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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 10:17

Les statistiques générales du blog depuis sa création

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 10:15
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les indicateurs
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| La commission d'évaluation | Le document d'analyse complet sur les indicateurs

Les indicateurs deviennent des éléments incontournables du fonctionnement de la recherche, que ce soit au niveau des structures, des orientations stratégiques ou des financements. Ce n'est que très compréhensible. Cependant, certains indicateurs comme le facteur d'impact des journaux (FIJ) ont acquis une influence démesurée qui justifie que l'on se penche plus que l'on ne l'a fait jusqu'à présent sur ce qu'il recouvre.

À travers une revue de la littérature sur le sujet et de tests réalisés par eux-mêmes, les membres de la commission d'évaluation de l'INRIA ont souligné les faiblesses de ces données chiffrées trop facilement utilisées sans recoupements et ont émis quelques recommandations liées à leur usage. Voici, résumé sous forme de réponses à quelques questions, l'essentiel de leur contribution.

1. Qu'est-ce qu'un indicateur ?
2. Les sources sont-elles fiables ?
3. Comment comptabiliser les citations ?
4. Les indicateurs donnent-ils bien l'information voulue ?
5. Y a-t-il des dommages collatéraux ?
6. Quelles précautions prendre ?
7. Pour en savoir plus

1. Qu'est-ce qu'un indicateur ?

Les indicateurs bibliométriques sont pour la plupart établis à partir de l'analyse de citations, c'est-à-dire la partie finale d'un article scientifique consacrée aux références utilisées par l'auteur pour écrire son article. Le recueil des citations est un travail colossal. Il se fait à partir de bases de données d'articles. Une requête permet dans un premier temps de trouver les articles mentionnés dans les références et d'établir ainsi une base de citations. Cette dernière est ensuite utilisée pour calculer un certain nombre d'indicateurs supposés refléter l'impact des articles publiés par un chercheur, un laboratoire ou une institution, voire la qualité du travail publié. Tout indicateur reposant sur les citations fait donc l'hypothèse qu'une citation est toujours positive (le travail est digne de louange), ce qui est loin d'être le cas dans la littérature scientifique.

2.Les sources sont-elles fiables ?

Les principaux fournisseurs étudiés dans le rapport de la commission d'évaluation sont la société commerciale Thomson ISI — la plus ancienne (1960) qui publie annuellement son Journal Citation Report (JCR) (Science Citation Index pour sa version papier) à partir du Web of Science (WoS) —, Scopus, lancé par Elsevier en 2004, et quelques unes des plus importantes sources gratuites dont Citeseer, spécialisée en informatique, Google Scholar et Citebase.

Le premier élément qui frappe, sans toutefois surprendre vu l'ampleur de la tâche, est le recouvrement très disparate des domaines de recherche selon les bases malgré le grand nombre de titres pris en considération :

ISI-WoS couvre mieux les sciences dures (80%) que les sciences du vivant, et mieux les sciences fondamentales qu'appliquées. Elle n'analyse cependant que  8 700 journaux alors qu'en 1999 on estimait à 100 000 le nombre de revues scientifiques dont 25 000 rien que dans le domaine médical. Des publications importantes dans certains domaines, comme les actes de conférences, les articles publiés dans des journaux en accès ouvert ou dans les archives ouvertes ou les pages personnelles, ne sont pas ou mal pris en compte, tout comme les livres ou chapitres de livres. Les revues couvertes sont principalement anglosaxones : en 2005, 98,74% des articles analysés sont en anglais, 0,234% en français, 0,205 en chinois et 0,09 en japonais.
On retrouve peu ou prou les mêmes faiblesses de couverture dans les autres bases : Scopus analyse 15 000 titres et 12 850 journaux et 125 séries de livres avec cependant une meilleure couverture pour l'ingénierie et une meilleure répartition géographique (60% ne provenant pas des États-Unis). CiteSeer porte sur 1 200 journaux et conférences en informatique. La couverture de Google Scholar est très variable selon les domaines, les sources sont mal connues et la particularité de Citebase est de prendre en compte aussi bien les citations que le nombre de téléchargements des articles de quelques unes des archives ouvertes.

Le problème de la couverture est important car il arrive que la base ne prenne pas en compte une publication pourtant centrale pour une spécialité. En conséquence les journaux d'informatique, par exemple, classés comme meilleurs par la base spécialisée CiteSteer se retrouvent en très mauvais classement dans son domaine par WoS : le premier arrive 26e, le 4e est 122e. Ces classements sont par ailleurs sensiblement différents du classement qui serait réalisé par des experts du domaine, comme les scientifiques du comité d'évaluation en ont fait l'expérience pour une de leur spécialité, la robotique.

3. Comment comptabiliser les citations ?

Compter le nombre de citations à attribuer à un auteur, un journal ou une institution pose de nombreux problèmes techniques : un article peut avoir plusieurs auteurs — les citations peuvent être attribuées au seul éditeur d'un livre ou attribué à chacun des auteurs d'un article —, les homonymies peuvent augmenter ou diminuer les articles attribués à une personne pour peu que son nom soit assez courant, l'identification des journaux est rendue difficile par la variations dans les abréviations, les affectations multiples des chercheurs compliquent le travail des indexeurs, sans compter les abréviations différentes qui peuvent attribuer des articles à des institutions différentes alors qu'il s'agit en réalité du même — par exemple 4 chercheurs tests de l'INRIA totalisent jusqu'à 9 appellations différentes (INRIA, Loria, INRIA Rennes - Bretagne Atlantique, ...) dans WoS.
Pour les sources gratuites, le traitement automatique des données renforce le problème :  un prénom commençant par la même lettre, les lettres accentuées, l'ordre du nom et du prénom, etc. sont autant de sources d'erreur dans l'attribution des citations.

La couverture nécessairement limitée des bases de citations et les difficultés d'indexation se manifestent ouvertement si on compare les résultats obtenus pour les mêmes requêtes sur ces différentes bases. Le nombre de citations fournies sont souvent très différents : par exemple Scopus a proposé 35% de citations de plus que le WoS et Google Scholar 160% de plus pour 25 chercheurs renommés en science de l'information. Le nombre de citations fournies est également peu représentatif des articles effectivement cités : en examinant ses propres citations dans le Web of Science, Nisonger a trouvé que cette base contenait 28.8% du total des citations de ses publications, 42.2% des citations de ses articles de journaux, 20.3% des citations dans des supports non américains et 2.3% des citations de ses articles non écrits en anglais. Ces pourcentages varient de plus dans des proportions différentes selon les domaines de recherche concernés.

L'incohérence des sources jette clairement un doute sur la valeur des indicateurs qui sont publiés à partir d'elles, quelle que soit leur qualité théorique. On peut de surcroît se poser la question de la validité de publier un indicateur avec 3 décimales alors que l'on est susceptible d'avoir omis plus de 20% des citations des journaux traités et que cette incertitude va jouer dès la première décimale de l'indicateur.

4.Les indicateurs donnent-ils bien l'information voulue ?

L'évaluation de la qualité scientifique d'un article est un problème délicat. Une approche simple consiste à relier la qualité d'un article à la qualité du support dans lequel il a été publié.
On substitue ainsi une évaluation du support (le plus souvent un journal scientifique) à une évaluation individuelle, ce qui évidemment simplifie énormément le travail puisqu'il y a bien moins de supports que d'articles. Mais est-ce pertinent ?

L'indicateur inventé au début des années 1960 par l'ISI pour classer les journaux et le plus utilisé aujourd'hui est le Journal impact factor (JIF). L'impact d'un journal à l'année n est défini comme le rapport entre le nombre de citations dans l'année n d'articles du journal parus dans les années n-1 et n-2, et le nombre total d'articles publiés pendant ces deux années.

Le premier biais relevé par le rapport est que le classement des journaux ainsi obtenu ne permet pas de comparer des domaines de recherche différents. La limitation à deux ans a pour effet de favoriser les domaines à évolution rapide pour lesquels un travail de plus de deux ans d'âge est déjà obsolète. De ce fait, les publications en biologie moléculaire ont un indice plus fort que les publications en mathématiques, par exemple en 2005 le JIF moyen pour 140 journaux de mathématique et de génétique variait d'un facteur 10. L'article d'Andrew Wiles sur le théorème de Fermat ne contient que 4 références sur 84 à des publications de moins de deux ans. Sans parler des pratiques de citations qui peuvent varier fortement d'un domaine à un autre, par exemple le taux moyen de citation en 2000 en pharmacologie était de 11 alors qu'en génétique il était de 28. D'autres facteurs encore peuvent influencer de manière arbitraire le JIF, comme la taille de la communauté ou la nature du matériel publié et le degré de spécialisation des journaux (plus ils sont généralistes, plus ils ont un JIF fort).

D'autres indices ont été proposés : l'indice d'immédiateté, calculé sur un an seulement, ou la demi-vie des citations qui fournit une information sur la pérennité des recherches dans un domaine (nombre d'années j tel que 50% des citations de l'année n sont antérieures à l'année n-j et 50% ultérieures). Ces indices ne sont cependant pas indépendants du JIF, puisque mécaniquement des publications à faible demi-vie auront un fort JIF mais ils les complètent.

Par ailleurs, le rapport note qu'il est difficile d'utiliser le JIF pour évaluer les laboratoires. Le rapport du CWTS de l'université de Leiden par exemple montre que la corrélation entre l'évaluation par les pairs de 42 laboratoires en informatique hollandais établie par le Review Committee for Computer Science de la Quality Assurance Netherlands Universities (QANU) a une corrélation faible avec les indicateurs.

Il n'est pas non plus approprié pour estimer la valeur des auteurs qui écrivent dans un journal dans la mesure où, même pour les journaux à fort JIF, les citations proviennent d'au plus 15% des articles publiés ; le JIF ne mesure donc pas vraiment la qualité d'un article ou d'un auteur spécifique. Les exemples sont nombreux d'articles publiés dans un journal avec un JIF faible et constituant pourtant une contribution majeure à la science contemporaine et, à
l'inverse, d'articles de mauvaise qualité, ou purement polémistes, publiés dans des journaux avec des JIF élevés.

En conséquence une tendance actuelle (souvent critiquée d'ailleurs par les bibliométriciens professionnels) est de proposer des indicateurs censés mieux évaluer la qualité scientifique du travail d'un individu. Le plus célèbre est le nombre H proposé par J.E. Hirsch pour évaluer la valeur d'un chercheur et prendre des décisions sur son recrutement par exemple. C'est le nombre h d'articles de l'auteur qui ont été cités au moins h fois chacun. L'avantage est que cet indice peut être facilement  obtenu par WoS en utilisant l'ordre times cited. Cependant, tout comme le JIF, le nombre H varie selon les disciplines — il tend à être plus élevé en biologie qu'en physique par exemple — et présente les mêmes difficultés à établir puisque calculé à partir des mêmes bases (problème d'homonymie, etc) en donnant des résultats très différents selon les bases. Par ailleurs, certaines études ont noté que le nombre H est corrélé avec l'âge, qu'il peut substantiellement augmenter même si le chercheur n'est plus actif depuis longtemps, qu'il est sous-estimé pour les chercheurs ayant publié des livres et qu'il ne met pas en valeur les contributions très importantes d'un auteur notamment.

Un certain nombre de variantes de cet indice ont été proposées pour combler ces lacunes – le a-index (nombre moyen de citations pour les articles retenus dans le calcul du nombre H) et le g-index (nombre g d'articles dont la somme des nombres de citations est au moins g2 (un g-index de 10 indique que l'auteur a écrit 10 papiers dont la somme des citations est au moins de 100) mais sans étude sérieuse de leur fiabilité il est douteux de s'y fier.

D'autres indicateurs comme le crown indicator ou le Top 5% ont été avancés pour tenter de corriger les biais des principaux indicateurs utilisés, notamment pour prendre en compte les spécificités des domaines scientifiques. Ils se calculent néanmoins à partir des mêmes bases de citations et se heurtent donc toujours à l'imprécision des sources. Un problème supplémentaire est lié à la définition des domaines scientifiques ; il faut en particulier déterminer le degré de spécialisation adopté pour améliorer la fiabilité de l'indicateur.

L'étude systématique entreprise sur quatre chercheurs de l'INRIA internationalement reconnus montre que les biais et insuffisances constatées dans les indicateurs ne sont pas des exceptions mais plutôt la règle, au moins pour ce qui concerne l'informatique au sens large.

5. Y a-t-il des dommages collatéraux ?

L'usage intensif, voire exclusif, des indicateurs peuvent pousser les acteurs de la recherche, qu'ils soient scientifiques ou éditeurs, à tenter d'augmenter leur score dans les indicateurs. Les journaux demandent de plus en plus fréquemment à leurs auteurs d'inclure des citations d'articles de leur journal dans les références bibliographiques. Les chercheurs publient leurs travaux par morceaux afin d'augmenter le nombre de leurs publications et peuvent adopter une stratégie d'auto-citation dans un groupe pour augmenter sensiblement le nombre H de chacun.

Outre qu'il est possible de jouer ainsi sensiblement sur les valeurs prises pour les indicateurs, leur usage de plus en plus fréquent dans l'évaluation des chercheurs a des conséquences néfastes pour la science et l'innovation. Du fait des biais dont souffre leur calcul, l'usage exagéré des indicateurs incite les jeunes chercheurs à obtenir des résultats rapidement au détriment de recherches de longue haleine et freine l'innovation en pénalisant la formation des petites communautés dans des domaines émergents.

6. Quelles précautions prendre ?

La commission d'évaluation termine son rapport par quelques recommandations sur l'utilisation de ces indicateurs dont la principale est de rejeter la tentation d'automatiser l'évaluation. Utiliser plusieurs indicateurs, faire revoir les listes de journaux par des experts capables d'identifier les journaux et conférences jugées importantes, et n'utiliser les indicateurs qu'en complément d'autres évaluations et pour détecter des tendances, sont quelques unes des recommandations listées. Ces recommandations générales sont accompagnées de suggestions liées à la spécificité de l'institut, en particulier la grande variété de ses appellations et adresses qui appelle un travail de normalisation afin de ne pas baisser artificiellement la valeur des indicateurs concernant l'institut. La commission rappelle à ce propos que l'OST a lancé le programme normadresses pour proposer à l'ISI une nomenclature cohérente des laboratoires français et mieux gérer les multi-affiliations et les co-signatures.

 

Pour en savoir plus :

Indicateurs bibliométriques

 

 

Consultez le document d'analyse de la
Commission d'évaluation de l'INRIA
sur les indicateurs bibliométriques (PDF).

 

 

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Published by SNESUP EVRY - dans Snesup Evry 2008
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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 19:24

Lyon, un ancien président d'université sanctionné

 

Il va devoir faire ses cartons. Gilles Guyot, ancien président de l’Université Lyon-III (1997-2002), a été sanctionné mardi soir par une mise «en retraite d’office» par le Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER). A 61 ans, l’actuel directeur de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) comparaissait lundi et mardi devant la section disciplinaire pour «atteinte à l'honneur et à la probité des fonctionnaires» après sa condamnation pour prise illégale d’intérêt et favoritisme. La cour d’appel de Lyon lui avait infligé en février dernier 7 000 euros d'amende pour avoir fait embaucher illégalement sa sœur à l’université et omis de passer un appel d'offres pour des frais de réception dépassant 300 000 euros. «Cette sanction grave met un terme définitif à la carrière de Gilles Guyot et permet enfin de tourner une page de l'Université Jean Moulin Lyon 3», se sont félicités le syndicat étudiant Unef et l’association Hippocampe, à l’origine des poursuites.

Gilles Guyot, président contesté pour n’avoir pas engagé de procédures à l’encontre d’enseignants négationnistes, refusait de quitter son poste de directeur de l’IAE. Malgré les demandes répétées de l’actuel président Hugues Fulchiron «pour préserver l’honneur de l’université». Gilles Guyot avait été relaxé en mars 2007 par la section disciplinaire de l’Université Jean-Moulin, saisie par l’ancien recteur Alain Morvan. Des étudiants de l’association Hippocampe et du syndicat Unef avaient obtenu de la ministre de l’Enseignement Valérie Pécresse que le cas de Gilles Guyot soit reéxaminé par le CNESER.

A Lyon, Frédéric Crouzet   20 Minutes le 4 juin 2008

Pécresse et le ministère lâchent certains notables universitaires de droite.

Avertissement sans frais de Pécresse à la carambouille universitaire ?

Une manière de rendre plus docile un certain nombre de personnes qui abritées derrière leurs positions d’universitaires s’opposent en fait à tout changement au nom de leurs petits intérêts et de leurs combines.

Le courant syndical opposé à la réforme va perdre des appuis discrets mais parfois efficaces dans le blocage !

Fine mouche et c’est à la demande de l’UNEF!
Et coup double !
Avertissement sans frais à d'autres pour rappeler que la procédure de mise à la retraite d'office existe!

Voir  sur le blog le papier ancien sur la Mafia (labo de Polytechnique)

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 14:56
C'est fait, les engagements de la campagne électorale sont tenus, un des points essentiels que défendait le Snesup Evry est concrétisé....

*Coseil d'administration de l'université.

_Principales décisions de la séance du 27 mai
2008
_*


Le Conseil d'Administration a décidé à l'unanimité l'adhésion de l'Université
d'Evry-Val-d'Essonne au PRES UniverSud Paris en tant que membre
fondateur.

......
Le Président
Richard Messina
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 14:20

 Exemple d’une université française qui met en place le plan réussite en licence. 

Citations extraites du projet de  contrat quadriennal public….

« L’objectif est de lutter contre le « décrochage » des étudiants au cours de la première année que ce soit en début (dès la fin du premier mois), milieu (pause de la Toussaint) ou fin du premier semestre de licence. « 

 

 

« Le premier réside dans le renforcement de l’accueil des étudiants lors de la rentrée universitaire, ce qui va se traduire par l’organisation d’une semaine d’accueil associée à un recours plus important à des étudiants « pilotes »… »

 

« Et l’Université entend bien prolonger cet accueil par des actions d’information tout au long du premier semestre de la première année de licence. Le second levier d’intervention consiste en la mise en place, dès le début des enseignements, de dispositifs de suivi des étudiants.

Le défi est important puisque l’Université se doit de passer d’une réactivité à l’échelle du semestre (bilan actuellement établi en janvier) à l’échelle du demi-semestre, voire à celle de la quinzaine. Ceci induit donc une rapide et régulière remontée des informations ainsi qu’un traitement quasiment en temps réel. Afin de répondre au mieux à ces nouvelles attentes, l’Université de …….met en place à la rentrée 2008 et pour tous les étudiants de première année de licence des enseignants- référents. »

 

« Ainsi, à chaque étudiant sera attribué un enseignant-référent (il faut compter une vingtaine d’étudiants par référent) qui aura la charge de suivre l’étudiant et donc de collecter toutes les informations qui ont trait à son profil auprès de ses collègues. »

 

Ce qui donne 19 permanents ou semi-permanents pour la simple première année d’AES d’une université de banlieue,selon leurs calculs, encore du discours.

 

Ces gens qui n’ont jamais enseigné avec ces méthodes ne savent pas le temps que ça prend, bref tout est con et vicieux comme un discours de Mérieux !

 

. » Ces informations telles que l’assiduité, les résultats, les difficultés rencontrées, les demandes d’information et de conseil, permettront un dialogue entre l’étudiant et le référent. Elles seront ensuite transmises au directeur des études qui pilote l’ensemble d’une mention de licence. Par ailleurs, l’enseignant-référent fera régulièrement le point avec l’étudiant afin de l’aider, le conseiller pour la suite de ses études et à plus long terme son insertion professionnelle. Si la mise en oeuvre du dispositif peut différer d’un domaine à l’autre (du fait de la taille et du caractère des effectifs concernés), le but premier est de repérer au plus vite les difficultés, de tous ordres, des étudiants et de leur proposer des solutions rapides et adaptées. »

 

C’est payé combien ?

On peut considérer que les enseignants chercheurs qui ne font pas de recherche, et parfois pas de travail administratif, peuvent consacrer leur temps libre à ce type d’activité, mélange de travail de prof principal en 6° et de CPE (le surveillant général).

Mais les vrais enseignants chercheurs, ceux qui font des cours, qu’ils renouvellent, de l’administration et….de la recherche ? Ils ont quel temps pour ce travail ?

Les PRAG, ce cher Jacques Lang, « le défenseur du crétinisme pédagogique, le socialiste, leur avait déjà imposé 384 h. On ne va pas leur demander de travailler gratuitement en plus, alors qu’à côté le pseudo enseignant chercheur qui ne publie pas est en HC à la 193° heure.

Et ne prétendez pas que l’enseignant chercheur qui ne fait pas de recherche, mais 200 HC n’existe pas,  on peut publier des chiffres et des exemples ! 

 

Pour les PRAG il faut un alignement sur les primes de prof principal du second degré et c’est du niveau POST bac ! Donc plus cher.

Que fait la direction du SNESup….. ? Où en sont les négociations avec le ministère sur ces points ? Ou faudra-t-il comme d’habitude se débrouiller seuls sur les questions corporatives (PAST, PRAG, Prce ) ?

Etant donné la diversité des profils des étudiants, il n’existe pas de solution unique mais différents axes d’approche. Aussi peut-il s’agir d’une simple aide ponctuelle, d’un accompagnement pédagogique plus soutenu voire même en vue d’une réorientation en fonction de l’importance des lacunes décelées chez l’étudiant. La validation de compétences acquises par des étudiants qui dès le départ ont prévu de ne pas continuer leurs études au delà du premier semestre est également prévue. Dans tous les cas, y compris pour les étudiants en réussite, il s’agit de leur proposer un suivi individualisé qui les responsabilise. En effet, tous ces dispositifs supposent un engagement formel de l’étudiant qui souhaite en bénéficier.

Etc, etc , demain on rase gratis. C’est exactement comme l’accueil des enfants de banlieue à Polytechnique et Sciences Po à entendre la radio ils y sont tous !

Comment se fait-il que nos amphis de première année soient pleins de jeunes, y compris les fruits des entrailles petites bourgeoises votant Ségolène, aux connaissances si fragmentaires, aux comportements si décalés qu’il faille mettre en place des dispositifs qui n’existaient pas en 3° ? Et, qui a vu un CPE travailler au lycée Louis le Grand  (entre la seconde et la terminale) ?

Le second volet du plan « réussite en licence » est dédié aux étudiants qui, malgré les dispositifs mis en place au premier semestre, sont en échec ou souhaitent changer de formation. Dans cette optique trois types d’actions seront mises en place. La création de second semestres « tremplins » sera destinée aux étudiants qui ont besoin d’un semestre adapté avec comme objectif la réussite en fin de première année de licence ou un redoublement positif. Les semestres « rebonds » seront quant à eux proposés aux étudiants qui cherchent encore leur voie, qui ont besoin de conforter leurs acquis et de construire un projet personnel et d’études. Enfin, la mise en place de passerelles croisées facilitera le passage d’une formation post-bac à une autre (BTS, DUT, Licence). Dans tous ces cas de figure, l’engagement contractualisé de l’étudiant servira de base à ces dispositifs.

Avec quel moyens en personnel et quel capacité intellectuelle et quelle volonté politique de l’administration de M.Darcos pour mettre en place les passerelles avec les BTS ?

Un suivi en terme de projets

L’accompagnement et le suivi se poursuivent tout au long du cursus de licence mais la philosophie se modifie progressivement en développant l’approche projet professionnel, personnel et projet d’études (PPPE), approche qui prend tout son sens en deuxième année de licence.

La rentrée 2008 verra, comme prévu dans le projet d’établissement de l’Université de xxxxxs, la généralisation du PPPE à toutes les mentions de licence.

Par ailleurs les parcours préprofessionnels seront développés à partir du quatrième semestre de licence avec possibilité de suivre un stage dans tous les cursus de licence, la mise en place de modules favorisant le passage d’une licence vers des licences professionnelles et de parcours facilitant l’intégration en troisième année de licence d’étudiants venant de BTS et DUT, ou encore l’instauration du contrat d’aménagement d’études pour les étudiants ayant des contraintes particulières. Les certifications de compétences seront également développées afin que les étudiants interrompant leurs études puissent attester des compétences acquises pour l’insertion professionnelle. Toujours dans le cadre du développement des parcours préprofessionnels et du fait de l’intégration de l’IUFM à l’Université dexxxx, le “continuum de formation des maîtres“ sera instauré dès le quatrième trimestre dans les domaines Arts, lettres et langues, Sciences humaines et sociales et Sciences, technologies, santé.

Aussi, au-delà de la lutte contre l’échec, s’agit-il d’aider les étudiants à s’orienter au cours de la licence en définissant leur projet personnel et professionnel, mais également de redonner toute sa place au grade de licence à la fois comme diplôme terminal et comme préalable à une poursuite d’études.

 

Bref tout cela ressemble étrangement aux multiples plans banlieue et aux politiques de la ville…avec les résultats que l’on connaît.

Mais c’est comme la religion, un opium qui ne guérit pas mais soulage la douleur, et certains de nos collègues y croiront. C’est autant de gagné s’ils travaillent gratuitement.

Seul problème Madame Pécresse, vous donnez combien pour ce travail ? Vous donnez combien de postes de PRAG , les seuls comme vous le reconnaissez ont réussi dans les IUT et les CPGE.

Dans ce cas alignés sur les services et les primes des CPGE !

 

Pecresse et Sarkozy c’est retroussez-vous les manches, nous et nos copains on se remplit les poches !

Vous et vos amis, le président bling, bling en tête vous faite la charité en nous bloquant les salaires pendant que vos amis du capital se gobergent avec les cadeaux en tous genres et il faudrait que nous travaillions gratuitement pour honorer votre compromis avec le jeune Julliard de l’UNEF !

 

Il reste bien une solution, le fonctionnaire italien, de l’université  la Sapienza, le seul capable de faire en sociologie,  350h/an à Rome et 192 h/an  à Evry en même temps. Et pas compliqué, vous le foutez à la porte sans problème et il accepte un poste de PAST à plein temps ailleurs. Le vrai PR contemporain, modèle d’émigration garantie….en plus ses copains prétendront qu’il fait de la recherche !

Une bonne entente entre le bling, bling italien et son homologue français sur une immigration choisie et le tour est joué !

 

 

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 22:09
Plan réussite en licence....oui mais avec quels élèves?
Darcos pourrait être moins actif pour supprimer des postes d'enseignants et plus attentif aux programmes, à l'action des centres de formations, de ses inspecteurs et de son encadrement administratif. Comme en 1940 la troupe tient mais c'est l'encadrement jusqu'à l'état major qui fait faillitte!
Tant que média, responsables politiques taperont sur l'université sans se préoccuper de l'état et du niveau des élèves que nous recevons ce sera le  tonneau des Danaïdes en premier cycle! ah! Lang et Ferry unis dans le maintien du savoir minimum! Mais quand prendront-ils leur retraite?
 Alors pour vous faire une idée écoutez ce que nous expédie un collègue du second degré!
Tu connais peut être le groupe, écoute cette chanson ça te rappellera des choses...
 cliquez et mettez le son!
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Published by SNESUP EVRY - dans Snesup Evry 2008
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 06:55

Souvenirs, souvenirs ! Audit d’une université Lyon 3, élection du président de l’université de Poitiers !

Etrange télescopage des nouvelles sur alertes  google. Lyon et Poitiers. Il fut un temps où les dysfonctionnements étaient niés, camouflés.

Lyon 3 rappelle une étrange officine chassée de Lyon 2, une sorte de secte et de gourous fort versés dans l’affairisme et qui tentait de s’infiltrer à EVRY par la filière gestion. Nous avons eu beaucoup de mal à faire accepter que les « chers collègues » sentaient plus que le soufre !

Voir blog le communiqué du Snesup Evry de 2005 :

http://snesup-evry.over-blog.com/article-1348630.html

La réélection du président de Poitiers une autre sombre affaire de l’UFR SSG de l’université d’Evry le PR de sociologie au double poste.

Ainsi allait la vie des universités. Le PR au double poste, grand copain de la nomenklatura PS (Touraine et Cie) et PC (tendance Brejnev Eltsine) de la 19° section et protégé d’un membre de notre syndicat (toujours candidat sur les listes carambouille contre celles du syndicat !) est-il syndiqué ? Le monde est complexe !

http://snesup-evry.over-blog.com/article-19179791.html

http://snesup-evry.over-blog.com/article-260321.html

Lyon 3 : un audit souligne les failles du fonctionnement de l’université

Un article publié sur le site du Progrès révèle le contenu d’un audit mené à la demande du nouveau président de l’université Jean Moulin – Lyon 3, Hugues Fulchiron, en poste depuis août 2007. A son arrivée, ce dernier avait promis de faire le point sur les finances, le patrimoine et le fonctionnement de l’université. 

«Point positif : les finances sont saines», écrit notre consoeur du Progrès. Avec un bénéfice de 1,413 million d’euros en 2006 et une trésorerie de presque 11 millions, l’université est loin d’être dans le rouge. Le rapport s’étonne pour autant des variations importantes des bénéfices sur une période de trois ans. Il souligne aussi un manque de suivi centralisé des comptes, un défaut d’harmonisation des documents budgétaires et regrette une «logique intrinsèquement inflationniste des composantes de Lyon 3».

Le rapport préconise un diagnostic affiné du patrimoine, le deuxième volet étudié. «Il existe certains risques et facteurs qui vont dans le sens de cette nécessité, comme par exemple les incertitudes concernant certains bâtiments», indique le document, qui évoque par exemple 536 fenêtres à remplacer sur les quais du Rhône, des souches de cheminée dangereuses ainsi que le besoin de vérifier la mise aux normes du réseau d’assainissement.

Mais ce sont la recherche et le fonctionnement de l’université qui sont le plus sévèrement critiqués. Si le rapport apprécie une offre potentielle large, il relève un « saupoudrage des fonds » sans réelle cohérence et un manque de coordination et de valorisation des activités de recherche, en dépit de l’existence de la filiale Lyon 3 valorisation. Une surconsommation des heures complémentaires d’enseignement, un défaut de coordination entre les services centraux et les composantes de l’université, des doublons dans les structures et les fonctions, des lacunes en matière d’évaluation de l’offre de formation, des relations internationales qui ont besoin d’un sérieux toilettage complètent ce tableau en demi-teinte ».

20.05.08

Jean-Pierre Gesson confirmé comme président de l'université de Poitiers

Jean-Pierre Gesson, 61 ans, entame un deuxième mandat à la présidence de l’université de Poitiers. Ce chercheur en chimie organique et médicinale extérieures, a été chargé de mission "chimie" au ministère de la Recherche entre 1998 et 2003, et expert auprès de la mission scientifique universitaire de 1999 à 2002. Il a créé, en 1999, l’incubateur régional Poitou-Charentes et s’intéresse à la création d’entreprises innovantes

 

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 13:47
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 15:27

 

Histoires de l'université d'Evry et d'ailleurs....Comment avoir deux postes en sociologie.
 
On peut se demander ....les ministres passent , les bonnes pratiques demeurent. Nous avons un exemple de constance qui rassure sur la nature humaine.....
Un certain nombre d'entre nous se souviennent du Prof de sociologie de l'université qui avait deux postes de fonctionnaire:
1) Un poste de fonctionnaire PR2 de sociologie chez nous comme responsable de l'AES (sic) cette filière est la bonne à tout faire des sociologues "officiels" de la maison
2) Un poste de professore associato (c'est le deuxième grade de fonctionnaire chez les italiens, mais nos petits rusés jouaient sur la dénomination, la responsable du personnel de l'époque.....). Bien sur la Sapienza est plus prestigieuse qu'Evry et la vie à Rome est si agréable.

Bref notre loustic se portait bien avec deux salaires, et une présence à  minima à Evry. Ce sont des camarades du Snesup qui ont découvert le pot aux roses quand le "patron" de l'UFR a voulu lui faire attribuer une prime de responsabilité comme chef du département AES alors que personne ne l'avait vu et pour cause.
Nous avions trouvé grave à l'époque que les sociologues du département de sociologie utilisent l'AES comme moyen de se faire attribuer des postes, mais qu'en plus ils s'en servent pour faire nommer un prof fantôme c'était un peu fort de café.
Aux dernières nouvelles (2007/08) les sociologues utilisent toujours la filière AES et il y a toujours entre 70 et 75% d'échec en première année....

De fil en aiguille les camarades du syndicat ont découvert que le personnage avait deux postes de fonctionnaire, que professore associato était un grade de fonctionnaire dans l'université italienne.

A force d'insistance notre camarade Waksman qui était alors 2° VP du CA chargé des questions du  personnel a obligé le président de l'époque à une première réaction de demande de renseignement auprès de la Sapienza.
D'autres démarches et un début de campagne publique obligeaient le ministère français à réagir et in fine le ministre Ferry demandait à l'université d'Evry de mettre fin au scandale du double poste de professeur de sociologie.
Le gugusse démissionnait discrètement et aucun des protagonistes de la carambouille ne fut inquiété, alors pourquoi ne pas recommencer!
Coucou revoilà notre professore associato du
Dipartimento di Sociologia e Comunicazione Università La Sapienza nommé dans une autre université française par un  décret du 23 novembre 2007 NOR : ESRH0768339D.
Cette fois ils n'ont pas osé le faire nommer PR titulaire, il n'est que PAST PR à temps plein.....Comme il doit déjà 350 heures sur son poste de titulaire à Rome. En plus vu son passé de prof, le dossier qu'il y a à la direction des personnels qu'on a connu plus pointilleuse sur les PAST rien ne parait légal dans cette attribution d'un salaire de complément à ce fonctionnaire italien. En particulier on aimerait que la conformité de cette nomination avec le décret
  n° 2002-1069 du 6 août 2002 modifiant les décrets n° 85-733 du 17 juillet 1985 soit démontrée.


On aurait cru que la fine équipe de sociologues qui monte ce genre de combine et l'intéressé seraient prudents après l'expérience d'Evry.
Non ces gens se croient tout permis et ils nous apportent la preuve que Sarkozy est comme Chirac, il signe n'importe quoi...ce n'est donc pas une question d'âge!
Nous avons par courtoisie, informé le directeur de cabinet de l'université en question, nous attendons avec intérêt la réaction de Madame Pécresse qui incite tant les universités à la vertu!

 


 

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 16:34

Les occasions gâchées de l’université d’Evry

En 2005/ 2006 le président de l’époque refuse un accord sur avec Paris 6 sur la bio-informatique.

Extrait d’une audition de Béréziat par l’Assemblée Nationale en 2006

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3160.asp 
M. Michel Bouvard, Rapporteur :
C’est la logique de la LOLF.

M. Gilbert Béréziat : Nous avons beaucoup résisté aux interventions ministérielles

lors de la réforme LMD. Nous avons reçu une avalanche de critiques de la part de la mission

scientifique, technique et pédagogique, la MSTP, et des « reçus-collés » de la recherche,

mais notre politique était simple : un minimum de co-accréditations. Nous ne saurons que

dans trois ans si nous avions raison, en mesurant la variation du nombre d’étudiants et celle

du niveau. C’est aussi ce fait que l’État doit accepter.

Notre pays, au nom de l’égalitarisme, dénie aux universités un droit qu’il accorde

aux écoles : les écoles sont classées tandis que les universités n’en ont pas le droit. C’est

stupéfiant et grave car il faut accepter qu’un jeune brillant en mathématiques ou en physique

soit accueilli dans un établissement susceptible de l’amener au plus haut niveau. Toutes les

universités, réparties sur le territoire national, n’ont pas la même fonction sociale mais il faut

permettre à chaque jeune de parvenir à son niveau d’excellence grâce à des coopérations

entre établissements. Nous professionnalisons les licences autant que nous le pouvons mais

je vois mal des industries pétrochimiques s’installer au bord de la Seine ; des jeunes ayant

commencé leurs études dans notre université gagneraient beaucoup à entreprendre un master

ailleurs. J’ai refusé de créer un master de bioinformatique à Paris-VI car je pensais que nous

n’en avions pas les moyens et j’ai proposé un pacte au président de l’université d’Évry mais

il a malheureusement refusé. Voilà ce qu’il faut encourager et je ne pense pas que les PRES

constituent une réponse adaptée.

M. Michel Bouvard, Rapporteur : Et l’évaluation ?

M. Gilbert Béréziat : Nous sommes surveillés, et non évalués. La Cour des

comptes, venue effectuer un contrôle de gestion, nous a fait perdre des heures en examinant

parallèlement notre gouvernance.

M. Michel Bouvard, Rapporteur : Elle contrôle la légalité mais joue aussi un rôle

de conseil.

M. Gilbert Béréziat : Soit les magistrats viennent contrôler nos comptes, soit ils

viennent discuter de notre politique. Ne mélangeons pas les genres.

M. Michel Bouvard, Rapporteur : Aux termes de l’article L. 135-1 du code des

juridictions financières, « Les observations, les suggestions d’amélioration ou de réforme

portant sur la gestion des services, organismes et entreprises [administratifs] font l’objet de

communications de la Cour des comptes aux ministres et aux autorités administratives

compétentes » selon la procédure contradictoire.

M. Gilbert Béréziat : Étant la plus grande université,

 

On ne peut que féliciter le "triumvirat" (selon le CNE) qui occupait le pouvoir à cette époque ! 

Avions renifleurs (suite) la fine équipe préparerait un « colloque », on connaissait déjà celui des animaux…

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Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

http://www.univ-lille1.fr:80/snesup59-62/mobilisation/

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