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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 21:30

L’université d’Evry n’a pas besoin d’informaticiens ?

 

La procédure de réflexion sur l’utilisation du potentiel de postes vacants évolue. Il y a des progrès, et un petit début de transparence, mais à notre avis le service du personnel n ‘a pas mené le travail jusqu’au bout et d’autre part c’est une erreur que de ne pas entrer les postes PAST et second degré dans l’ensemble.

La procédure a consisté à procéder à des échanges et à le faire publiquement ce qui est bien.

Nous apprécions la modération dans la publication en 06 (gestion) à l’université mais par contre nous nous étonnons que l’on transforme un poste d’informatique en un nouveau poste d’histoire.

Il eut été plus simple de transformer par concours réservé le poste de PRAG histoire géo, le collègue pour qui le poste est profilé ayant très largement en publications sérieuses de quoi renvoyer tous les autres candidats dans les cordes, ce qui est rarissime en SSG avouons le ! Nous pensons que les historiens locaux comme le directeur de cette UFR auraient pu faire l'effort de se documenter et de chercher une solution sur leurs moyens propres, il est quand même étonnant qu'à leur âge ils  ignorent cette procédure ! En tous cas elle éviterait de gaspiller un poste d’informatique.

 

Il y a en informatique une recherche locale au Lami mais aussi en lien avec plusieurs autres secteurs (Mathématiques, génome), une attractivité certaine de proximité mais aussi hors de notre espace et des débouchés. Il y avait l’an dernier environ 360 étudiants dont 150 en Miage et 65 en IUP filière qui assurent des débouchés immédiats aux étudiants et qui sont demandés par les entreprises de la région.

Il est donc difficile de comprendre que l’on supprime un poste d’informatique au profit de l’histoire.

Cette année il y a 239 étudiants inscrits  en histoire à Evry,  au 8 octobre

L1

L2

L3

M1

M2

87

62

58

23

9

 

Effectifs de première année

2003

2004

2005

2006

2007

128

153

150

136

87 (au 8 octobre)

 

 et 7 enseignants officiellement dans la filière ce qui donne un encadrement exceptionnel pour une filière littéraire (environ 1/34) en réalité il y a 6 postes d’EC et 3 de Prag HG soit un encadrement encore meilleur. La recherche, de qualité, se fait ailleurs sur un créneau qui n’est pas central dans la discipline (même s’il existe un équipe locale le LHEST, les EC et le PRAG qui fait de la recherche sont rattachés à d’autres laboratoires avec lesquels il n’existe aucune convention). Un ingénieur d’étude a été attribué à cette petite équipe.

 

Avec l’histoire nous touchons du doigt certaines difficultés à venir, pour notre université. La filière est marginale par rapport à l’ensemble de l’université, elle l’est dans la discipline. Elle est très faible par rapport aux trois pôles forts en Ile de France (Paris 1 = 4000 étudiants et des dizaines d’instituts de recherche en histoire et géographie, Paris 4 les mêmes volumes d’étudiants et de moyens de recherche  et Nanterre la moitié…).

 

Les débouchés principaux restent l’enseignement secondaire 92 postes à l’agrégation en 2006 et environ 3000 candidats, 730 au CAPES (-30% par rapport à 2005) et environ 7000 candidats, le CAPES est histoire et géographie, il faut donc une formation dans cette discipline qui n’existe pas à Evry (très peu de postes dans le supérieur  et au CNRS). Les étudiants d’histoire réussissent assez bien au concours de professeur des écoles (instituteurs) 20% de ceux qui se présentent, c’est mieux que les étudiants de sociologie 13% de réussite pour les titulaires de ce diplôme, moins bien que les biologistes 23%, mais avec la diminution du nombre de postes aux concours du  second degré il va y avoir des transferts et en particulier depuis la province où le niveau est souvent plus élevé au concours d’instituteurs.

Nous ne possédons aucun indicateur local sur le devenir de nos étudiants d’histoire. Les indicateurs nationaux et les études réalisées par des universités sont pour le moment nos seules références.

http://www.cereq.fr/cereq/G98ind/note.pdf

Dans une note sur la génération 98 on trouvait l’analyse suivante sur les débouchés dans une conjonture plus favorable (plus de postes fonction publique)

 

« Plus nombreux que les sortants de sciences, les sortants de sciences humaines et sociales ont

globalement plus de difficultés à intégrer le marché du travail. Les étudiants en art, en

psychologie et en histoire-géographie connaissent après trois ans passés sur le marché du travail,un taux de chômage très élevé, respectivement de 15 %, 12 % et 11 %. En 2001, plus d’un emploi sur deux, y est encore à durée limitée et l’accès à la catégorie cadre est peu fréquent voire inexistant pour les étudiants en psychologie. Les autres disciplines de sciences humaines semblent un peu plus épargnées par le chômage même si elles se caractérisent toutes par un volume de contrat à durée limitée plus élevée que la moyenne. Ce n’est cependant pas le cas de diplômes de langues étrangères et de LEA, qui accèdent à l’emploi stable dans les mêmes conditions que les autres diplômés de l’université malgré des accès plutôt rares à la catégorie cadre ».

 

  Autres indications 
Genération 2004
http://caras.hautetfort.com/list/education/cereq_generation_2004.pdf

 

http://www.u-bourgogne.fr/ODE/publi.php?n1=2&n2=3&n3=109

 

http://www.univ-angers.fr/images/documents/SUIO/resume_Maitrise_hist.pdf

 

http://webu2.upmf-grenoble.fr/ourip/index.html

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