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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 23:53

Sinon, le prochain rv intersyndical pour manifester notre désapprobation concernant la réforme des retraites proposée, c'est le 7 septembre :

Communiqué CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n?apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité. Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes.

Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.

Cette réforme, une des plus dures d'Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l'Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.

Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l'été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.

Elles décident d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s'ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d'ampleur.

29 juin 2010

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 23:51

 Message transféré de sg@snesup.fr -----
   Date : Wed, 30 Jun 2010 17:38:28 +0200
    De : "secretariat general du snesup
 Objet : [Forum-superieur] Retraite : dernière minute
     À : forum-superieur@list.snesup.fr


Selon l'AFP " le gouvernement a annoncé mercredi le report du 13 juillet
au 31 décembre 2010 de la date butoir pour le dépôt des dossiers des
fonctionnaires parents de trois enfants et ayant 15 ans de service
souhaitant prendre leur retraite anticipée dans des conditions avantageuses.
Le projet de loi sur les retraites prévoyait qu'à partir du 13 juillet,
date de son passage en Conseil des ministres, les règles de calcul des
droits de ces fonctionnaires parents de trois enfants et ayant 15 ans de
service soient alignées sur le régime général, et donc moins favorables
à celles en vigueur actuellement. Mais des syndicats et le parti
socialiste s'étaient émus que les parents concernés aient aussi peu de
temps pour se décider à liquider leur pension.
Le ministre du Travail Eric Woerth et le secrétaire d'Etat chargé de la
Fonction publique Georges Tron ont "décidé de repousser la date du 13
juillet au 31 décembre 2010. Ainsi, les personnes qui déposeront une
demande de départ à la retraite avant cette date bénéficieront des
anciennes règles de calcul pour un départ à la retraite au plus tard au
1er juillet", précise un communiqué du ministère." (....)

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 08:16
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 11:59

Il y a du mouvement autours de cette question. Dès que j'ai un moment je complèterai par un mini dossier sur la question.

YS

Pétition nationale pour la défense des enseignants contractuels et vacataires de l'UDS

 


 

Signer la pétition   -   Voir les signataires

 


 

Les personnels de l' Enseignement supérieur et de la Recherche français signataires soutiennent les demandes suivantes de leurs collègues strasbourgeois, exemplaires de la lutte contre la précarité dans ce secteur:
1. Le règlement des salaires des vacataires encore impayés malgré des interventions répétées de CONVACS et « Agir ensemble »
2.La contractualisation urgente des enseignants vacataires assurant des enseignements équivalant à environ un mi-temps ou plus depuis plusieurs années (une quinzaine de personnes recensées aujourd'hui)
3. Une Convention de gestion des non titulaires leur garantissant des droits, une dignité et un véritable statut au sein de la communauté universitaire.

 


Signer la pétition - Voir les signataires


pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 11:56

 

 

 

 

http://www.pouruneradiopubliqueindependante.net/appel/index.php

 

 

 

 

POUR UNE RADIO PUBLIQUE INDEPENDANTE

APPEL A LA MOBILISATION


 

 

Je signe l'appel - Ils ont signé...

Aujourd'hui 29 juin 2010, il y a 13870 signatures électroniques enregistrées depuis le 26 juin 2010

 

 

 


Nous, auditeurs-trices et salarié-e-s de Radio France (France INTER, France INFO, France BLEU et ses 42 locales, France CULTURE, France MUSIQUE, LE MOUV’, FIP) refusons la main mise du pouvoir en place sur les antennes de la radio publique.

 

Les suppressions injustifiées d’émissions, les licenciements sans ménagement de producteurs-trices et de chroniqueurs-euses dont ceux de Didier Porte et Stéphane Guillon sont les plus symboliques, mettent en évidence la mission confiée par Nicolas Sarkozy à la direction de Radio France : transformer les antennes de la Radio Publique en machine de guerre électorale à son profit.Les antennes de la radio de service public sont celles de tous les citoyen-nes et non pas la propriété d’un clan.Nous exigeons :

·  Le respect et la garantie de la liberté d’expression, de l’indépendance des programmes et de l’information sur les radios de service public.

 

·  Le respect du travail des rédactions de Radio France.

 

·  Le droit à l’impertinence, à la différence.

 

·  Des propositions professionnelles réelles et sérieuses pour les producteurs-trices écarté-e-s des antennes de Radio France .

 

Et demandons le retour sur l’antenne des chroniques de Didier Porte et Stéphane Guillon dans la matinale de France Inter et dans l’émission le fou du roi.Nous, auditeurs-trices et salarié-es sommes attaché-e-s aux valeurs qui ont bâti la radio de service public.ARRETEZ DE CASSER NOS ANTENNES !

 

Cet appel a le soutien de l'intersyndicale de RadioFrance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Organisations soutenant l'initative :

 

  • ACRIMED,
  • ACU (Association des communistes unitaires),
  • ASSOCIATION "TOUS AVEC FIP",
  • CGT DU CENTRE HOSPITALIER DE HYÈRES,
  • DROIT SOLIDARITÉ,
  • EMANCIPATION (Tendance intersyndicale),
  • EUROPE ÉCOLOGIE LIMOUSIN,
  • FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique),
  • FÉDÉRATION CGT DU SPECTACLE,
  • FSU (Fédération syndicale unitaire),
  • LES ALTERNATIFS 44,
  • MJCF 86 (Mouvement des jeunes communistes de la vienne),
  • PARTI DE GAUCHE,
  • ROUGE VIF 13,
  • SNES-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré),
  • SYNDICAT CFDT SANTÉ-SOCIAUX DU DOUBS (Liberté, égalité, fraternité),
  • SYNDICAT CGT DE L'OPH DE PARIS


Premiers signataires :

 

  • Françoise ALAMARTINE (Membre du collège exécutif des verts),
  • Gabriel AMARD (Président de la communauté d’agglomération des lacs de l’essonne, sn parti de gauche),
  • Gabriel AMARD (Sn parti de gauche),
  • Jean-pierre ANDREVON (Excrivain, journaliste, grenoble),
  • Gérard ASCHIERI (Syndicaliste fsu),
  • Anna AUBOIS (Vp conseil régional auvergne et formatrice),
  • Denis BAUPIN (Adjoint au maire de paris chargé du développement durable, de l'environnement, du plan climat),
  • Guy BEDOS,
  • Mounia BENAILI (Bn parti de gauche, adjointe au maire),
  • Jean-luc BENNAHMIAS (Député européen, vice président du mouvement démocrate),
  • Jean-louis BIANCO (Député - président du conseil général des alpes de haute provence),
  • Martine BILLARD (Députée, porte parole du parti de gauche),
  • Marie christine BLANDIN (Sénatrice du nord),
  • Catherine BOURSIER (Conseillère regionale de lorraine),
  • Marie-george BUFFET (Députée),
  • Claude CALAME (Directeur d'études à l'ehess),
  • Monique CERISIER BEN GUIGA (Sénatrice),
  • Guy CHAPOUILLIÉ (Ancien directeur de l'ecole supérieure d'audiovisuel),
  • Yves CONTASSOT (Conseiller de paris, les verts),
  • Eric COQUEREL (Conseiller regional idg parti de gauche),
  • Alexis CORBIERE (Conseiller de paris (pg)),
  • Pierre COURS-SALIES (Universitaire. paris 8),
  • Armand CREUS (Conseiller régional rhône alpes ( gauche unitaire)),
  • Jonathan DENIS (Président d'aujourd'hui, autrement),
  • Marc DOLEZ (Député du nord),
  • Annie ERNAUX (Ecrivain),
  • Michèle ERNIS (Conseillère régionale gauche unitaire haute-normandie),
  • Michel ESTEBAN (Vice president conseil general lot et garonne),
  • Antoine EVENNOU (Président de l'union nationale lycéenne (unl)),
  • Gérard FILOCHE (Démocratie & socialisme),
  • Christian GAUTHIER (Conseiller régional pg),
  • Michael GENTILE (Producteur de long-metrages),
  • Alain GIRARD (Premier secrétaire du syndicat national des journalistes),
  • Christophe GIRARD (Maire-adjoint pg - saint-denis 93),
  • Jérôme GLEIZES (Directeur de publication d'ecorev),
  • Catherine GRÈZE (Députée européenne),
  • Bernadette GROISON (Secrétaire générale fsu),
  • Stéphane GUILLON (Humoriste),
  • Jacques GURFINKIEL (Secrétaire général du syndicat cgt de l’oph de paris),
  • Charles HOAREAU (Syndicaliste cgt marseilles),
  • Marc HORVAT (Conseiller régional europe écologie limousin),
  • Raoul m JENNAR (Militant altermondialiste mosset (66)),
  • Alain KRIVINE,
  • Gilbert LAFFAILLE (Auteur compositeur),
  • François LAMY (Député maire de palaiseau),
  • Pierre LAURENT (Secrétaire national du pcf, conseiller régional ),
  • Virginie LE TORREC (Maire adjointe, ville de saint-denis),
  • Dominique LEMOINE (Porte-parole national cap21. elu à tours),
  • Corinne LEPAGE ( présidente de cap21, députée européenne),
  • Jacques LERICHOMME (Conseiller régional gauche unitaire provence alpes cote d'azur),
  • Jean-marc LÉVY-LEBLOND (Professeur émérite, université de nice),
  • Emily LOIZEAU (Chanteuse),
  • Francois LONCLE (Depute de l'eure),
  • Céline MALAISSÉ (Porte parole de gauche unitaire, conseillière régionale ile de france),
  • Henri MALER (Co-animateur d’acrimed),
  • Laurent MARTINEZ (Conseiller régional pays de la loire),
  • Josiane MATHON POINAT (Senatrice de la loire (pc)),
  • Caroline MÉCARY (Présidente de copernic et avocate),
  • Anne MESLIAND (Conseillère régionale paca front de gauche),
  • Pierre MINNAERT (Président commission europe et membre du conseil politique des verts),
  • Claire MONOD (Conseillère régionale idf europe ecologie),
  • Corinne MOREL DARLEUX (Secrétaire nationale du parti de gauche, conseillère régionale rhone alpes. ),
  • Richard MOYON (Co-fondateur de resf),
  • Jacques MULLER (Sénateur maire de wattwiller (verts)),
  • Marie odile NOVELLI (Vice présidente du conseil régional rhône alpes),
  • Francis PARNY (Vice président du conseil régional d'idf),
  • Nadia PELLEFIGUE (Conseillère régionale ps midi-pyrénées),
  • Christian PICQUET (Porte parole de la gauche unitaire, conseiller régional de midi-pyrenées),
  • Didier PORTE (Humoriste),
  • Serge REGOURD (Directeur de l'institut du droit de la communication. université toulouse 1),
  • Christiane RIGAUX (Vice-présidente conseil général 37),
  • Roland weyl ROLAND WEYL (Droit solidarité),
  • Bernard ROMAN (Député),
  • Laurence SAUVAGE (Conseillère régionale - parti de gauche),
  • Guilhem SERIEYS (Conseiller régional midi-pyrénées parti de gauche),
  • Danielle SIMONNET (Conseillère de paris secrétaire nationale du parti de gauche),
  • Stessy SPEISSMANN (Conseiller régional de lorraine, conseiller municipal de gérardmer),
  • Nicole TAQUET (Conseillère régionale gauche unitaire nord-pas de calais),
  • Eric THOUZEAU (Conseiller régional ps pays de la loire),
  • Marie-christine VERGIAT (Députée européenne),
  • Robert VEYRET (Vice-président - conseil général isere),
  • Jean VOIRIN (Secrétaire général cgt spectacle),
  • Bertrand VUAROQUEAUX (Syndicat national des agents des douanes cgt),
  • Henriette ZOUGHEBI (Vice présidente du conseil régional d'ile de france, chargée des lycées et de la politique éducative)

Je signe l'appel - Ils ont signé...

 


pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 00:11

Dans le cadre de la réforme des retraites que le SNES combat, le gouvernement a choisi de mettre fin au droit des fonctionnaires mères de 3 enfants de liquider leur pension après 15 ans de service sans condition d’âge.

Dans son projet de loi il prévoit de supprimer ainsi la dernière possibilité de retraite anticipée, en dehors de l’invalidité.

Tout en annonçant le « maintien du droit » pour les fonctionnaires qui rempliraient les conditions au 31 décembre 2011, le gouvernement a introduit dans le projet de loi des dispositions qui contredisent dans les faits cette affirmation.

Pour toute demande déposée à compter du 13 juillet 2010, le calcul de la pension se ferait selon les règles en vigueur au moment où l’intéressée atteindra l’âge de la retraite applicable aux autres fonctionnaires de sa génération (nés la même année).. Selon les situations, cette disposition peut entrainer une baisse de la pension de l’ordre de 30%. Cela signifie que le droit actuel en matière de calcul de la pension serait perdu pour celles qui n’en feraient pas la demande avant le 13 juillet.

Le gouvernement place donc ses propres agents dans la situation d’avoir à faire un choix irréversible, lourds de conséquences en moins d’un mois. C’est honteux et inacceptable ! Au delà même du combat que nous menons tous pour obtenir le retrait du projet de réforme sur les retraites, nombre d’entre vous sont donc contraintes de regarder leur situation individuelle avec attention.

N’hésitez pas à prendre contact avec votre section académique ou avec la section nationale du SNES

Pour prendre connaissance des principales dispositions de la réforme

http://www.fsu.fr/IMG/pdf/doc_reunion_100620_Projet_de_loi_retraites.pdf

En savoir plus sur la suppression du droit des mères de 3 enfants

http://www.snes.edu/Meres-de-trois-enfants-la-fin-d-un.html

Et aussi, les pages 12 et 13 de l’US magazine du 24 juin.

http://www.snes.edu/-Publications-editions-culture-.html

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 00:12

Manif demain 24 juin 2010 à Paris.

 

 

Manifestation régionale intersyndicale CGT FSU CFDT Solidaires UNSA CFTC 14h Place de la République arrivée Place de la Nation

 

 

http://www.demosphere.eu/node/19332

 

 

Manifestation à Paris pour les retraites

Trajet / parcours : départ 14h de République en direction de Bastille puis Nation

Ordre des cortèges syndicaux: Solidaires - CFDT - UNSA - CGT - CFTC - FSU

Rendez-vous particuliers:

Comprendre la question des retraites

http://www.fsu.fr/spip.php?rubrique212

 

La question des retraites

http://www.fsu.fr/spip.php?rubrique43

 

 

Quelles conséquences pour les enseignants du supérieur

 

Pour les Prag et PRCE

 

http://www.snes.edu/-Retraite-.html

 

A) Appel au 23 mars
* revendication : "volonté d'agir pour que le débat sur les retraites" (initié par le gouvernement) "prenne en compte" etc.
* Modalités d'action : "une mobilisation inter-professionnelle unitaire afin de peser sur [les] différents rendez-vous" (fixés par le gouvernement)


Citation intégrale de l'appel :
"Intersyndicale du 15 février 2010 /
COMMUNIQUE COMMUN CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Lors du sommet social qui s’est tenu aujourd’hui, le président de la République s’est limité à
annoncer une série de rendez-vous. Les organisations syndicales continuent de manifester leur
profonde inquiétude sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les retraites.
Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir
d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en
fin de droits à une concertation avec le secrétaire d’Etat à l’emploi.
Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des
fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique. Au
nom de la révision générale des politiques publiques, il supprime des emplois au détriment des
missions des services publics.
La dégradation des conditions de travail et de l’emploi touche les salariés du privé comme du
public.
Concernant les retraites, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le calendrier reste
très serré. Les organisations syndicales affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les
retraites, prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public,
notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et
la réduction des inégalités.
Les rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le patronat
doivent être l’occasion d’apporter des solutions favorables aux salariés. La situation économique et
sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités,
des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.
C’est pourquoi les organisations syndicales décident d’une mobilisation inter-professionnelle
unitaire afin de peser sur ces différents rendez-vous. Elles décident ensemble d’une journée qui
donne lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays le 23 mars.
Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de
l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une
relance économique respectueuse des impératifs écologiques.
Le 15 Février 2010"

B) Appel au 27 mai
* revendications : 1)  "L’âge légal de départ en retraite à 60 ans doit être maintenu." (rien sur allongement durée cotisation, rien sur retraites des fonctionnaires) ;
2) " La pénibilité du travail doit être reconnue et ouvrir des droits à un départ anticipé à la retraite." (rien sur modalités prise en compte pénibilité - individualisée  comme le propose maintenant le gouvernement ? Par capitalisation ? - rien sur maintien pensions des fonctionnaires et assimilés).
* Modalités d'action : "journée nationale de mobilisation"


Citation intégrale de l'appel :
"Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires,
UNSA appellent à une journée nationale de mobilisation Jeudi 27 mai 2010
jeudi, 6 mai 2010
Communiqué commun des organisations syndicales : CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Emploi, salaires, retraite : tous mobilisés, rassemblés et exigeants !
Dans un contexte économique et social caractérisé par une situation de l’emploi dégradée, des
difficultés de pouvoir d’achat et une aggravation des conditions de travail pour de nombreux
salariés, dans le public et dans le privé, en France et en Europe, les organisations syndicales
CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réaffirment que la sortie de crise passe par des politiques
publiques en faveur d’une relance économique intégrant la satisfaction des besoins sociaux.
Avant même que le Président de la République ne réunisse un "sommet social" le 10 mai 2010, le
Premier ministre annonce un gel des dépenses de l’Etat pour les 3 ans à venir. Les organisations
syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA condamnent cette annonce et considèrent que la
réduction des déficits ne peut être envisagée sans assurer la cohésion sociale et la réduction des
inégalités, en particulier par une fiscalité plus redistributive.
Donner la priorité à l’emploi stable, améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les
inégalités, réorienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour l’emploi de demain par
une politique industrielle prenant en compte les impératifs écologiques et par des services publics
de qualité restent nos objectifs communs.
Concernant les retraites, elles rappellent que l’emploi "en quantité, en qualité et qualifié, reconnu
et valorisé" doit devenir une priorité dans les entreprises et les administrations pour redonner du
sens au travail, à la société toute entière. C’est une source de financement incontournable pour
assurer le devenir et la pérennité de notre système de retraites par répartition basé sur la
solidarité intergénérationnelle. Une plus juste répartition des richesses, la réduction des inégalités,
l’égalité entre les Femmes et les Hommes au travail s’imposent aussi pour garantir à tous un bon
niveau de vie à la retraite. L’âge légal de départ en retraite à 60 ans doit être maintenu. La
pénibilité du travail doit être reconnue et ouvrir des droits à un départ anticipé à la retraite.
La concertation en cours, le calendrier extrêmement serré imposé n’offrent pas une qualité de
dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société, d’autant que les seuls
éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et
l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant.
Pour toutes ces raisons et dans un cadre unitaire, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU,
Solidaires, UNSA appellent les salariés, les retraités, les jeunes et les privés d’emploi à une
journée nationale de mobilisation le jeudi 27 mai 2010 pour interpeller ensemble les pouvoirs
publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir.
Elles appellent l’ensemble de leurs organisations à se rencontrer pour décider, dans les entreprises
et lieux de travail, d’actions unitaires de haut niveau donnant lieu à des grèves et des
manifestations interprofessionnelles dans les territoires.
Le 6 mai 2010"


C) Appel au 24 juin
* revendications : 1) non à "la remise en cause de l'âge légal [de départ en retraite]" car elle est "inacceptable et injuste" (? et si elle était "acceptable et juste", pas de problème ?), "en particulier elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleurs et travailleuses les plus précaires" (donc, si ceci ne concerne pas les salariés "qui ont commencé à travailler tôt" -le matin- et "les travailleurs et les travailleuses les plus précaires", c'est bon, pas  de problème ?  ; 2) "reconnaissance de la pénibilité" qui "ne peut se concevoir à partir d’un examen médical " (mais elle peut toujours être individualisée, et hors répartition ?)
* Modalités d'action : une " nouvelle journée de mobilisation " ... la messe est dite, quand Thibault rime avec Jouhaux. Debout, camarades !

Citation intégrale de l'appel :
"Communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Appel à une nouvelle journée de mobilisation le 24 juin
Les organisations syndicales CFDT, CFTC , CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le lundi 31 mai 2010 pour faire l’analyse de la journée de mobilisation du 27 mai pour l’emploi,

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 00:05

 

Très pointu

 

Cher Collègue

je ne trouve pas étonnant pour ma part l'absence de réactions, car déjà des dispositions ou plutôt absence de dispositions  fort préjudiciables pour les intéressés n'ont jamais rien suscité . Ainsi, faute de texte, les allocataires d'enseignement et de recherche ne peuvent voir prendre en compte leurs années de contrat (trois années) au titre de la validation des services auxiliaires, alors qu'il s'agissait d'un contrat comportant des charges d'enseignement, et non d'une seule allocation de rceherche.
Trois années à la trappe, c'est beaucoup.

Amitiés

 

 

Chers collègues,

 

pour aller dans le sens de Céline, que dire des années de charges de cours ouvrant droit à quelques points rachitiques, et n'étant pas prises en compte dans l'évaluation de l'ancienneté et le calcul des échelons ? Que dire des postes d'ATER qui effacent tous les autres emplois antérieurs qui auraient pu entrer dans le calcul de l'échelon ? Nos retraites sont à l'image de nos salaires : à la baisse. Heureusement, il y a la PES : quelle bénédiction !

 

Puisqu'il faut atteindre plus ou moins 35 ans pour être nommé MC — ce qui signifie pour beaucoup d'entre nous que nous avons déjà travaillé plusieurs années à l'université sans statut ouvrant à des droits —, il nous faudrait enseigner jusqu'à 76 ans pour percevoir une retraite "pleine". On veut repousser la retraite à 62 ans ?  Puisque certains PU ne partent pas avant 68 ans, repoussera-t-on aussi l'âge dérogatoire à 70 ans ? Et les années "surnuméraires" seront-elles intégrées dans le calcul de la retraite ? J'en doute sincèrement.

 

Nous n'avons pas grand chose en début de carrière, et nous n'aurons pas grand chose à la fin. C'est un sujet tabou : quand je me suis "étonnée" de mon premier (et maigre) salaire à Paris 1 (8000 francs environ), un PU a été très choqué de mes récriminations. 

 

Cordialement

 

Très général

 

Il ne faut pas tomber dans le piège de certaines directions syndicales candidates au "Prix Alain Minc 2010".

Le problème de l'emploi des "jeunes" est pour l'essentiel indépendant du travail des "vieux". La véritable perte massive d'emplois est liée aux délocalisations et aux exportations massives de capitaux, y compris dans la recherche et la haute technologie.

C'est justement pour riposter à ce genre de propagande que nous avons écrit notamment ceci :

Retraites et crise d'une société (I)

(...) Nicolas Sarkozy , François Fillon et Eric Woerth ne font qu'exécuter une politique définie et programmée il y a plus de huit ans dans le cadre de l'Union Européenne sous le gouvernement français de « gauche plurielle » de Lionel Jospin. 2010 est même la date limite prévue par le Conseil Européen de Barcelone de mars 2002 pour la casse des retraites. (...) les organisations syndicales de la recherche évitent toute dénonciation des « suivis post-évaluation » imposés depuis 2007 aux chercheurs du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), ou encore de la nouvelle procédure de « mobilité » pour les ingénieurs et techniciens du CNRS. De même, on constate une étonnante passivité syndicale à 'égard de la loi 2009-972 dite « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique », véritable « machine à pousser dehors », entre autres, des personnels plus ou moins proches de l'âge de la retraite et ayant bénéficé d'avancements à l'ancienneté. Mais surtout, la « gauche » et les directions des grandes centrales syndicales se gardent bien d'analyser le fiasco historique d'une société où le travail est organisé sur la base du pouvoir des super-riches et de l'exploitation des êtres humains. Pourtant, d'après La Tribune du 20 juin, Dominique de Villepin a été très clair quant à son programme : « baisser le coût du travail » et « allonger la durée du temps de travail, aligner public/privé » . Il est loin d'être le seul.

(...)

la CGT écrit dans une déclaration du 16 juin :

http://www.cgt.fr/spip.php?article37502

« Les différentes mesures d’âge vont toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d’ici 2016, c’est plus d’un million d’emplois qui ne leur seront pas ouverts parce que leurs parents devront travailler plus longtemps. »

(fin de citation)

Peut-on décemment opposer de cette façon l'emploi des parents à celui des jeunes, alors que c'est une évidence que les économies des pays occidentaux ont été détruites par des vagues incessantes d'exportations de capitaux et de délocalisations industrielles et technologiques depuis les années 1980, y compris sous des gouvernements prétendument de « gauche » ? Quel usage sera fait de ce type de déclarations ? Le problème de l'emploi des jeunes est en réalité sans rapport avec celui de l'âge de la retraite. Sous le capitalisme, la raison d'être d'un âge légal de la retraite est l'existence d'une exploitation permanente des travailleurs par le capital avec toutes ses conséquences, et la nécessité de protéger le salarié.

Sous le capitalisme, le travail n'est pas libre mais asservi. Le salarié n'est pas maître de l'évolution de sa carrière, pas plus que de ses horaires, des tâches qui lui sont confiées, de la durée de son travail ou du comportement de l'employeur à son égard. Il se voit donc imposer par le système une situation de vulnérabilité.

De même, les rapports de production capitalistes sont tels, que le salarié vend sa force du travail par un contrat écrit ou tacite qui ne lui garantit que sa survie au quotidien, et le capitaliste en retire entièrement les bénéfices. La retraite est donc un retour minimum dû au salarié pour des décennies d'appropriation par l'employeur du fruit de son travail.

C'est ce double asservissement, économique et personnel (appropriation de la plus-value par l'employeur et lien de subordination), qui se trouve à la base de la mesure de défense des personnes que constitue l'âge de la retraite dans son sens juridique actuel.

Et c'est sur ce plan, que le recul de l'âge de la retraite constitue une mesure extrêmement dangereuse et à laquelle il est indispensable de s'opposer. Mais la question de l'emploi des jeunes se pose de manière très différente : le chiffre d'un million d'emplois avancé dans la déclaration de la CGT est sans rapport avec le nombre astronomique des emplois réels ou potentiels détruits par la politique de délocalisations et d'exportations de capitaux des dernières décennies.

 
Pour rappel, les accords de Barcelone signés en mars 2002 par le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin prévoient notamment :

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=D...

 (...)

En quelques lignés, la « flexisécurité », la casse du Code du Travail et le recul de l'âge de la retraite au plus tard en 2010 ont été introduites et programmées par l'Union Européenne dès mars 2002. La « gauche plurielle » française a entériné ces conclusions.

Dès lors, doit-on s'étonner si les partis de la « gauche solidaire » actuelle et les directions syndicales éprouvent quelque difficulté pour s'adresser aux citoyens avec un minimum de clarté ? Et comment ces dirigeants pourraient-ils évoquer les effets destructeurs des privatisations et des délocalisations, alors que le gouvernement de Lionel Jospin a battu un record de privatisations et soutenu à fond les délocalisations ?


La question paraît d'autant plus sérieuse, que les exportations de capitaux des milieux industriels et financiers occidentaux se poursuivent à ce jour, comme le met notamment en évidence le chiffre récemment avancé par les médias chinois pour la montée des investissements directs étrangers dans leur pays :

« China's FDI grows 27.48% in May » (China Daily)

http://chinadaily.com.cn/china/2010-06/12/content_9970398...

 

Des capitaux investis, pricipalement, dans l'industrie de transformation d'après la même dépêche. Un autre constat récent est analysé dans notre article :

Renault, Maroc, Slovénie et dumping social

Il s'agit d'une spirale que les dirigeants de la « gauche » et des grandes centrales syndicakes s'abstiennent d'analyser entièrement :

- La délocalisation de grandes masses de capitaux aggrave le dumping social à l'échelle planétaire.

- Les même financiers et industriels qui exportent leurs capitaux réclament une « baisse du coût du travail » au nom d'une prétendue « attractivité de la France » pour les « investisseurs » et de la « création d'emplois ».

- Le gouvernement et le MEDEF répondent à cet « appel pressant » par une attaque en règle contre les acquis sociaux des salariés et des fonctionnaires, pendant que les mesures gouvernementales de soutien aux financiers et au patronat pompent des montants substantiels de deniers publics.

- Les bénéfices de financiers et industriels sont investis dans de nouvelles délocalisations.

Etc...

Dans cette spirale destructrice, la « baisse du coût du travail » comporte notamment l'élimination systématique de salariés et fonctionnaires avec une ancienneté importante leur procurant un meilleure rémunération à ce titre. Une donnée essentielle, que la déclaration de la CGT évite soigneusement de commenter, lorsqu'elle oppose explicitement l'emploi des « parents » à celui des « jeunes ».

Force est également de constater la mollesse de la « gauche » (qui n'a même pas saisi le Conseil Constitutionnel) et des directions syndicales devant l'adoption et la promulgation de la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires il y a moins d'un an. A ce jour, les directions des syndicats de la recherche restent sans réagir contre des mesures telles que :

- Les « suivis post-évaluation » des chercheurs du CNRS par des services « des ressources humaines ».

- L'inclusion de ces « suivis post-évaluation » dans le contrat d'objectifs 2009-20013 du CNRS avec l'Etat.

- Les dispositions récentes sur la « mobilité » d'ingénieurs et techniciens.

Quelle sera la situation, en vue de la retraite, des agents ainsi mis dans le collimateur, alors que la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires prévoit une possible mise à la retraite d'office, voire même le licenciement pur et simple, suite à une procédure dite de « réorientation professionnelle » ? Une menace à laquelle viennent s'ajouter les éventuels problèmes de reconstitution de carrière qui, à ce jour, n'ont pas été vraiment traités.


Suit l'appel intersyndical Enseignement Supérieur - Recherche pour la journée du 24 mai

http://www.sncs.fr/article.php3?id_article=2388

(...)

Ne nous y trompons pas : dans la pratique, la phraséologie très ambiguë des directions syndicales regrettant « que l’on contraigne les plus âgés à rester au travail », « alors que les jeunes ont les plus grandes difficultés à trouver un emploi » sera utilisée contre des travailleurs à des âges inférieurs à celui de la retraite.

Est-ce autre chose qu'un nouvel engagement syndical dans la cogestion du capitalisme, au détriment notamment des travailleurs qui bénéficient encore de quelques résidus des avancées sociales de la période précédente ?

Depuis longtemps, les « décideurs » manient une certaine phraséologie avec la façade « place aux jeunes » pour éliminer des travailleurs expérimentés ayant dépassé la cinquantaine et qu'ils jugent « trop chers », « trop peu malléables », etc...

Pas seulement « à droite », d'ailleurs.

Nous avons déjà rappélé à d'autres occasions que l'adjoint au maire de Paris, chargé de l'Emploi, du Développement économique et de l'Attractivité internationale, Christian Sautter, membre du Parti Socialiste, a été jusqu'à  écrire explicitement, le 7 juillet 2008 dans Bétapolitique :

« j’ajoute personnellement que les chercheurs (fonctionnaires) ayant passé leur zénith devraient être reconvertis dans l’enseignement à plein temps »

(fin de citation)

Christian Sautter a été notamment Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, chargé du Budget du premier gouvernement de Lionel Jospin (du 4 juin 1997 au 2 novembre 1999), et Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement suivant de Lionel Jospin (du 2 novembre 1999 au 27 mars 2000).

A propos de Christian Sautter et de son départ du gouvernement de Lionel Jospin en mars 2000 (en même temps que Claude Allègre), Wikipédia écrit :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Sautter

Il cherche à mettre en place une réforme du ministère des Finances prévue par son prédécesseur [Dominique Strauss-Kahn] et qui lui vaut une grève des fonctionnaires placés sous son autorité. Il est remplacé trois mois plus tard par Laurent Fabius.

(fin de citation)

Alain Minc pourra-t-il féliciter à nouveau les directions syndicales en décembre prochain ? Pour rappel :

La Science au XXI Siècle : archives 2009 (juillet - décembre)

(...)

(fin de l'extrait)

Le texte complet, ici :

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/06/20/retraites-et-crise-d-une-societe-i.html

 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 23:47

La position du SNEP FSU sur l'équipe de France et ses résultats

http://www.snepfsu.net/

Un autre football est à construire

Devant l’impact public des résultats et de l’attitude de l’Equipe de France de football et l’avalanche de commentaires peu amènes, le SNEP FSU, qui porte les valeurs d’une éducation physique et d’un sport émancipateurs, tient à porter les appréciations suivantes.

Le tapage autour de l’échec de l’Equipe de France de football au Mondial permet à certains commentateurs, professionnels ou improvisés, de déverser une forme de haine sociale qui n’est que la poursuite, sur le terrain du foot, du débat autour de l’identité nationale lancé par le gouvernement. Les propos caricaturaux et scandaleux de Finkielkraut (qui bénéficie toujours de la complaisance des médias), viennent nourrir la critique d’un sport populaire, fortement marqué par la façon dont les jeunes de banlieue vivent leur condition sociale, pour ne pas dire leur exclusion, aujourd’hui. Nombre de joueurs sont issus de ce milieu.

La France découvre que le football, devenu un des maillons de la marchandisation tous azimuts, est pris dans un système qui conduit au résultat présent. Nous ne sommes pas encore au bout du processus.

Le football doit être réhabilité. Pour cela il doit renouer avec ses vertus populaires, redevenir un jeu pour le plaisir des hommes et des femmes et leur développement. Les joueurs devraient être porteurs de ces valeurs et encouragés à devenir maîtres et responsables de leur sport. L’économie du football doit être totalement revue. Les responsabilités sont autant du côté des entrepreneurs de ce spectacle et de leurs agents, que de celui de son processus de professionnalisation ; ce sont aussi celles des dirigeants fédéraux et de la démocratie interne à la fédération, du système de formation, de sélection des jeunes joueurs. Enfin l’Etat, porte une responsabilité déterminante dans la marchandisation de tous les sports aujourd’hui, avec des décisions qui conduisent à l’enfoncer un peu plus dans sa crise : paris en ligne, cotation en bourse des clubs, salaires astronomiques, poids des sponsors, médiatisation outrancière,… N’est-il pas curieux que l’Etat, qui se désengage de tout ce qui touche à la sphère publique et qui a saccagé le ministère des sports, veuille jouer aujourd’hui le donneur de leçons !

Cette campagne publique de dénigrement menée à partir de l’émotion suscitée, nécessite, au lieu d’un lâchage par l’Etat du sport pour tous et de tous, une dynamisation du sport scolaire et bien sûr de l’EPS au sein du système éducatif. C’est ce que revendique le SNEP FSU. Les dernières dispositions prises par le ministre Chatel, « cours le matin, sport l’après-midi », alors qu’il a supprimé 4500 postes d’enseignants d’EPS en 5 ans, visent au contraire à rejeter l’EPS et les pratiques sportives hors des disciplines dites « fondamentales » !

Le football doit faire ses Etats généraux avec toutes les composantes de la société, parce que ses résultats l’ont blessée à tous ses niveaux. Il en est incapable par ses seules ressources internes. L’Euro 2016 sera l’étape visible de ces transformations hautement souhaitables.

Le sport dans son ensemble, devenu une des composantes majeures de la société, doit aussi faire l’objet d’une réflexion de même ampleur. Le SNEP FSU entend y contribuer, notamment à travers l’organisation du rendez-vous débat des EPSiliades, prévues les 12-13-14 novembre 2010 à Paris.

 

 

 

 

Le Snep-FSU critique

Mercredi 23 juin 2010 - 18:06

http://www.sport.fr/football/coupe-du-monde-2010-le-snep-fsu-critique-190074.shtm

 

Le Snep-FSU, principal syndicat des professeurs de sport en France, a jugé mercredi, après l'élimination des Bleus du Mondial, que "l'économie du football" devait être "totalement revue" et que l'Etat portait "une responsabilité déterminante dans la marchandisation" des sports.

"L'économie du football doit être totalement revue. Les responsabilités sont autant du côté des entrepreneurs de ce spectacle et de leurs agents, que de celui de son processus de professionnalisation; ce sont aussi celles des dirigeants fédéraux et de la démocratie interne à la fédération, du système de formation, de sélection des jeunes joueurs", a écrit le Snep-FSU.

"L'Etat porte une responsabilité déterminante dans la marchandisation de tous les sports aujourd'hui, avec des décisions qui conduisent à l'enfoncer un peu plus dans sa crise", a-t-il ajouté, en citant "paris en ligne, cotation en bourse des clubs, salaires astronomiques, poids des sponsors, médiatisation outrancière".

"N'est-il pas curieux que l'Etat, qui se désengage de tout ce qui touche à la sphère publique et qui a saccagé le ministère des Sports, veuille jouer aujourd'hui le donneur de leçons !", a-t-il demandé.

Pour le principal syndicat des professeurs d'éducation physique et sportive (EPS), le football "doit renouer avec ses vertus populaires, redevenir un jeu pour le plaisir des hommes et des femmes et leur développement".


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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 23:25

Une petite analyse trouvée sur rue 89.

 

http://www.rue89.com/philippe-marliere/2010/06/23/lequipe-de-france-est-impregnee-de-morale-sarkozyste-155947

Il ne faut jamais oublier la question de l'idéologie. Il en va de même à propos des questions de l'université.....

 

L'équipe de France est imprégnée de morale sarkozyste

 

 

La France martyrisée ! La France humiliée ! Mais la France libérée… de ses joueurs black-beur de banlieue ?

Alain Finkielkraut qui, un jour, affirma qu'il « y en avait trop », doit peut-être l'espérer. En tout cas, la « tragédie » de « notre » équipe nationale lui a permis de refaire un tour de piste dans la catégorie « sociologie du café du commerce ».

Le bonimenteur réactionnaire n'a pas manqué de fustiger la « génération caillera » de l'équipe de France de football. Curieusement, il a déclaré qu'il avait « rêvé avec la génération Zidane », oubliant au passage l'épisode des prolongations contre l'Italie en 2006.

Les Bleus sont des millionnaires arrogants, pas des cailleras

Pas si vite : cette équipe de France n'est pas plus « caillera » ou « mafieuse » que sa devancière des années 90. Elle est tout simplement composée de millionnaires dont l'arrogance et l'auto-infatuation sont telles qu'ils n'habitent plus notre Terre. Ces jeunes hommes se prennent tellement au sérieux qu'ils ont perdu toute envie, toute habilité de prendre la compétition au sérieux (à la différence des joueurs d'autres équipes, également millionnaires, mais qui sont venus pour gagner).

Cette génération de footballeurs joue dans les plus grands clubs européens et reçoit en conséquence les salaires les plus élevés de la profession. Transférés jeunes dans ces clubs alors qu'ils ont souvent tout à démontrer sur le plan footballistique, ils estiment que tout leur est dû.

A la différence des générations pionnières de Platini et de Zidane qui ont dû prouver leur qualité sur le terrain, cette génération vit sur une réputation aujourd'hui usurpée ; celle selon laquelle les footballeurs français sont « doués ». Il est d'ailleurs probable qu'après la débâcle de 2010, la valeur marchande des joueurs français évoluant à l'étranger sera revue à la baisse.

Cette « équipe » de France a été emportée par l'ouragan de ses propres « valeurs » : bling-bling et mépris vis-à-vis de ceux qui n'appartiennent pas à leur monde de princes : ceux qui bossent dur pour se payer des loisirs dont, occasionnellement… un match de football.

Anelka comme Sarkozy admirent le monde de l'argent facile

En décembre 2009, Nicolas Anelka lâche crûment le morceau. Selon le joueur, qui n'a marqué qu'un seul but lors de ses quinze dernières rencontres en équipe de France, il y aurait en France « un problème avec l'argent ». Notre cher « Nico » estime que :

« Le Français, il cache ce qu'il a. Même s'il pouvait montrer plus, il cacherait. Moi, ce n'est pas ma mentalité. Non pas que je cherche à me montrer. Mais quand tu es joueur de foot, que tu as rêvé de t'acheter une belle voiture, une belle maison, tu le fais. »

 

Anelka, qui « aimerait bien habiter en France », juge que ce n'est « pas possible » :

« On sait pourquoi, niveau fiscalité. […] Je ne veux pas jouer au foot et payer aux impôts 50% de ce que je gagne. L'argent que j'ai, il est pour mes enfants. Si je peux leur offrir quelque chose, je le ferai là où il n'y a pas de fiscalité […]. Si certains sont choqués tant pis. Mais la France, c'est un pays hypocrite. »

 

Anelka a dû rater l'épisode du bouclier fiscal, mais passons.

Ce qui est intéressant ici, c'est le « franc-parler » du joueur qualifiant les Français d'« hypocrites ». Pour l'attaquant qui ne marque pas, est « hypocrite » celui qui n'appartient pas au monde des très riches et des célébrités.

Les Anelka de l'équipe de France appartiennent en réalité à la grande confrérie sarkozyste, celle qui admire le monde de l'argent facile. Le monde selon Nicolas (pas Anelka, l'autre) se divise en deux :

  • d'une part, il y a ceux qui doivent « travailler plus… pour gagner moins » (vous et moi) ;
  • d'autre part, le nec plus ultra de la mondanité sportive, financière et politique à qui on permet de toujours « gagner plus… en travaillant moins ».

Parole, parole, parole…

Ce monde enchanté, c'est encore celui d'Eric Woerth, l'homme de la réforme des retraites, dont la politique s'apprête à faire souffrir les salariés les plus modestes.

Monsieur Woerth est un « ami » de la famille Bettencourt. Il s'est un temps occupé des impôts de la famille (lorsqu'il était ministre du Budget) et aurait demandé à madame Bettencourt qu'on embauche sa femme. Mais puisqu'Henri Guaino « n'imagine pas » que Woerth ait pu faire quelque chose de mal, cela doit suffire à nous rassurer. Cessons de voir le mal où il ne saurait se trouver…

Ce goût clinquant de l'argent gagné sans effort, cette morgue jouisseuse et transgressive, au vu et au su de tous, cela ne vous rappelle-t-il rien ? Nicolas ! L'autre, le politique.

En effet, cette équipe de France est imprégnée de « morale » sarkozyste jusqu'à la nausée. Comme le sarkozysme, elle arbore le même faux nez populaire, comme le président de la république, elle a beaucoup promis et rien apporté. Dans les deux cas, il s'agit d'un échec pathétique aux frais de la nation.

La France humiliée ! La France martyrisée ! La France… battue par l'Afrique du Sud et enfin éliminée de la Coupe du monde ! Quelle aubaine ! Ceux qui aiment le foot vont enfin pouvoir suivre de belles équipes offrant des matchs de qualité. Mieux encore : avec le départ des Bleus, le pouvoir sarkozyste perd un très commode écran de fumée, celui qui recouvrait l'inique réforme des retraites.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

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