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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 14:40

Où en est la direction nationale du Snesup?

Nous recevons un communiqué d’une organisation étudiante qui interroge moins sur la position de nos camarades de Paris 1 que sur la stratégie nationale de notre syndicat qui conduit à ce genre de situation.

 Communiqué de la FSE Paris 1 du 24 janvier 2008 : Mobilisons nous pour empêcher
 
Lundi 21 janvier, les élus du SNESUP-FSU (officiellement pour « l'abrogation de la LRU ») et du SGEN-CFDT ont apporté leurs voix à l'application de la LRU : par
34  voix sur 60, la nouvelle composition du CA a été adoptée.

Nous sommes écœurés par l'attitude de ces élus syndicaux qui prétendent s'opposer à la loi et qui ensuite votent son application dans les conseils !
C'est une trahison pure et simple. Sans leur trahison, la présidence de Paris I
n'a pas de majorité pour appliquer cette loi scélérate !

Extrait d'un communiqué de la FSE Paris 1(Fédération regroupant des jeunes issus de l'ancienne UNEF)

La direction nationale du Snesup porte une lourde responsabilité dans cette coupure avec certains jeunes étudiants par les illusions sans fondement qu'elle a fait naître.

Depuis des mois la direction nationale du Snesup s'aligne sur des positions gauchisantes inspirées par la tendance école émancipée (qui définit la ligne de la LCR) et d'une direction du PCF lobotomisée. incapable d'analyser le rapport de force pourtant sensible à la difficulté de mobiliser les collègues, à la très faible audience de la pétition lancée par le syndicat moins de 8000 signatures et même aux difficultés de celle de SLR (20 000) alors que cette organisation a un écho plus large. En  s'alignant sur le mot d'ordre de retrait, en spéculant avec Sud sur un mouvement social à partir de la grève des cheminots alors que la CGT préparait manifestement son recentrage syndical, puis en faisant de même avec l'UNEF qui s'est montrée beaucoup plus maligne, Julliard s'en sortant par le haut dans un accord gagnant gagnant avec Pecresse, la direction du SNSEsup a :
-entamé le crédit syndical et affaiblit la position des personnels face à Pecresse et au ministère. Engagée sur un mot d'ordre maximaliste de retrait elle a permis à la ministre de mettre le Snesup et les syndicats revendicatifs hors jeu.
- semé le désarroi entre les collègues et au sein du syndicat en exagérant certains dangers subjectifs et en ne concentrant pas ses efforts sur la bataille pour négocier des aménagements, des contreparties alors que le pouvoir éprouvait des difficultés mais n'était nullement prêt à céder, bénéficiant sur ce sujet d'un soutien assez large de l'opinion et du spectre politique (UMP, PS, Modem). A force de crier au loup alors qu'il n'est pas là, il n'y a plus personne quand le vrai danger se présente.
-porté une lourde responsabilité (avec Sud, la LCR, et le PCF)  vis à vis de jeunes lancés dans un combat sans issue style cavalerie polonaise contre les blindés de Guderian! Elle a contribué à une coupure et une incompréhension entre l'immense majorité des collègues et une partie du monde étudiant en entretenant avec ses alliés gauchistes l'illusion que tout était possible!
Heureusement les collègues du Snesup dans les universités sont le plus souvent restés sur des positions syndicales et ont analysé la situation, le rapport de force et agit dans le sens des intérêts des collègues, des l'institutions avec une responsabilité sociale vis à vis des usagers et des citoyens. Sans être dupes des orientations et des objectifs de Sarkozy auquel  le "camarade "Attalli sert de poisson pilote pour une nouvelle étape, ils se sont mobilisés en interne pour ne pas laisser les conseils des universités dominés par des majorités réactionnaires ou médiocres à la botte du pouvoir. 
Nous sommes face à de redoutables problèmes au niveau des universités comme au plan des carrières des différentes catégories que nous syndiquons ou représentons et un mouvement syndical fort, responsable, pugnace et réaliste est indispensable. 


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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 22:54

Pour consulter le projet de décret cliquer sur le lien ci-dessous



http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/02/34/72/Projet-d--cret-comit---de-s--lection.doc
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 20:39

  undefined


http://cadres.apec.fr/resource/mediatec/domain1/media27/16619-0s51dksakjf.pdf

 

Salaires bruts annuels pour obtenir le net mensuel : salaire brut annuel/12 x (1-20%)

 

On compare le salaire médian net en prenant les sortis universités (bac 4 ou 5 ) en général et les MCF  ou CR Inserm ou CNRS

 

30 ans à 40 ans le cadre sorti de l’université gagne 30 000 euros net, celui qui le forme entre 1660 et 1870 euros à 30 ans et 2280 euros à 40 ans ! Et avec 3 à 4 années d’études en plus !

 

de 40 à 50 environ 3600 Euros net  pour le cadre issu de l’université entre 2280 et 2740 pour le MCF ou le chercheur.

 

Si l’on ajoute que 54% des cadres ont un téléphone portable fourni par l’entreprise, 30 % une voiture et 7% des stock options, la différence est encore plus nette car les avantages dans l’enseignement ou la recherche = 0.

 

Si l’on ajoute que nos salaires n’ont pas augmenté et que par contre les loyers flambent,
 http://www.seloger.com/s_actu/208003/estext_actu.htm
la situation des collègues jeunes est particulièrement difficile et encore plus en région parisienne surtout qu’eux ne bénéficient pas de certaines « facilités » pour l’accès au logement !

 

Selon le "Monde" les salaires du privé augmentent plus vite que ceux des fonctionnaires et ceux sont ceux des enseignants du supérieur qui ont le moins augmenté! Voir article sur le blog http://snesup-evry.over-blog.com/article-13914818.html

 

La carrière d’un maître de conférence. Dans une carrière rapide après des études brillantes ;

Bac 18 ans + 8 ans pour obtenir la thèse puis deux ans de post doc et le temps d’être recruté(e) c’est  au mieux en poste à 28 ans, en moyenne disons 29 /30 ans.

http://www.snesup.fr/docs/memo/carriere_mcf.html

 

Enquête de l’APEC sur le salaire des cadres.

http://cadres.apec.fr/resource/mediatec/domain1/media27/16619-0s51dksakjf.pdf

 

Autres sources sur les salaires

http://costkiller.net/salaires/couts-grilles-salaires.htm

Calculateur de salaire de l’expansion

http://www.lexpansion.com/carriere/classement/salaire.asp?idc=124717

 

http://www.lexpress.fr/reussir/dossier/negocier/dossier.asp?ida=434842

 

Il n’y a pas que le budget consacré aux universités, il y a aussi celui consacré à ceux sans qui elles ne sont pas des universités : les enseignants et/ou chercheurs.

 

Universités: la vraie question c'est le budget! http://snesup-evry.over-blog.com/article-13834097.html

 

Alain Caillé malgré les questions pertinentes qu’il pose, ne souligne pas assez la paupérisation actuelle des enseignants et des chercheurs français.

 

Alain Caillé : Penser la crise de l’université (et de la recherche) http://snesup-evry.over-blog.com/article-13905659.html

 

Nous ne sommes pas très nombreux

http://www.boivigny.com/89-366-enseignants-dans-le-superieur,-22-en-dix-ans_a367.html

http://cisad.adc.education.fr/reperes/telechar/nr/nr0401.pdf

 

Et…dans un marché

http://www.lesechos.fr/medias/2007/1029/300214188.pdf

http://www.futuris-village.org/FV-jalons/7-fiches-variables/fiches/1E.pdf

http://www.andes.asso.fr/download/matinee20071110_CR.pdf

http://cjc.jeunes-chercheurs.org/positions/communique-2006-12-29.html

 

Pour conclure : les enseignants chercheurs vont gagner plus ….mais c’est ailleurs http://www.boivigny.com/En-Grande-Bretagne,-les-enseignants-du-superieur-vont-gagner-plus_a375.html







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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 10:55
Bonjour,

Ces derniers mois, les réformes engagées sous le quinquennat précédent se sont poursuivies dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui continuent à fragiliser l’indépendance scientifique et la capacité d’initiative des personnels de la recherche, et à nous priver de toute perspective de développement réel de ce secteur : loi LRU, mise en cause du rôle des organismes, absence de création d’emplois et du développement de la précarité, mise en cause des statuts et individualisation des salaires. Au travers de "missions" ou de "chantiers" mis en place par le ministère, dans lesquels aucune discussion globale ne peut être menée, les organisations sont au mieux "entendues", problème par problème, sans qu’il n’y ait jamais de négociation avec la ministre, qui garde les mains libres pour décider ce qu’elle veut.

Or, c’est un chamboulement complet des missions, des finalités, des structures et du financement de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se préparent. Ne laissons pas faire l’irréversible.

Les fédérations de fonctionnaires CGT, FSU, UNSA, FO, Solidaires, CFTC ont décidé d’appeler à une grêve et des manifestations le 24 janvier sur les salaires, les emplois, le statut des personnels et le défense du service public. C’est pourquoi nous appelons les personnels et étudiants de l’enseignement supérieur et de la recherche à participer à la grève et aux manifestations du 24 janvier, en choisissant des modalités faisant
apparaître les problèmes de leurs secteurs. Ainsi, à Paris un rassemblement spécifique aura lieu à Jussieu à 13 heures avec déclaration solennelle en direction des médias et adresse à la ministre. Un cortège rejoindra à 14 H la manifestation centrale. D’autres manifestations auront lieu en province, voir le site pour plus d’infos. Nous les appelons à se rencontrer au niveau local pour agir de manière convergente sur toutes les questions concernant l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche et à organiser
des assemblées notamment pour préparer le 24 janvier.
Vous trouverez sur notre site (
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1820 ) la suite de cet appel,
avec les propositions sur la base desquelles nous souhaitons négocier.
---------------
Par ailleurs, deux Assemblées Générales de l’association Sauvons la Recherche se tiendront le samedi 2 février 2008 à l'Ecole Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, Paris 5ème, dans l'amphi Rataud.
L'assemblée générale est ouverte à tous les adhérents à jour de cotisation. Il est encore temps d'adhérer pour 2008 ici :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1092
Remarque : si vous avez adhéré et/ou fait un don en 2007, vous recevrez
prochainement un reçu fiscal vous permettant de déduire 66% du montant versé
de vos impôts.
Vous trouverez l'ordre du jour sur notre site :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1821
En particulier, nous débattrons des prochaines actions que nous lancerons pour une autre politique d'enseignement supérieur et de recherche, conformément aux orientations de la pétition lancée en décembre, qui a recueilli plus de 20 000 signatures.
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 01:40

Même si nous ne partageons pas tous l'orientation gauchisante de la direction du Snesup, ni ne cautionons son manque de clairvoyance dans l'appréciation des rapports de force nous appelons les personnels à l'action pour:
le pouvoir d'achat
donner un coup d'arrêt au pouvoir réactionnaire de Sarkozy et de l'UMP

Communiqué du Snesup national

Personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, étudiants, LE 24 JANVIER: MANIFESTEZ-VOUS

Les fédérations de fonctionnaires CGT, FSU, UNSA, FO, Solidaires, CFTC, et celles de l’Education ( FERC-CGT, FNEC FP-FO, FSU, UNSA- Education et FAEN) auxquelles se sont joints récemment CFDT et SGEN-CFDT, ont décidé d'appeler à une grève et à des manifestations le 24 janvier sur les salaires, l'emploi, le statut des personnels et la défense du service public.

Avec la loi LRU ("Libertés et Responsabilités des Universités"), faisant suite au "Pacte pour la Recherche", l'Enseignement Supérieur et la Recherche sont directement concernés Ces lois organisent la mise en cause des missions de service public et du rôle des universités et des organismes de recherche, la restriction de la collégialité, l'absence de toute création d'emplois de titulaires entrainant le développement de la précarité, l'abandon des statuts et l'individualisation des salaires.

Au travers de "missions" ou de "chantiers", dans lesquels aucune discussion globale ne peut être menée, les organisations des personnels sont au mieux "entendues", problème par problème, sans qu'il n'y ait jamais de vraie négociation avec la Ministre.

Or, c'est un bouleversement complet des missions, des finalités, des structures et du financement de l'enseignement supérieur et de la recherche qui se prépare. Le développement exponentiel de l’ANR, les pouvoirs exorbitants donnés aux présidents ou le projet de décret sur le rôle et la composition des comités de sélection en matière de recrutement témoignent de cette volonté politique. Si le pire n'est jamais certain, il est possible aujourd'hui et cela suffit. Ne laissons pas faire l'irréversible.

C'est pourquoi, les organisations soussignées appellent les personnels et étudiants de l'enseignement supérieur et de la recherche
à participer à la grève et aux manifestations du 24 janvier,
en choisissant des modalités faisant apparaître les problèmes de leurs secteurs.
A Paris, les personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, les étudiants se rassembleront à Jussieu à 13 heures. Un cortège rejoindra à 14 h la manifestation de l'ensemble de la Fonction Publique, dont le trajet est Bastille - Saint-Augustin, via République

Les organisations soussignées appellent leurs militants, les personnels et les étudiants à se rencontrer au niveau local pour agir de manière convergente sur toutes les questions concernant l'avenir de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche – et notamment pour demander un plan pluri-annuel de création de 5000 emplois de titulaires par an pendant 5 ans - et à organiser des assemblées générales (personnels, étudiants), pour préparer le 24 janvier.

ORGANISATIONS
FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP) - CGT (SNTRS, FERC-Sup, UNCGT-CROUS, CGT-INRA, UGICT) - UNSA (Sup Recherche, SNPTES) - SOLIDAIRES (Sud Recherche EPST, Sud Education, Sud Etudiant) - CFTC/INRA – UNEF – SLR – SLU.

 

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 01:01

Le  décret d'application du comité de sélection qui remplace les commissions de spécialiste dans la LRU est en préparation. Il est extrêmement dangereux pour les universités et la recherche.

Si les dérives de certaines  commissions de spécialistes ont discrédité le dispositif, et non sommes bien placés à Evry pour avoir fait l'expérience de ce type de dérive en 6°, 19 ° et en langues sous la présidence d'un PR extérieur (Histoire).
Mais ces dérives ne doivent pas cacher le sérieux et la qualité du travail effectué par les collègues dans l'immense majorité des commissions de spécialistes et le danger que représente le nouveau dispositif que prépare le ministère en application de la LRU.

Le ministère dans son projet persiste à refuser toute référence aux sections du CNU ou aux sections du CoNRS pour spécifier la tonalité disciplinaire de la composition du comité de sélection.président d’université dispose encore d’un droit de veto.  
Cette concentration de pouvoir sur le recrutement est un danger, Anne Marie Le Pourhiet le soulignait dans un texte polémique, tous les présidents ne sont pas le sel de la terre, et que ce soit pour des universités, des entreprises (Vivendi), des partis politiques, ou des états il y a toujours un danger quand le choix se porte sur le plus petit commun dénominateur ou un mégalomane exhibitionniste comme président...sans allusion à des situations connues!
La porte est ouverte sur des comités ad hoc très généraux dans des champs disciplinaires aux contours flous ne garantissant pas l’examen des dossiers des candidats par des pairs partageant les mêmes pratiques scientifiques.

La procédure de classement des candidats retenus échappe pour partie à ce comité de sélection pour revenir au conseil d’administration en formation restreinte aux enseignants-chercheurs… et, le cas échéant, le

Le projet de décret, qui passera successivement au CTPU (Comité Technique Paritaire des personnels enseignants titulaires et stagiaires de statut Universitaire) le lundi 28 janvier et au CSFPE (Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’Etat) et la circulaire d'application qui l'accompagne, seront mis en ligne sur le site du SNESUP www.snesup.fr.

Dès la parution du décret, le recours aux comités de sélection s'appliquera dans chaque université dès l’élection des nouvelles instances. Il devrait don s'appliquer à Evry dès la prochaine campagne de recrutement puisque nous avons élu nos instances. C'est donc la fin des commissions de spécialistes pour notre établissement.
La liste Ensemble s'est engagée, ainsi que le président à assurer la représentation des collègues de la section CNU concernée.

Nous appelons à la vigilance en local pour limiter au maximum les dangers de la LRU, à combattre les dangers de ce mode de recrutement au niveau national, à exiger la modification de cette procédure de recrutement pour obtenir une procédure qui garantisse la qualité scientifique, limite aussi bien les dérives autocratiques présidentielles que celles du copinage localiste ou "amical".

 

 

 

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 00:58

 

Nous sommes devant nos responsabilités.

 

Il n’est plus possible d’ouvrir certains parapluies et de rejeter certaines la responsabilité sur le ministère ou autrui sur nombre de problèmes.

La grande astuce de la politique actuelle, avant même Sarkozy est d’avoir renvoyé à l’échelon local la résolution de questions épineuses, deux exemples :

1) La question de la dotation budgétaire

-         la dotation budgétaire, venant du ministère, détaillait autrefois la répartition d’une grande partie des crédits en fonction du type d’étudiants, la norme sanremo. Il y avait une différence qui tenait compte des volumes de formation, de l’encadrement estimé nécessaire en fonction du diplôme et des frais pédagogiques, etc. Cette norme constituait un  net progrès démocratique par rapport à la politique du guichet qui prévalait autrefois et par rapport à celle qui se met en place maintenant. Dans ce système les petites universités étaient défavorisées en sciences molles faute d’effectifs, Evry s’en sortait car l’importance de ses filières technologiques secondaires ou tertiaires permettaient de financer les filières de sciences sociales ou humaines, les gouffres mal gérés comme AES ou les filières peu nombreuses de second cycle de sciences fondamentales. Ainsi à une époque la gestion finançait entièrement les déficits en heures de SSG. La situation a profondément changé, le ministère donne une enveloppe globale et nous laisse nous débrouiller en interne pour la répartition. Les enveloppes de crédits ont été globalement maintenues et nous avons procédé de même en interne alors que la répartition des volumes étudiants en interne a varié entre les grands secteurs et que nous amorçons une décrue importante de nos effectifs. La question de la répartition des crédits en interne est une des questions qui empoisonne les relations entre l’université et l’IUT, mais qui pose aussi beaucoup de problème entre départements et entre diplômes dans les UFR. Nous ne en sortirons pas sans une clarification des règles du jeu et une base de répartition construite à partir des orientations stratégiques de l’université.

-         Cette réflexion et la clarification au sein de l’établissement sont d’autant plus nécessaires que le ministère entend aller plus loin dans son mode de répartition des crédits. Nous avons plusieurs fois souligné, que les orientations sur ce point données à Pécresse par Sarkozy dans sa lettre de mission, n’étaient pas à prendre à la légère, et qu’elles étaient même appuyées par la CFDT (la confédération du SGEN) cf. les positions de cette dernière dans la commission Hetzel. Ils n’en sont pas encore à lier directement financement et réussite, insertion ou performance des diplômes, mais il est maintenant clairement dit que le financement se ferait sur la base d’un projet ou des projets. Tous ceux d’entre nous qui ont un peu d’expérience savent que si un projet bidonné est accepté par le ministère, personne n’est en réalité dupe. Pendant des années les dirigeants ont pensé que l’accroissement mécanique du nombre d’étudiants retardait leur entrée sur le marché du travail (politique dite de « parkings » et que le fait de posséder un des diplômes du supérieur quel que soit ce diplôme favorisait l’insertion professionnelle (cela permettait aussi de peser sur les salaires des qualifications moyennes). Nous constatons que cette politique est maintenant officiellement refusée par les payeurs (la direction actuelle du pays) mais aussi par une majorité de la population et des étudiants. L’échec du dernier mouvement étudiant n’est-il pas aussi à lire à travers ce nouveau rapport aux études supérieures ?  Dans tous les cas aussi bien pour obtenir des crédits que pour que les étudiants viennent dans notre établissement il nous faut des projets crédibles, donc une offre de formation de qualité et crédible. Nous sommes entre le marteau gouvernemental des crédits et l’enclume des étudiants qui votent avec leurs pieds, et  comme« il n’est pas de sauveur suprême… »sauvons nous, nous-mêmes »

 

2) La question de la carte universitaire et sous entendue : la réforme de la licence

-         Depuis des années le dispositif Ravel n’est plus qu’une coquille vide pour les filières scientifiques, l’économie et graduellement ce l’est devenu pour toutes les filières, à l’exception sans doute de l’AES et encore ce n’est pas si sur pour cette filière si l’on compare Evry et P12. Nous avions déjà attiré l’attention sur cette question au début 2005, la direction de l’époque n’ayant rien vu, il faut le marteler pour les derniers ignorants : les étudiants ont le choix de leur université dans toutes les filières !

Ils formulent trois vœux et ne sont pas pris dans le premier hors de leur sectorisation Ravel,  que si l’université choisie hors secteur fait la démonstration qu’elle n’a plus de place. Vous connaissez des filières universitaires de premier cycle surchargées en Ile de France par rapport aux capacités annoncées, nous étions financés à l’étudiant faut-il le rappeler ? Demain peut être quelques très bonnes filières qui émergeront, mais depuis quelques années elles perdent tous des étudiants en premier cycle, et depuis deux ans les filières de sciences molles plus que les sciences dures qui se stabilisent. Les lycéens des milieux aisés les plus informés, leurs parents, les professeurs de lycées connaissent maintenant tous le principe, les CIO aussi et même parfois les chefs d’établissements du second degré du moins ceux qui savent ce qu’est l’ université pour l’avoir fréquentée au-delà de bac +2 ! Nous sommes depuis des années entrés dans un système concurrentiel et seuls les petits soldats de la politicaillerie et de l’administration continuaient à nier cette évidence, le cynisme de la politique de Sarkozy a au moins cet avantage, elle achève de décrédibiliser le discours d’une bande de faux culs et d’imbéciles.

-         C’est là qu’interviennent la question de la licence et la mise en place officielle et non plus expérimentale  du dispositif d’orientation active et surtout la mise en place de la première année de la licence rénovée en septembre de cette année. L’ensemble de l’établissement est concerné, IUT compris. C’est un cran supplémentaire dans le dispositif de pression sur les financements et difficilement parable aux yeux de l’opinion si la ministre annonce benoîtement qu’elle finance les filières et les projets qui offrent le plus de perspectives aux étudiants. La bataille de l’attractivité et de la crédibilité va faire rage malgré les déclarations de principe la main sur le cœur des chers collègues, les pratiques que nous observons depuis des années sur la question de la carte Ravel contredisent les paroles.

 

Richard Messina l’a plusieurs fois souligné dans des éditoriaux au nom de l’université, le jeu est faussé entre les anciennes universités installées et dotées depuis longtemps, capables d’offrir une palette plus large et les universités nouvelles. Nous avons pris une longueur d’avance en réglant plus vite la question de notre organisation politique interne que les autres universités  d’Ile de France (sauf Paris V). Le président et les conseils ont la légitimité politique pour agir. Ne perdons pas de temps et d’énergie dans un système d’alliance vasouillard de listes par une pseudo ouverture à des individus qui ne représentent qu’eux même et ne cherchent que quelques avantages personnels, l’exemple passé non montre que cela n’a rien donné. Il y a dans les semaines qui viennent, des choix à opérer et des gestes concrets visibles à faire qui fonderont les alliances sur le fond. Le programme de la liste Ensemble en fournit la base mais trois points nous paraissent se détacher dans l’immédiat et qui relèvent de la responsabilité de la direction, Président et CA:

-         La mise en place rapide du « gouvernement de l’université », 1)compléter les conseils avec des personnalités extérieures crédibles et qui peuvent apporter à l’université. Pour nous il s’agit de travailler dans le monde tel qu’il est et non tel que nous le rêvons. 2) Constituer une équipe qui travaille et non faire de l’affichage 3) Donner à ceux qui acceptent des responsabilités les moyens politiques et techniques d’accomplir leur mission. Nous savons que la délégation est un art difficile, mais l’efficacité et la réussite sont à ce prix.

-         la réforme de l’administration à l’université et à l’IUT (responsabilité du directeur de cette composante). Nous n’incriminons pas ici les personnels IATOS d’exécution, mais nous pensons qu’il y a une nécessité de revoir le mode d’encadrement, l’organisation du travail administratif, le mode de gestion du personnel. C’est une priorité absolue sinon nous coulerons.

-         Le lancement de la réflexion sur la licence qui doit indiquer concrètement les priorités choisies : l’ensemble génome, les formations du domaine professionnel dont les IUP sont l’axe et où l’IUT a toute sa place comme partenaire à part entière, l’aide à la construction de partenariats et de co-pilotages pour les autres secteurs où nous ne sommes pas assez forts ou crédibles.

 

 

 

 

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 11:35

Syndicalisme et responsabilité

 

 

Le syndicalisme c’est d’abord la défense des intérêts matériels et moraux des salariés. Dans notre conception à la FSU nous y avons toujours adjoint l’idée d’une défense d’une conception du service public et de responsabilité sociale vis-à-vis des usagers.

 

Nous reviendrons sur cette question plus largement, mais le débat sur les orientations de l’université, sur la répartition des moyens entre les filières et sur la place des filières que certains appellent culturelles (comme si la bio ou les maths n’étaient pas une dimension de la culture) nous renvoient à des questions plus larges qui dépassent largement le cadre même de l’université.

Un détour par un sujet qui a fortement animé la Bretagne depuis les années 70, la question de la langue. Cet excellent « cher collègue » que fut Jean Rohou, PR de littérature à Rennes revient sur cette question page 133 de son dernier ouvrage  Fils de Ploucs Tome II, ed Ouest France, septembre 2007.

Cet extrait du chapitre Grall, Hélias, Madeg et moi : un examen de conscience pose en effet une question que nous retrouvons sous une autre forme et qui est souvent le fondement de nos propres positions : notre rapport social à la connaissance et à l’enseignement et à nos propres origines sociales.

            La langue de nos ancêtres a été ruinée par la « génération […] des renégats, des lâches, de ces « profiteurs » qui ont refusé d’enseigner le breton à leur enfants, qui, jouant à s’aveugler, à se dissimuler, à s’écraser, à se nier, n’ont eu de cesse de bafouer leurs pères » disait en 1977 Xavier Grall, qui ne l’a pas trahie, lui, puisqu’il ne l’a jamais sue, et qui n’est pas devenu un profiteur, puisqu’il était né riche.

            Si telle est l’unique Vérité, me voilà bien ! Mais en fait, il y a, selon les situations où l’on se trouve plusieurs relations à une même réalité, c'est-à-dire plusieurs vérités. Ma relation à la langue, à la culture à la réalité bretonne était celle d’une génération enfermée dans l’humiliation et la pauvreté. Qui ne comprendra notre besoin d’en sortir ? « Nous étions exactement dans la situation des travailleurs immigrés actuels. Apprendre le français était la seule manière de nous en tirer », disait Pierre Jakez Hélias. Au minimum pour devenir employé en ville, policier, marin de l’Etat, agent de la RATP ou de la SNCF, prêtre ou instituteur ; au mieux pour faire des études et avoir ensuite une belle situation comme Xavier Grall, Hélias ou moi-même. Qui osera dire : « Moi, si j’avais eu des enfants destinés à être ouvriers agricoles, minuscules fermiers ou terrassiers en banlieue parisienne, je ne les aurais pas poussés à y échapper par la réussite scolaire francophone » ?

            Nés à quatre ans et 5 km de distance, nous avons été Grall et moi, animés par le même besoin : nous évader de ce qui nous enfermait. Toute libération est transgression des normes subies ; tout esprit libre est un traître au regard es mythes conservateurs. Nous avons eu tous deux la même réaction, mais face à des pesanteurs différentes, sinon opposées. Socialement et culturellement handicapé par ma naissance paysanne bretonnante, je mes suis appliqué à devenir un intellectuel francophone. Prisonnier de l’hypocrite bigoterie d’une petite bourgeoisie provinciale, Grall s’est voulu un collégien subversif puis un poète, journaliste et pamphlétaire parisien, adversaire des normes et  dénonciateur de toute hypocrisie. Au bout de vingt ans, il s’est senti enfermé à Paris : « ses salons, ses vanités, ses conformismes ». L’idéaliste, qui s’était fait poète et militant pour se délivrer de conventions insupportables a fui cette nouvelle prison pour revenir au pays, assoiffé d’une Bretagne de rêve et de l’authenticité d’ une langue qu’il ignorait. Quelle déception ! Le peuple était assoupi «  dans le lit clos de sa résignation » et les Pierre-Jakez réduisait sa culture au « folklore, cet alibi des esclaves ».

Tout ceci n’est pas sans rapport avec les positions, les débats qui traversent notre université et le monde universitaire en général. Comment nous situons nous, quelle position face à la situation de notre université et de telle ou telle formation ?

 

Piere Jakez Hélias auteur du Cheval d’orgueil était professeur agrégé de lettres à l’Ecole Normale du Finisztère et syndiqué au SNPEN qui a depuis fusionné avec le SNESup.NDLR.

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 09:08

Situation Naville (recherche en sociologie) c'était avant la crise de l'an dernier due à l'affaire du recrutement, le départ de P... et celui récent de M...  
 

MST  dernière évaluation

Dotation particulière

UNITE DE RECHERCHE

FAVORABLE 4 an(s)

Equipe hétérogène, bonne pour l'axe 1, dynamique et donnant lieu à de nombreuses publications de

 

Label obtenu

EA 2543

Label demandé

EA

FAVORABLE 4 an(s)

Equipe hétérogène, bonne pour l'axe 1, dynamique et donnant lieu à de nombreuses publications de

qualité. En revanche, les autres axes sont beaucoup moins développés, l'axe de sociologie urbaine a

une activité insuffisante et devrait être supprimé. Il y a par ailleurs une hétérogénéité entre les axes, les

orientations du pôle innovant sur les biotechnologies semblant étrangères à l'axe principal.

De nombreuses publications signalées relèvent de deux auteurs qui n'appartiennent pas formellement

à l'organigramme de l'équipe.

CENTRE PIERRE NAVILLE : DEVELOPPEMENT, TRAVAIL,

TECHNOLOGIES

Responsable : Jean-Pierre DURAND

Numéro de dossier : 20061066

NAVETTE ETABLISSEMENT

Le dossier présenté est très incomplet (fiches individuelles manquantes, tableaux incomplets et,

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 00:13
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Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

http://www.univ-lille1.fr:80/snesup59-62/mobilisation/

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