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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 21:58

 Nous publions ci dessous la référence à un court livre qui est une invitation à la réflexion et à tirer les leçons de l'échec du mouvement de l'an dernier dans les université.

Première étape.

Révolution dans l'Université. Un livre d'Emmanuel Barot

Emmanuel BAROT, Révolution dans l'Université. Quelques leçons théoriques et lignes tactiques tirées de l'échec du printemps 2009, Montreuil, La Ville Brûle, mars 2010, 176 p.

Présentation de l'éditeur
Le printemps 2009 a vu exploser la contestation, d'une ampleur et d'une durée inédites, de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'égard des nouveaux principes de gestion managériale de l'université et de leur idéologie autoritaire. La grève universitaire lancée début février 2009 s'est soldée en juin 2009 par une défaite politique à peu près totale. Pour que les tendances de résistance puissent devenir de véritables forces opérationnelles conscientes de leurs possibilités, des lignes stratégiques et des options tactiques claires s'imposent. Cet essai propose une réflexion sur l'«incorporation croissante de la science au Capital», selon la formule de Marx, ainsi qu'une analyse de la grève du point de vue des intérêts et divergences de classes qui se sont exprimées en elle, afin d'identifier les contradictions qui ont à la fois nourri et miné ce conflit. Il dessine enfin des lignes tactiques et stratégiques pour résister et agir, dans l'université et hors d'elle. La révolution dont il est question ici s'entend donc à trois niveaux : la « révolution» réactionnaire en cours, la grève de 2009, et finalement l'appel à une double posture de résistance et de construction d'une université « oppositionnelle » en rupture avec les violences directes et les aliénations sournoises du capitalisme.

L'auteur
Emmanuel Barot est maître de conférences en philosophie à l'université de Toulouse-Le Mirail, directeur de programme au Collège international de philosophie et membre de l'équipe organisatrice du séminaire Marx au XXIe siècle : l'Esprit & la Lettre. Il est l'auteur d'une vingtaine d'articles croisant, d'un point de vue marxiste réactualisé, philosophie des sciences et théorie politique, et de deux ouvrages publiés en 2009, Lautman (Belles-Lettres) et Camera Politica. Dialectique du réalisme dans le cinéma politique et militant (Vrin).

Sur le
site de l'éditeur, on peut lire, outre la 4è de couverture, des extraits du livre, et en consulter le sommaire.

Note Poolp : D'Emmanuel Barot, on peut lire ou relire sur Poolp
« Sauver » l’université ?, un article qui sert de base à l'Introduction du livre, et La polysémie du terme "démocratie" et ses enjeux aujourd'hui, réflexion issue d'une rencontre-débat initiée dans le cadre du mouvement "anti-LRU-1" de la fin 2007. On rappelle aussi l'Appel à gâteau et à la pioche du Comité 227, auquel le présent livre fait parfois référence.

 

 Le texte ci-dessous publié dans l'été 2009  sur le site Poolp (voir ci dessus)constitue une première ébauche de la réflexion développée dans le livre.

 

http://ddata.over-blog.com/0/02/34/72/syndicalisme/Revolution-dans-l.doc

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 11:16

Les responsables d'un diplôme d'AES, une mention de master qui formerait (1) à la coopération internationale avaient invité l'ancien ministre. La réaction de la CGT est assez étonnante, elle est en général moins regardante sur le contenu des mêmes diplômes et sur la complaisance de l'AERES dans leur évaluation. Comme toujours un certain extrémisme de façade cache une complaisance corporative de fond, on ne touche pas aux chers collègues! Nous avions déjà remarqué le même  comportement frileux de la CGT de l'université quand il s'agissait de la défense d'un contractuel d'AES harcelé par les responsables de ce département. Ceci dit, nous ne défendrons pas plus le politicien Védrine que les zozos d'AES qui font leur miel et leur petit confort de diplômes de complaisance.

 

note1. Il n'y a bien sur aucun spécialiste de la question, ni aucune publication, recherche sur la coopération internationale à l'université d'Evry, et encore moins dans le département d'AES. Un détail qui semble avoir échappé aux limiers de Madame Pécresse et de l'AERES, à moins qu'il s'agisse de complaisance vis à vis des amis des amis...

 

 

 

Ci dessous le document transmis par le secrétaire de la CGT de l'université d'Evry sur des listes de discussion: 

 ____________________________________________________________________________________

Voici le texte d'un communiqué publié il y a une semaine à l'occasion d'une visite d'Hubert Vedrine à l'université d'Evry. Il a été l'occasion de condamner les propos à caractère racial de Manuel Valls tenus en juin dernier. *****************************************

Communiqué du secrétaire de la CGT de l'Université d'Evry à l'occasion de la : *** 4° conférence du Facteur Cheval Saison 2009/2010 Hubert VEDRINE Ancien Ministre des Affaires Etrangères 8 mars 2010 de 17h à 19h Amphi 1 2, Rue du Facteur Cheval *** Hubert Védrine est invité à l'Université d'Evry lundi 8 mars. Il fut Secrétaire Général de l'Elysée de 1991 à 1995. Donc pendant le génocide au Rwanda en 1994 Rappelons quelques faits : "Des soldats de notre pays ont formé, sur ordre, les tueurs du troisième génocide du XXème siècle" (Patrick de Saint Exupéry, "L'inavouable : la France au Rwanda") "Quelques livres ont osé lever le voile sur l'implication française dans le génocide des tutsis. Dès 1994 Colette Braeckman publie "Rwanda: Histoire d'un génocide" et Pascal Krop "Le génocide franco-africain" sous-titré "Faut-il juger François Mitterrand ?". Ils sont immédiatement suivis de "Rwanda : complicité de génocide ?" de F. X Verschave. Mehdi Ba avec "Rwanda, un génocide français" puis Michel Sitbon avec "Un génocide sur la conscience" ont révélé à leur tour ce que personne ne voulait savoir. (...) Aujourd'hui, au début de 2001, cette complicité française est à la fois connue et occultée" (Jean Paul Gouteux, "La nuit Rwandaise : l'implication française dans le dernier génocide du siècle".) "Avant, pendant et après le génocide la Françafrique s'est alliée à ce Hutu Power" (F.-X. Verschave, "Noir silence") En juin dernier nous avons eu droit aux déclarations à caractère racial de Manuel Valls, maire d'Evry, qui disait vouloir "des blancs, des white, des blancos" dans sa ville. Ce communiqué est l'occasion de condamner fermement ces propos. Nous avons aujourd'hui droit à l'université d'Evry à la visite d'un des responsables de la politique française lors du génocide rwandais. Des voix du monde universitaire, syndical d'Evry, même isolées, doivent réagir face à ces dérives. Que des carriéristes politico-syndico-universitaires (jeunes ou vieux) favorables à la Françafrique s'affichent au côté d'Hubert Védrine, lui donnent la possibilité de s'exprimer dans une université, propagent la version officielle sur le Rwanda (la France n'a rien fait, alors qu'elle aurait du intervenir) ne peut que, et doit, provoquer l'indignation. La video http://www.genocidemadeinfrance.com/spip.php?article88 donne des enseignements à méditer. ********************************************************************** J-R Pycke CGT université d'Evry

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 07:00

Il y aurait 37 000 personnels non-titulaires - n'ayant pas le statut de fonctionnaire - dans les établissements d’enseignement supérieurs, dont 23 500 dans les universités. C’est ce qu’indique le MESR qui se fonde sur l'édition 2009 de "l'état des lieux de l'emploi scientifique en France", publié le 10 février 2010.  Le rapport souligne que le recours aux personnels non-titulaires dans les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche recouvre une grande disparité de situations et de fonctions.
En savoir + >
l’état des lieux de l’emploi scientifique en France» (2009)

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 06:56

Evaluation des Enseignants Chercheurs

Dernière modification 11/02/10

 

Comme le rappelle la CPU dans sa lettre d’information du 21 janvier 2010, le décret fixant les dispositions statutaires applicables aux enseignant-chercheurs du 6 juin 1984, modifié par le décret du 23 avril 2009, prévoit que "chaque enseignant-chercheur devra établir, au moins tous les quatre ans, et chaque fois qu’il sera candidat à une promotion, un rapport mentionnant l’ensemble de ses activités et leur évolution éventuelle". Dans ce cadre, la Conférence des Présidents d’université, la commission permanente du Conseil nationale des universités et le ministère se sont accordés sur les bases du contenu du rapport d’activité des enseignants-chercheurs.

Le rapport d’activité devra, en premier lieu servir d’appui pour les demandes de promotions et plus largement pour les évaluations individuelles. Il servira également  de référence pour les procédures internes  à l’établissement nécessitant une évaluation des fonctions assumées (régimes indemnitaires, etc.).

Le rapport d’activité

Le rapport d’activité comprendra trois parties :

·                                 les activités scientifique > publications et animation de la recherche, valorisation, rayonnement international.

·                                 Les activités pédagogiques (enseignements assurés)  et d’encadrement de formation > responsabilités de partenariats académiques, internationaux ou avec des entreprises, etc.

·                                 Les responsabilités collectives > charges administratives assurées, responsabilités dans la vie collective et les projets de l’établissement, mandats électifs locaux et nationaux.

La liste classée des publications et la liste des directions de thèse devront également figurer en annexe.

Les  avancements individuels des professeurs des universités et des maîtres de conférences en 2010

Dans sa lettre, la CPU signale qu’une concertation a été engagée entre la Direction générale des ressources humaines du Ministère et la Conférence permanente du Conseil national des universités (CP-CNU).  Elle rappelle que la moitié des promotions sont assurées par les sections du CNU, et 50 % sont assurées par la voie locale. Elle précise que la DGRH aura a charge de :

·                                 calculer et répartir les contingents de promotions, par section et par établissement 

·                                 assurer la collecte et la circulation des rapports d’activité

·                                 assurer l’assistance du CNU pour l’instruction des demandes d’avancement.

Le calendrier 2010

Le calendrier établi prévoit un début des opérations dès le début d’année 2010 par l’élaboration de la liste des enseignants promouvables et leurs publications par la DGRH. Le dépôt du rapport sur l’application Electra devra se faire dans le courant du premier trimestre de l’année 2010. L’avis de l’établissement sera ensuite transmis au candidat, celui-ci pouvant émettre des observations ou bien retirer sa candidature à la promotion.
Le CNU devra recevoir le rapport courant mars afin de pouvoir statuer sur les promotions nationales. Il remettra le rapport à l’établissement à la fin du printemps pour qu’il puisse procéder au choix du contingent d’avancements annuels.
Le chef d’établissement émettra  enfin les arrêtés individuels d’avancement au titre des deux contingents, du CNU et de l’établissement, avec effet au 1er septembre de l’année en cours. Selon l’accord, il a jusqu’au 31 décembre pour prendre ces arrêtés.

 

La CPU, la CP-CNU et le MESR se sont accordés sur le contenu du rapport d'activité devant servir de base à l'examen des demandes de promotion des enseignants-chercheurs et à leur évaluation individuelle par leur section du Conseil National des Universités.
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:50

28 janvier 2010

Se réapproprier l’histoire de France, la démarche scientifique, la morale républicaine - Lannion, 28 janvier 2010 – CGT-FSU-Solidaires

 

(Schéma)

Le service public dans l’actualité syndicale et politique. Mais aussi un thème d’approfondissement idéologique.

I. LA CONCEPTION FRANÇAISE DE L’INTERÊT GÉNÉRAL, DU SERVICE PUBLIC, DE LA FONCTION PUBLIQUE

Ces idées se sont forgées en plusieurs siècles : création du Conseil d’État du Roi sous Philippe Le Bel à la fin du XIII° siècle, articles 1er et 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen sous la Révolution, Révolution de 1848, École française du service public à la fin du XIX°, statut général des fonctionnaires en 1946. Ces notions se sont incarnées dans des personnages historiques importants : de Richelieu à de Gaulle.

1.1. L’intérêt général

Les économistes néo-classiques ne sont parvenus à définir qu’un « optimum social », préférence révélée des consommateurs. Le citoyen ne se réduit pas à un consommateur ni à un producteur ?

Le juge administratif a considéré que c’était au pouvoir politique de le définir dans un débat démocratique. Il en a fait cependant usage mais de façon subsidiaire dans l’application du principe d’égalité. Il a identifié des activités relevant de l’intérêt général.

Il siège dans les notions de déclaration d’utilité publique, d’ordre public. Les « actions positives » doivent être proportionnées à la différence des situations ou à l’intérêt général invoqué.

1.2. Le service public

Une notion simple à l’origine : une mission d’intérêt général, une personne morale de droit public, un droit et un juge administratifs. Couverture par l’impôt et non par les prix. Prérogatives de service public.

Une notion devenue complexe : interpénétration public-privé (régie, concession, délégation). Hétérogénéité croissante, développement du secteur associatif, le contrat le dispute à la loi.

Contradiction exacerbée dans le cadre de l’Union européenne dont les critères sont essentiellement économiques (« Économie de marché … »), le service public ignoré (sauf art. 93 du traité FUE), définition des SIEG et des SIG, Jurisprudence de la CJCE tend à faire une place cependant aux acticités d’intérêt général ; le régime de la propriété n’est pas préjugé (art. 345). Importance des services publics dans le rejet du traité constitutionnel le 29 mai 2005.

1.3. La fonction publique

Création ancienne d’une administration centralisée. Principe hiérarchique dominant. Création de règles jurisprudentielles et rejet de la notion de « statut carcan » par les syndicats. Statut de 1941 sous Vichy. Statut du 19 octobre 1946. Redistribution législatif-réglementaire en 1959.

L’élaboration du statut actuel en 1981-1986 : les 3 principes d’égalité, d’indépendance, de responsabilité). La conception du fonctionnaire-citoyen opposée au fonctionnaire-sujet (Michel Debré). Une fonction publique à « trois versants » (FPE, FPT, FPH).

Montée en puissance des personnels sous statut : 200 000 fonctionnaires début XX° siècle, 1 million en 1946, 2,1 millions en 1981, 5,3 millions aujourd’hui ; 146 articles législatifs en 1946, 57 en 1959, plus de 500 aujourd’hui ; la plus grande longévité contre la prévision de F. Mitterrand en 1986.

II. UNE OFFENSIVE SANS PRÉCÉDENT CONTRE CES ACQUIS HISTORIQUES

Selon Marcel Gauchet, la stratégie de Sarkozy c’est la « banalisation » de la France. La France, une somme d’ « anomalies » : le modèle d’intégration, la laïcité, le service public, les collectivités territoriales, etc ?

Le pragmatisme destructeur contre l’ « ardente obligation ». L’ « identité nationale » comme contre-feu.

2.1. La réduction de la dépense publique

Des précédents, la commission de la Hache dans les années 1950, la RCB, la LOLF (34 missions, 132 programmes, 620 actions) et sa « fongibilité asymétrique ».

La RGPP : non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 ; plus de 300 mesures administratives, pas de concertation. Le démantèlement de l’ « administration rationalisante » CGP, CNE, HCEP, HCCI, CIRA, DP, CECRSP, INSEE, A de F, etc.

Primauté à la « main invisible » sur la main visible : réhabiliter la planification, les nationalisations, les institutions.

2.2.  Démantèlement des services publics et de la fonction publique

Une spécificité française : une fonction publique de 5,3 millions, environ 6 millions avec les entreprises et organismes publics (un quart de la population active). Un môle de résistance au marché et à la contratualisation.

L’attaque n’a pas commencé acec Sarkozy : loi Galland du 13 juillet  1987 (+ 3° voie ENA, loi sur droit de grève 19 octobre 1982). La Poste et France Télécom en 1990 (P. Quilès), Air France 1999 (J-C. Gayssot), rapport du Conseil d’État 2003, lois de modernisation du 2 février 2007, sur la mobilité du 3 août 2009. Les gouvernements de gauche ne reviennent pas sur les atteintes de la droite.

La « révolution culturelle » de Sarkozy du 19 septembre 2007. Le Livre Blanc de J-L. Silicani (contrat contre loi, métier contre fonction, performance individuelle contre efficacité sociale). La crise révélatrice du rôle d’ « amortisseur social » du service public (emploi, pouvoir d’achat… éthique). Le « Grand soir statutaire » n’aura pas lieu.

2.3. La réforme des collectivités territoriales

Pas de « mille-feuilles » mais 2 triptyques : commune-département-nation (politique) contre agglomération-région-Europe (économique). L’invocation de l’extérieur (délocalisation, régions, métropoles) comme justification de l’aménagement du territoire (St-Dizier 20 octobre 2009).

Les dispositions majeures pernicieuses : conseillers territoriaux, métropoles, suppression de la taxe professionnelle.

Les conséquences : détérioration de la situation matérielle et morale des fonctionnaires (effectifs, contractualisation, clientélisme), des services publics (8 directions dans les régions, 2 à 3 dans les départements, intrusion du privé), rôle du préfet de région véritable proconsul.

III. LA CONTRE-OFFENSIVE NÉCESSAIRE : LE XXI° SIÈCLE « ÂGE D’OR » DU SERVICE PUBLIC ?

Défendre les services publics, mais surtout inscrire leur promotion dans une perspective.

3.1. Se positionner sur les valeurs et principes

Le pouvoir ne néglige pas les valeurs : 75 des 146 pages du Livre Blanc Silicani.

Réaffirmer les valeurs et principes de l’intérêt général, sur le  service public et la Fonction publique précédemment évoqués.

Plus généralement : se réapproprier l’histoire, la science, la morale.

3.2. Faire des propositions constructives à tous niveaux

Ce pouvoir peut être tenu en échec : de la révolution culturelle, de la suppression du classement se sortie des écoles de la fonction publique ; critique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux par P. Séguin. Dissensions sur la taxe professionnelle, l’élection des conseillers territoriaux. Promesse aventureuse de titularisation des contractuels …

Faire des propositions concernant le service public et la fonction publique : par exemple reclassement indiciaire, fin contractualisation, double carrière, conditions de mobilité, dialogue social, égalité hommes-femmes, etc.

Approfondissement de questions majeures : planification, nationalisations, institutions, laïcité, etc. « États généraux du service public » (Mutualité, 17 décembre 2009).

3.3. Le service public « valeur universelle » ?

La montée de l’ « en commun » : protection de l’écosystème mondial, propriété des ressources du sol et du sous-sol, des produits alimentaires, projets industriels internationaux, mondialisation de services, des échanges, de la culture, etc.

La prise de conscience de l’unité de destin du genre humain caractéristique majeure du moment historique : « Terre-Patrie », le « Tout-Monde », « Patrimoine commun de l’humanité », « Biens à destination universelle », etc.

Le service public, valeur universelle. La contribution de la conception et de l’expérience française. Le XXI° siècle « âge d’or » du service public.

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:30
05/01/2010 >Reconstitution d'un épiderme humain à partir de cellules souches embryonnaires

avec : Marc Peschanski

cette émission est disponible en écoute à la carte

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 06:39
Chavez:«Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé!» Les dirigeants de l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques ont fait entendre leur position commune contre l'égoïsme des pays riches. Alors que 120 chefs d’Etat et de gouvernement, dont Nicolas Sarkozy, sont attendus ce jeudi 17 décembre pour les deux dernières journées du Sommet de Copenhague, tout semble confirmer qu’aucun accord à la hauteur des enjeux ne sera conclu sur place. Tractations, petits gestes et vagues promesses ne suffiront certainement pas à compenser le poids des obstacles structurels. Les pays industrialisés ne veulent pas d’un accord contraignant en matière de réduction d’émission des gaz à effet de serre (GES) - dont le niveau reste un sujet de débat important entre les différents acteurs - qui ne s’imposerait pas aux pays du Sud. Ces derniers refusent un tel diktat et demandent le respect du Protocole de Kyoto comme unique cadre juridique international valable, ainsi que des engagements contraignants, en premier lieu pour les pays riches. Les Etats-Unis, pour leur part, (alors que Barack Obama interviendra le 18 décembre au Sommet) rejettent toujours ce Protocole de Kyoto et se refusent à aller plus loin que leur proposition dérisoire en matière de réduction de leurs émissions. De son côté, la Chine, tout en annonçant des efforts, refuse d’accepter des contraintes si les Etats-Unis ne s’engagent pas dans le Protocole. De même, elle s’oppose à voir ses politiques nationales de lutte contre le réchauffement faire l’objet de contrôles internationaux. La Chine s’est engagée à réduire ses émissions polluantes par point de PIB de 40 à 45 % d’ici à 2020 par rapport à 2005 mais cette offre signifie tout de même un doublement potentiel de ses émissions de GES en 2020 par rapport à 2005 si sa croissance économique est, sur la période, de 8 % par an. Le Japon, lui, a fait savoir qu’il pourrait réfléchir à sortir du Protocole. Enfin, l’aide financière des pays riches vers les pays en développement reste largement insuffisante : 15 milliards de dollars du Japon et 10,5 milliards de dollars de l’Union européenne d’ici 2012 (la période à couvrir est 2012-2020). Les Etats-Unis ne proposent, eux, qu’une contribution (le chiffre de 1,2 milliards de dollars par an circule sans certitude à cette heure) dans le cadre d’un financement mondial estimé à 100 milliards. Enfin, ils proposent, avec le soutien de l’Australie, de la France, du Royaume-Uni, du Japon, et de la Norvège, 3,5 milliards de dollars pour un plan de lutte contre la déforestation. Dans ce contexte, les signes de tension se multiplient aussi bien à l’intérieur du Bella Center, le centre des négociations, que dans les rues de la capitale danoise. La démission, mercredi 16 décembre, de la ministre danoise Connie Hedegaard de la présidence de la conférence, suite au tollé provoqué par sa tentative de diviser des pays du Sud en négociant un texte, inconnu d’une grande partie d’entre eux, avec des groupes de pays, a traduit la première expression de fébrilité des organisateurs du Sommet. La réduction subite et drastique des accréditations pour les ONG et les mouvements sociaux dans l’enceinte du Bella Center et la multiplication des arrestations arbitraires (plus de 1 500 personnes depuis le début du Sommet dont, ces dernières heures, Tadzio Muller, porte-parole de la coalition des ONG Climate Justice Action) et des pressions sur les militants venus du monde entier trahissent cette nervosité accrue des organisateurs et des autorités. Mais une nouvelle fois, c’est de l’un des pays du Sud qu’est venu hier l’évènement politique. S’appuyant sur la Déclaration spéciale des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) sur le changement climatique, adoptée le 14 décembre à La Havane lors de son VIIIème Sommet ( traduction ci-jointe), le président vénézuélien, Hugo Chavez, a fustigé, dans un discours qui a été le plus applaudi depuis l’ouverture du Sommet, le capitalisme qui dévaste la planète. Après avoir rappelé que « les 500 millions de personnes les plus riches, qui représentent 7 % de la population mondiale, sont responsables de 50 % des émissions mondiales, alors que les 50 % des plus pauvres ne sont responsables que de 7 % des émissions », il a affirmé que « le modèle destructeur du capitalisme, c’est l’éradication de la vie ». En brandissant à la tribune la traduction en espagnol du livre du journaliste français Hervé Kempf, intitulé Comment les riches détruisent la planète, le président vénézuélien s’est exclamé à l’intention des gouvernements du Nord : « Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé ! ». C’est aujourd’hui au tour du président bolivien, récemment réélu, Evo Morales, d’intervenir en session plénière. Il devrait, à son tour, défendre les propositions de l’ALBA comme, par exemple, celle affirmant que « les pays développés doivent consacrer 6 % de leur PIB aux pays en développement en apportant une contribution mesurable (…) en vue du paiement total de leur dette climatique. » La Bolivie défend également la mise en place d'un tribunal climatique mondial et la tenue, au sein de la communauté internationale, d'un débat en profondeur pour une vie plus harmonieuse et plus respectueuse de l'environnement. Ainsi, elle a porté, et fait adopter par la deuxième commission des Nations Unies, une résolution allant en ce sens. Archie Velveth http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth

 Adresses :
http://www.legrandsoir.info/Copenhague-Discours-de-Chavez-en-francais-et-videos-sous-titrees-VF.html  http://www.legrandsoir.info/Copenhague-l-heure-de-la-verite.html
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 17:43
Présentée jeudi prochain, la réforme des lycées propose de rendre optionnelle l’histoire-géo en terminale S. Universitaires, personnalités artistiques et politiques s’insurgent contre cette proposition. "La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle. A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant. Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens."

 Signataires: Jean-Pierre Azéma (historien), Antony Beevor (historien, université de Londres), Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien, Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Alain Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney (historien, Sciences-Po), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff (historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever (historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michelle Perrot (historienne), Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien, universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po).
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 15:26
Le 7 déc. 09 à 11:55, Association Marc Bloch a écrit : Déclaration de l’Association Marc Bloch Marc Bloch a été l’exemple de l’intellectuel (du grand intellectuel) qui a décidé, à un moment crucial de sa propre histoire et de l’histoire de la France, de tout quitter, de tout sacrifier, pour les valeurs universelles qu’il défendait. Son patriotisme a été le patriotisme de l’action, de la lutte, du refus de l’occupation de sa patrie par une puissance militaire expansionniste. Ce n’était pas le patriotisme du repli, ni celui de la xénophobie, ni celui de la défense d’une « identité » étriquée, ni celui du refus de l’autre. C’était le patriotisme de l’opposition au racisme, à la ségrégation et à l’arbitraire ; le patriotisme d’affirmation de la fraternité entre les hommes, de la liberté de son peuple face à l’oppression et à la trahison, de l’égalité pour la construction d’une société nouvelle. Son engagement était la prolongation naturelle des orientations qu’il avait suivies dans son métier, où il avait totalement ébranlé les habitudes et les archaïsmes de la vieille histoire traditionnelle. La revue qu’il avait fondée avec Lucien Fèbvre et avec d’autres compagnons de travail, les Annales, avait accompli, au cours des années 1930, une véritable révolution épistémologique et avait donné à l’histoire sa place centrale de discipline raisonnée et intégrale. L’histoire n’était plus confinée au passé, ni placée au rang des curiosités de l’antiquaire ou des nostalgiques des temps écoulés. Elle était devenue une discipline vivante, qui s’intéressait aussi au présent, qui cherchait à mieux comprendre le passé pour mieux connaître la vie actuelle, pour mieux aider les hommes dans l’organisation de l’avenir. Pour lui, l’enseignement de l’histoire, étendu à toutes les couches de la société, faisait partie des orientations défendues dans les différents projets qu’il a pu ébaucher et mettre en pratique, y compris durant les moments les plus difficiles de la lutte contre l’occupant, où prédominaient davantage les considérations de tactique et de résistance. Il n’était nullement hostile à l’utilisation des leçons du passé pour orienter la vie future. Mais pas n’importe quelle vie et pas n’importe quelle utilisation. Notre association a déjà combattu (et a obtenu des victoires) contre l’usage mercenaire et détourné de l’image et de l’exemple de Marc Bloch. Elle a empêché entre autres l’utilisation et le trafic des références à Marc Bloch effectués par des groupes politiques de circonstance, dont le but évident et avoué était de parer leur nationalisme réactionnaire de belles formules et de se trouver un ancêtre reconnu. Aujourd’hui, elle ne peut rester non plus indifférente devant l’usage des phrases et des citations de Marc Bloch, totalement dépouillées de leur contexte, que font de nos jours des autorités éminentes de l’Etat. Et ceci afin de défendre un repli hexagonal étriqué, dans le meilleur des cas, ou d’alimenter une campagne électorale, dans le pire des cas. Comme dans un passé récent, notre association ne peut que condamner fermement et déplorer ces manœuvres lamentables, d’où quelles viennent et quelque soit leur objectif. Car il y a aussi une contradiction évidente et néfaste dans le comportement actuel de nos hommes politiques. D’un côté, on recherche des références politiciennes, à bon marché, auprès des historiens renommés, et d’un autre côté, on supprime l’enseignement de l’histoire dans certaines classes terminales, pour commencer. On est partant pour se servir de l’œuvre de nos historiens, en en vidant le sens premier, et en plaquant des phrases extraites, en prêt-à-porter, tout en éliminant ou en réduisant, en même temps, la nécessaire formation historienne des futures générations dans les lycées. De ce point de vue, et fidèle à sa vocation de défendre et de diffuser l’œuvre de Marc Bloch et de promouvoir la discipline historienne, notre association ne peut qu’exprimer sa nette solidarité avec les enseignants et leurs organisations dans leur opposition à une telle politique. Loin des amalgames, des raisonnements rapides et des interprétations pressées, l’Association Marc Bloch poursuit son travail, sur les traces léguées par son fondateur, Etienne Bloch, afin de faire connaître l’œuvre de Marc Bloch, en particulier auprès des jeunes générations d’historiens, de faire lire Marc Bloch dans le texte et dans son contexte, et de faire vivre et de cultiver son exemple citoyen et les valeurs universelles pour lesquelles il a donné sa vie. A Paris, le 07/12/09 Yves Bloch Instituteur Président de l’Association Marc Bloch (aMB) marcbloch1@gmail.com
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:47

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