Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:57

   

Grèce : les banksters à la manœuvre

Pour mémoire, durant la décennie 2000-2009, la Grèce a emprunté la somme globale de 486 milliards

d’euros. Pour la même période, elle a payé, au titre du remboursement de la dette publique, la somme de 450 milliards. Le 4 octobre 2009, Georges PAPANDREOU ramenait le PASOK  (parti Socialiste)au pouvoir après avoir mené campagne sur les slogans suivant : « de l’argent il y en a », « nous sommes prêts pour la croissance verte, les nouvelles technologies et l’écologie », « finissons-en avec la  dictature des marchés », « prenons des mesures pour réconforter les citoyens les plus fragiles, surtout ceux qui ont emprunté de l’argent et doivent faire face à la crise »,

« faisons de la Grèce, le Danemark du Sud ».

Le 22 octobre 2009, l’agence de notation FITCH dégrade la note de la Grèce de A à A -.

 

Petite histoire d’un putsch

Dans le documentaire Un an avec DSK – Au coeur du FMI (Canal + en mars 2011), l’honorable directeur général du FMI en personne avouait que le premier ministre grec fraîchement élu avait

discrètement - contacté le FMI fin 2009 : « Les Grecs eux souhaitaient une

intervention du FMI même si PAPANDRÉOU pour des raisons politiques n’affirmait pas ça »

Fin janvier 2010, au Forum économique de DAVOS, Georges PAPANDRÉOU est

invité à prendre des mesures d’austérité.

La Grèce “accepte” le mécanisme dit officiellement “de soutien économique”, institué par le Fond monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne, mécanisme alors

connu depuis, sous le nom de “TROÏKA”.

Ses contrôleurs sont en route pour Athènes fin avril 2010 ; ce qui n’empêchera pas l’agence de notation STANDARD & POOR’S de dégrader la note de la Grèce de 3 B+ à 2 B+.

La Troïka et le gouvernement grec ont alors signé trois documents liés, le Traité du Nouveau Prêt, l’accord avec le FMI et un Mémorandum, une feuille de route obligatoire sur les mesures à prendre.

Jamais le gouvernement grec n’a osé faire valider ce traité devant le Parlement.

Seul, le Mémorandum a été approuvé au Vouli, le Parlement grec, le 6 mai 2010, au mépris de la Constitution.

Les contrôles mensuels des émissaires de la Troïka ont conduit à de nombreuses mesures d’austérité complémentaires sans donner entière satisfaction aux marchés financiers.

La phase suivante du putschfut la mise en place de la gouvernance directe par le banquier PAPADEMOS, début novembre 2011, suite au refus du projet de référendum par les pays les plus puissants des “libéraux”.

Composé du PS grec, de la droite et de l’extrême droite, ce gouvernement avait comme seule mission de parapher le Mémorandum II, autrement dit le nouvel accord avec la Troïka et préparer les

élections législatives prévues pour février 2012 puis retardées au mois d’avril.

Merkozy : « Les Grecs doivent faire des efforts »

Les Grecs ont déjà subi en 2010 :

  • une baisse de 25% des salaires dans la fonction publique
  • une baisse de 10% des retraites, l
  • la hausse des taxes,
  • la création d’un nouvel impôt prélevé par la compagnie de distribution de l’électricité,
  • la suppression d’organismes publics.

Les règles concernant les retraites ne cessent de changer depuis 2010.

 

Le plan approuvé dimanche porte sur 3,2 milliards d’euros pour 2012.

Le texte du Mémorandum est rédigé comme un traité de capitulation avec mise en place d’un gouvernorat de la Troïka.

Ses principales mesures :

• Diminution du SMIC de 22%, à savoir 480 € par mois net ;

• Pour les jeunes de 18-25 ans, la réduction s’élève à -32% soit environ 430 € ;

• Le minimum-retraite chute de 503 à 392 € ;

• L’allocation de chômage est ramenée à 359 € de 461€ actuellement, et pour une seule année ;

• Ces réductions seront rétroactives au 1er de janvier 2012 ;

• Abolition des conventions collectives, remplacées par des conventions individuelles au niveau de l’entreprise

;

• Suppression de 150 000 postes de fonctionnaires lors de 2012-2015.

 

Selon ce mémorandum de 49 pages, dit “Mémorandum II”, la Grèce doit réaliser notamment des réductions de dépenses d’un milliard d’euros dans le secteur de la santé et de 300 millions d’euros pour la défense, tandis qu’une baisse des dépenses du gouvernement et des frais liés aux

élections devrait permettre d’économiser 270 millions. Le document précise que le gouvernement doit aussi réduire de 400 millions d’euros le budget alloué aux investissements publics. En outre, la Grèce doit trouver pour 325 millions d’euros d’économies supplémentaires pour remplir ses objectifs de désendettement.

L’État grec doit également vendre les parts qu’il détient dans des entreprises publiques à l’exception des “infrastructures de réseau essentielles”.

L’Union européenne exige un engagement écrit des principaux partis grecs à mettre en oeuvre les réformes et l’austérité demandées par la troïka quel que soit le résultat des prochaines élections

législatives. C’est le traité MES (Mécanisme européen de stabilité) avant la lettre,

un putsch contre la démocratie pour inventer un nouvel ordre social, économique

et politique en Europe. Les Grecs se souviennent avec amertume que Solon, considéré comme le père de la démocratie athénienne prit pour première mesure l’annulation des dettes des paysans

pauvres. Ils se battent, nous leur devons notre soutien.

Gilles Boitte (Cerises 17 Février 2012) Cerises est le journal de l’association des communistes unitaires

 

 http://www.placeaupeuple2012.fr/grece-la-liste-des-mesures-du-nouveau-memorandum/

 

 

Sur le blog de Panagiotis Grigoriou :

http://greekcrisisnow.blogspot.com/

 

 

« Grèce : Les plans de rigueur empilés n’ont plus aucun sens »

Sous ce titre, la banque NATIXIS publiait dans le numéro 130 de Recherche économique (14 février 2012) un constat sans appel :

« Les Européens, le FMI, la BCE demandent sans cesse à la Grèce de prendre des mesures de politique budgétaire restrictive, avec la fiction que la Grèce peut rétablir sa solvabilité ; de réduire le coût du travail (le salaire minimum).

Mais nous pensons que la Grèce se situe maintenant “dans la partie droite de la courbe de Laffer”, ce qui signifie qu’une politique budgétaire plus restrictive accroît le déficit public, les effets négatifs d’offre l’emportant ; que le problème n’est pas un problème de coût du travail (qui est bas même en

tenant compte de la productivité) mais d’effondrement de l’économie avec l’effondrement de la demande.

La seule solution raisonnable et coopérative serait d’annuler l’essentiel de la dette publique, ce qui rétablirait presque la solvabilité budgétaire et extérieure de la Grèce ; d’aider la Grèce à reconstruire

son économie, à attirer des entreprises et des emplois « 

 

* Les impôts en Grèce

En Grèce, la répartition des impôts entre taxes indirectes et impôts directs est l’inverse du reste de l’Europe. Tout comme les taxes indirectes dont le poids relatif est toujours défavorable aux classes populaires, le poids de l’impôt sur le revenu repose sur les épaules des salariés et des retraités.

 

France

Allemagne

Italie

Grèce

I.D

I.Ind

I.D

I.Ind

I.D

I.Ind

I.D

I.Ind

55,3

44,7

53,7

46,3

54,8

45,2

44

56

 

Données OCDE, 2008 sur impôts 2006

 

Selon un bulletin de la Banque de Grèce publié en 2011, pour l’année 2009 :

• la contribution des salariés et retraités s’est établie à 53% du montant total des impôts directs (personnes physiques et morales réunies) ;

• les commerçants, industriels et fabricants ont vu leur contribution s’élever à 7% ;

• les personnes morales n’ont participé qu’à hauteur de 31%.

 

 

 

* Et si on parlait de la dette allemande envers la Grèce ?

L’armée nazie occupe la Grèce en 1941. Hitler oblige le pays à participer à “l’effort de guerre” et emprunte de force à la banque centrale grecque la somme de 476 millions de Reichsmarks.

Cela correspond environ à 10 milliards d’euros. Avec un taux d’intérêt de 3% sur 71 ans, le montant de la dette allemande pourrait aujourd’hui s’élever à plus de 80 milliards d’euros...

 

* Un bon client pour les industries de guerre

Avec une population de 11,3 millions d’habitants, l’armée grecque compte 178 000 hommes. Un rapport de l’OTAN montre qu’entre 2005 et 2009, la Grèce a vu ses dépenses d’armement grimper d’un tiers. Elle a d’ailleurs longtemps occupé la 4ème place des importateurs d’armes dans le monde.

En 2009, les dépenses d’armement représentaient environ 6 milliards d’euros. De quoi acheter : des avions de combat américains, des Mirages 2000, six sous-marins allemands, plus de 200 chars Léopard...

*La préparation des élections d’avril 2012

La situation est inédite avec l’effondrement du PASOK (Parti socialiste) qui est crédité de 8% des intentions de votes (-36%!).

Et un score possible de plus de 40 % pour les forces de gauche :

• Coalition de la gauche radicale, SIRYZA,

• Parti communiste grec, KKE,

• et DIMAR (Gauche démocrate), constituée d’anciens membres de SYNASPISMOS et qui, aux municipales ont oscillé entre le PASOK, les Verts et SYRIZA.

 

http://www.jolpress.com/article/grece-euro-crise-revolte-faut-il-redouter-le-pire-456134.html

 

 

 

 

 

 

KKE

SIRYZA

DIMAR

Verts

PASOK

DISY

N.D

LAOS

XA

Indécis

12,5

12

18

3,5

8

2

31

5

3

5

 

 

!

 

 

 

Nom grec

traduction

site

Equivalent français

KKE

parti communiste grec

http://fr.kke.gr/

http://www.kke.gr/

http://fr.kke.gr/news/news2012/2012-02-11-48ori-2mera

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_communiste_de_Gr%C3%A8ce

L’ensemble des organisations constituées par des dissidents du PCF ayant refusé sa « mutation »

Voir ce site :

http://cercles.communistes.free.fr/rcc/liens.php

 

 

 

PCF sectaire  pour partie l’autre étant F. d. G

SIRYZA

Coalition de la Gauche radicale  

www.syriza.gr/  

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coalition_de_la_gauche_radicale  

Mélenchon (Front de Gauche)  +La Fédération + partie NPA

http://www.placeaupeuple2012.fr/

http://lafederation.org/

DIMAR

La Gauche démocrate

http://www.dimokratikiaristera.gr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_d%C3%A9mocrate_(Gr%C3%A8ce)

Droite du PCF ex en Bretagne , droite du PG et gauche du PS Montebourg, Filoche…d’autres quand ils étaient jeunes ! Un zeste de Bayrou

 Verts ou OP

Les écologistes verts

 

Verts et Europe écologie + Lalonde et Lepage

PASOK

Parti socialiste

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_socialiste_panhell%C3%A9nique

PS François Hollande, Strauss Kahn, Valls, Guerini,  etc.

DISY

Alliance démocrate

http://www.info-grece.com/modules.php?name=Web_Links&l_op=viewlinkdetails&lid=151

Le Nouveau centre de Morin, l’ancienne DL de Madelin…

Un zeste de Bayrou

ADLE

ND

Nouvelle Démocratie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_D%C3%A9mocratie_(Gr%C3%A8ce)

UMP et sa tendance FN la droite populaire

LAOS

Laikos Orthodoxos Synagermos (LAOS)
Alarme populaire orthodoxe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alerte_populaire_orthodoxe

http://www.neolaialaos.gr/

Le FN de Le Pen

XA

Aube dorée

ΧΡΥΣΗ ΑΥΓΗ xryshaygh.wordpress.com/En cache - Pages similaires - Traduire cette page   

Extrème droite identitaires, nazillons , vlams blok

 

 

 

 

http://www.europe-politique.eu/partis-politiques-grece.htm

Partager cet article

Repost 0
Published by Libre FSU Evry
commenter cet article

commentaires

Sébastien Fichet 07/03/2012 13:51


Trouvé sur Respublica


http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/grece-temoignage-dune-francaise-qui-y-vit-depuis-20-ans/4170

Etat de la mobilisation Univ

Notre camarade Sequinot de Lille tient à jour l'état de la mobilisation dans les universités et les IUT. Cliquez sur le lien:

http://www.univ-lille1.fr:80/snesup59-62/mobilisation/

Recherche

Archives