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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 16:34

Les occasions gâchées de l’université d’Evry

En 2005/ 2006 le président de l’époque refuse un accord sur avec Paris 6 sur la bio-informatique.

Extrait d’une audition de Béréziat par l’Assemblée Nationale en 2006

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3160.asp 
M. Michel Bouvard, Rapporteur :
C’est la logique de la LOLF.

M. Gilbert Béréziat : Nous avons beaucoup résisté aux interventions ministérielles

lors de la réforme LMD. Nous avons reçu une avalanche de critiques de la part de la mission

scientifique, technique et pédagogique, la MSTP, et des « reçus-collés » de la recherche,

mais notre politique était simple : un minimum de co-accréditations. Nous ne saurons que

dans trois ans si nous avions raison, en mesurant la variation du nombre d’étudiants et celle

du niveau. C’est aussi ce fait que l’État doit accepter.

Notre pays, au nom de l’égalitarisme, dénie aux universités un droit qu’il accorde

aux écoles : les écoles sont classées tandis que les universités n’en ont pas le droit. C’est

stupéfiant et grave car il faut accepter qu’un jeune brillant en mathématiques ou en physique

soit accueilli dans un établissement susceptible de l’amener au plus haut niveau. Toutes les

universités, réparties sur le territoire national, n’ont pas la même fonction sociale mais il faut

permettre à chaque jeune de parvenir à son niveau d’excellence grâce à des coopérations

entre établissements. Nous professionnalisons les licences autant que nous le pouvons mais

je vois mal des industries pétrochimiques s’installer au bord de la Seine ; des jeunes ayant

commencé leurs études dans notre université gagneraient beaucoup à entreprendre un master

ailleurs. J’ai refusé de créer un master de bioinformatique à Paris-VI car je pensais que nous

n’en avions pas les moyens et j’ai proposé un pacte au président de l’université d’Évry mais

il a malheureusement refusé. Voilà ce qu’il faut encourager et je ne pense pas que les PRES

constituent une réponse adaptée.

M. Michel Bouvard, Rapporteur : Et l’évaluation ?

M. Gilbert Béréziat : Nous sommes surveillés, et non évalués. La Cour des

comptes, venue effectuer un contrôle de gestion, nous a fait perdre des heures en examinant

parallèlement notre gouvernance.

M. Michel Bouvard, Rapporteur : Elle contrôle la légalité mais joue aussi un rôle

de conseil.

M. Gilbert Béréziat : Soit les magistrats viennent contrôler nos comptes, soit ils

viennent discuter de notre politique. Ne mélangeons pas les genres.

M. Michel Bouvard, Rapporteur : Aux termes de l’article L. 135-1 du code des

juridictions financières, « Les observations, les suggestions d’amélioration ou de réforme

portant sur la gestion des services, organismes et entreprises [administratifs] font l’objet de

communications de la Cour des comptes aux ministres et aux autorités administratives

compétentes » selon la procédure contradictoire.

M. Gilbert Béréziat : Étant la plus grande université,

 

On ne peut que féliciter le "triumvirat" (selon le CNE) qui occupait le pouvoir à cette époque ! 

Avions renifleurs (suite) la fine équipe préparerait un « colloque », on connaissait déjà celui des animaux…

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Published by SNESUP EVRY - dans lbre fsu
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