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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 17:46

Appel à la mobilisation pour une politique éducative ambitieuse

 

Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est contesté par les élèves, les parents d'élèves, les personnels, les étudiants, les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et tous les partenaires de l'École. Les mobilisations vont croissantes et portent l'exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif.

 

Les 11 200 suppressions de postes entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d'options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.

 

Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.

 

Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'École, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s'accompagnent d'une apparente volonté d'externaliser l'aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l'échec scolaire sur les familles.

 

Ce budget de rigueur et les suppressions de postes concernent tous les secteurs comme l'Éducation nationale mais aussi l'Enseignement Agricole Public et tous les personnels, se traduisant par une aggravation des conditions de travail et un fonctionnement plus difficile pour notre système scolaire.

 

Les annonces budgétaires pour les prochaines années confirment que cette politique de régression en lien avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) pourrait s'installer dans la durée.

 

 

La transformation de l'École implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'éducation.

 

 

Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l'École,

Pour mettre en œuvre une autre politique éducative mettant la réussite de tous les élèves au centre de ses préoccupations,

Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours :

• en organisant localement, dès la rentrée des vacances de printemps, des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'éducation et responsables des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public pour mieux les informer.

• en développant dans la durée des actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008 :

par une journée nationale d'actions diversifiées le 15 mai,

par l'organisation samedi 24 d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements.

 

 

Ceméa, Confédération Étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FCPE, Ferc-CGT, FIDL,

Les Francas, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Jeunesse au Plein Air,

Ligue de l'Enseignement, Sgen-CFDT, Sud Éducation, Sud Étudiant, Unef, UNL, Unsa Éducation

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 21:40

 

Une de nos camarades Marie Jo a été faite chevalier de la légion d'honneur. Nous ne sommes pas des "aficionado" des décorations mais cette attribution nous fait réellement plaisir.
Marie Jo n'est pas de personnes qui se sont distinguées par un parfait conformisme, une aptitude à épouser les contorsions des gens en place, non elle a fait son travail en conscience et même plus, et ,elle a toujours été là pour appuyer et défendre les positions du syndicat.
PRCE d'espagnol, c'est à elle que l'on doit le développement de cette langue à l'université, sa diffusion dans de nombreuses filières. Dévouée à l'institution mais mais n'ayant pas sa langue dans sa poche, elle savait défendre les collègues plus faibles et défendre les intérêt collectifs.
Elle a été de tous les coups du syndicat et des listes Ensemble jusqu'à sa retraite. Elue au CA, elle était de ces camarades sur lesquels on pouvait compter.
Au jourd'hui encore par son action elle continue à défendre l'image de l'université en étant animatrice de l'UTL.
Il est bon que certaines distinctions, qui nous appartiennent car elles sont celles de la Nation,  ne reviennent pas toujours aux serviteurs zélés de l'appareil de l'Education Nationale, mais aux soutiers qui la font vivre.
Merci à ceux qui dans la direction de l'Université ont fait la proposition et merci à toi Marie Jo pour tous les soutiers qui font aussi l'université et l'IUT.

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 10:19

 

La sociologie « officielle » à l’université d’Evry. Formations et recherche.



Les données sur la composition des filières de sociologie (origine géographique, scolaire et sociale des étudiants) sont communiquées sur demande.
Les données sur la recherche datent de 2003. Depuis le Centre Pierre Naville a plus ou moins éclaté, il a perdu son ingénieur qui a demandé à partir parce qu'il ne pouvait plus y travailler, un PR a été exclu, il ne reste comme PR que le couple Durand et côté MCF la plus grande confusion règne.
Pour les formations un débat s'amorce à propos de la filière gestion insérée dans le M1 de sociologie et dans le M2 SPO, par ailleurs un travail se développe hors de la sociologie "officielle" en particulier autours du DEUST Travail Social et de l'IUP ADT.
Les représentants de la sociologie officielle ont été reçus par l'ensemble de l'équipe de direction de l'Université, pour présenter leur projet , à l'issue de la réunion les deux parties étaient fort mécontentes de ce qu'elles avaient entendu!
Les promoteurs d'un nouveau projet doivent être reçus dans les mêmes conditions.
Enfin Durand ne semble pas s'accrocher à sa direction d'UFR, il faut dire que son bilan ne plaide guère pour lui. La guerre fait rage entre les "officiels" à propos de la succession...
Bref personne ne sait à cette heure ce que deviendra le bateau ivre de sociologie et  l'UFR malade de l'université.

Cette situation complexe  nous conduit à réserver la diffusion des données.

Pour les obtenir : dans commentaire indiquez:
Nom et prénom
adresse
adresse mel (nous ne répondrons pas aux pseudo)
activité.
Motif de la demande.
Merci de votre compréhesion

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 23:02
Ce Monsieur est sans doute un très vil réactionnaire, non seulement pour défendre Pitte (cela suffit sans doute à le condamner? et pour dénoncer la politisation, argument réactionnaire s'il en est!)
 mais  nous n'avons pas un homme à juger mais un combat à justifier, ou Renaut a des arguments et tout ce que nous avons fait n'a pas de sens, ou notre combat a un sens et Renaut n'a pas a être jugé et il ne peut avoir d'argument
...

Politisation malsaine à l'université, par Alain Renaut
LE MONDE 31.03.08 | 14h21  •  Mis à jour le 31.03.08 | 14h21

es actuelles élections des présidents d'université selon le dispositif organisé par la loi de juillet 2007 sont l'occasion d'une politisation malsaine. La non-réélection de Jean-Robert Pitte à la présidence de Paris-Sorbonne (Le Monde daté 16-17 mars) en fournit un exemple édifiant. Présentant sa démarche comme un assaut contre les options "libérales" du sortant, le vainqueur de cette élection a en réalité combattu directement, au nom de son propre engagement gauche", des positions renvoyées "à droite", n'hésitant pas à stigmatiser là une politique "sarkozyste". Parce que seule la victoire est jolie, on oubliera vite de telles outrances. Elles témoignent pourtant d'un singulier mépris à l'égard de l'université.

 

La véritable absurdité commence quand, à un moment décisif pour le devenir de l'université en France, une coalition des conservatismes construit sa majorité sur le choix obscurantiste de rejeter dans un seul des deux camps politiques la volonté d'ouvrir certains dossiers dont personne ne devrait plus pouvoir récuser l'urgence.

Le dossier de l'insertion professionnelle des étudiants, par exemple, est-il "de droite" ? Parce qu'il correspond à une mission attribuée aux universités par la loi de juillet 2007, a-t-il vraiment quelque chose à voir avec la volonté de brader les pures exigences du savoir pour faire valoir les attentes des entreprises ? Outre qu'il est insultant d'attribuer une telle volonté à des universitaires dont les ouvrages témoignent de leur rapport à la production du savoir, comment ne pas voir qu'une université ouverte, dont le principe restera celui de la non-sélection à l'entrée, doit être un extraordinaire lieu de mobilité sociale ? Et comment ne pas comprendre que cette mobilité suppose qu'on se soucie, pour échapper à la seule logique de la reproduction sociale, du devenir professionnel des étudiants ?

Peut-il en être autrement quand, notamment dans les humanités, la réussite, pour la majorité d'entre eux, ne saurait plus consister à embrasser les carrières de l'enseignement accessibles par les portes de plus en plus étroites des concours de recrutement ? Lorsque, responsable d'un master de philosophie et de sociologie qui compte plus de 500 étudiants, je constate qu'un seul d'entre eux a été reçu à l'agrégation en 2007, et lorsque je me soucie de cerner ce que l'on pourrait, non pas retrancher à leur formation savante, mais y ajouter, pour que leurs compétences soient plus lisibles par les recruteurs publics ou privés, est-il honnête et lucide de me dire que ma démarche participe du projet de transformer mon université en "école professionnelle" ?

Cette démarche est-elle "de droite" parce qu'elle entend intégrer la considération des exigences économiques, nécessairement diaboliques, dans le monde académique, ou est-elle "de gauche" parce qu'elle réfléchit aux conditions qui permettraient de remettre en marche un vieil ascenseur social rouillé ? Il serait raisonnable d'admettre, enfin, que la question de l'insertion des étudiants n'est ni de droite ni de gauche, mais qu'elle est lancinante dans une institution dont la logique ne saurait plus, lorsqu'il s'y trouve un pourcentage aussi élevé d'une tranche d'âge, être celle d'un club de savants s'autoproclamant les défenseurs de la "grande" tradition académique.

Autre exemple de dossier brûlant : l'échec dans les premiers cycles et la réflexion qu'il appelle sur la spécialisation prématurée induite par le cloisonnement des disciplines. Nos conservateurs de tout poil dénoncent ce dossier comme relevant d'une option "libérale", qu'ils croient pouvoir renvoyer à droite. Dans une université de 25 000 étudiants, où 73 % des inscrits échouent à la fin de la première année, où les examens de fin de premier semestre viennent de conduire à échouer, dans une discipline de la maison, plus de 80 % des présents aux épreuves, est-il de droite ou de gauche de prendre au sérieux ce constat, de s'en alarmer même et de chercher des remèdes ?

Est-il de gauche ou de droite de se demander si, dans une situation aussi absurde, il ne convient pas de restructurer l'organisation des premiers cycles en combinant à une spécialisation disciplinaire moins étroite les apports d'enseignements de culture générale ou de maîtrise de la langue, voire d'autres disciplines complémentaires, rendant moins délicate une réorientation en cas d'échec ?

Les "républicains" nous diront qu'il s'agit bien là, à nouveau, d'une option "libérale" puisqu'elle est présente dans le plan conçu par le ministère de l'enseignement supérieur en vue d'améliorer la réussite en licence. Continueront-ils pour autant de défendre, avec l'appui d'ailleurs des syndicats d'étudiants supposés les plus "à gauche", la spécialisation disciplinaire dans les "filières traditionnelles" comme la condition sine qua non d'un enseignement académique digne de ce nom ? Je ne peux bien sûr pas le croire, tant ce choix aveuglé exprimerait une pure indifférence au devenir des étudiants. Mais, dans ce cas, pourquoi avoir à ce point menti et ne pas avoir envisagé un instant de travailler ensemble sur un dossier qui requiert toutes les bonnes volontés ?

Dernière illustration de cette situation ubuesque : les campagnes présidentielles menées aujourd'hui dans les universités se caractérisent par une hypocrisie extravagante concernant un dossier tabou, celui des rénovations que devra connaître la fonction publique d'Etat. A l'exemple de ce qui s'est passé ces dernières années en Autriche ou en Espagne, tout le monde sait que l'université française devra affronter la question de savoir si la logique des corps de la fonction publique étatisée reste la plus appropriée à des établissements où la compétence et le mérite doivent jouer un rôle primordial dans le recrutement et l'évaluation de tous les personnels.

D'autres pays l'ont fait, non pas en privatisant les emplois de la fonction publique, mais en désétatisant la gestion de ces emplois, en y introduisant plus de souplesse et de vérité par une politique de contrats ou de conventions. La France ne veut-elle pas même envisager de le faire à son tour, avec des modalités et des garanties qu'il faudrait élaborer ensemble ? Là encore, cette question est-elle de droite ? Accepter de la poser et d'y travailler ne peut-il mobiliser aussi une gauche qui serait à même d'y voir, non pas seulement une garantie d'efficacité (ce qui n'est déjà pas rien), mais aussi une exigence dictée par le souci de l'équité à l'égard des personnels ? Etre de gauche aujourd'hui, est-ce refuser d'apercevoir que l'application mécanique de la grille indiciaire de la fonction publique, combinée à la logique des "corps", ne permet pas d'intégrer, dans la politique indemnitaire, la considération des mérites, des talents, de la réussite ?

Je souhaite bien du courage à ceux qui croient qu'ils pourront gérer nos universités en stigmatisant ces dossiers par un étiquetage "politicien". La politique universitaire mérite mieux que le jeu des appartenances et des combinaisons entre des acteurs dont les affiliations l'emportent sur les exigences de la simple raison.


 

Alain Renaut est professeur à l'université Paris-Sorbonne et directeur de l'Observatoire européen des politiques universitaires.

 


Article paru dans l'édition du 01.04.08
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 20:27

 

à la demande d'un correspondant, nous précisons:

Les "avions renifleurs" (vaste escroquerie qui consistait à vendre des  avions renifleurs de pétrole (sic) à l'état français du temps de sa suffisance, alors président : Giscard d'Estaing). Ce type d'individu que la prétention rend sourd est avec le crétin de service, la petite main arriviste et ignare du monde politique, la cible parfaite pour ce genre d'escroquerie.

Cette demande qui sent la construction "bidon" à 10 lieues, ne concerne pas le secteur scientifique biomédical  mais le domaine sciences sociales et pour plus de précisions émane d'un honorable et exceptionnel professeur de sociologie directeur de ce qu'on devrait appeler une UF (R?).

 

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 10:43

Etrange pays où les représentants d'un parti en déclin, qualifié de ringard, le PCF, sont capables d'accompagner un projet novateur d'intérêt général. Projet qui à Villejuif n'est pas porteur dans une perspective de clientélisme car éloigné des intérêts immédiats de son électorat. 
Dans le même temps, ailleurs, le représentant d'une municipalité socialiste dirigée par une "jeune" pousse ultra "moderniste" du PS et qui comprend  un scientifique de grand renom, membre du CA de l'université locale, approuve avec chaleur un projet abrancadabrantesque qui sent les "avions renifleurs".
Etrange pays, étranges élites "modernistes"...
Très intéressant à observer, y compris la réaction future du pouvoir bling bling qui se pique parfois dans le discours de prise en compte des intérêts supérieurs de l'université, de la science et de leur rôle dans la société.
A suivre....


Grand Paris dope sa recherche biomédicale

Plusieurs centres de recherche spécialisés dans les sciences médicales sont en cours de création dans Paris et la proche banlieue

 

Paris va-t-il enfin réussir à concurrencer Londres dans le domaine du biomédical ? Si tous les projets lancés atteignent leurs objectifs, la petite couronne parisienne pourrait devenir dans quelques années une alternative crédible à la capitale britannique. Ces établissements à vocation scientifico-industrielle sont construits sur le modèle des clusters anglo-saxons. La recette est bien connue. Mais elle est coûteuse, demande un chef aux doigts de fée, et ne marche pas à tous les coups (lire encadré). L'enjeu est énorme. Si la mayonnaise prend, Paris redeviendrait attractif pour les centres de recherche de l'industrie pharmaceutique qui ont déserté la place. Il s'agit en fait de créer un climat et un environnement favorables à la coopération entre des structures publiques et privées qui n'ont pas forcément la culture du partage. L'efficacité de ces PPP (partenariats public-privé) dans le domaine biomédical a été démontrée partout dans le monde.

L'association de médecins hospitaliers avec des chercheurs industriels ou académiques a deux avantages. D'abord, elle accélère la mise au point de traitements innovants qui bénéficient rapidement aux malades, selon la formule : « Du laboratoire au chevet du patient ». Ensuite, elle favorise la création d'entreprises fortement innovantes. Le « Cancer Campus » en cours de création à Villejuif, à proximité de l'Institut Gustave-Roussy (IGR), s'inspire de ce modèle. Ce besoin de coopération de type PPP est particulièrement net en cancérologie. Cette discipline connaît une sorte de révolution découlant de la découverte de nouveaux concepts issus de la recherche fondamentale et de l'arrivée de biothérapies faisant massivement appel à des anticorps monoclonaux.

Gouvernance bien choisie

Le projet du Sud parisien est centré autour d'un bio-cluster regroupant des chercheurs, des cliniciens et des industriels installés sur un même site proche de l'IGR. « Dans un délai de dix ans, nous anticipons la création d'une quarantaine d'entreprises et 1.500 emplois », précise Gilbert Lenoir, qui dirige « Cancer Campus ». L'ancien directeur scientifique de l'IGR termine le montage administratif et financier de ce projet, qui regroupe de très nombreux acteurs institutionnels. Région Ile-de-France, département du Val-de-Marne, villes de Villejuif et de Paris, chambre de commerce de Paris (CCIP), Agences du développement régional, sans oublier la Caisse des Dépôts, l'AP-HP et le pôle de compétitivité francilien Medicen. Cet émiettement assez traditionnel dans l'Hexagone est potentiellement porteur d'un danger mortel : la mise en place d'un management du genre armée mexicaine.

Pour éviter ces écueils et les querelles d'ego courantes dans le monde scientifique, une attention particulière a été portée à la gouvernance de l'ensemble. Un directoire épaulé par un conseil de surveillance sera constitué et l'appel à une personnalité chargée de « porter le projet » est envisagée. L'ancienne ministre de la recherche, Claudie Haigneré, est pressentie pour ce poste stratégique. L'objectif de cette organisation de type entreprise est de « transcender » l'IGR, c'est-à-dire de ne pas apparaître comme un simple prolongement de l'institut. Il vise également à séduire les futures start-up qui s'implanteront sur le site. Pour montrer ses bonnes dispositions et son professionnalisme vis-à-vis des investisseurs, le campus a joué le jeu en se dotant d'un business plan établi par le cabinet Ernst & Young. Une décision également destinée à masquer un travers fréquent dans le monde médical : la culture du mandarinat.

Si tout se passe bien, le parc pourrait démarrer ses activités en 2010. L'investissement prévu est compris entre 80 et 100 millions d'euros sur cinq ans. La première pierre de la pépinière d'entreprises devrait être posée avant la fin de l'année. Ce programme annexe comprenant une animalerie doit déboucher sur la construction de laboratoires industriels qui seront loués aux entreprises. « Ce financement ne pose pas de problème », indique Gilbert Lenoir. La Caisse des Dépôts est le premier investisseur de la pépinière avec 11 millions d'euros sur un total de 18 millions. Pour accroître sa visibilité, le centre revendique une double appartenance géographique clairement affichée : Villejuif et Paris. Il aura quelques concurrents à proximité Biocitech (Romainville), Génopôle (Evry) Paris Biopark (Paris 13e). Mais selon Gilbert Lenoir, les vrais enjeux sont ailleurs. « Nos concurrents sont plutôt à Londres ou à Boston. »

Le pari n'est pas gagné d'avance, comme en témoigne l'expérience de l'Institut de la vision, qui va être inauguré prochainement dans l'enceinte de l'hôpital des Quinze-Vingts dans Paris intra muros (lire également en rubrique « Innovation », page 26). « Nous avons dû batailler ferme pendant cinq ans pour monter notre projet », affirme José-Alain Sahel, un brin excédé par les pesanteurs de l'administration hexagonale. Ce centre vise lui aussi l'excellence mondiale dans une discipline qui est une vieille spécialité de la capitale : comprendre et soigner les troubles de la vision. Il fallait donc construire un bâtiment neuf dédié à la recherche en ophtalmologie et attirer quelques-uns des meilleurs experts français et étrangers de la discipline.

Proximité de l'hôpital

Comme à l'IGR, la proximité de l'hôpital est indispensable pour faciliter une recherche translationnelle de haut niveau qui fait bénéficier les patients des dernières avancées thérapeutiques. Venu de Strasbourg pour prendre la direction de l'Institut, José Sahel a dû, lui aussi, faire le tour des habituelles popotes publiques pour boucler son budget. Outre l'hôpital intéressé au premier chef, l'Inserm, l'université Pierre-et-Marie Curie, la Ville de Paris, l'AFM et plusieurs fondations et associations de malades. Au total, pas loin d'une quinzaine de d'intervenants qui ont tous plus ou moins leur mot à dire dans le projet. « Il faudrait vraiment simplifier le système. On n'a pas encore commencé à travailler qu'on est déjà évalué. » Le chercheur parisien a également rencontré toutes les peines du monde pour convaincre ses interlocuteurs publics qu'il ne s'agissait pas d'un projet somptuaire. « On m'a souvent dit que ce projet était trop ambitieux », indique-t-il.

Dès cette année, l'Institut proche de la Bastille doit associer des scientifiques, des cliniciens et des industriels qui partagent les mêmes ambitions : « Découvrir et tester les traitements et les innovations technologiques de demain dans le domaine de la vision. » Parmi les programmes en cours figurent la rétine artificielle, de nouveaux traitements pour soigner le glaucome, des thérapies cellulaires, ainsi que la connaissance fondamentale du développement des réseaux de neurones de la vision. Reste maintenant à transformer l'essai, et c'est là que ça se corse. L'expérience des clusters étrangers montre qu'il faut attendre au moins une dizaine d'années pour récupérer sa mise de départ. « Notre ambition, c'est de devenir le deuxième institut spécialisé dans les pathologies de la vision dans le monde. Après Londres », indique José Sahel. Mais dans ce nouveau métier de créateur de bio-cluster, le modèle n'est pas anglo-saxon. Il vient de Singapour. En cinq ans, et grâce à des injections massives d'argent public, la ville jardin a réussi à monter de toutes pièces un parc scientifique devenu une référence : Biopolis. Mais rien ne dit que cet exemple unique soit transposable, ni même pérenne.

ALAIN PEREZ Les Echos

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 10:39

L'autonomie des universités, un instrument de concurrence en Allemagne

Le paysage universitaire outre-Rhin se modifie profondément depuis la loi de réforme du fédéralisme, en 2006, qui a signé le désengagement financier de l’État fédéral au profit des Länder. L’autonomie conférée aux universités permet à chacune d’établir son propre profil. Une  question d'image et de visibilité devenue essentielle pour les établissements supérieurs. Le colloque de l'association européenne des universités (EUA), qui se tient du 27 au 29 mars à Barcelone, revient sur cette question.

Davantage qu’un simple transfert de compétences du Bund aux Länder, l’application au supérieur de la loi de réforme du fédéralisme a suscité une révolution culturelle. L’Allemagne abandonne la sacro-sainte loi de l’égalité qui régissait son système universitaire. Les établissements pourront désormais renforcer leur autonomie et enfin rivaliser dans les classements nationaux et internationaux.

Des présidents tout puissants

Accent mis sur certaines filières, rémunération des professeurs au mérite, recrutement sélectif des étudiants, mécénat d’entreprises... désormais, chaque université peut adopter ses propres règles de gestion pour peu qu’elles soient en accord avec la législation de son Land. « Les universités ne peuvent être dirigées par des contraintes étatiques. L’autonomie leur permet d’enclencher un processus de restructuration selon leurs besoins spécifiques », se félicite le Pr Kempen, président de la Fédération allemande de l’enseignement supérieur.

Il regrette cependant que l’autonomie institutionnelle ne soit pas complétée par une autonomie individuelle des enseignants : « Le déplacement du pouvoir s’effectue au profit des instances centrales [présidence, collège des recteurs et conseil d'administration], au détriment des organes représentatifs des enseignants. Pourtant, les décisions scientifiques adéquates ne peuvent être prises que par les instances qui mènent ces activités ! »

Monoculture ou excellence

Il est rejoint dans son analyse par Andreas Keller, du syndicat GEW : « La majorité des pouvoirs se concentrent entre les mains des présidents, qui agissent comme dans une entreprise, en véritable directoire. Néanmoins, on néglige le principe de la cogestion à l’allemande qui prévoit dans les entreprises la représentation des salariés au conseil de surveillance ! »

Au rang des autres dérives possibles, une spécialisation des universités dans des filières porteuses et l’abandon d’autres moins demandées dans le court terme par les entreprises. Les présidents qui ont engagé ce processus comme Hans-Wolfgang Arndt, à Mannheim, s’en défendent : « Si nous ratissons trop largement, nous resterons médiocres. » Or, l’Allemagne veut accéder enfin à l’excellence. Depuis un an, l’initiative d’excellence – conduite cette fois par l’État fédéral – élit les facultés les plus en pointe. 

Respecter la mission éducative

C’est cette course à l’excellence qui a convaincu l’université de Francfort d’enclencher un dispositif inédit en Allemagne : sa conversion en fondation en ce début d’année. Grâce aux nouveaux moyens financiers de la fondation, elle entend notamment s’adjoindre de nouvelles compétences scientifiques. « Je pourrai ainsi nommer des chargés de cours que j’estime compétitifs au niveau international sans devoir en référer au ministère », se réjouit le Pr Andreas Gold, vice-président. Ou encore faire appel à de nouveaux profils, notamment pour la gestion patrimoniale. « Désormais, grâce à un transfert de propriété, nous pourrons jouir de notre patrimoine, détruire ou concevoir de nouveaux bâtiments. »

Des garde-fous

Le garde-fou à toute dérive idéologique est garanti par les principes établis par le sénat (collège des recteurs). Celui-ci étudiera, au cas par cas, les souhaits des membres fondateurs de financer telle ou telle chaire, pourvu qu’ils s’engagent sur une durée minimale de dix ans. L’université garde ainsi sa mainmise sur sa stratégie. Elle évite par ailleurs de remplacer l’autorité du Land par celle des membres fondateurs. Le Land, pour sa part, voit en toute sérénité lui échapper une part de ses prérogatives. Seule condition : que le contrat éducatif – fournir au Land chaque année trois mille nouveaux diplômés – continue d’être respecté.

 

Sondage allemand

En cas de vote au Bundestag actuellement

 

Forsa

 

CDU/CSU

 

 

38 %

26.03.2008

 

SPD

 

 

22 %

 

 

FDP

 

 

11 %

 

 

Die Linke.

 

 

14 %

 

 

GRÜNE

 

 

11 %

 

 

Sonstige

 

 

4 %

 

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 17:41

Lu dans le journal de la deuxième gauche (Cfdt, Rocard, Royal, Kouchner, Bockel, Dray, Valls)

économiques Chaque lundi

Université, autonomie et pauvreté

Par Pierre-Yves Geoffard

QUOTIDIEN : lundi 24 mars 2008 Libération

5 réactions  

Ces dernières semaines, deux événements sont venus titiller tous ceux que l’avenir de l’université française préoccupe : le jugement interdisant au site note2be.com de continuer à offrir aux élèves et aux étudiants la possibilité de noter leurs enseignements ; le tollé déclenché par Laurent Batsch, président de Dauphine, lorsqu’il a voulu imposer une augmentation des droits d’inscription. Comme l’a rappelé dans Libé de vendredi la ministre de l’Enseignement supérieur à ceux qui auraient pu penser que les mots ont un sens, la nouvelle «autonomie» des universités ne leur permet pas de s’écarter du tarif nationalement décrété.

Même si le site de «notation» note2be.com ne proposait que quelques questions trop sommaires, qu’il pouvait trop souvent servir de défouloir, et qu’il s’adressait surtout aux usagers du système scolaire, près de 700 étudiants avaient pris le temps de diffuser ainsi l’idée qu’ils avaient de la qualité de leurs cours. Comme les «classements» d’hôpitaux qui fleurissent depuis quelque temps dans la presse magazine, les critères utilisés ne portaient que sur une part très réduite de la qualité du service. Mais le développement sauvage de ces évaluations montre une forte demande pour des mesures de qualité, permettant aux usagers de choisir leur établissement un peu moins à l’aveugle. Or l’absence de pratique systématique d’évaluation des enseignements constitue une caractéristique de l’université française. Pourtant, si elle est conduite sérieusement, l’évaluation peut fournir un outil efficace pour améliorer la qualité des enseignements : dans le master que je dirige, un enseignant ayant reçu des commentaires très négatifs, mais très argumentés, a été conduit à s’interroger sur sa pédagogie ; dès l’année suivante, sans renoncer à l’exigence quant au contenu de ses cours, ses efforts lui ont permis de donner un cours très apprécié des étudiants. Cette qualité des enseignements, l’université la doit aux étudiants : ceux-ci sont en droit de l’exiger. Encore faut-il s’en donner les moyens : on l’a dit et répété, la France dépense bien trop peu dans l’enseignement supérieur. Les étudiants sont encadrés par des enseignants trop peu nombreux, et bien trop mal payés. Les meilleurs d’entre eux choisissent très souvent d’exercer leur métier à l’étranger, dans des universités plus exigeantes, mais aussi plus rémunératrices. En France, les termes actuels du «donnant-donnant» sont affligeants : trop peu de moyens pour permettre, à grande échelle, des enseignements de qualité ; mais des cours gratuits ou presque.

En voulant changer les termes de ce contrat, Dauphine choisit la provocation. Provocation quant à l’objet : l’augmentation des droits d’inscription est un solide tabou. Provocation aussi quant à la manière : transformer des diplômes nationaux en «diplômes d’établissement» pour lesquels les frais d’inscription sont libres s’attaque aussi à l’illusion, complaisamment entretenue, selon laquelle un master vaut un autre master, quelle que soit la formation qui l’a dispensé. Hélas, les diplômes, mêmes nationaux, ne sont pas égaux sur le marché du travail. A tort ou à raison, les entreprises ont des idées sur les qualifications qu’elles recherchent et sur les formations qui préparent le mieux à leurs métiers. Mais le cœur du scandale n’est pas là : c’est la hausse des frais d’inscription qui déclenche des cris d’orfraie. Or la gratuité n’est une condition ni nécessaire ni suffisante pour garantir l’accès de chacun à un enseignement supérieur de qualité. Car le coût d’une année d’étude ne se résume pas à ces frais : outre le logement, le transportet la nourriture, choisir d’étudier une année de plus, c’est aussi choisir de ne pas travailler à temps plein durant une année supplémentaire ; c’est donc se priver d’un an de salaire. Cet investissement est souvent rentable, car il permet d’accéder plus facilement à un métier plus valorisant et mieux rémunéré. Mais le coût de cet investissement s’avère considérable, notamment pour les étudiants issus des milieux moins favorisés, et les frais d’inscription ne constituent qu’une part minime de ce coût. Le faible niveau des bourses et des aides diverses ne permet pas à tous d’étudier dans les mêmes conditions : la gratuité ne permet en rien l’égalité des chances. Qui plus est, est-il juste que des formations permettant d’accéder à des métiers rémunérateurs soient intégralement financées par le contribuable, et que ceux qui bénéficient, grâce à leurs études supérieures, de salaires élevés, ne paient pas davantage ? En Angleterre, les diplômés versent à leur université une contribution dès que leur revenu annuel dépasse 15 000 livres, et le montant de la contribution est lié au salaire. Ce système apporte des ressources importantes à l’université, ressources qui permettent aux établissements d’améliorer la qualité des formations : un tel changement des termes du «donnant-donnant» est-il pourtant si scandaleux ?

Pierre-Yves Geoffard est chercheur au CNRS.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:17

Nous avons fini notre action, à la direction et aux collègues d’agir, ils ont le destin de l’université entre leurs mains.

 

Lorsque nous avons lancé en 2005 ce blog du Snesup Evry, l’université s’enfonçait dans une crise due à l’incapacité de sa direction. Nous avions décidé avec Gilles Waksman d’engager une action forte pour essayer d’enrayer ce déclin.

Malgré le succès des listes Ensemble aux élections de 2005, la défaite du SGEN mené par Nicolas Billy, les petits intérêts se sont ligués pour éliminer Gilles de la direction et bloquer toute rénovation de l’université. Finalement en 2006 l’ancienne équipe, présidents et vices présidents, la troïka  qui dirigeait en fait l’université a fini par lâcher prise et démissionner.

Nous avons décidé avec Gilles d’appuyer Richard Messina qui dans le contexte nous semblait le seul à avoir la dimension, l’expérience pour donner un nouveau souffle à l’université et faire face aux mutations que nous pressentions. Gilles déjà malade avait décidé de se tenir en retrait tout en restant très attentif aux évolutions de l’université d’Evry et du monde universitaire.

La loi sur la recherche, la loi LRU, réponse de la droite à la crise du système, sont intervenues avant qu’une démarche réelle de remise en ordre et de relance de l’université d’Evry se mettent en place.

Gilles avait une vision aiguë  de ces difficultés, de nos manques en recherche, de la dégradation de notre recrutement tant en quantité qu’en qualité, des difficultés liées à la mauvaise organisation de notre administration.

Il a exprimé cette position dans sa dernière intervention.
Lien :

 http://snesup-evry.over-blog.com/article-12142789.html

La section avait donné sa position le 3 septembre.
Lien :
http://snesup-evry.over-blog.com/article-12142850.html

Tout en étant opposés à de nombreux points de la loi Pécresse, notre analyse de la situation nous conduisait à essayer de l’utiliser pour essayer de sauver un site universitaire sur Evry et ce qui avait été construit de positif par grâce aux efforts de nombreux collègues.

Je l’avais assuré que je poursuivrai l’action jusqu’à la mise en place d’une nouvelle direction dotée de l’assise politique pour réaliser cet objectif.

Les mandats sont remplis.

Les élections, puis la mise en place définitive de l’équipe donnent à ceux qui dirigent maintenant l’université les moyens politiques de sauvegarder un site universitaire sur Evry, je considère que ma tâche est achevée. Gilles est mort, je vais prendre ma retraite, c’est à ceux qui sont en activité et qui restent, qu’il incombe de conduire l’adaptation et les changements indispensables.

Je cesse donc d’animer ce site à partir d’aujourd’hui, la section du Snesup continue naturellement son action sous la direction de notre camarade Dominique Bruguera.

Bon courage et bonne chance.

Yves Sabourdy

 

 

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 00:07

Le plan "Réussir en licence" au conseil des ministres du 20 février

http://www.recherche.gouv.fr/cid20651/plan-pour-la-reussite-en-licence-730-millions-d-euros-d-ici-2012.html


La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté une communication relative au plan "Réussir en licence".

L’objectif de ce plan est de réduire de moitié en 5 ans le taux d’échec en première année universitaire (actuellement de 50 %), de faire de la licence un diplôme permettant une insertion professionnelle ou la poursuite d’études et d’atteindre en 2010 l’objectif de 50 % d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur.

Ce plan repose sur trois piliers :

1. Le contenu de la licence à l’université sera rénové pour assurer une maîtrise progressive des connaissances et des compétences. Les années de licence s’organiseront ainsi :

-  la première année garantira aux étudiants la maîtrise des savoirs fondamentaux et des compétences indispensables à l’insertion sociale et professionnelle ou à la poursuite d’études. Durant cette première année, les étudiants bénéficieront du soutien d’un enseignant référent auquel ils pourront s’adresser ;

-  la deuxième année constituera l’étape d’entrée dans la spécialisation disciplinaire. L’étudiant y découvrira le monde professionnel. Le suivi de son projet personnel sera assuré au cours de cette année ;

-  la troisième année sera une année de spécialisation permettant la finalisation du projet d’études. Tous les étudiants diplômés de licence disposeront au moins d’un stage validé dans le cursus.

2. Le plan prévoit de développer l’orientation et l’accompagnement des étudiants dans leur projet d’études et d’insertion.

Le concept d’orientation active recouvre le dispositif d’accompagnement des élèves du lycée jusqu’à l’université.

Les universités auront désormais la responsabilité de construire avec les élèves susceptibles de les rejoindre un parcours de formation en lien avec un projet d’insertion professionnelle. L’étudiant sera accompagné dès la prérentrée grâce à la signature d’un contrat de réussite contenant des engagements réciproques comme la mise en place d’un tutorat en cas de difficultés.

Une information plus complète des élèves et des familles sera organisée par l’affichage sur le site national d’orientation des places disponibles dans les établissements pour chaque filière, de leurs taux de réussite aux examens et de leurs taux d’insertion professionnelle.

Les possibilités de réorientation et de réaffectation dès la fin du premier semestre et en fin de première année seront renforcées.

3. Les filières professionnelles courtes seront enfin mobilisées pour la réussite de tous les étudiants. Des propositions prioritaires d’affectation dans les instituts universitaires de technologie (IUT) et les sections de technicien supérieur (STS) seront offertes aux bacheliers technologiques et professionnels. L’offre des IUT et STS sera élargie pour accueillir les étudiants en difficulté dans les formations généralistes.

Un groupe de travail sur la refonte de la carte des formations de STS et d’IUT sera par ailleurs lancé afin d’optimiser l’offre de formation professionnelle, en concertation avec les régions et les acteurs locaux.

Pour financer ce plan, l’État consentira un effort budgétaire pluriannuel considérable en investissant 730 millions d’euros sur cinq ans, ce qui équivaut à une hausse du budget dédié à la licence de 43 %. En 2008, la répartition des crédits budgétaires par université s’effectuera en fonction du nombre d’étudiants en première année pondéré par le nombre de bacheliers arrivant à l’université avec une ou plusieurs années de retard. Par la suite, les financements du plan seront attribués aux établissements en fonction de leur capacité à améliorer leurs taux de réussite et les taux d’insertion de leurs diplômés.

Les universités doivent présenter, pour le 1er mars 2008, leurs projets pour la nouvelle licence qui sera mise en place dès la prochaine rentrée. Ces projets seront évalués en fonction du cahier des charges national de la licence qui leur a été communiqué. Grâce aux moyens d’enseignement et de soutien pédagogique dégagés, les étudiants disposeront d’un renforcement des enseignements et d’un encadrement pédagogique plus soutenu. L’ensemble équivaut à un total de cinq heures enseignées de plus par étudiant et par semaine, pour chaque année de licence.

Le cahier des charges nous permettait d'inover, de supprimer ou de refondre des L1 au taux  reccord d'échec comme les 72% d'AES. Si on se contente de replâtrer, de cacher la misère personne ne sera dupe surtout si la concurence affiche des innovations. Le plus dramatique serait que le secteur des sciences ne connaissen aucune innovation alors qu'un plan de recyclage des échecs en médecine est en préparation. Cette mesure permettrait d'augmenter l'attractivité des 5 universités qui recrutent les bacheliers S sur le même secteur que nous et dont la notoriété en sciences (hors p12) est plus forte que celle d'Evry.
Pour le secteur SSG pouvons nous continuer à prétendre comme nous l'écrivons que des débouchés sont assurés pour certains diplômes alors que l'APEC ,que nous invitons le 15 mars , écrit le contraire? Voir sur notre blog

L’Apec sur les débouchés en sciences humaines

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13617763.html

Notre analyse en décembre
 
http://snesup-evry.over-blog.com/article-14845510.html

Et quelques autres remarques (parfois polémiques)

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13239971.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13270500.html

 

http://snesup-evry.over-blog.com/article-13704659.html

 

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Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

http://www.univ-lille1.fr:80/snesup59-62/mobilisation/

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