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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 21:31

Axel Kahn prône le retrait du projet de réforme des universités (Reuters 07/02/09)

Points de vue et débats

Axel Kahn prône le retrait du projet de réforme des universités (Véronique Tison, reuters 07/02/09):

Le chercheur et président d'université Axel Kahn a demandé samedi à Nicolas Sarkozy de retirer le projet de réforme des universités.

Dans son émission télévisée de jeudi, le chef de l'Etat avait présenté le président de l'Université Paris-Descartes comme un homme de gauche favorable au projet de réforme porté par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

Le même jour, des milliers d'universitaires et d'étudiants avaient manifesté dans plusieurs villes de France contre le projet, en contestant notamment son volet sur l'évaluation des enseignants chercheurs.

"Depuis plus d'un an j'étais favorable à une modification du décret fixant le service des enseignants chercheurs," a déclaré sur Europe 1 Axel Kahn, qui s'était initialement prononcé en faveur de la réforme avec d'autres présidents d'université dans les colonnes du journal Le Monde.

"Aujourd'hui l'affaire est emmanchée de telle sorte qu'elle n'aboutira pas," a-t-il poursuivi.

"Puisque le président de la République a fait l'honneur d'accorder quelque poids à mon avis, il s'est réclamé de moi, qu'il m'écoute : M. le président de la République, vous n'arriverez pas à faire passer ce décret aujourd'hui et par conséquent il faut reprendre le dialogue, voir comment on évalue le métier des enseignants chercheurs, comment on valorise toutes leurs activités."

Pour Axel Kahn, le gouvernement a multiplié les erreurs sur le dossier et Nicolas Sarkozy a tenu des propos "blessants" sur les chercheurs et la réalité de leur engagement.

"Tout cela fait qu'aujourd'hui la communauté est à ce point remontée contre ce qui se fait que la seule possibilité de reprendre un dialogue et de discuter d'une évolution du métier des chercheurs, c'est de retirer ce texte," a-t-il dit.

Il a cependant ajouté qu'il ne fallait pas non plus enterrer purement et simplement la réforme car "personne ne peut désirer revenir au statu quo antérieur".

Véronique Tison


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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 01:07
Les contradictions des universités éclatent au grand jour. La politique de passage en force de Pecresse et Sarkozy bloque toute possibilité à la solution réformiste mais les bases d'une réforme progressiste des universités n'existe pas encore.
La crise dans le secteur intellectuel qui mine les représentations (et certains acteurs emblématiques) de la période précédente est à suivre avec la plus grande attention.
A suivre
 

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/02/des-prsidents-d.html

Valérie Pécresse ne peut plus dire que "les présidents d'Universités"la soutiennent.

A l'instant, je reçois l'information suivante : des présidents d'Universités organisent lundi, dans le prestigieux amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, à 14h30, une réunion de contestation de ses réformes et de propositions alternatives. Ils expriment clairement une opposition à des réformes qui "poussent légitimement toute la communauté universitaire à manifester aujourd'hui sa désapprobation quant à la manière dont elles sont conduites et quant aux objectifs qu'elles poursuivent."

La réunion se tiendra dans un lieu très symbolique de la tradition universitaire, mais aussi de la contestation en cours puisque c'est là que s'est réunie la Coordination nationale des Universités (Photo ci dessus) qui a lancé l'appel à la grève qui s'étend jour après jour.

Cette initiative a été lancée par trois présidents de grandes universités de Lettres et Sciences Humaines Pascal BINCZAK (Paris-8), Bernadette MADEUF (Paris-10 Nanterre) Georges MOLINIE (Paris 4 Sorbonne). Ils ont proposé à d'autres Présidents d'Universités de les rejoindre, et annoncent de premières réponses positives de Josette TRAVERT (Caen), Claude CONDE (Besançon), et en attendent d'autres de Montpellier ou Grenoble.

Le texte d'appel à cette réunion est sans équivoque, le voici ci-dessous :

Les réformes actuelles risquant d'affecter gravement le service public d'enseignement supérieur et de recherche ainsi que les conditions de travail de ceux qui l'animent, les universitaires doivent aujourd'hui se saisir des questions qui regardent l'avenir de l'institution universitaire. Cette conférence sera l'occasion de débattre et s'exprimer sur l'ensemble de ces réformes (gouvernance, réforme du décret de 1984, masterisation, répartition des moyens, démantèlement des grands organismes, suppressions de postes, etc.) qui poussent légitimement toute la communauté universitaire à manifester aujourd'hui sa désapprobation quant à la manière dont elles sont conduites et quant aux objectifs qu'elles poursuivent. Ce sera également l'occasion d'engager une réflexion collective sur un projet alternatif pour l'université de demain.

En parallèle, madame Bernadette Madeuf, Présidente de Paris-10 Nanterre, a rendu publique une lettre ouverte à la ministre. La voici :

La Présidente, Nanterre, le 4 février 2009 
A Madame Valérie PECRESSE Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche

Madame la Ministre,

Au fil des jours, dans notre université Paris Ouest Nanterre La Défense, le nombre des assemblées générales, par U.F.R., par départements se multiplie ; les motions s’accumulent. Et chaque fois grandit le nombre d’enseignants-chercheurs exprimant leur opposition au projet de décret réformant leur statut d’universitaire. Les raisons de leur désaccord sont certes diverses mais devant un sujet aussi complexe comment s’en étonner ? Ce qui rassemble les collègues dans le refus, c’est cette volonté qu’ils perçoivent de régenter sans prendre le temps d’écouter pour comprendre. Un de mes éminents prédécesseurs à la présidence de notre université, René Rémond, a enseigné à des générations d’étudiants sa définition de l’extrémisme : « penser qu’il y a des solutions simples aux problèmes compliqués ».

Madame la Ministre, je vous en prie, écoutez la rumeur qui enfle chaque jour en provenance des horizons de pensée les plus divers.

A Paris Ouest, cette semaine est consacrée aux examens de fin de premier semestre. Lundi prochain c’est la rentrée ; je ne peux me résoudre à l’idée que les étudiants deviennent dès la semaine prochaine, les otages d'un entêtement de l’employeur de leurs enseignants. Vous le savez, d’autres acteurs de l’Université que les enseignants-chercheurs sont préoccupés de leur avenir ; notamment les personnels administratifs et techniques et surtout les étudiants avec la montée du chômage qui assombrit leurs perspectives professionnelles. Madame la Ministre, je vous en prie, écoutez, maintenant !

Je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.

Bernadette MADEUF


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 21:42

 

Cliquez sur le lien

http://www.youtube.com/watch?v=iyBXfmrVhrk


Les collègues du CNRS démontent le discours de Sarkozy! Avec quelques graphiques et quelques données ils montrent un président qui égrène les contre-vérités!

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 06:36

Le prix Nobel Albert Fert dénonce une réforme de l’université « incohérente et mal pensée »

 

 

 

Par : Bruno Chaudret, chimiste, membre de l’Académie des sciences, directeur de recherche, Albert Fert, physicien, prix Nobel 2007, professeur, Yves Laszlo, mathématicien, professeur, Denis Mazeaud, juriste, professeur.

Depuis des mois, le gouvernement proclame sa volonté de réformer le système de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le hisser au meilleur niveau mondial.

De nombreux représentants de la communauté scientifique, parmi lesquels des signataires de ce texte, ont manifesté un grand intérêt pour ce projet et ont proposé de nombreuses pistes de réflexion. Le ministère les a pieusement écoutés pour ensuite ne tenir aucun compte de leurs suggestions et remarques. Et les orientations finalement retenues, souvent en contradiction avec le but affiché, sont extrêmement préoccupantes.

Ainsi, alors que l’objectif affiché est l’excellence de nos universités et de notre recherche, alors que Mme Pécresse a proclamé sa volonté de porter nos meilleurs établissements aux premiers rangs du fameux classement de Shanghai, comment comprendre que les réductions d’effectifs annoncées touchent notamment les universités les mieux placées dans ce classement ?

Le ministère réplique que ces suppressions de postes pourront être compensées par la possibilité de moduler la charge d’enseignement des universitaires en fonction de leur activité de recherche, possibilité qu’introduit un récent projet de décret. Une modulation des services, dans son principe, pourrait avoir l’intérêt de réduire la lourdeur de la charge d’enseignement qui handicape l’activité de recherche de nombreux universitaires, notamment vis-àvis de certains collègues étrangers. Mais ses modalités de mise en oeuvre en font une mesure dangereuse, hypocrite et contre-productive.

La modulation envisagée est dangereuse : elle dépend du seul pouvoir du président d’université et de son conseil d’administration, nullement liés par l’avis seulement consultatif du Conseil National des Universités. Cet organe représentatif, chargé de l’évaluation des universitaires, tire pourtant sa légitimité de son indépendance à l’égard du pouvoir central (ministère) et des pouvoirs locaux (président et conseils d’université) ainsi que de sa composition, qui garantit une évaluation des universitaires par des pairs compétents, ce qui est indispensable à toute évaluation impartiale et équitable. En le confinant à un rôle subalterne et en conférant des pouvoirs exorbitants aux présidents d’université, la réforme porte gravement atteinte au principe d’indépendance des universitaires. Or ce principe est consacré dans tous les pays dotés d’universités performantes, tout simplement parce que l’indépendance est indispensable à une recherche créative et à un enseignement de qualité. « L’université est une communauté de chercheurs scientifiques libres de suivre leurs idées dans n’importe quel domaine du savoir » a dit un président de l’université Rockfeller, célèbre université privée américaine. Loin d’améliorer la qualité de la recherche et de l’enseignement supérieur, la réforme projetée aboutira ainsi au « clientélisme » et au « localisme » si souvent dénoncés par le ministère.

La modulation envisagée est également hypocrite. Alors qu’on la présente comme un moyen d’améliorer la qualité de la recherche, on doit craindre qu’elle soit seulement un moyen d’alourdir la charge d’enseignement des universitaires. Comment le ministère peut-il supprimer des postes dans de très bonnes universités et soutenir, en même temps, que la modulation servira à alléger les charges d’enseignement de la majorité d’excellents chercheurs de ces universités ? L’érosion du potentiel d’enseignement empêchera de facto la modulation à la baisse et imposera la modulation à la hausse, quel que soit le niveau des Universités et des universitaires.

Et cette modulation s’avèrera ainsi finalement contre-productive. A l’inverse de la volonté affichée par le ministère, cette mesure, si elle aboutit donc à alourdir la charge d’enseignement, affaiblira durablement le potentiel de recherche des universitaires. Le souci de ne pas gaspiller l’argent des contribuables est légitime et nécessaire. Encore faut-il que ces économies s’avèrent productives. A l’heure où l’économie réelle a besoin d’investissements d’avenir aux dires mêmes du président de la République, la politique à courtevue de coupes claires sans discernement dans la recherche et l’enseignement supérieur est suicidaire.

Et là ne résident pas les seules contradictions.

Premier exemple, les « chaires organisme-université ». Ces postes, destinés à attirer les jeunes chercheurs les plus brillants, offrent une meilleure rémunération, des crédits de recherche et un service d’enseignement allégé pendant 5 ou 10 ans. L’idée, si elle ne doit pas cacher la « misère universitaire française », était assurément séduisante. Mais sa mise en oeuvre est désastreuse. Dans la configuration actuelle, en effet, chaque chaire, avec ses crédits de recherche budgétisés avec les salaires, coûte presque autant que deux postes d’enseignant-chercheur ou de chercheur : à budget constant, chaque chaire « consomme » donc deux postes ou presque et conduit ainsi à diminuer le nombre global de postes disponibles. Et le ministère a refusé tous les modes de financement alternatifs, même ceux n’entraînant pas d’augmentation du budget de l’enseignement supérieur. Cette diminution des postes disponibles réduira le nombre global de brillants chercheurs recrutés et ira donc à l’encontre du but recherché : attirer ou retenir les meilleurs. Une bonne idée potentielle a ainsi été travestie en « une idée astucieuse pour rendre des postes à Bercy ».

Deuxième exemple, la réorganisation de la structuration de la recherche. La France doit nombre de ses succès scientifiques aux organismes (CNRS notamment) qui garantissent la cohérence de l’effort national de recherche. La recherche universitaire est particulièrement performante dans les laboratoires dits mixtes, associant en partenariat l’organisme de recherche avec une université ou une entreprise. Il est surprenant d’entendre le président de la République annoncer le 22 janvier la transformation totale du CNRS en agence de moyens, ce qui serait la fin de cette fructueuse mixité, au mépris du plan stratégique de l’organisme pourtant accepté par l’Etat il y a 6 mois. Ce dans un discours où il célèbre l’un de nous, qui effectue sa recherche dans un laboratoire... mixte ! S’il importe de moderniser les Organismes, c’est en instituant un partenariat équilibré avec l’Université. Il faut aussi donner des moyens réels aux Organismes. Or, la réorganisation du CNRS en Instituts s’accompagne de nouvelles missions (notamment le développement de projets transdisciplinaires nationaux) pour lesquelles des moyens supplémentaires n’ont pas été déployés, ce qui handicape sa capacité de soutien aux laboratoires. Sans parler de la baisse du nombre de ses recrutements, dont la qualité est pourtant reconnue, ni du risque d’éclatement pur et simple de l’organisme qui sonnerait le glas d’une vision nationale pluridisciplinaire de la science française.

Troisième exemple, la politique de financement des projets de recherche. Le gouvernement connaît les dangers d’un excès de financement de projets à court terme ou trop ciblés, aux dépens des dotations annuelles des laboratoires et des financements de projets libres (dits blancs). Pourtant, la part réelle des dotations annuelles dans le budget des laboratoires diminue tandis que l’augmentation réelle des projets blancs est dérisoire à l’aune des standards internationaux. La ministre elle-même avait pourtant reconnu la nécessité d’en augmenter significativement la part.

Les enseignants-chercheurs sont, quelle que soit leur affinité politique, largement opposés à la réforme actuellement engagée, incohérente et mal pensée. La gravité de la situation et la stérilité des discussions avec le ministère contraignent le milieu à des actions de protestation inhabituelles dans une atmosphère explosive : appel de la conférence des présidents d’université au président de la République, rétention de notes, signature de pétitions, appel à la grève... Certains envisagent la cessation des responsabilités collectives qu’ils assument.

Nous en appelons au Gouvernement pour une réforme respectueuse des libertés universitaires et soucieuse réellement de la qualité de la recherche française. Madame la ministre, Messieurs les conseillers, la recherche et l’enseignement supérieur valent mieux que des mesures incohérentes et contraires à l’ambition affichée : la performance !

Plusieurs organisations syndicales universitaires et le mouvement Sauvons la Recherche ont lancé un l’appel à l’action contre les projets de lois préparés par Valérie Pécresse. Albert Fert, prix Nobel 2007, signe en compagnie de trois autres universitaires et chercheurs une lettre ouverte reproduite ci-dessous, qui critique sévèrement les projets du ministère, les qualifiant de « mesures incohérentes et contraires à l’ambition affichée. »

Publication originale Sciences Blog - Libération

2 février 2009
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 12:08
Après les juristes qui négocient dans leur coin voilà l'artillerie lourde des grandes universités scientifiques qui donne!

Universitaires : "personne ne peut se contenter de l'actuel statut"

LE MONDE | 29.01.09 | 09h52  •  Mis à jour le 29.01.09 | 11h06

ans un point de vue publié par Le Monde, Alain Beretz, président de l'université de Strasbourg; Yvon Berland, président de l'université de Méditerranée, Axel Kahn, président de l'université Paris-Descartes et Jean-Charles Pomerol, président de l'université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), estiment qu'il faut améliorer le projet de décret sur l'activité des enseignants-chercheurs.

Les enseignants-chercheurs ont une triple mission dont chaque aspect peut se décliner de manière différenciée selon les disciplines : enrichir les savoirs (la recherche), les transmettre (l'enseignement) et participer à la gouvernance de l'enseignement, des laboratoires, et des établissements (le pilotage).

Ces trois activités sont essentielles à la vie d'un établissement d'enseignement supérieur et doivent être, au niveau collectif, assurées conjointement. Entre elles, nulle hiérarchie n'est possible, car la défaillance d'une seule suffit à ruiner la qualité d'un projet universitaire.

En revanche, il est à la fois irréaliste et faux de prétendre que chacun peut les mener, de façon équilibrée, toute sa vie, au même niveau. Dans les faits, la part consacrée à chaque mission varie tout au long de la carrière. Souvent, les plus jeunes gagnent à s'investir plus dans la recherche alors que les autres missions prennent de l'importance plus tard. Parfois, un projet pédagogique prioritaire et enthousiasmant nécessite une disponibilité presque totale. Les talents et les préférences individuelles interviennent aussi dans la répartition des activités des enseignants-chercheurs.

Or, le décret de 1984 fixant les obligations de service ne reconnaît nullement la multiplicité des tâches à l'université et les fige dans un carcan à ce point absurde que ses règles étaient largement bafouées. Il instituait un nombre d'heures d'enseignement annuel de 192 heures de travaux dirigés, le reste du temps de travail annuel qui est de 1607 heures, comme partout dans la fonction publique, étant consacré à l'ensemble des autres activités.

En bref, les enseignants-chercheurs sont supposés consacrer au moins la moitié de leur temps à la recherche. La réalité est parfois fort différente. En effet, si certains sont conduits à se consacrer davantage à des travaux de recherche compétitifs qu'à l'enseignement, d'autres ont une production scientifique plus faible mais s'investissent souvent dans des entreprises pédagogiques innovantes et (ou) contribuent au pilotage de l'université ou de leur faculté. L'évaluation nationale de l'activité des enseignants-chercheurs par le CNU (Conseil national des universités) ne portant en fait que sur la qualité scientifique, seuls les premiers étaient promouvables et évoluaient dans leur carrière, les autres ayant le sentiment d'être laissés pour compte. C'est absurde et injuste. C'est pourquoi, la communauté universitaire demande depuis des années que le décret de 1984 soit modifié.

TROIS VOIES POSSIBLES : L'ANCIENNETÉ, L'ARBITRAIRE… OU L'ÉVALUATION ÉQUITABLE ET DANS LA TRANSPARENCE

Un projet de décret introduisant des modifications dans ce sens a été rendu public. C'est ce projet qui suscite aujourd'hui une large contestation. Le nouveau texte propose de sortir de l'arbitraire et du non-dit en autorisant la modulation en fonction d'une évaluation de l'ensemble des activités d'un enseignant-chercheur. Là où le bât blesse, c'est que, malheureusement, dans une première présentation, il était implicitement suggéré que le quota d'heures d'enseignement pourrait être augmenté pour ceux qui font peu de recherche.

Cette présentation qui pouvait donner à penser qu'un mauvais chercheur est un bon enseignant, alors que c'est rarement le cas, avait le grand inconvénient de présenter l'enseignement comme une punition et de faire peu de cas de sa qualité, donc indirectement de mépriser les étudiants. C'est sans doute ce qui, au départ, a justifié la réaction indignée de nombreux collègues. Il existe sans doute des abus individuels. Une minorité d'enseignants-chercheurs, sans activité de recherche, obtient des rémunérations complémentaires d'activités exercées à la place de leur service statutaire non effectué. Les cas sont cependant rares et ne peuvent servir à eux seuls de prétexte à une loi jetant la suspicion sur tous.

Un autre élément alimente les protestations actuelles, qui nous semble plus singulier et, pour tout dire, peu recevable : celui d'un refus de l'évaluation des activités enseignantes. Or, comment reconnaître la justesse d'un objectif de revalorisation des autres fonctions que la recherche, désirer qu'elles méritent elles aussi gratification et promotion, et s'offusquer qu'elles fassent l'objet d'évaluation? En matière de promotion, il n'existe que trois voies possibles : l'ancienneté, l'arbitraire… ou l'évaluation équitable et dans la transparence.

Ce qu'il faut obtenir, c'est une organisation du service de chacun selon ses talents et ses penchants, en fonction des besoins de l'université et des propositions des équipes en charge de l'enseignement et de la recherche. L'évaluation, dont les critères varient selon les disciplines reposera, comme par le passé, avant tout sur l'évaluation d'experts en ce qui concerne la recherche et sur des critères, incluant l'avis des étudiants, dans le domaine de la pédagogie et du pilotage.

D'autres activités que l'enseignement devant des étudiants (qui ne dépassera en aucun cas les 192 heures) devraient être comptées dans le service d'enseignement (accompagnement des étudiants, organisation et encadrement de stages, etc.) en reconnaissant des équivalences dans un cadre discuté au niveau national. De plus, pour éviter l'arbitraire des modulations et assurer une transparence des évaluations, le CNU effectuera une évaluation quadriennale des personnels.

Enfin, il nous faut aborder un troisième ordre de critique à la réforme en cours; il concerne le rôle du CNU et des établissements dans les promotions des enseignants-chercheurs. Le CNU est l'organisme qui, autrefois, gérait les promotions des universitaires de toute la France, à 90 % sur des critères de recherche car ses membres n'avaient guère d'éléments d'appréciation sur l'action locale en particulier au service des étudiants. Il regroupe d'une part des élus souvent sur listes syndicales, d'autre part des membres nommés représentants de chaque discipline.

Cette composition joue sans doute un rôle important dans l'énergie mise à défendre toutes les prérogatives du CNU dont le rôle a cependant déjà diminué. En effet, depuis quinzeans, la moitié des promotions sont décidées par les établissements, ce qui permet à ceux qui se dévouent le plus aux étudiants d'obtenir des promotions locales. Le nouveau décret propose de faire décider l'ensemble des promotions par les établissements sur la base d'une évaluation de toutes les activités des enseignants-chercheurs. En cas de contestation, un réexamen est prévu par le CNU qui peut décider d'accorder la promotion sur un contingent réservé à cet effet. Soutenir que seule la décision souveraine des pairs de la discipline au niveau national serait pertinente pour décider des priorités au niveau local revient à nier la valeur d'un projet collectif d'établissement, élaboration collective de collègues appartenant à des domaines différents. En quelque sorte, le refus de la dimension "universelle" de l'université.

Les aspects positifs du texte nous apparaissent donc l'emporter sur les risques éventuels du localisme qui semblent bien encadrés par la publicité donnée aux choix des établissements et par leur examen par le CNU. Au-delà des formulations initiales, inappropriées et même choquantes, le projet actuel, remanié en conséquence ouvre grand la porte à la transparence de l'évaluation, il met tous les établissements au même niveau en leur permettant de prendre en compte dans les services l'ensemble des activités des enseignants-chercheurs, en particulier celles au service des étudiants. La conjonction entre ce chantier nécessaire et une réduction de 250 postes a alimenté le spectre d'une utilisation "économique" de la réforme, revenant à compenser par des surcharges de service le manque d'enseignants-chercheurs, ce qui serait en effet inacceptable.

Nous affirmons, en effet, que l'université française n'est pas surencadrée. L'équivalence entre travaux pratiques et travaux dirigés, réforme logique et nécessaire, a elle-même encore accru le déficit d'encadrement, déficit qui ne pourra être résolu uniquement par des redistributions à l'intérieur des universités ou entre elles.

Aussi, en appelons-nous à tous nos collègues de l'université, dont nous comprenons les interrogations et partageons certaines critiques légitimes. Personne ne peut cependant aujourd'hui se fixer comme objectif le maintien du dispositif de 1984, contraignant, contourné en coulisses et préjudiciable à tous ceux et notamment les jeunes enseignants-chercheurs qui s'engagent avec passion et qualité en faveur de leurs étudiants et de leur établissement.

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 11:39

Universitaires en GREVE

S’inscrivant dans une vision solidaire, rassembleuse des salariés, étudiants, retraités, la journée de GREVE

GENERALE UNITAIRE et de manifestations de ce jeudi 29 janvier marque le refus par l’immense majorité de la

population d’endosser les responsabilités et de payer le prix de la crise économique qui s’installe dans le

monde.

Les universitaires ont toutes les raisons d’être activement présents dans la grève.

Ils sont salariés et mesurent les besoins en emplois laissés en jachère par des choix libéraux, ils vivent la réduction de leur

pouvoir d’achat et de la protection sociale.

Ils refusent les logiques de démantèlement (CNRS, INSERM, IRD,…), de concurrence et de mépris que met en oeuvre ce

gouvernement dans le supérieur et la recherche.

La dynamique des appels à l’action rencontre un formidable succès.

Lundi 26, la grève a été suivie à plus de 60% dans les UFR Droit/Sciences Economiques.

Ce lundi encore, la Conférence Permanente du Conseil National des Universités (CP-CNU), réunie en assemblée générale, s'est

unanimement (moins une voix) prononcée pour le retrait du projet de décret portant sur les statuts des enseignants-chercheurs.

Elle appelle à la rétention, par les sections du CNU, des décisions de qualification de la seconde session.

Le SNESUP se félicite de cette unité exceptionnelle qu'il a contribué à forger dans les universités, dans les sections du CNU et,

autour de ses très nombreux élus, dans la CP-CNU. La ministre, deux fois désavouée, et le gouvernement doivent entendre les

revendications portées par la communauté universitaire, dans sa diversité disciplinaire. Sans aucune ambiguïté, les universitaires

ont récusé les modifications cosmétiques d'un texte de décret au fond inacceptable. L’autosatisfaction, voire le mépris, de

Sarkozy (discours du 22 janvier) et de Pécresse (dans Libération du 27) ne fait plus illusion. Loin d’une vision scientifique, ce n’est

même plus un plan de communication.

L’unité sur les revendications est claire

1) Retrait du décret statutaire concocté par V. Pécresse, maintien du CNU dans son rôle de gestion nationale des

carrières.

2) Retrait des lourdes modifications envisagées pour la formation et le recrutement des enseignants du premier et du

second degré, maintien des concours actuels en 2010, ouverture d’un vaste débat national public.

3) Suspension immédiate des 1030 suppressions d’emplois prévues au budget 2009 dans les universités et la recherche,

lancement d’un plan pluriannuel de recrutement au coeur d’un vrai « plan de relance ».

4) Défense de la recherche publique, de ses structures, des statuts de ses personnels odieusement dénigrés et démolis

par le président de la République.

Le SNESUP appelle à passer de la phase de grève administrative -maintenue- à la grève, avec l'objectif

de paralyser les universités, tous les établissements d’enseignement supérieur et de recherche le jeudi

29 et au-delà à partir du 2 février, en liaison avec l’appel de la coordination nationale, selon les réponses

apportées par le gouvernement.

à la date du 27 janvier 2009

Grève effective ou vote de grève : Paris 3, La Rochelle - UFR Droit–Gestion, Nancy 2 (journée banalisée le 27/1), Paris 7 - Institut

Charles V - UFR d'Etudes Anglophones, Paris 12 pour le lundi 2 février, Paris 13. IUT de Villetaneuse est en grève totale depuis

la semaine dernière ; Aix-Marseille 3, vote grève reconductible à compter du 2 février, Avignon, Franche Comté - section

d’Anglais, Rennes 1 - UFR Maths.

Décisions de Conseils : La Présidence de l'UPJV, Angers, Grenoble Stendhal, Lyon 1, Paris 3, Bordeaux 3 (3 conseils), Caen CA,

Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand CA, Grenoble 3 CA, Le Mans CEVU, Université du Maine Congrès, Montpellier 3 CA,

CS et CEVU, Paris 1 CA, Paris 3 CA, Paris 4 CA, Paris 8 CA, Paris 10 CA, Toulouse 2 congrès…

Refus de transmettre les maquettes de master (depuis décembre 2008), Dans toutes les académies, AG de départements et d’UFR ;

conseils de départements et d’UFR : Aix-Marseille 1, Aix-Marseille 2, Amiens, Arras, Avignon, Besançon, Bordeaux 3, Brest, Caen,

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble 2, Grenoble 3, Le Havre, Le Mans, Grenoble 3, Le Havre, Lille 3, Limoges , Lorient, Lyon 2,

Lyon 3, Marne la Vallée, Metz, Montpellier 3, Nancy 2, Nantes, Nice, Orléans, Paris 1, Paris 4, Paris 7, Paris 8, Paris 10, Paris 12,

Paris 13, Pau, Reims, Rennes 1, Rennes 2, Rouen, St Etienne, Strasbourg, tours, Toulouse 2, Versailles St Quentin.

Rendez-vous parisien manifestation: cortège spécifique « enseignement supérieur recherche »

au départ de Jussieu à 14 heures jusqu'à Bastille pour rejoindre le cortège interprofessionnel.

En province, dispositifs analogues le plus souvent.

Syndicat National de l’Enseignement Supérieur – 78, rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 – Paris

Tél. : 0144799610 – Fax : 0142462656 – Courriel : accueil@snesup.fr – Site web : www.snesup.fr

Numéro 53 – 27 janvier 2009

 

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 09:50

le lieu de réunion de l'AG du 28 a changé.
Elle se déroulera au grand amphi et non amphi 300.


La CP CNU demande le retrait du décret
http://www.educpros.fr/uploads/media/declaration_AG_CPCNU.pdf


Sarkozy défend le bilan de Pecresse.
A regarder son analyse des conservateurs....



http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=list&cat_id=7&lang=fr

Bref on attend les propositions d'en face semble-t-il dire!

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 10:48

Chère collègue, cher collègue,

 

Les enseignants de l’université d’Evry réunis en Assemblée Générale le vendredi 23 janvier 2009 ont exprimé par vote leur soutien à l’appel de la Coordination Nationale des Universités du 22 janvier 2009. Ils appellent à une nouvelle Assemblée Générale l’ensemble des personnels, enseignants et BIATOS,

 

le mercredi 28 janvier à 12h30 à l’amphi 300 du bâtiment Maupertuis,

 

pour mettre au point les modalités d’action de l’université d’Evry.

 

Pour l’AG,

Alain Zozime

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 19:36

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Deux sondages parus dimanche dans Le Parisien/Aujourd'hui en France et dans Sud-Ouest montrent un très fort écho positif du mouvement prévue le 29 janvier dans l’opinion selon le site du Monde. http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/01/25/le-mouvement-social-du-29-janvier-beneficie-d-un-large-soutien-populaire_1146258_823448.html#ens_id=1146259?xtref=

Pour le premier (CSA) : réalisé par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 1 007 personnes âgées de 18 ans et plus, 69 % des Français soutiennent ou "ont de la sympathie" pour la journée d'action du 29 janvier

C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qu'un mouvement social recueille une telle adhésion auprès de l'opinion publique, hormis le mouvement des jeunes en avril 2008", souligne en outre Stéphane Rozès, directeur général de CSA-Opinion, cité par le quotidien

 Pour se second (IFOP) sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 956 personnes: 75% des personnes interrogées par l'Ifop pour Sud-Ouest trouvent ce mouvement justifié, 34 % l'estimant "tout à fait justifié" et 41 % "plutôt justifié".

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 17:13

Le Snesup national communique.

Nicolas Sarkozy accélère le démantèlement de la recherche

et ignore les revendications des universitaires

Le président de la République s’en est pris une nouvelle fois jeudi 22 janvier à l’existence et au rôle des organismes de recherche, en particulier au CNRS, dans des propos qui visaient bien plus l’opinion publique que les acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur dont il continue d’ignorer les analyses, les propositions et les revendications. Il a explicité une conception de la recherche étroitement liée à l’innovation. Son discours manifeste une ignorance ou un mépris pour le travail des dizaines de milliers de chercheurs et d’enseignants-chercheurs qui contribuent dans notre pays, dans l’ensemble des champs de la connaissance, à des avancées et un rayonnement internationalement reconnus. L’exigence

d’élaboration collégiale scientifiquement discutée et fondée des priorités scientifiques, exigence qui suppose de voir reconnues des instances scientifiques démocratiques, est balayée d’un revers de main par le président de la République. Il nourrit ses propos de références démagogiques à la société civile. Les projets de démantèlement du CNRS sont accélérés, transformant

celui-ci en agence de moyens et le vidant de ses chercheurs et donc de sa liberté de recherche. Si le président de la République a évoqué la contestation du décret statutaire modifiant celui de 1984 pour les enseignants-chercheurs, il s’est contenté de paroles se voulant rassurantes sans prendre en compte l’urgente nécessité du retrait de ce texte et de l’ouverture de négociations avec les organisations syndicales.

Le président de la République n'a rien annoncé comme dispositif associant, au coeur d'un authentique plan de relance (qui ne se contente pas de soutenir les groupes financiers et établissements bancaires), l'investissement pour la recherche et l'enseignement supérieur et le développement de l'emploi scientifique.

L’intervention du président de la République apparaît bien comme une tentative de contre-feu médiatique en soutien d’une ministre affaiblie alors que dans toutes les universités et les organismes de recherche la contestation s’amplifie. Pour le SNESUP, il s ‘agit bien, conformément à l’appel lancé par la commission administrative nationale jeudi 22 janvier, de donner un nouvel élan, une nouvelle visibilité à nos revendications. Nous devons, nous pouvons nous faire entendre.

Paris, le 23 janvier 2009

 

Dans la dynamique de l’appel lancé par la commission administrative nationale du SNESUP du 22, en présence de représentants de 43 universités dans l’action,

 

«Plus de 20 000 universitaires et chercheurs (et deux tiers des présidents élus des sections du CNU) refusent

l’atomisation du statut national des enseignants-chercheurs, garant des libertés scientifiques, assurant partout et dans toutes les disciplines l’articulation enseignement-recherche qui est le coeur de l’enseignement supérieur et qui nourrit la formation des étudiants. A l’inverse les collègues entendent faire reconnaître toutes leurs activités au service de l’avancée des connaissances dans la diversité des méthodes des champs disciplinaires et dans les aspects

multiformes de la formation et du suivi des étudiants ainsi que dans le partage collégial de toutes les responsabilités mutualisées au sein des établissements et dans la société. Ils refusent à la fois une conception punitive de l’enseignement comme l’alourdissement de cette part de leur activité, induite par la modulation des services. Ils exigent le maintien du CNU dans son rôle de gestion nationale des carrières.

Plus de 70 universités (sur 85) par des votes de leurs conseils centraux, pourtant affaiblis par la loi LRU, contestent les lourdes modifications envisagées pour la formation et le recrutement des enseignants du premier et du second degrés.

 Partout, dans les établissements, au CNESER, dans la rue avec les étudiants, s’exprime la nécessité de recruter sur des emplois statutaires les enseignants, les chercheurs, les personnels techniques et administratifs requis pour assurer un service public de qualité. La suspension immédiate des 1030 suppressions d’emplois prévues au budget

2009 dans les universités et la recherche en est le premier pas, pour lutter contre un développement programmé de la précarité.

Le SNESUP appelle à passer de la phase de grève administrative à la grève à partir du lundi 26 janvier, avec l'objectif de paralyser les universités, tous les  tablissements d’enseignements supérieur et de recherche le jeudi 29 et au-delà selon les réponses apportées par le gouvernement. »

Diffuser l'appel de la commission administrative nationale ; informer les étudiants avec le tract à leur adresse ; alerter la presse et les élus et rendre compte de toutes ces initiatives sur notre site SNESUP rénové ; organiser la visibilité du cortège enseignement supérieur-recherche dans les manifestations liées à la grève du 29 janvier.

Syndicat National de l’Enseignement Supérieur – 78, rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 – Paris

Tél. : 0144799610 – Fax : 0142462656 – Courriel : accueil@snesup.fr – Site web : www.snesup.fr

 

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