférence des doyens et directeurs des UFR scientifiques)
Voici copie d'un communiqué AEF 
Les obligations de service des enseignants-chercheurs, qui datent de 1984, "ne correspondent plus à la réalité" (CDUS) La répartition des missions des enseignants-chercheurs devrait se faire "sur la base d'un projet contractuel", préconise la CDUS (Conférence des doyens et directeurs des UFR scientifiques), à l'issue de son 12ème colloque qui s'est tenu du 25 au 26 octobre 2007. La répartition des missions devrait être "arrêtée par le conseil d'administration sur proposition de la composante de rattachement".

Pour la CDUS, "un universitaire n'a pas à réaliser toutes les missions de l'université en même temps, ni même à un moment de sa carrière. Il peut même n'en remplir qu'une seule pendant une période donnée." Les obligations de service sont actuellement fixées par un décret de 1984 mais elles "ne correspondent plus à la réalité de nos missions et, en sciences et technologies", elles "pénalisent fortement l'expérimentation", pointe la CDUS.

Les enseignements de première année "doivent être attribués prioritairement aux enseignants-chercheurs les plus expérimentés", estime par ailleurs la CDUS.

*SORTIR DES 192 HEURES DE TD*

"Il faut sortir de la contrainte des 192 heures de TD devant les étudiants." Sur ce point, la loi LRU "apporte une possibilité de souplesse" puisqu'elle prévoit que le CA définisse "les principes généraux de répartition des obligations de services des personnels
enseignants et de recherche".

Pour la CDUS, le service d'enseignement "en présence d'au plus 40 étudiants" devrait être établi selon l'équivalence "1 heure de cours = 1 heure de TD = 1 heure de TP". Et lorsque les effectifs sont supérieurs à 40 , "1 heure de cours = 1h30 de TD". De plus, lorsqu'un enseignant-chercheur est actif en recherche, son service d'enseignement en présence des étudiants ne devrait pouvoir "excéder un volume horaire fixé nationalement qui devrait faire l'objet d'une baisse significative par rapport au service standard actuel de 192 heures".

*EXPÉRIENCE EN ENTREPRISE*

La CDUS souhaite qu'au cours de leur formation, tous les doctorants bénéficient d'une expérience d'enseignement obligatoire ainsi que d'une expérience en entreprise. Et lors de son expérience d'enseignement, tout doctorant, en particulier tout moniteur, devrait être "mis en doublon en travaux pratiques ou en travaux dirigés avec un enseignant chevronné".

"Il faut faire de la première année de recrutement une véritable année de stage", demande la CDUS. Au cours de cette année, "un demi-service d'enseignement doit être confié au stagiaire". Le stagiaire doit bénéficier "de l'aide d'un référent parmi les enseignants
expérimentés".
En fin d'année, "un bilan sera demandé au stagiaire ainsi qu'au référent". Ce bilan "pourra conditionner la titularisation et l'allégement de la deuxième année". En deuxième année, un tiers de service pourrait être accordé en allégement de service d'enseignement, "selon le bilan de la première année et sur la base d'un projet d'enseignement et de recherche pour l'année à venir".

*ÉVALUATION DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS*

Au cours des quatre années qui suivent son recrutement, un maître de conférences "ne doit pas assumer de responsabilités autres que son enseignement et sa recherche", insiste la CDUS. Les conditions doivent lui être données "pour qu'il puisse effectuer correctement sa recherche,
obtenir une PEDR (prime d'encadrement doctoral et de recherche), et faciliter sa préparation à l'HDR (habilitation à diriger des recherches)".

Concernant l'évaluation des enseignants-chercheurs, la CDUS estime qu'elle doit se faire localement, "c'est-à-dire là où l'on peut réellement apprécier l'activité, sauf pour ce qui est de la recherche".
L'évaluation faite par les pairs "est plébiscitée, elle passe par une confrontation entre l'évalué et les évaluateurs". Elle doit servir d'abord à "vérifier que le contrat a bien été rempli quantitativement".
Elle est un "préalable indispensable" à l'élaboration d'un nouveau projet et donc d'un nouveau contrat individuel.

L'évaluation positive doit entraîner un bonus, soit immédiat (primes, intéressement, accès à certains moyens), soit différé (promotion), conclut la CDUS.

*Contact : *CDUS, Gilles Raby, président, 05 49 45 35 55,
gilles.raby@univ-poitiers.fr

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 14:03

Ses réponses ont cependant "donné à penser" aux policiers qu'ils ont été "remis à une organisation syndicale". M. Gautier Sauvagnac a précisé qu'en dire plus "ne servirait pas l'intérêt général et la vie sociale de notre pays". Pierre Guillen a, lui, parlé de "dépenses de rayonnement", pour ceux qui pouvaient faire l'opinion : bureaux d'études, sociologues, journalistes… Les libéralités de l'UIMM.

"à une organisation syndicale", il en a dit trop ou pas assez...si c'est une, ce n'est pas l'ensemble des organisations syndicales. Laquelle? Il serait bon que l'opinion le sache sinon tout le monde pense à la même! 

 L'astuce c'est qu'il ne s'agit pas de sociologues classés à droite....notre petit monde universitaire bruisse...

Dissimulation "orchestrée" des comptes à l'UIMM

LE MONDE | 05.12.07 | 11h22  •  Mis à jour le 05.12.07 | 11h22

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-985975@51-959559,0.html

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 10:08

Dynamique collective
ou - sinon - mort du mouvement … ?


Reveillez-vous, reveillons-nous ; nom de dieu !!! (*)

 

- Points de vue ; réflexions -




- Collectifs inter-syndicaux/interprofessionnels  et Caisses de solidarité.

Je suis très surpris par l’absence de questionnements et d’analyses - dans les discussions en cours - du pourquoi du manque de mobilisation des personnels IATOS (*)  - incluant les personnels ITA du CNRS  - (comme probablement du manque de mobilisation de jeunes enseignants ou chercheurs) parmi les personnels d’universités ; et y compris d’étudiants (boursiers par exemple [... ?]).

Ce manque de mobilisation des personnels d’universités est aussi vrai, même si les personnels titulaires y sont nettement plus présents, quand il y a des journées de grève avec préavis syndicaux [ce qui permet d’exercer le « droit de grève » sans risques professionnels pour toutes les catégories de personnels (mais qui n’ôte pas la peur « a priori » et « posteriori », en particulier pour les personnels contractuels précaires, et titulaires précaires ; pour leur avenir, pour leur contrat, pour leur avancement : pour l’évolution de leur carrière ou de leurs conditions économiques de vie …, et qui les empêchent d’être dans la rue)].

. Il faut créer partout des collectifs inter-syndicaux et inter-professionnels pour faire pression sur les administrations et les directions ainsi que des caisses de solidarité, pour permettre à tous les types de personnels les plus fragiles tant en terme de statut qu’en terme économique, de pouvoir rejoindre les personnels qui sont actuellement en mouvement.


- Autonomie / « autogestion » des IATOS,  et  Solidarité centre universitaire/composantes

Certains types de personnels parmi les personnels d’universités ont leur temps (et leur s activités) professionnel(s) contrôlé(s) par plusieurs personnes qui sont leurs supérieurs hiérarchiques [personnellement je suis technicien (catégorie B) de bibliothèque, avec une certaine autonomie de travail, et j’en ai déjà trois ; c’est dire combien, certaines catégories de personnels, peuvent en avoir … !!!].

De même, la réalité de leurs conditions professionnelles et de leurs possibilités de participer aux mouvements sociaux de leur université est radicalement différente selon que les uns travaillent dans un « centre universitaire » (force du nombre concentré dans un même lieu et des sections syndicales [« auto-centrées »]) ou qu’ils travaillent dans les composantes d’université - plus ou moins éloignées physiquement ou en terme de domaines scientiques - (et où la situation objective peut nous ramèner à des pratiques de gestion des personnels d’autres temps …).

D’autant que les composantes peuvent être totalement abandonnées à leur sort tant par l’administration du « centre universitaire », que par tous les niveaux de représentation collective - y compris par les collectifs avec inter-professionnels syndiqués/non-syndiqués  -de tous les acteurs du « centre universitaire » (étudiants, IATOS, enseignants/chercheurs), et alors que cette typologie d’acteurs de l’université existe aussi au sein de la composante.

S. T

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 05:58
 

 Le mouvement anti LRU toussote, crachote, survit mais avec difficulté. L'entrée en lice des lycéens lui a redonné un peu de souffle mais les organisations animées par le PS se retirant (UNEF, UNL, FIDL) le mouvement lycéen bat aussi de l'aile.
La grève intersyndicale de jeudi redonnera un petit peu d'air mais ce ne sera sans doute pas l'étincelle qui embrasera la plaine...
Du côté des enseignants le mouvement a été mal conduit depuis le départ, le 18 octobre le SNESUp courait après la mobilisation cheminote et ensuite derrière les étudiants.
Quand les fédérations de cheminots  ont joué la carte syndicale pour négocier ce qui était négociable dans le rapport de force tel qu’elles l’avaient construit, en ne cherchant pas vraiment de conjonction avec les fonctionnaires le 20 novembre, tout était en fait, joué. L’UNEF et Bruno Julliard en particulier, l’ont bien senti et se sont empressé de se sortir du pétrin et de se recentrer avec l’aide d’une Pecresse trop heureuse de l’aubaine.

Dans cette situation la grève du 6, qui rassemble l’essentiel des organisations du supérieur, sauf le SGEN CFDT mais qui s’en étonne, est le dernier moyen de peser pour que les personnels ne soient pas en position de faiblesse face au gouvernement et à son ministère.

Réussir la grève et les manifestation, signer et faire signer la pétition SLR qui semble avoir un bon dynamisme un moyen pour éviter Azincourt !


http://www.20minutes.fr/article/198738/France-Le-mouvement-anti-Pecresse-reprend-un-peu-du-poil-de-la-bete.php

http://www.liberation.fr/actualite/societe/295622.FR.php
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 22:01


Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

Pour prendre connaissance et signer

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1772

Pétition lancée le 3 décembre

au 4/12
11524 personnes ont signé ce texte : liste des signataires

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 03:01

La rédaction de la revue met en ligne un texte très éclairant de l'économiste Annie Vinokur.

Ce texte d’Annie Vinokur, est à paraître dans le numéro 2 de la Revue de la régulation, Capitalisme, Institutions, Pouvoirs. Compte tenu de l’actualité, nous le mettons en ligne en avant première

 

http://regulation.revues.org/document1783.html 

Référence électronique

Annie Vinokur, « La loi relative aux libertés et responsabilités des universités : essai de mise en perspective », Revue de la régulation, n°2, janvier 2008, Varia, [En ligne], mis en ligne le 28 novembre 2007. URL : http://regulation.revues.org/document1783.html. Consulté le 04 décembre 2007.

Auteur

Annie Vinokur

Professeur émérite de sciences économiques, Université de Paris X, vinokur AT u-paris10.fr

  Plan

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 02:48

Pour une autre réforme de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche,
 ensemble le 6 décembre.

 Les  organisations syndicales, associations et collectifs signataires,  appellent  à  faire  de  la  journée  du  6  décembre 2007 une journée  nationale  d'action  pour  une  autre  réforme  de  la recherche et de  l'enseignement supérieur.
 
Nous   y  défendrons  une  conception  de  la  production  et  de  la  transmission du savoir qui ne peut être réduite à la vision étroite et  utilitariste  imposée  par le gouvernement. C’est au nom de cette idée  que   nous   affirmons   notre  opposition  à  la  loi  "Libertés  et  responsabilités  des  universités" (LRU) et à la politique actuelle de  démantèlement   du  service  public d’enseignement  supérieur  et  de  recherche,  avec  la  mise  en  cause  du  rôle  des organismes. Cette  politique  se  traduit  également dans le choix budgétaire de 2008 que  nous dénonçons.
 
 Nous demandons une ambitieuse réorientation budgétaire et politique du  service public d'enseignement supérieur.
 Nous  exigeons  une  véritable  consultation  avec  les  personnels de  l'enseignement  supérieur et  de  la  recherche  et les étudiants. Le  gouvernement  doit  entendre  le  refus  en l'état de la LRU . Il doit  négocier.  
  
 Les  organisations  signataires  appellent  à faire de la journée du 6  décembre un temps fort de l'action.
 Un préavis de grève a été déposé par des organisations syndicales.
  
 Les  organisations  signataires appellent à manifester à Paris (départ  Jussieu vraisemblable) le 6 décembre à 14 h 30.
  
FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP)
CGT (SNTRS)
UNSA (Sup' Recherche, SNPTES)
Solidaires (Sud-Education, Sud-Recherche-EPST)
SLR
SLU

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Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

http://www.univ-lille1.fr:80/snesup59-62/mobilisation/

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