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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 13:13

Le contractuel d’Evry, tribulations suite

 

Nous avions laissé notre contractuel dans l’incertitude et en but aux manies des EC de sociologie qui dirigent le département AES d’Evry et les diplômes dans lesquels il enseigne, diplômes  dont il a de fait assuré en grande partie le fonctionnement depuis des années.

Quelques faits :

  • Il continue à être abreuvé de lettres recommandées par son directeur qui a découvert les plus mauvaises manies de la mauvaise gestion du privé
  • Il continue aussi à être abreuvé de mel, le chef ayant la manie de l’e-RH, c’est à dire en gros rester au chaud dans son appartement parisien et demander aux autres de faire son travail.

 

En effet le chef, comme le sous-chef n’ont semble-t-il jamais rien publié dans le domaine des diplômes dont ils ont la direction et dont ils proposent le renouvellement (on attend avec intérêt l’évaluation de l’AERES[1]), ils doivent trouver gênant qu’un contractuel apparaisse comme ayant publié dans le domaine lié à ces diplômes : résultat ils ont décidé de l’écarter.

 

Le chef a embauché des vacataires encore plus précaires pour retirer au contractuel des activités de coordination et de suivi des étudiants qu’il menait depuis des années. En choisissant des personnes en grande précarité le chef espère ne pas être contesté et se sentir enfin enseignant chercheur et professeur des universités[2]. Dans cette affaire le chef a promis des postes de contractuels ou de PAST à ces personnes dont certaines n’ont pas d’emploi principal et qui à 40 ans et plus se raccrochent à toutes les promesses Ah, la promesse! Cet opium du docteur sans poste ou de l’intellectuel précaire ! Il n’est même pas sûr de disposer des moyens de les payer mais en attendant, ils essaient de boucher les trous et donnent l’illusion qu’il y a un enseignant face aux étudiants[3]

La direction de l’université  a pourtant été claire et honnête : il n’y a pas de poste et elle sait que la loi LRU ne donne pas la possibilité d’embaucher à tout va et que même après le passage à l’autonomie il y a des règles. Comme les habitudes de bafouer la loi sont un habitus de l’UFR SSG et que notre tout petit monde des responsables locaux n’étudie pas plus les textes ministériels que l’espace social dont il se prétend spécialiste, leur désir immédiat devient pour eux la loi. Ils réinventent les territoires de l’Ouest…ou la loi des cités appliquées à l’université, il n’y a pas que les quartiers des Pyramides et des Tarterets qui sont des espaces de non-droit dans l’agglomération.

Dans cette   Cour des Miracles moderne les contradictions ne s’arrêtent pas là, le nouveau prétendant au titre de roi Pétaud a finalement découvert sous la pression des syndicats (Snesup et CGT) et de l’administration  que le contractuel avait été installé depuis quelques années dans le seul cadre réglementaire possible, sur un poste de PRAG[4], sans que ce dernier ne soit jamais informé par le responsable de l’époque de ses droits et obligations, la situation de méconnaissance de ces derniers l’arrangeant trop. Le chef qui est à détente lente n’a retenu qu’une chose, le contractuel doit 384 heures. Or il en faisait beaucoup plus puisqu’il assurait seul les cours, le suivi des étudiants de trois promotions (90 étudiants environ) et la direction des soutenances de mémoires de masters. L’an dernier par exemple sur une trentaine de soutenances la présence d’enseignants chercheurs s’est résumée à ½ h de participation de l’un d’entre eux, et, à une seule soutenance. Comme le chef prévoit de confier ces tâches à des vacataires, qu’il lui a supprimé ses charges de coordination le contractuel qui commence à être informé par les collègues extérieurs à la Cour des Miracles, s’est mis à rechercher de cours pour compléter son service. Un spécialiste de géographie, il est lui 23/24, est demandé par un autre diplôme, bien se dit notre homme mais :

1)      Le chef prétend, au nom du droit divin qu’il s’est attribué, et qu’il a prétendu faire accepter par le contractuel par une « lettre de mission » aussi illégale que farfelue, que le contractuel n’a pas le droit d’enseigner dans d’autres diplômes…

2)      On lui répond que le « sous-chef » du département ayant repris la direction de ce diplôme (au nom de quelle légalité ???) il a recruté des vacataires….

 

Dernières nouvelles, le chef ne sachant « comment » gérer une personne qui commence à exiger que ses droits soient respectés déclare tout de go à la direction de l’université qu’il ne veut plus du contractuel et il essaie de renvoyer le règlement des conséquences de son incompétence à diriger à l’étage supérieur. Dans le même mouvement il esquive les syndicats que le contractuel avait sollicités pour qu’ils l’accompagnent dans une entrevue officielle pour régler les problèmes.

Dernier élément savoureux dans cette triste illustration  de plusieurs années de dégradation de certains secteurs de l’enseignement supérieur, le chef dénie par écrit au contractuel, docteur et ayant publié, toute légitimité puisqu’il est sur un poste de PRAG « vous n’avez pas à vous considérer comme enseignant chercheur » mais dans le même mouvement il exige de lui qu’il définisse l’orientation du mémoire de master et du stage qui sont le cœur de ce diplôme d’ancien IUP[5] ! L’AERES et tous ceux qui prônent la fusion des masters professionnels et de recherche valideront-ils ce type d’incohérence et cette dégradation de la recherche  par des EC en titre (mais non en fait) ?

Le contractuel a pris contact avec la direction, les syndicats vont le faire pour rappeler les textes et fournir l’ensemble du dossier.

La suite au prochain numéro



[1] Nous n’avons rien trouvé à leur nom sur le domaine ni dans scholar, ni dans les moteurs de l’INIST….et les autres moteurs de recherche ne nous donnent qu’un volume de publication affligeant pour des sexagénaires et + dans l’ensemble. Leurs prétentions ne sont donc pas étayées par une légitimité de recherche. Elle ne semble pas plus étayée pour le chef dans une réussite dans les diverses entreprises et directions de diplômes qu’il avait tentées dans l’université. Un DESS qu’il avait fallu supprimer, une rareté à Evry, et la direction d’un DEA et Master de recherche en sociologie dont visiblement il a été écarté par ses pairs pour manque manifeste de résultats…

[2] Il ne faudrait pas que l’habitude se prenne dans l’université française de transformer les responsabilités de diplôme en moyen de thérapie pour vieux EC avides de revanche (et de primes) après une longue carrière d’échecs ! Une direction de diplôme n’est un emploi protégé ou  un bureau de tabac !

[3] La même pratique se dessine dans un département de l’IUT où l’on écarte là des titulaires, l’idée d’avoir du personnel docile n’est pas qu’un rêve de capitaliste ! Une lecture superficielle de la LRU dans 20 minutes ou Metro donne des espoirs fous aux contremaîtres de l’enseignement supérieur !

[4] Quand l’université après les élections de 2005 a commencé sous l’impulsion du Snesup local à engager l’action qui a permis l’éviction de l’ancienne direction et le processus de rétablissement des règles universitaires, processus encore inachevé dans l’UFR la plus malade !

[5] Il gratifie dans le même mouvement l’équipe qu’il prétend constituer d’un exemple éloquent : 3 feuillets de niveau jeune enseignant qu’il présente  comme le modèle qu’il utilisait pour la conduite des mémoires de sociologie. On comprend mieux la situation de cette discipline à Evry !

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